SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 17:06

En 2016, Roger Ailes, patron de la chaine TV Fox News, est accusé de harcèlement par une de ces présentatrices. Cette première accusation sera suivie par beaucoup d'autres.

Nicole Kidman, Charlize Theron et Margot Robbie interprètent les trois rôles principaux : Gretchen Carlson, l'animatrice qui porte plainte la première, seule contre tous, Megyn Kelly, la présentatrice vedette qui en parlant déclenchera tous les autres témoignages et une jeune journaliste proie facile et nouvelle victime.

Le récit de ces faits réels est mené avec simplicité et rythme, exposant clairement la suprématie des hommes au pouvoir, le machisme et la perversion régnant et les dilemmes et les traumatismes générés chez les victimes. Avec en message final, l'annonce d'une nouvelle ère mettant fin à ces comportements.

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 13:56

Le 6 avril 1917, en France, deux jeunes soldats anglais ont pour mission de passer derrière les lignes ennemis pour sauver 1600 soldats prêts à tomber dans un piège.

Sam Mendes met magistralement en scène ce qui pourrait nous sembler être une histoire déjà de nombreuses fois traitées. Mais le point de vue du réalisateur fait toute la différence. Sur la forme surtout qui est particulièrement impressionnante. Mendes suit ces deux soldats dans un (quasi) plan séquence, positionnant sa caméra à hauteur d'hommes. Dans les tranchées, dans les villages en ruines, dans la boue collante et glissante et dans la campagne abandonnée, le spectateur est au plus près de la dureté des conditions de vie, de la violence et de l'humain dans ses réflexes les plus lâches et primaires comme dans ses actes les plus courageux et généreux. La virtuosité de cette mise en scène s'accompagne d'une musique un peu trop présente, seule faiblesse formelle du film, et d'une très belle photographie qui dit l'horreur de la guerre mais aussi son incongruité au coeur de la force et de la beauté de la nature.

Sur le fond, à travers l'histoire dans la grande Histoire de ces deux soldats aux motivations différentes, Mendes ne fait "que" souligner la folie de la guerre qui ne sème que la mort, celle de ceux qui ne reviendront jamais et celle de ceux qui ne seront jamais plus les mêmes. Mais ici les scènes les plus prenantes ne sont pas forcément les plus violentes mais les plus poétiques où la vie finira par reprendre ses droits.

Les comédiens, Georges Mc Kay et Dean Charles Chapman, sont parfaits et créent instantanément l'empathie, nous emportant jusqu'à la dernière image.

1917 est a voir absolument en salle pour apprecier pleinement la qualité de sa mise en scène et de sa photographie.

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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 13:21

The Rabeats fêtent leur 20 ans. Le tribute band picard s’est fait plaisir, et certainement un peu peur, en débutant sa tournée anniversaire par trois concerts au Cavern club de Liverpool, où les Beatles se sont produits plus de 290 fois entre 1961 et 1963.
Ces 17 et 18 janvier, c’est l’Olympia qui s’offrait pas moins de 2 heures de plongée dans la musique des Fab four.

Dans la salle un public en majorité cinquantenaire et plus, totalement déchaîné, sur scène les 4 picards tout de Beatles, multi-époque, vêtus et des projections de documents et illustrations psychédéliques.

Près d’une cinquantaine de tubes s’enchaînent, un répertoire incroyable, qui crée instantanément l'enthousiasme. Le public chante en choeur chaque titre. La première partie enchante. Le chanteur assure, le groupe et l'habillage scénique font le job. La seconde partie, après entracte, affiche un son saturé et un groupe qui à mesure que le concert se déroule devient moins performant. Problèmes techniques ou fatigue, sur certains morceaux les musiciens semblent ne plus jouer ensemble. Le chanteur perd peu à peu sa voix. On retrouve tout de même de beaux moments sur les titres plus calmes. Le final sur All you need is love qui est conçu pour être festif ne fonctionne pas vraiment. Une sorte de confusion s’installe qui est un peu dommage.

Malgré cela, le plaisir prit pendant ces deux heures est bien réel. Pouvoir entendre en live les morceaux du plus grand groupe de l'histoire s'assimile à croquer dans une gigantesque madeleine de Proust.

 

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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 15:40

Greta Gerwig (Lady Bird) propose une énième adaptation du roman de Louisa May Alcott. La réalisatrice construit son film à base de flash-back qui pourront décontenancer ceux qui découvrent cette histoire mais qui donnent un peu de peps à une réalisation sans créativité particulière, encombrée d'une musique dégoulinante.

Ce qui maintien notre attention dans ce récit sans surprise est la qualité de l'interprétation des femmes March Laura Dern, Emma Watson, Florence Pugh, Elisa Scanlen, Meryl Streep et des fiancés James Norton, Louis Garrel et Thimothee Chalamet bien plus convaincant qu'à l'accoutumée. Quant à l'irrésistible rôle principal de Joe March il échoue à Saoirse Ronan (Brooklyn, Lady Bird...) qui déploie, ici encore, tout son talent et sa puissance romanesque.

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12 janvier 2020 7 12 /01 /janvier /2020 18:07

Fanny Brice, star du music hall, se remémore son parcours d'artiste et sa vie de femme.

Inspirée de la vie de la vraie Fanny Brice, Funny Girl a été créée à Broadway en 1964 avec dans le rôle titre Barbra Streisand, découverte à cette occasion. Jean-Luc Choplin, directeur du théâtre Marigny, met en scène pour la première fois en France, ce spectacle, à la fois drôle et dramatique, devenu un classique de la comédie musicale. Cette production français présente une distribution internationale de comédiens-chanteurs-danseurs de grande qualité. A la tête de la troupe Christina Bianco comédienne, chanteuse et imitatrice américaine, impressionne par la puissance et la justesse de son interprétation tant dans le jeu que dans le chant.

Après 2h30 d'un spectacle virevoltant, le public du Marigny offre une ovation à cette belle troupe, son orchestre et à sa révélation Christina Bianco.

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11 janvier 2020 6 11 /01 /janvier /2020 19:12

Alex Lutz revient avec son nouveau spectacle aux Folies Bergeres. Lancé en février 2018 à l'Olympia, ce deuxième opus se présente comme un stand-up. Plus de sketchs comme sur le spectacle précédent mais une longue réflexion sur les angoisses de la vie et le vivre ensemble qui ouvre de nombreux apartés sur le nombrilisme de l'artiste, sur la peur libérée par le rire, sur la condition des femmes, sur l'origine des manies de l'Homme... L'artiste fait passer quelques convictions de façon plus direct, dans un 1er degré qui réduit les moments de rire franc, qui lorsqu'il est là est toujours très efficace. Il est accompagné en entrée, dans une scène burlesque, et en sortie, dans une séquence esthétique et poétique, de deux superbes chevaux blancs qui soulignent la volonté de l'artiste de proposer plus qu'un spectacle comique.

Dans cette sorte de fourre-tout, qui s'enchaine parfaitement, le talent du comédien et sa maitrise de la scène ne cessent d'impressionner.

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6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 15:22

Roy Courtnay, escroc octogénaire, séduit Betty Mc Leish, riche veuve.

Le rythme du récit est au diapason de celui de ses héros, lent, très lent. Il n'est rien de dire que l'ennui s'installe très vite. On est loin du film d'anarque brillant. Ici le film s'enlise dans un scénario alambiqué et idiot. Le récit frôle régulièrement le ridicule pour y tomber totalement lors du dénouement. Le charme de Iam Mc Kelley et d' Helen Mirren n'y peut rien.

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