SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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1 mai 2017 1 01 /05 /mai /2017 15:12

Lisa Azuelos nous conte la vie de la chanteuse Dalida à travers les hommes qu'elle a aimés. Le film présente un casting de comédiens efficaces, Riccardo Scamarcio, Jean-Paul Rouve, Nicolas Duvauchelle, Patrick Timsit, Vincent Perez,  et révèle Sveva Alviti éclatante dans le rôle de Dalida. La reconstitution des époques est convaincante. La réalisation, même si elle cède parfois à un esthétisme un peu dérangeant, ne manque pas de panache et l'on perçoit sans cesse l'enthousiasme et le travail déployé par les équipes. Les ingrédients formels étaient donc réunis pour faire un beau film. Pour le fond, la vie, on ne peut plus romanesque, de la chanteuse était sans doute un cadeau empoisonné. Comment conter en deux heures, trente ans d'une vie aussi riche et tourmentée que celle-ci ? Comment percer le secret de cette personnalité complexe et de celles de son entourage, riches en personnages hauts en couleur ? Sans doute en faisant des choix et donc en renonçant à tout raconter. Ce n'est pas le parti-pris de la réalisatrice qui cherche une forme d'exhaustivité dans son récit jusqu'à vouloir y diffuser le maximum de chansons de la star. La musique occupe ainsi la majorité du film accompagnant les images de vie ou de shows jusqu'à l'overdose, réduisant comme peau de chagrin les moments clés. Ainsi, lorsque la réalisatrice arrête un instant la musique pour laisser les personnages s'exprimer cela est si rapide que rien n'y est vraiment dit. Tout devient anecdote, l'émotion ne perce pas. Dommage.

Date de sortie en salle : 17 janvier 2017

Date de sortie en DVD : 17 mai 2017

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 16:31

La galerie Les Douches présente une soixantaine d'oeuvres réalisées par Ray Mezker dans les années 60. Le photographe Américain, aujourd' hui décédé, a consacré l'ensemble de son travail au noir et blanc. Ses oeuvres impressionnent par leur composition très graphique et la finesse de leur tirage. Le photographe aimait retravailler ses photographies sur les négatifs et multiplier les manipulations pour explorer sa créativité. Aux Douches, on remarque des montages ainsi que des oeuvres juxtaposant plusieurs clichés. Les photos les plus marquantes transpirent une certaine solitude dans les rues des Etats Unis ou d'Europe.

A voir jusqu'au 27 mai - Galerie Les Douches - 5, rue Legouvé Paris 10e

Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
Ray Metzker,  Abstraction à la galerie Les Douches
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Publié par zab - dans Exposition
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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 16:51

Xavier, cadre dans la communication, donne une conférence visant à remonter le moral des français. La France est un beau pays que les puissants vont sauver.

Guillaume Meurice, spécialiste des micros-trottoirs politiques dans l'émission Si tu écoutes, j'annule tout de France Inter, s'en donne à coeur joie dans ce qu'il sait faire de mieux : l'interaction. Au Café de la Gare, le public est fortement invité à participer. A la fois, interpellé et interpellant, l'humoriste relève le tour de force de garder la maîtrise du jeu, coupant ou ignorant les importuns et relançant les timides-pertinents. Certes, le risque s'avère limité tant le public est acquis à sa cause. Dès l'entrée en salle, on sent l'excitation qui gagne la majorité des spectateurs à l'idée d'écouter leur humoriste de gauche abonder dans leur sens. Cela pourrait agacer, mais Guillaume Meurice se montre, ici aussi, très drôle. La petite déception, car il y a déception, vient de la structure un peu bancale du spectacle. Son personnage de Xavier ne prend jamais vraiment corps. Il disparait régulièrement sous la personnalité de Guillaume Meurice, victime de sa propre notoriété. 

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27 avril 2017 4 27 /04 /avril /2017 11:07

Martin vient de recevoir le Grand Prix International d'Histoire. Cette nouvelle qui devrait le réjouir, le terrifie : tous les lauréats de ce prix sont décédés dans l'année qui a suivi. Alors qu'il confie son inquiètude à sa belle-soeur celle-ci lui avoue son besoin de révéler à son mari qu'elle l'a trompé avec Martin.

