SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 21:00

Lincoln---www.zabouille.over-blog.com.jpgAlors que la guerre civile déchire les Etats-Unis, Abraham Lincoln s'efforce de faire abolir l'esclavage. Abolition qui rendra au peuple noir sa liberté et à l'Amérique sa dignité et la paix. Sûr d'avoir raison, Lincoln mènera son combat (presque) seul contre tous.

 

Spielberg nous propose un hommage au 16ème Président des États-Unis dans un écrin un peu austère et une ambiance solennelle. Ce film très politique qui se veut pédagogique n'en est pas moins complexe. Mieux vaut être attentif si on veut comprendre les choix stratégiques de Lincoln et des représentants du peuple. Malgré tout on ne s'ennuie pas. On est séduit par le personnage. Les quelques scènes qui s'attachent à l'homme privé suffisent à faire de Lincoln un personnage attachant. L'interprétation de Daniel Day-Lewis est convaincante comme le reste du film. Et ce, sans doute, d'autant plus quand on ne connaît pas en détail cette partie de l'histoire des Etats-Unis.

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Publié par zab - dans Cinéma
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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 10:55

to-rome-with-love---www.zabouille.over-blog.fr.jpgAprès Barcelone, après Paris, voici Woody Allen à Rome.


Le réalisateur tente de rendre hommage à la ville et au cinéma italien à travers ce film presque choral (les différentes histoires et protagonistes ne se croisent jamais). Cela donne une succession de courtes scènes sans suite immédiate. Le procédé n'est pas nouveau mais le problème ici réside dans le fait que les différentes histoires n'offrent que très peu d'intérêt et à une certaine désinvolture dans l'écriture. Woody Allen se contente pour chaque groupe de protagonistes d'une idée de départ sans réel développement. Il semble ne rien avoir à raconter et ceux ne sont pas les 2 idées originales et les 4 répliques rigolotes que contient le film qui peuvent le sauver.

Du coup, on s'ennuie pas mal et les fans cherchent désespérément l'esprit de Woody.

 

Sortie en salle : 4 juillet 2012

Sortie en DVD : 5 décembre 2012

 

 

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 22:15

sur-la-route--www.zabouille.over-blog.fr.jpgWalter Salles adapte au cinéma le livre autobiographique de Jack Kerouac.

 

Un film qui tient le spectateur bien à distance, en position de voyeur, un peu comme le personnage de Sal Paradise qui observe plus qu'il n'accompagne Dean et ses conquêtes.

Une sensation qu'accentue la voix off et les séquences mettant en scène le conteur travaillant sur sa machine à écrire.

Du coup, on s'ennuie assez vite et on ne s'attache jamais vraiment aux personnages et à leur curieuse amitié.


Date de sortie en salle : 23 mai 2012

Date de sortie du DVD : 17 octobre 2012

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 21:19

Soto---Beaubourg-www.zabouille.over-blog.com.jpg

A l'occasion de l'entrée dans ses collections de 20 oeuvres de Jesús Rafael Soto (1923-2005), le Centre Pompidou présente le travail de cet artiste majeur de l’art cinétique en Europe durant les années 1950 et 1960.

 

Ses oeuvres jouent sur l'effet d'optique, créer par la superposition de lignes et carrés, par l'utilisation de la lumière et par celle du mouvement - vibration de l'oeuvre et/ou déplacement du visiteur. Plonger dans ses compositions de peinture, de métal et de plexiglas créé des impressions étranges de vertige et d'aspiration.

Une des oeuvres de la série "Pénétrables" est présentée en entrée d'exposition. Il s'agit de centaines de tiges verticales suspendues dans l'espace qui compose un cube de couleurs. Soto offre au visiteur l'occasion rare de traverser une oeuvre d'art. Cette traversée crée une sensation étrange de perte de repère et d'équilibre.

A vivre.


 

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Publié par zab - dans Exposition
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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 22:29

Dali-a-Pompidou-www.zabouille.over-blog.com.jpgLe Centre Pompidou, qui n'avait plus organisé d'exposition sur Dali depuis 1979, consacre à l'artiste une grande rétrospective jusqu'au 25 mars.

Associé au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia de Madrid, le musée parisien a réuni près de 200 oeuvres de l'artiste dont 120 peintures.

