SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 17:00

Un-homme-tres-recherche--www.zabouille.over-blog.com.jpg 10 ans après les attentats du World Trade Center, les Forces de l'Ordre surveillent avec attention Hambourg, ville d'où les terroristes avaient préparés leurs attaques. L'annonce de l'arrivée dans la ville d'un présumé jihadiste Tchéchène alerte Gunther qui dirige la cellule anti-terroriste locale.

Un film d'espionnage de facture plutôt classique, bien réalisé, au montage précis et parfaitement interprété par une équipe d'acteurs germano-américaine : Philip Seymour-Hoffman, William Dafoe, Daniel Brühl, Nina Hoss, Robin Wrigh et Rachel Mc Adams. L'intrigue est suffisamment complexe pour maintenir l'intérêt du spectateur et suffisamment simple pour que le film demeure un divertissement.

S'il ne s'agit pas du film d'espionnage du siècle, un homme très recherché est un bel ouvrage qui offre également le plaisir d'admirer une dernière fois le talentueux Philip Seymour-Hoffman.

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 16:58

Saint-Laurent.jpg Alors que Jalil Lespert avait choisi de raconter l'histoire d'amour d'une vie entière entre Yves Saint-Laurent et Pierre Berger et ce avec tant d'égard et de politesse que son film en devenait bien fade, Bonello nous plonge dans l'âme et les tripes du couturier. Il met en images, en sons et en sensations ce qu'il considère comme les 10 années (1967-1977) les plus fortes de la vie de Saint-Laurent. 

Les comédiens sont excellents, à commencer par Gaspard Ulliel qui, contre toute attente, est bluffant. Il joue parfaitement l'ambiguïté de son personnage à la fois très entouré et terriblement seul, dictateur et esclave, ressentant simultanément attirance et répulsion dans les différents mondes où il évolue.

Jérémie Rénier, tout en sobriété, incarne un Pierre Berger bien moins présent que dans le film de Lespert mais dont les quelques scènes dessinent bien son rôle équivoque de compagnon, homme d'affaires exigeant et garde fou.

Louis Garrel joue avec délectation la venimosité de Jacques de Bascher, aussi effrayant qu'irresistible.

On peut reprocher à Bonello de donner plus de place à la phase destructrice de l'artiste plutôt qu'à sa créativité ; ce qui est d'autant plus regrettable que les parties mettant en scène les ateliers et Saint-Laurent au travail sont très réussies ; on peut déplorer l'entrée d'un certain misérabilisme avec l'intervention d'un Saint-Laurent au seuil de la mort dans la deuxième partie du film, on peut se perdre dans le choix des allers-retours historiques, on peut se plaindre de la durée (2h30) du film ; mais on ne peut retirer à Bonello la politesse de nous proposer une vraie oeuvre artistique parfaitement mise en scène, offrant un regard original et fort. Son film a de la personnalité et ne se laisse pas bouffer par la force de son sujet. Le réalisateur a le don de reproduire en images et en sons les ambiances et sensations. Les scènes de boite de nuit, de perdition dans le sexe, la drogue et les médicaments sont impressionnantes par l'atmosphère qu'il y distille et qu'il parvient à nous faire partager.

Ce Saint-Laurent est une belle oeuvre cinématographique, exigeante, qu'on pourra admirer ou détester.


 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 21:51

Vincent Rottiers - www.zabouille.over-blog.comVincent Rottiers, à peine 28 ans, a déjà une trentaine de films à son actif. Avec son visage de jeune délinquant, plus paumé que vraiment méchant, il enchaine les rôles dans des films d'auteur réussis : "A l'origine", "Je suis heureux que ma mère soit vivante", "Avant l'aube"... Des films dans lesquels il était parfait en jeune adulte sur la tangente. Mais on a aussi pu le voir dans "Renoir" qui l'a sorti de cette adulescence tourmentée. Il y est toujours parfait et marquant. Vincent Rottiers est un beau comédien qui avec la patine du temps devrait accéder à un répertoire de plus en plus vaste.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 11:00

Pas-son-genre---www.zabouille.over-blog.com.jpgClément jeune et brillant professeur de philosophie est, à son grand désarroi, muté à Arras. Chez le coiffeur, il est confié aux bons soins de Jennifer. 

