SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 15:36

Bruno et Malik dirigent deux associations qui travaillent main dans la main : le Relais Ile de France et le Silence des justes. L'une travaille à la réinsertion sociale et professionnelle de jeunes et l'autre assure la prise en charge de jour ou de nuit d'enfants et adultes atteint d'autisme sévère.

Nakache et Toledano trace le portrait de ces hommes qui ont dédié leur vie à aider les autres. Cet exemple concret est le prétexte pour pointer du doigt les manquements de l'Etat français dans la prise en charge des personnes souffrant d'handicaps lourds.

Ainsi, le sujet du film n'est pas l'autisme mais les difficultés de sa prise en charge par les familles et les organismes de santé et le rôle essentiel joué par les associations.

Volontairement didactique, alternant gravité et rires, Hors normes est une sorte de feel good moovie qui appuie là où ça fait mal.

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 15:50

Les Crawley reçoivent le roi et la reine en villégiature dans le Yorkshire. Cette visite va mettre le château en ébullition.

Il faut vraiment être très fan de la série pour apprécier cette version cinéma à la mise en place poussive et aux nombreuses scènes  lourdement démonstratives et aux dialogues ringards. Le plaisir prit à retrouver les personnages, maîtres et valets, s'essoufle vite face à cette intrigue de faible catégorie.

Une question demeure : pourquoi présenter cela au cinéma ?

 

 

 

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10 novembre 2019 7 10 /11 /novembre /2019 13:11

Victor, sexagénaire, dépassé par son époque, vient de se faire virer par sa femme du domicile conjugale. Un ami de son fils lui propose de tester un nouveau concept qui le plongera dans l'époque de son choix.

Après M. et Mme Adelmann, Nicolas Bedos reprend le thème de l'usure du couple, du temps qui en passant abîme les choses et les gens aimés et de l'emprise du créateur sur sa muse. Lorsque Bedos parle de l’égocentrisme de l'artiste, et donc certainement un peu de lui, les scènes frôlent le ridicule et cassent l'intérêt du récit. C'est le point faible du film qui comporte pourtant de nombreuses qualités dont les prestations de Doria Tillier et Guillaume Canet qui n'y peuvent rien si la partition qui les lie fait pâle figure face à celle de leurs aînés.

Fanny Ardant et Daniel Auteuil sont tous deux excellents dans leur façon de se débattre face à l'usure du temps ou au contraire de s'y abandonner. Ils sont particulièrement bien servis par des dialogues vachards à la fois drôles et touchants. Nicolas Bedos les place dans des situations qui leur donnent la possibilité d'utiliser une vaste palette de jeu qu'ils maîtrisent tous deux parfaitement. 

Les séquences de reconstitution des années 70 sont très belles et ce d'autant plus que le fameux concept de retour dans le passé n'utilise pas de technologies modernes mais les artifices du cinéma, comédiens et décors. Le film est ainsi et aussi un bel hommage au 7ieme art. Nicolas Bedos prouve encore qu'il est un bon metteur en scène. Sa réalisation est soignée et le parti pris du montage donne particulièrement du rythme à chaque scène.

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3 novembre 2019 7 03 /11 /novembre /2019 16:45

Deux amis d'enfance doutent de la nature de leur amitié, après s'être embrassés pour le tournage d'un film.

Dolan présente un récit pauvre et répétitif qui semble caricaturer son propre cinéma : mères hystériques et/ou toxiques, scènes de complicité sur fonds de tubes plus ou moins ringards, amitiés vachardes, doutes existentiels, héros martyre...

L'intrigue repose sur le seul destin de ce duo d'amis et tourne, comme eux, en rond.

8 films en 10 ans, c'est beaucoup et certainement trop pour que Xavier Dolan soit en capacité de se renouveler et d'étoffer ses récits.

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2 novembre 2019 6 02 /11 /novembre /2019 17:53

La fondation Cartier-Bresson présente une exposition consacrée aux deux longs séjours en Chine effectués par HCB. Celui de 1948-49 à la veille de l'avènement de la Republique Populaire de Chine, et 10 ans plus tard.

Le photographe documente le basculement du nationalisme vers le communisme au fur et à mesure de son périple, de Shanghai à Hong Kong en passant par Hangchow (pèlerinages boudhistes) et Nankin. Au plus près de la population, ses photographies témoignent de la vie traditionnelle, du désoeuvrement de la population, du basculement politique et de l'industrialisation à marche forcée.

En 1958, à Pékin, le photographe voit ses déplacements entravés  par le pouvoir. Sa visite téléguidée ne l'empêche pas de montrer la violence de la Chine de Mao notamment l'exploitation des hommes au travail et la propagande omniprésente.

Ces deux séries de photos ont été publiées dans de nombreuses revues dans le monde dont Life commanditaire des reportages.

Plus de 150 oeuvres sont exposées. A voir jusqu'au 2 février 2020.

Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958
Henri-Cartier Bresson, Chine 1948 - 1958

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1 novembre 2019 5 01 /11 /novembre /2019 13:41

Ricky qui multiplie les petits boulots depuis des années se met à son compte comme chauffeur-livreur. Cette décision nécessite des sacrifices à commencer par celui de la voiture de Abbie, sa femme, aide à domicile pour personnes âgées et handicapées.

Ken Loach dénonce ici l'ubérisation du travail. Il déroule son film en faisant s'affronter la déshumanisation du travail et l'équilibre familial. Les personnages, très bien incarnés par Kris Hitchen et Debbie Honneywood, sont instantanément attachants et les conséquences de leurs conditions de travail créent d'emblée l'empathie. 

La démonstration est édifiante. Mais Ken Loach charge un peu trop la barque du malheur. Tout comme dans "Moi, Daniel Blake", ses excès nuisent à son cinéma qui en devenant caricatural perd en efficacité.

 

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1 novembre 2019 5 01 /11 /novembre /2019 00:09

Le public est d'emblée chaud bouillant quand Roman Frayssinet entre en scène au point que pointe l'inquiétude que cet excès d'enthousiasme puisse perturber la juste écoute du spectacle. Que nenni. L'artiste prend la parole et impose naturellement une grande qualité d'écoute.

Frayssinet déroule le cycle de la vie, son inaptitude à l'amour, ses projets de vieillesse, ses rêves de gloire, sa vision de l'origine du monde, sa passion pour la nature, la violence des jeux d'adulte, celle de Paris, évoquant ainsi ses regrets, ses peurs, son humanisme, nos vies absurdes.

Alternant vannes percutantes, récits délirants et pensées profondes, il joue sur les tonalités en permanence de l'exaltation, à la confidence, de la grivoiserie à la poésie. Ainsi, le public rit, retient sa respiration, s’esclaffe, fait silence pour ne rien rater.

Roman Frayssinet présente un style très personnel, d'une expression soignée et ciselée dans tous les styles. Ses qualités de comédien, lui permettent de doser parfaitement chaque expression du visage et une gestuelle minimaliste extrêmement précise et expressive

Au théâtre de l'Oeuvre des jeudi et samedi à 21h jusqu'au 21 décembre.

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