SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 23:23
En mai, fais ce qu'il te plait de Christian Carion

Nord de la France, mai 1940. Alors que les Allemands envahissent la France, un village entier part sur les routes de l'exode direction Dieppe.

Christian Carion nous conte l'histoire de ces 8 millions de français qui abandonnèrent leurs maisons et leurs terres pour fuir l'ennemi et rend, au passage, hommage aux Allemands qui résistèrent au nazisme, aux tirailleurs sénégalais qui donnèrent leur vie pour défendre les terres de leur colonisateur et aux anglais qui combattaient déjà en France en 1940. Grâce à ses personnages étrangers, Carion ne tombe pas dans le film de terroir franchouillard qui lui tendait pourtant dangereusement les bras. Tout en gardant le souci d'une vérité historique et dramatique de la situation, il parsème son film de touches d'humour et d'action, variant les ambiances et les intentions. Si on perçoit quelques longueurs, elles glissent grâce au talent des comédiens, Olivier Gourmet en tête une fois de plus remarquable. Ce qui marque aussi particulièrement c'est le travail sur le son, pour le meilleur et le moins bon. Christian Carion a réalisé l'un de ses grands rêves : obtenir d'Ennio Morricone qu'il compose la musique de son film. Malheureusement, les grandes envolées du maestro cannibalisent les scènes qu'elles accompagnent et rendent artificielle toute émotion. On ne peut pas en vouloir à Carion de s'être laissé entraîner par sa passion pour le compositeur, mais aucune scène du film n'est plus touchante que celle, où Olivier Gourmet retrouve Mathilde Seigner dans sa voiture cabossée alors que le réalisateur laisse le suspens et l'émotion éclorent dans le silence. Et aucune musique ne remplacera la douceur du bruit du vent dans les arbres de la scène finale. Pour le meilleur, on est scotché par le travail sur le bruit des armes. Rarement le tonnerre des tanks, avions de guerre, et mitrailleuses ne nous auront semblé aussi réalistes et proches.

"En mai fais ce qu'il te plait" a tout pour plaire au plus grand nombre : un beau sujet, une belle distribution et "la classe" d'avoir le nom d'Ennio Morricone au générique (que cela serve au moins à ça).

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 22:29

Alors qu'ils sont en mission sur Mars, un équipage Américain est au prise avec une forte tempête qui les oblige à fuir la planète au plus vite. Lors de l'évacuation, ils perdent un de leur co-équipier qu'ils pensent mortellement touché. Mark Watney se retrouve seul et sans ressources suffisantes sur une planète peu accueillante.

"Seul sur Mars" est un bien étrange film de science fiction. Décors magnifiques, dialectes pseudo-scientifique incompréhensible, suspens angoissant et rebondissements en série sont bien au rendez-vous mais curieusement Ridley Scott nous conte cette histoire sur un ton badin. En cause, l'auto-dérision du héros, le charme de Matt Damon, des dialogues parsemés d'humour noir et le disco en accompagnement musical. Ce traitement décalé et un récit, tenant pourtant sur peu de chose, mené tambour battant nous réconcilient avec les voyages spaciaux après le  ridicule Gravity et l'alambique Interstellar.

Bien sûr, "Seul sur Mars" n'échappe pas aux excès Hollywoodien du quart d'heure final, mais le traitement décalé de Ridley Scott nous offre 2h15 de divertissement total sans ennui.

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 19:03
Fiac 2015 - Hors les murs

Cette année encore, la FIAC s'exporte hors du Grand Palais et investit d'autres espaces dont des extérieurs à accès gratuit. Ainsi, la place Vendôme, le jardin des plantes, celui des Tuileries et les berges de la Seine présentent des œuvres en décor naturel.

Aux Tuileries, on trouve près de 20 œuvres, plus ou moins marquantes, dont celles de Ai Wei Wei, Xavier Veilhan, Kengo Kuma... qui se mêlent à celles résidant dans le jardin, pour certaines ,depuis le XVIIIe siècle.

