SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

Rechercher

Rubriques

16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 20:36

or.jpgLe théâtre Daniel-Sorano de Vincennes ouvre sa scène à Blaise Cendrars. Le comédien Xavier Simonin interpréte L'Or.

Sur lui, pas de costume particulier et de jolies lumières. A ses côtés, un décor minimaliste et un drôle de type. Assis sur une chaise, statique et muet, l'harmoniciste Jean-Jacques Milteau accompagne Xavier Simonin.

Le comédien est en tous points remarquable et vous emporte très vite dans les mots de Cendrars et l'incroyable histoire de Johann Auguste Suter. Le voyage est total. L'harmonica de Milteau est agréable et juste lorsqu'il joue entre "les chapitres", mais il devient gênant quand il accompagne la voix de Simonin.

Le comédien est si talentueux qu'on n'est pas très sûr, au final, de l'intérêt de l'harmonica. D'ailleurs, Milteau l'avoue lui même le boulot c'est Simonin qui le fait ! La présence de Milteau sert sans doute plus à remplir la salle qu'elle ne sert le spectacle. Cela reste tout à l'honneur de l'harmoniciste qui offre à Xavier Simonin, comédien de haut vol, l'audience qu'il mérite.

Repost 0
15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 21:11

art-brut-copie-1.jpg

La halle Saint-Pierre expose, jusqu'au 26 août, une petite partie de l'énorme collection de Charlotte Zander. Sur les 4000 oeuvres et 400 artistes que compte cette collection privée, la halle nous présente 49 artistes et une centaine d'oeuvres réunis sous le nom d'Art brut. Parmi des tatouages, des sculptures de bric et de broc, des oeuvres tendance ethniques et d'art naïf, on remarque particulièrement une dizaine de tableaux de Bauchand, deux petites toiles du Douanier Rousseau dont une particulièrement belle et la présence de Séraphine de Senlis. Quatre de ses tableaux sont exposés dont "le cerisier" particulièrement hypnotiques. L'ensemble moins à mon goût offre tout de même le plaisir de la découverte et de l'étonnement.

Repost 0
Publié par zab - dans Exposition
commenter cet article
9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 20:29

discours.jpg« Le discours d’un roi » doit beaucoup à ses comédiens. Colin Firth en George VI bégaye sans jamais rendre son personnage ridicule, Geoffrey Rush en orthophoniste impertinent est très drôle et Helena Broham Carter en épouse aimante, tout à la fois coincée et pince sans rire, est parfaite. Deuxième attrait du film, les dialogues à l’humour so british qui offrent de bons moments sans doutes les meilleurs. La réalisation assez académique propose tout de même 3-4 plans efficaces.

Malheureusement, le cœur du film manque d’ambition. Le scénario est plat et si les échanges entre le roi et son orthophoniste n’étaient pas aussi drôles on s’ennuierait fort. Les scénaristes se contentent d’un récit chronologique, linéaire, un peu confus et répétitif. L’intensité du film reste la même d’un bout à l’autre, avec quelques coups de mous en cours de route. Le réalisateur reste au premier degré, sur son sujet, le bégayement du roi sans jamais réellement faire de place au plus gros handicap d’ Albert-George VI : son absence d’ambition pour la fonction de roi. Une fonction qui, d’autant plus, lui tombe du ciel alors qu’il s’en croyait à l’abri. Si Tom Hooper aborde le sujet c’est du bout de la caméra. Ainsi la scène finale est ratée car écrite et réalisée, à l’image du reste du film, sans montée en puissance. On ne sent la libération du roi bégayeur qu’après son discours lorsqu’il est félicité par son entourage. Alors que cette libération s’opère au fil du discours. Sa voix se libère peu à peu et sans doute entre t-il vraiment dans la fonction à ce moment clé de son Histoire. Mais le réalisateur ne semble pas y porter attention. L’essentiel est que ce discours se termine sans fausse note. Il faut dire que le sujet de son film est le bégayement du roi et surtout rien d’autre.

