SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 16:00
Target_charlie_liu_bolin_sanscrierart.com

A l'occasion de l'exposition qui est consacrée à Liu Bolin par la MEP, l'impressionnante oeuvre "Target Charlie" réalisée par l'artiste Chinois en 2015 est exposée.

D'une longueur de 2 mètres et affichant près de 200 couvertures de Charlie Hebdo, l'oeuvre représente 15 personnes dont Liu Bolin lui même, qui se sont laissées peindre le corps pour se fondre totalement au cœur des couvertures du journal.

Liu Bolin apporte ainsi son soutien à l'hebdomadaire satirique victime des terroristes.

A côté de la photographie, une vidéo montre comment l'oeuvre a été réalisée.

Lire ici le compte-rendu complet de l'exposition.

"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 16:43
Pascal Kern_SansCrierArt.com

La galerie Les Douches présente une exposition dédiée au travail de Pascal Kern.

Ce plasticien français (décédé en 2007) mêle sculpture et photographie. Mettant en scène des objets de récup' ou des cucurbitacées, ces photographies fonctionnent par deux ou trois et se répondent, dans une position de positif/négatif. Ces sortes de natures mortes offrent de belles couleurs mises en valeur par un très beau travail sur la lumière. Les oeuvres sont présentées dans des cadres de bois brut qui accentuent un peu plus l'impression que les objets que Pascal Kern emprisonne dans ses images sont réellement présents.

A voir jusqu'au 21 octobre

Pascal Kern à la galerie Les Douches
Pascal Kern à la galerie Les Douches
Pascal Kern à la galerie Les Douches
Pascal Kern à la galerie Les Douches
Pascal Kern à la galerie Les Douches
Pascal Kern à la galerie Les Douches

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 13:27

Moins factuel que le premier opus "Une vérité qui dérange" (2006), "Une suite qui dérange" trace le portrait d'un homme. Le film fait le récit de la difficulté du combat que porte Al Gore depuis des années. On voit l'ancien vice-président des Etats-Unis face aux dirigeants du monde, face à la puissance des lobbies industriels, face aux petites satisfactions et aux grandes déceptions. Al Gore consterné et ironique dans les inondations en Floride, didactique et enthousiaste en meeting aux quatre coins du monde pour former son armée de défenseurs de la planète, combatif et piquant en négociations avec les grands de ce monde, Al Gore ému et impuissant face à la fonte des glaciers dont les images sont aussi magnifiques qu'effroyables.

Cet angle de vue, qui peut agacer quand il verse dans la glorification de l'homme, permet de tracer le bilan de santé de la planète et de l'état de conscience du monde politique. En confrontant les prédictions des scientifiques qui se sont malheureusement réalisées et les problématiques humaines et économiques des pays en voie de développement (principaux pollueurs aujourd'hui), il confirme toute l'ampleur du travail qu'il reste à accomplir. Al Gore n'a pas fini de courir.

A voir en salle dès le mercredi 27 septembre

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 10:20

Agatha a donné rendez-vous à son frère dans leur maison d'enfance. Elle part faire sa vie avec un autre. Lui ne veut pas renoncer à leur amour absolu et interdit.

Hans Peter Cloos propose une mise en scène débordante, multipliant les supports et les accessoires. Des vidéos (dont des extraits de la Nuit du chasseur ?) sont projetées sur le grand mur de briques de la salle au-dessus de la scène, d'autres vidéos, cette fois prises en direct par la GOpro des comédiens, se posent sur le décor, en fond un accompagnement musical, sur scène de nombreuses chaises abandonnées et deux micros sur pied, pour les comédiens des accessoires en lien avec le monde de l'enfance (tutu, maillot de corps Petit Bateau, nez de clown, poupées dont on ne dira jamais assez le mal qu'elles font au théâtre contemporain qu'elles soient dénudées, poignardées ou démembrées), pour décor, les murs vieillissants du salon de la maison et un corridor où courir et se cacher.