 

Ce qui surprend au premier regard, c'est la dimension des oeuvres qu'on imaginait souvent bien plus grandes qu'elles ne le sont réellement. Ensuite, c'est la qualité du travail de l'artiste. Le travail sur la lumière, l'éclat des couleurs, la précision extrême de l'exécution, la richesse de la composition, la multitude des symboles, les différents degrés de lectures possibles selon l'angle de vision.

Chaque oeuvre est d'une telle richesse qu'il est impossible de percevoir en un seul regard tous les éléments qui la compose. Aussi, la rétrospective se visite moins vite que n'importe quelle autre exposition. D'abord, parce que Dali attire la foule et qu'il faut "faire la queue" pour accéder à chaque oeuvre. Ensuite, parce que chaque visiteur scrute pendant plusieurs minutes chaque tableau, reculant pour en percevoir le personnage central, son double "caché" et s'approchant au plus près pour percevoir tous les détails, personnages d'arrière plan et trompes-oeil. Un jeu de cache-cache ultra ludique qui crée d'étranges conversations entre les visiteurs, chacun guidant l'autre dans la découverte des personnages ou symboles cachés.

Qualité d'exécution, humour et folie, cette rétrospective Dali vaut tous les divertissements.

A voir d'urgence.


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Publié par zab - dans Exposition
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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 17:32

Hitchcock---www.zabouille.over-blog.com.jpg1959, alors que "La Mort aux trousses" vient de sortir en salle, Alfred Hitchcock est à la recherche du scénario de son prochain film. Il s’intéresse au livre "Psycho" qui vient de sortir en librairie et veut,au grand dam des studios, en faire son premier film d'horreur. Hitchcock, secondé par son agent et son épouse Alma, se lance dans un tournage sans réel soutien de la Paramount.

 

Gervasi s'empare du maître du suspens est en fait le héros d'un roman de gare. Il y a un peu tout et surtout n'importe quoi dans ce film où la relation de couple entre Hich et Alma est au centre de tous les intérêts sauf du notre. Rien dans le contenu du film, comédie romantique à la psychologie de bas étage, ne vient nous sauver de l'ennui. On n'y apprend pas grand chose et on est même un peu gênés par certaines libertés historiques.

Côté interprétation, Anthony Hopkins engoncé dans son double menton ne disparait jamais tout à fait. Heureusement Helen Mirren et Scarlett Johanson sont parfaites et offrent les rares bons moments de ce film d'autant plus mauvais qu'il s'attaque à un monstre sacré du 7ième art.

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Publié par zab - dans Cinéma
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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 14:45

folle-de-chaillot.jpgA la terrasse du café "Chez Francis", place de l’Alma, quatre hommes « d’affaires » montent un plan pour exploiter le sol « pétrolier » de Paris. La comtesse Aurélie, dite la Folle de Chaillot, amoureuse de la nature et des petits gens, décide de déjouer leur traffic.


Le premier acte se déroule sur une scène grande comme un mouchoir de poche habitée par un décor des plus moches et par 15 comédiens qui font ce qu’ils peuvent pour se mouvoir dans un espace si étroit. On ne comprend pas bien le parti pris de Didier Long, le metteur en scène. D’autant plus que le texte bavard, aux formulations vieillottes et alambiquées, pèse déjà bien lourd. A cette lourdeur des mots et de la mise en scène s’ajoute la perruque, les foufs et le maquillage outrés d’Annie Duperey alias la Folle de Chaillot. Le sentiment d’étouffement généralisé rend cette première partie longue et pénible.

Le second acte met en scène notre héroïne et ses copines frappadingues dans son antre souterrain. Le décor, entre sous-marin et égouts, est un peu plus impressionnant et la scène, curieusement, semble avoir, un peu, gagné en profondeur.  On retrouve comme dans la première partie des monologues trop longs mais quelques bons mots viennent égayés le texte. Les personnages des  Folles (Catherine Salviat, Catherine Hosmalin et Fabienne Chaudat) et du chiffonnier (parfait Dominique Pinon) offrent de bons moments mais Annie Duperey campe une folle de Chaillot trop sage pour séduire vraiment.


On sort du théâtre en se demandant quel est l'intérêt de monter, en 2013, cette pièce vieillissante de Jean Giraudoux, si ce n'est pour ne rien en faire de plus.

 

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