SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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24 octobre 2016 1 24 /10 /octobre /2016 21:38

A 3 heures du matin, Raphaël reçoit un appel de Léo. Celui-ci est en panne de voiture à près d'une heure de Paris et demande à Raphaël de venir le chercher.

L'Invitation est une comédie (mais pas trop) - dramatique (mais pas trop) sur l'amitié. Si on hésite à classer ce long-métrage dans le simple registre de la comédie c'est que le film, s'il est souvent drôle, notamment autour du personnage de Léo jouisseur provocateur, fragile et truculent, présente en Raphaël un personnage plus sombre. Cette comédie offre ainsi un peu plus de finesse que la moyenne du genre. Les dialogues écrits par Michael Cohen et Nicolas Bedos sont percutants. Les scènes bien calibrées dans leur durée ne s'allongent que si la situation ou le malaise qu'elles portent le demandent. La réalisation est alerte sans être révolutionnaire, même si on note une mise en scène particulièrement réussie dans une séquence de dîner entre amis. Le casting est de premier choix avec en tête Nicolas Bedos, excellent, suivi de Michaël Cohen et Camille Chamoux et dans de très seconds rôles Gustave Kervern, Bernie Bonvoisin, Patrick Préjean, Jean-Pierre Malo et, cerise sur le gâteau, Jérôme Kircher. Si la grande scène de fin est convenue, Michaël Cohen la gère de façon habile atténuant ses inévitables faiblesses. Sans être le film de l'année (ce qui pourrait difficilement arriver à une comédie même dramatique), "L'Invitation" offre 1h30 de cinéma agréablement menée.

A voir au cinéma dès le 9 novembre.

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 12:59

Bertrand Tavernier nous emmène dans une balade de trois heures à travers les films qui lui ont donné le goût du cinéma. Par le biais de portraits, ceux de réalisateurs Jacques Becker, René Clair, Jean Renoir, François Truffaut, Claude Sautet..., de compositeurs, Joseph Kosma et Maurice Jaubert, de comédiens, Jean Gabin (beaucoup), Erich Von Stroheim (un peu) et Eddy Constantine, le réalisateur nous explique pourquoi ces artistes avaient plus de talent que la moyenne. Il commente des scènes issues de chefs d'œuvre du cinéma français qui nous rappellent s'il en était besoin qu'à l'époque on avait le sens du dialogue et du travelling. Cette sorte de leçon de cinéma est passionnante et d'autant plus captivante que Tavernier est un merveilleux conteur parsemant son propos d'anecdotes plus croustillantes les unes que les autres. On prend beaucoup de plaisir dans ce voyage et si la frustration vient c'est uniquement de ne pas y retrouver d'autres artistes qu'on aimerait voir commentés par le passionné Bertrand Tavernier. Pour consolation, le réalisateur nous promet pour bientôt une série d'émissions à la télévision sur d'autres personnalités du cinéma français.

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 18:26

Il ne nous est pas souvent donné l'occasion de découvrir plusieurs peintres Américains en un seul et même lieu. L'Orangerie nous offre ainsi un cadeau unique en présentant une cinquantaine de tableaux réalisés dans les années 30-40, prêtés par l'Art Institut of Chicago (organisateur de l'exposition), le Whitney Museum et le MoMA. Alors que l'Amérique suffoque sous la récession, les peintres expriment à travers leur art la détresse du pays et les inégalités qui y régnent. On retrouve, pour les plus connus, deux oeuvres d'Edward Hopper (auquel le Grand Palais avait consacré une impressionnante rétrospective en 2012), une oeuvre de Pollock qui clôt l'exposition et au moins cinq tableaux de Grant Wood, dont le célèbre American Gothic exposé pour la première fois en Europe. Les autres artistes sont, entre autres, Charles Sheeler, Oswaldo Louis Guglielmi, Aaron Douglas, Georgia O'Keefe, Doris Lee, Charles Demuth, Joe Jones, Morris Kantor, Reginald Marsh, Thomas Hart Benton...

A voir jusqu'au 30 janvier 2017

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 21:13

Irène trompe Fritz son mari qui la néglige. Quand une jeune femme menace de tout révéler, Irène perd pieds. 

A la fin de la pièce le public est ravi, les applaudissements sont nourris et des bravos fusent. Pourtant, cette adaptation pourra en frustrer plus d'un. La metteuse en scène, Élodie Menant, monte la pièce  comme une bluette. On est donc loin de "La Peur" que souligne le titre. Sa mise en scène ne communique pas la montée d'angoisse, l'étau qui se ressert sur l'héroïne qui doit expier sa faute. Les comédiens (Hélène Degy, Aliocha Itovich et Ophélie Marsaud) se retrouvent seuls pour rendre à la nouvelle de Zweigh toute sa dramaturgie. Ils se dépensent sans compter et se jettent à corps perdus dans cette histoire. C'est sans doute beaucoup grâce à l'énergie qu'ils y mettent, qu'aux saluts, le public est ravi, les applaudissements sont nourris et des bravos fusent.

 

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 19:45

Cette belle rétrospectique présente une centaine de tableaux du fameux peintre belge. Le commissaire de l'exposition a choisi pour fil conducteur de son accrochage l'appétence de Magritte pour la philosophie. Mais pas de panique, l'exposition peut se visiter sans tenir compte de ce parti-pris d'autant plus que Magritte lui-même ne tenait pas à donner d'explication à ses oeuvres. On retrouve, accrochés sur les murs les tableaux les plus connus et familiers du grand public accompagnés par des oeuvres plus confidentielles, à qui n'est pas féru de l'oeuvre du peintre, telles L'Elipse ou La Moisson et la sculpture La Folie des grandeurs.

A voir jusqu'au 23 janvier 2017

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 16:01

Jenny, médecin généraliste à Liège, se sent responsable du décès d'une jeune femme trouvée morte sur les berges de la Meuse. Elle veut retrouver son identité pour lui donner une vraie sépulture.

Adèle Haenel est de tous les plans et démontre une fois encore ses grandes qualités d'actrice. Caméra embarquée les frères Dardenne la suivent au quotidien. Le film s'équilibre ainsi entre ses consultations et son enquête policière. On retrouve le style naturaliste des cinéastes belges et leur goût pour les portraits de femme au combat. Si le récit cède parfois à une émotion ou une psychologie facile, le film n'en est pas moins un très bel ouvrage. Du 100% Dardenne parfaitement maîtrisé.

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13 octobre 2016 4 13 /10 /octobre /2016 15:19

Le capitaine et son épouse Laura s'opposent sur l'avenir de leur fille. Ce conflit les précipite dans la folie. 

On se demande pourquoi Arnaud Desplechin à fait le choix de cette pièce pour sa première mise en scène de théâtre. Cette histoire de couple qui se déchire jusqu'à la folie est tissée grossièrement et on peine à comprendre ce qui mène l'ensemble des personnages à réagir de façons aussi excessives. Sur la forme le cinéaste présente de beaux décors, une belle mise en lumière mais nous impose un accompagnement sonore constant plus gênant qu'autre chose. Sa direction d'acteurs donne l'impression étrange que les comédiens jouent faux. Le jeu trop larmoyant, voire hystérique, des comédiennes est agaçant et les comédiens sont à l'inverse extrêmement distants. Seul Michel Vuillermoz impressionne en donnant vie au capitaine et à sa descente dans la folie.

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