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4 mars 2018 7 04 /03 /mars /2018 17:09

En Italie, été 1983, Elio, 17 ans, passe ses vacances dans une somptueuse villa avec ses parents. Son père professeur en culture gréco-romaine accueille pour quelques semaines un Américain qui prépare son doctorat.

Dès les premières images, tout sonne un peu faux et caricatural dans ce film où l'Américain est forcément blond, sportif et arrogant et les italiens lettrés, épicuriens et fantasques. Les références à l'érudition des parents sont amenées de façon maladroite, affichées de façon prétentieuse. Amira Casar et Michael Stuhlbarg prennent des pauses ridicules. On peine aussi à s'attacher aux deux protagonistes, tous les deux affadis par la prétention dont ils sont parés. On ne croit pas en leur amour, où la relation de domination prend le pas sur la passion. Leur différence d'âge et de maturité n'aide pas à y trouver une part de romantisme.

De plus, le récit s'avère pauvre en événements et le film de 2 heures est long, très long. Le réalisateur mixant cinéma italien et hollywoodien présente une oeuvre flottante. Il alterne les scènes posées interminables et celles qui semblent issue d'un inventaire des charmes de l'Italie. Tout est fabriqué dans la forme (jusqu'à la bande son mêlant tubes de l'époque, Bach et titres de Sufjan Stevens) négligeant émotion pure et fond.

 

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