SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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3 juillet 2011 7 03 /07 /juillet /2011 21:04

LE-MEC-DE-LA-TOMBE-A-COTE.jpgUne femme et un homme se rencontrent dans un cimetière. Elle lit les philosophes, il élève des vaches.

 

L'auteur ne craint pas la caricature et ne fait pas dans la nuance. La finesse n'est pas de mise. Les personnages sont dessinés à très gros traits : l'intellectuelle est bibliothécaire et l'agriculteur est un gros beauf.

On croit rêver d'apprendre que cette pièce est tirée d'un livre écrit en 2006...

Le jeu des comédiens, Sophie Broustal et Marc Fayet, est à la hauteur de l'histoire : lourd, très lourd. Marc Fayet, qu'on a connu plus inspiré, se croit obligé de donner un accent à son personnage, un accent pseudo-campagnard qui se transforme à l'occasion en accent de banlieue parisienne ou en plus d'accent du tout.

A cela s'ajoute une mise en scène, dans laquelle les acteurs monologuent à n'en plus finir. Ils content leurs états d'âme mais aussi leurs faits et gestes au public. A tel point qu'ils n'échangent tous deux qu'une trentaine de phrases. Ce parti pris pourrait être intéressant si le texte bénéficiait d'une écriture plus littéraire, l'histoire d'un peu de finesse et les comédiens d'un peu plus d'inspiration. Sans ces trois éléments, la mise en scène n'est que ridicule.

Qualité de la pièce : sa durée. 1h15, on n'aurait pu tenir plus longtemps.

 

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