Repost 0
Publié par zab - dans Cinéma
commenter cet article
6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 18:41

michal-Batory.jpgLe musée des Arts Décoratifs expose Michal Batory, affichiste toujours en activité.

L'exposition s'ouvre sur une première salle-atelier. Dans une installation au départ un peu déroutante et qui s'avère très vite ludique et intelligente, on découvre le travail de création et la démarche artistique de l'affichiste à l'imagination débordante.

Batory ne donne pas dans le figuratif. Il préfère le surréalisme qui interpelle et laisse place à la réflexion.

Une démarche prédominante de son travail consiste à associer deux objets qui à priori n'ont rien en commun, pour en créer un troisième qui parlera aux "lecteurs-spectateurs" de l'affiche. Car les oeuvres de Batory sont avant tout des objets à but publicitaire pour des événements essentiellement culturels.

Ainsi, l'exposition présente une centaines d'affiches commandées par le théâtre de Chaillot, celui de la Coline, l'IRCAM, le Centre Pompidou... mais aussi des couvertures de livres (ceux de Coehlo) et de CD. L'ensemble est esthétiquement agréable, souvent surprenant, drôle et poétique.

 

Pour découvrir le travail de Michal Batory cliquez ici link

Repost 0
Publié par zab - dans Exposition
commenter cet article
16 janvier 2011 7 16 /01 /janvier /2011 18:32

chez_mondrian_-paris_1926-.jpgLe musée du Jeu de Paume consacre une impressionnante rétrospective à André Kertesz, photographe hongrois ayant exercé dans son pays natal, à Paris ainsi qu'à New-York.

C'est pas moins de 300 de ses clichés, réalisés entre 1912 et 1985, qui sont présentés de façon chronologique. L'exposition débute par de minuscules photographies privées et se termine par des polaroïdes couleurs magnifiques. Entre deux, des clichés d'un noir et blanc d'une grande beauté, tant par ce qu'ils montrent dans un cadrage au millimètre que par une qualité de dégradé de gris exceptionnelle. Le noir et blanc est ici si riche qu'il en devient couleur. Kertesz joue sans cesse avec les ombres et les reflets et a le génie de figer son quotidien en des images d'une grande poésie.

Rarement, la rétrospective de l'oeuvre d'un photographe n'a présenté autant de chefs d'oeuvre. Chaque cliché interpelle par sa beauté plastique, l' originalité de son regard et l'émotion qui s'en dégage. 

On sort de l'exposition ému par ce beau voyage.

Repost 0
Publié par zab - dans Exposition
commenter cet article
3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 20:06

Arthur Martin porLe-Nom-des-Gens-film-Jacques-Gamblin-Sara-Forestier-affiche.jpgte le nom d'un lave-vaisselle et celui d'un bon français de souche. Il n'en faut pas plus à la jolie Baya Benmahmoud pour en faire une de ses prochaines "victimes".

 

"Le nom des gens" propose un scénario original, drôle, intelligent et sensible.

Les comédiens excellents, la mise en scène efficace en font un film sans prétention et riche à la fois.

Une excellente surprise qui vaut bien mieux que ce que présente la bande annonce.


 


Repost 0
Publié par zab - dans Cinéma
commenter cet article
31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 20:20

affiche_raiponce.jpg Le problème avec les films de Disney ce sont les chansons particulièrement tartes. Et Raiponce n'échappe pas à la régle. Si on met de côté cet inconvénient, il nous reste un film dont le dessin offre aux personnages une parfaite qualité d'expression qui participe particulièrement au comique de l'histoire. Le scénario laisse peu de place aux moments d'ennui et les dialogues offrent quelques bons mots. 

Cela nous donne un film d'animation plutôt agréable qui peut plaire au plus de 7ans.

Si on y ajoute, en intro, la féérie des eaux du Grand Rex, cela nous offre un excellent retour en enfance idéal au moment des fêtes.

Repost 0
Publié par zab - dans Cinéma
commenter cet article