SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

Rechercher

Rubriques

26 août 2012 7 26 /08 /août /2012 14:27

vent-mollet.jpgRachel a 9 ans, un père revenu des camps de concentration, une mère juive tunisienne, une grand-mère quasi-mutique et un tas de névroses qu'elle soigne avec une étrange psy. La rencontre de Valérie, copine d'école survitaminée, et de sa mère célibataire, va embellir sa vie et bousculer la léthargie familiale.

"Du vent dans mes mollets" est extrêmement drôle et parfois grave. Le casting en tous points parfait - Denis Podalydes, Agnés Jaoui (exceptionnelle !), Isabelle Carré, Isabella Rosselini et deux petites filles douées, Anne Lemarchand et Juliette Gombert - distille les situations et répliques hilarantes. Les scènes sont parfois un peu trop appuyées mais l'ensemble fonctionne et on passe un excellent moment.

 

Repost 0
Publié par zab - dans Cinéma
commenter cet article
18 août 2012 6 18 /08 /août /2012 13:50

hu.jpgLe 5 avril 2004 a lieu le plus gros braquage de Norvége. Des malfaiteurs militairement armés attaquent la banque Nokas et dérobent 8 millions d'euros.

 

Le film, à la forme assez aride et filmé en quasi temps réel, montrant plus qu'il ne démontre, aurait aussi bien pu s'appeller "Les Pieds Nicklés braquent le pays de Oui-Oui". D'un côté (la police) comme de l'autre (les truands), l'incompêtence est manifeste, comme ci les deux camps découvraient ce jour là leur "mêtier". Les passants-témoins, eux-mêmes, sont sans réaction, pensant à un exercice plutôt qu'à une violence réelle.

 

Ainsi, le film vaut surtout par ce qu'il raconte de la Norvége, concidérée comme un des pays les plus paisibles au monde, et du rapport de celle-ci à la violence. Intrigant.

 

Repost 0
Publié par zab - dans Cinéma
commenter cet article
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 14:07

Venedig_b.jpgA l'occasion des 80 ans de Gerhard Richter, le Centre Pompidou propose une rétrospective, présentant pas moins de 150 de ses oeuvres. 

Une belle opportunité de découvrir ou redécouvrir cet artiste, figure majeur de l'Art contemporain.

Le travail de Richter exposé ici, s'étale des années 60 à nos jours. Les oeuvres sont présentées de façon chronologique dans une scénographie aérée, aux cartels particulièrement explicites.

Ce qui marque dans ce "Panorama" c'est la diversité. Diversité des supports, des techniques, des styles et des sujets.

Du figuratif à l'abstraction, de monochromes plombant aux explosions de couleurs, de la peinture-photos aux hommages aux grands maîtres, des structures de verre aux compositions numériques,  Richter multiplie son savoir faire. Et si, bien sûr, toutes les oeuvres ne touchent pas de la même façon, à aucun moment on ne peut honnêtement contester le talent de l'artiste.

Repost 0
Publié par zab - dans Exposition
commenter cet article
5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 15:07

les-enfants-de-belle-ville.jpgSuite au succès remporté par "La Séparation", le distributeur d'Asghar Farhadi ressort en salle "Les enfants de Belle ville", réalisé en 2004.

    Akbar, 18 ans, est condamné à mort. Seul salut possible : conquérir le pardon du père de la victime. La soeur d'Akbar et son meilleur ami  vont tout tenter pour l'obtenir.

 

Ici la tragédie se joue en trois drames intimement liés : la mort programmée d'un adolescent exalté, un amour impossible et le chagrin d'un père inconsolable et perdu.   

On retrouve dans "Les Enfants de Belle ville" ce qui nous avait séduit dans "A propos d'Elly" et "La Séparation" : la peinture de la société iranienne à travers un récit parfaitement tissé. Ici encore, tous les protagonistes sont confrontés aux règles d'une société iranienne où la religion et l'argent font loi.     

 

Farhadi dessine minutieusement ses personnages confrontés à des situations cornéliennes et dont les raisons d'agir, bien que contradictoires, se justifient. Les combats de chacun dans la peine ou la colère ont tous leur humaine raison.

 

   

 

Repost 0
Publié par zab - dans Cinéma
commenter cet article
27 juillet 2012 5 27 /07 /juillet /2012 09:04

share.jpgEn Ecosse, Robbie, jeune papa et délinquant en cours de repentance est condamné à 300 heures de travaux d'intérêts généraux. Il y rencontre d'autres paumés dans son genre et un "éducateur" Henry qui l'initiera à l'art du whisky. Robbie y découvrira la part des anges, celle qui s'évapore des grands crus et celle que l'on vole aux plus riches pour s'offrir une nouvelle vie.

 

Ken Loach, fidèle portraitiste de la classe ouvrière, utilise ici le registre de la comédie pour dire les difficultés de la vie au Royaume-Uni. Avec cette nouvelle histoire de pieds nickelés, il dose parfaitement entre comédie et film social. Ses comédiens, à l'accent écossais à couper au couteau, sont une fois encore excellents.

 

Un Ken Loach plus léger que d'habitude mais pas moins efficace.

 

Repost 0
Publié par zab - dans Cinéma
commenter cet article
14 juillet 2012 6 14 /07 /juillet /2012 18:07

holly-motors.jpgMonsieur Oscar (Denis Lavant, toujours aussi impressionnant) entre dans sa voiture et demande "combien de rendez-vous aujourd'hui, Céline ?" Dans cette limousine qui lui sert de loge, Monsieur Oscar enfile les costumes des personnages qu'il aura à interpréter tout au long de la journée dans un monde cinématographique sans caméra, sans frontière et au coeur de la ville.

Léos Carax rend hommage à tous les styles de cinéma et présente un constat amer de ce qu'il est en train de devenir : un cinéma à la carte, sans salle, sans caméra et peut-être bientôt sans comédien.

Un film sombre et nostalgique. Esthétiquement très beau. Déconcertant et prenant. 

 

Repost 0
Publié par zab - dans Cinéma
commenter cet article
6 juillet 2012 5 06 /07 /juillet /2012 16:22

Antibes - Musée Picasso (23)

© Isabelle Dujardin 

Repost 0
Publié par zab - dans Photos
commenter cet article