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16 septembre 2007 7 16 /09 /septembre /2007 20:30

Quand je vais voir Emilie Simon à la salle Pleyel, l'une des grandes curiosités pour moi c'est ... la salle Pleyel. Réouverte en 2006 après 2 ans de travaux, elle offre un confort d'écoute exceptionnel tant visuel (et oui on écoute aussi avec les yeux), que fessier (on écoute mieux confortablement installé) et que, bien entendu (ouarf), auditif. La qualité du son est exceptionnelle donnant à chaque instrument, à chaque discret arrangement, à chaque souffle de note et autre silence la place qu'ils méritent. Un bonheur rarement égalé.

A salle exceptionnelle, concert exceptionnel. Ainsi, profitant de la qualité de ce lieu généralement dédié à la musique classique, Emilie Simon est venue accompagnée des Percussions Claviers de Lyon (un quintette de marimbas, vibraphones et xylophones) et de ses inséparables violoncelliste et machino-informaticien. Ayant repensé l'ensemble des arrangements, Emilie Simon nous a offert l'occasion de découvrir différemment  ses déjà cultes titres de "Végétal" mais aussi certaines chansons de son premier album. Perdant en ambiance électro mais nous offrant d'inattendues versions telles "Fleur de saison" au ukulélé ou
un autre titre (qui m'échappe la tout de suite) au piano presque ragtime.
Laissant toujours la place belle aux ambiances féériques, elle est entrée dans la salle en une procession bouddhiste suivie de deux de ces musiciens tout trois de blanc vêtus et bougie à la main. Pour ce qui est de la mise en lumière, je n'ai pas retrouvé l'ambiance fantasmagorique du Printemps de Bourges, les éclairages étant un peu froids (mais cela est sans doute dû à la salle peu équipée pour accompagner ce genre d'ambiance).
Toujours petite chose fragile et lumineuse, Emilie Simon a surpris une fois encore, par la force de sa présence et de sa voix. Juste et virtuose en tout.
La force du talent.


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