Face au jardin de l'autre côté de la Seine, un chalet gonflable côtoie une habitation futuriste.

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22 octobre 2015 4 22 /10 /octobre /2015 19:25
Wifredo Lam, rétrospective au Centre Pompidou

Le centre Pompidou consacre pour la première fois une rétrospective au peintre surréaliste, cubiste et Cubain Wifredo Lam. Scindée en cinq séquences chronologiques, l'exposition présente près de 300 œuvres dont "La Jungle", sa peinture la plus connue prêtée pour l'occasion par le MoMA de New York. Inspiré par les peintures africaines, Picasso et les surréalistes, Lam nous plonge dans des univers peuplés de totems et de figures étranges animales et végétales. A voir jusqu'au 15 février 2016.

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 20:15
Emji au Café de la danse

Emji, toute récente lauréate du télé crochet "Nouvelle Star" recevait au Café de la Danse ce lundi soir.

Côté voix pas de surprise : Emji chante bien. Très bien. Mère nature lui a donné une très belle voix dont elle fait, dans la douceur comme dans la puissance, à peu près tout ce qu'elle veut. Un don qui la pousse parfois à quelques excès mais avec un tel bolide entre les mains difficile de résister à appuyer sur le champignon.

Côté répertoire pas de surprise non plus : Emji n'a pas de titres à la hauteur de l'attente. Les mélodies sont aseptisées, les arrangements sans originalité, les textes sans grâce. A mille lieux de l'esprit qu'elle portait à la Nouvelle Star et que les reprises de Toxic et Crazy in Love de ce soir nous font regretter encore un peu plus. Evidemment, se bâtir un bon répertoire est ce qu'il y a de plus difficile mais ici l'ensemble est dépourvu d'un ton, d'une signature, d'une personnalité alors que la chanteuse semble ne pas en manquer. C'est dommage, l'artiste méritait bien mieux. Le pire est sans doute que cela risque de ne plaire ni aux Inrock, ni à NRJ.

Peut-être l'album, qui sortira en janvier, recèlera-t-il un ou deux titres plus ambitieux ?

PS : En première partie Lise, une nymphette, très enthousiaste, qui propose une électro "Bontempi" et qui gagnerait à s'exporter à Tokyo où elle remporterait sans nul doute plus de succès que dans les salles parisiennes.

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11 octobre 2015 7 11 /10 /octobre /2015 14:37
Maison Fond de Leandro Erlich

Dans le cadre de la Nuit Blanche 2015, Leandro Erlich a construit sur le parvis de la gare du Nord, une maison s'écroulant sur elle-même : elle fond sous l'excès de chaleur causée par le réchauffement climatique. L'artiste Argentin, spécialiste des trompes l’œil, nous avait déjà proposé, en 2011 au 104 lors de l'exposition In Perception, une oeuvre intrigante.

PS : prononcé un peu rapidement le nom de cette oeuvre s'entend "Mes enfants"...

Maison Fond de Leandro Erlich
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9 octobre 2015 5 09 /10 /octobre /2015 15:35
La Tête Haute d'Emmanuelle Bercot

Malony entre pour la première fois dans le bureau de la juge à l'age de 6 ans. Jusqu'à l'âge de 18 ans, il y viendra régulièrement pour y être "recadré".

Dans cette histoire de gamin perdu dans un vide intellectuel, social et affectif, Rod Paradot et Sara Forestier sont particulièrement impressionnants. Emmanuelle Bercot s'applique à être au plus près du réel jusqu'à créer une certaine lassitude face aux vicissitudes de son jeune héros. Les plus pessimistes verront dans le final choisi un éternel recommencement des plus décourageants... les plus optimistes, un hymne à la vie.

Si La Tête Haute n'est pas le film coup de cœur attendu, il faut saluer la grâce du travail d'Emmanuelle Bercot, réalisatrice et comédienne engagée.

Date de sortie en salle : 13 mai 2015

Date de sortie en DVD : 30 septembre 2015

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