Il est toujours aussi étonnant de voir que de grands professionnels du théatre tels que Bernard Murat et Daniel Russo puissent encore monter des pièces d'un niveau aussi faible. Comme si sans prendre soin d'étudier sérieusement la pièce, ils ne se basaient que sur la réputation de l'auteur, Gérald Sibleyras, qui affiche quelques succès sur son CV. La Récompense manque cruellement de rythme, les effets comiques, déjà peu nombreux, tombent à côté une fois sur deux,  le récit oscille entre la peur de mourir de Martin et celle de voir sa tromperie révélée à son frêre sans qu'aucun des deux sujets ne soient vraiment traités et tout est terriblement prévisible. Quant à la mise en scène, elle est au diapason : sans créativité et sans surprise. Les deux - trois envolées qui réveillent la pièce ne durent qu'une minute et sont traitées de façon anecdotique. Tout le talent de Daniel Russo (soutenu très honorablement par Lionel Abelanski, Anne Jacquemin et Alysson Paradis) ne suffit pas à donner de l'intérêt à cette fade Récompense.

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24 avril 2017 1 24 /04 /avril /2017 17:42

Dans une petite ville huppée de Californie, Madeline, Céleste et Jane, toutes trois mères de famille sont amies. Un incident à l'école primaire va être le point de départ de l'implosion de leurs vies.

Cette série bénéficie d'un beau casting. Produite par David E Kelley et réalisée par Jean-Marc Vallée, elle est interprétée par Nicole Kidman, Reese Wintherspoon, Shailene Woodley et Laura Dern. La qualité des productions du premier, l'audace du second et le talent des comédiennes n'étant plus à prouver, la proposition s'annoncait alléchante.

Pas de déception ! Aucune mauvaise surprise dans cette mini-série (7 épisodes et une vraie fin). La photographie est très belle, l'accompagnement musicale soigné, l'interprétation, dont celle des enfants, excellente. Le récit mèle intrigue et humour dans une construction astucieuse. Une série aussi élégante qu'efficace.

Une série HBO, à voir en France sur OCS City.

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Publié par zab - dans Cinéma
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22 avril 2017 6 22 /04 /avril /2017 19:40

Maureen est l'assistante d'une célébrité. Ce travail lui permet de vivre à Paris où elle espère nouer contact avec l'esprit de son frére décédé quelques semaines plus tôt.

Olivier Assayas nous convie dans une histoire étrange au récit obscure, mi-polar, mi-fantastique. Sa mise en scène, froide et élégante, sert parfaitement les multiples ambiances et les différentes pistes qu'il nous fait emprunter. Chaque plan montre aussi la fascination du réalisateur pour son actrice, Kristen Stewart, parfaite une fois de plus.

Date de sortie en salle 14 décembre 2016

Date de sortie en DVD : 18 avril 2017

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20 avril 2017 4 20 /04 /avril /2017 18:05

Silvia et Dorante se voient promis l'un à l'autre par leurs pères respectifs. Alors qu'ils vont être présentés pour valider ce choix, ils ont chacun de leur côté l'idée d'échanger leur rôle avec leurs domestiques. Ainsi, ils pourront observer leur fiancé(e) à leur guise.

Salomé Villiers propose de déplacer cette intrigue amoureuse dans une époque récente. Dans un jardin avec transat, parasols, menthe à l'eau et lunettes de soleil, elle nous convie à une version burlesque pas totalement assumée. Dès le début de la pièce, la metteuse en scène semble avoir du mal à faire des choix, à doser et à renoncer à l'inutile. Les accessoires "comiques" sont grossiers, le décor est sans intérêt, la vidéo en plus de ne rien apporter d'intéressant, ni artistiquement, ni du point de vue du récit (la metteuse en scène y imagine ce qui se passe entre les actes), s'immisce lourdement dans l'espace. Salomé Villiers emporte certains personnages (Lisette, Arlequin, Mario) vers le burlesque et une certaine outrance (pas toujours très bien maitrisée) et maintient Dorante et Silvia dans le premier degrés. L'harmonieux mariage de la satire et du romantisme créé par Marivaux disparait ici totalement. Il reste tout de même la beauté du texte et l'intelligence du récit. On peut s'en réjouir ou s'interroger sur l'intérêt de déranger un tel auteur pour si peu.

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