SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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19 novembre 2006 7 19 /11 /novembre /2006 21:20

 

Dans la presse, les critiques sont flatteuses mais on ne trouve pas deux analyses similaires.
Libero semble échapper à tous à moins qu'au contraire chacun se l'approprie à sa façon.
Libero c'est une tranche de vie et chacun en garde sa part.

Pour moi, Libero c'est violent. La violence du quotidien.
Celui de Tommi 11 ans, un père aimant, exigeant, colérique et à bout de tout, une soeur ado collante et une mère paumée, suppliante, partie puis revenue mais pour combien de temps ?
Tommi regarde son père lui jeter la vérité au visage, ce père qui veut faire de lui un homme et qui ne lui cache rien ou si peu. Un père tout en colère et maladresse, fier et humilié, fatigué de se débattre pour tout. Tommi regarde sa mère petite fille perdue, oiseau blessé, prêt à s'envoler à nouveau. Tommi subit ses copains de classe et sa soeur ado puérile. Tommi s'évade chez son petit voisin et sur les toits.

La magie du cinéma c'est que, pendant 1h45, Tommi c'est nous. On tremble face au colère du père, on étouffe dans cette piscine qu'on nous impose, on blêmit face à cette violence du désespoir qu'un père et une mère ne cachent plus, on voudrait se débâttre pour que cela cesse.

On se souviendra longtemps de ce petit garçon qu'on a été et du regard d'Alexandro Morace - Tommi - criant de vérité.

 

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