Les deux comédiens jouent de façon très différente. Le  jeu de Florian Carove est à l'avenant du parti-pris de la mise en scène. Il surjoue chaque émotion, chaque geste, marquant chaque instant de gesticulations. Face à lui, Alexandra Larangot offre une interprétation très classique, posée. De tout cela ne ressort aucune sensualité. Mais ce qui gêne le plus, est que sous cette mise en scène, que l'on peut trouver superfétatoire, le texte de Duras peine à trouver sa place, jusqu'à être par moment totalement englouti par le désir du réalisateur de tout surligner, de surinterpréter. C'est dommage car les moyens et l'envie de délivrer un beau moment de théâtre sont indéniablement là.

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 12:38
Barbara_SansCrierArt.com

Yves écrit et réalise un biopic sur la chanteuse Barbara. Dans le rôle-titre Brigitte, une comédienne qui exerce sur lui une fascination qui se mêle à celle qu'il porte à la chanteuse. 

Mêlant les scènes du film, du film dans le film et des documents d'archives sonores et visuels, utilisant la voix de Jeanne Balibar jouant Brigitte, celle de Brigitte interprétant Barbara, et celle de Barbara, le film enchaine les mises en abime. Cette mécanique qui pourrait sembler complexe est parfaitement dosée et maîtrisée par le réalisateur. Petit à petit la personnalité de Barbara se dessine en un portrait sensible. De fines allusions à des étapes et personnages clés de la vie de la chanteuse complètent cette quête consistant à percer, ne serait-ce qu'un peu, le mystère de la dame brune.

Plus le portrait de Barbara se révèle plus la déclaration d'amour à l'actrice Jeanne Balibar (exceptionnelle en tout point) s'affirme. Et quand l'émotion nous gagne à plusieurs reprises, on ne sait pas très bien si elle est causée par la présence de Barbara ou par la grâce de Jeanne Balibar. 

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 08:45
Mother!_sanscrierart.com

Un couple, elle, jeune oie blanche, lui, écrivain plus âgé, vivent dans une très grande maison isolée. Elle, amoureuse, retape cette maison, qui a brûlé jadis, afin d'en faire un paradis. Lorsque des inconnus s'invitent chez eux, l'équilibre déjà précaire du couple bascule totalement.

Le film est construit en deux temps. La première partie joue sur le registre du thriller tenu, intrigant et oppressant. La seconde partie bascule dans le fantastique, l'horreur et le n'importe quoi.

Faute de mieux, si on fait abstraction de la lourdeur et d'une certaine confusion dans le propos  et si on n'est pas trop difficile, on peut être intriguer par la métaphore sur le monde et sa destruction. Sur cette Mère Nature fragilisée qui tente de faire entendre raison au Créateur qui ne voit pas venir l'apocalypse.

A voir (ou pas) en salle dès le 13 septembre.

 

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 13:03
Le_cercle_des_illusionistes_SansCrierArt

En 1805, né Jean-Eugene Robert-Houdin. En 1861, Georges Méliès voit le jour.  En 1984, Décembre, pick-pocket, rencontre une étrange jeune fille.

A travers le destin croisé de ces trois personnages, Alexis  Michalik nous convie au cœur d'une réflexion sur l'illusion. C'est du moins ce que l'élégant monologue d'introduction nous laisse présager. Mais, le récit qui suit, que l'on pourra juger inutilement alambiqué, ne dépasse jamais le stade du très simple divertissement. Bâti sur une succession d'anecdotes, pas vraiment passionnantes, le récit s'enlise et ne porte aucun questionnement.

Les dialogues ne sont pas particulièrement audacieux ou drôles. La mise en scène efficace, bien qu'alourdie par un récit confus, offre quelques moments propices au merveilleux. La valse des six très bons comédiens, qui passent sans cesse d'un rôle et d'une époque à l'autre avec une dextérité remarquable, impressionne. Mais, la profondeur qu'il manque au récit nous laisse bien déçus.

Lire la critique de la première pièce d'Alexis Michalik "Le porteur d'histoire"

 

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