Lucas Belvaux aime confronter les classes sociales. Il choisit ici d'adapter le livre de Philippe Vilain, une histoire d'amour et de choc des cultures, la populaire et l'intello sur fond de littérature, philosophie, karaoké et petits bonheurs quotidiens. On tombe immédiatement sous le charme de Jennifer parfaitement servie par le talent d'Émilie Dequenne une fois de plus captivante de justesse subtile. Loïc Corbery est aussi très bien dans le rôle complexe de l'intello distant bousculé dans ses certitudes et touché par la grâce. Ce n'est pas une bien grande histoire mais elle nous est si élégamment contée par Belvaux et ses comédiens qu'elle nous cueille sur toute la durée du film.

Date de sortie en salle : 30 avril 2014

Date de sortie en DVD : 3 septembre 2014

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 20:54

Dubai-2014---Abu-Dhabi---Mosquee--153-.JPG

© Isabelle Dujardin

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 21:26

Ida - www.zabouille.over-blog.comEn Pologne, dans les années 60, la mère supérieure incite Anna, orpheline élevée au couvent et qui va bientôt prononcer ses voeux, à rendre visite à sa tante, qu'elle n'a jamais rencontré. Elle découvrira l'histoire de ses parents, la vie en dehors du couvent et choisira son destin.

 

Ce film encensé par la critique vaut surtout pour son esthétisme. Le noir et blanc, le rythme et la place laissée aux silences créent une certaine austèrité propice à la méditation de soeur Anna/Ida. Avec le monde, elle découvre la médiocrité, l'horreur et le désespoir. Tout au long de cette initiation, le réalisateur positionne ses personnages tout en bas de l'écran, bien petits et prenant peu de place dominés par Dieu au plus haut des cieux. Même Ida garde une certaine distance à côté des hommes pauvres pêcheurs. Dans une jolie scène durant laquelle Ida borde sa tante, le réalisateur place l'ombre de la soeur pure et protectrice tel Dieu au-dessus de la pêcheresse esseulée. La philosophie du film éclate avec la question qu'Anna/Ida pose lorsqu'on lui propose le cheminement d'une vie "classique" dans ce monde qu'elle vient de découvrir : "Et après ?" qui raisonne comme un "à quoi bon ?".

Ce n'est pas très gai, c'est beau à regarder, sans toutefois qu'on y voit LE chef d'oeuvre annoncé.

 

 

Date de sortie en salle : 12 février 2014

Date de sortie en DVD : 1e juillet 2014

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 22:37

Les-combattants---www.zabouille.over-blog.com.jpgArnaud, jeune homme sans histoire, s'apprête à consacrer son été à travailler auprès de son frère dans l'entreprise familiale, lorsqu'il rencontre Madeleine. La jeune fille, séduisante et brutale, veut intégrer l'armée pour se préparer aux conditions de vie extrême que lui réserve un monde en perdition. La placidité d'Arnaud sera ébranlée.

Tout d'abord, il faut souligner la qualité de l'interprétation des seconds rôles principaux (Brigitte Rouan et Antoine Laurent) et en premier plan, celle de Kevin Azai dont le visage qui nous était déjà pas tout à fait inconnu (on l'avait déjà vu dans Comme un homme et La journée de la jupe) va nous rester bien en tête. Et bien sûr, Adèle Haenel qui n'a plus à prouver ses belles qualités d'actrice (déjà appréciées dans Naissance des pieuvres, l'Appolonide, Plein sud...). Pour eux, le film vaut déjà le déplacement.

Ensuite, il y a la première moitié du film d'une grande maîtrise, à la fois drôle et sensible, au rythme très soutenu. Une réussite peut être un peu trop clinquante car la deuxième partie n'est pas à la hauteur. L'humour devient potache, le rythme freine des quatre fers et à part une belle idée de représentation de l'appocalypse annoncée par Madeleine, le scénario s'essouffle.

Un film presque admirable, mais sans doute un peu trop encensé par la critique.

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Publié par zab - dans Cinéma
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