SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 19:27

Guillaume-et-les-garcons-www.zabouille.overb-blog.com.jpgEn 2010, Guillaume Gallienne faisait son coming-in au théâtre. Fort du succès de son one man show, Gallienne adapte, réalise et interprète son histoire au cinéma.

Quand Guillaume naît, Mme Gallienne qui a déjà deux fils, a sans doute le regret de ne pas avoir une fille. Pendant de nombreuses années, Guillaume sera persuadé d'être cette fille, jusqu'au jour où sa mère lui parlera de son "évidente" homosexualité.

Le film, moins fin et moins émouvant que la pièce, est beaucoup plus drôle. Les passages mettant en scène Guillaume et sa mère, personnages interprétés tous deux par Guillaume Gallienne lui-même, sont hilarants. Le sens du détail fait beaucoup et créé souvent le rire. Le choix d'une narration depuis la scène de théâtre est moins convaincant et le film y perd sans doute en rythme et fluidité. Mais, la qualité des interprétés, un certain sens de la mise en scène et l'originalité du sujet emportent l'ensemble.

 

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 16:10

Quai-d-Orsay-www.zabouille.over-blog.com.jpgArthur Vlaminck, jeune homme brillant, est embauché comme scribe  par Alexandre Taillard de Worms, aux Affaires Étrangères. Commence alors la découverte d'un monde étrange, exigeant, fantasque et bourré d'embûches. 

Bertrand Tavernier adapte ici la bande dessinée "Quai d'Orsay" créée par Antonin Baudry alors que celui-ci travaillait auprès de Dominique de Villepin au ministère des affaires étrangères. On découvre les coulisses d'un ministère, l'effervescence qui y régne, l'abnégation des hommes d'état et la mégalomanie d'un ministre.

Le film est à la fois hilarant tant les situations et dialogues sont extrêmement drôles et effrayant tant on imagine que la peinture du ministre est proche de la réalité.

La riche distribution des seconds rôles est excellente (Niels Arestrup, Bruno Rafaelli, Julie Gayet, Thomas Chabrol, Anaïs Demoustier...). En première ligne Raphaël Personnaz est parfait en candide. On peine un peu avec Lhermitte, qui, bien qu'il ne démérite pas, ne s'efface que difficilement derrière son personnage.

Malgré cette petite réserve, les deux heures de film se regardent avec plaisir et un réel intérêt sans le moindre ennui.

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 23:07

Un-Chateau-en-Italie-www.zabouille.overblog.com.JPGLouise, comédienne quarantenaire paumée, issue d' une grande famille d'industriel italien fantasque, se voit peu a peu séparée des deux grands témoins de son enfance et acteurs de son bonheur : le château familial et son frère tant aimé. Parallèlement, elle rencontre l'amour et tente d'assouvir son désir d'enfant.


Valeria Bruni Tedeschi touche au génie lorsqu'il s'agit de mettre en scène sa vie et celle de sa famille de "dégénérés". Cette folie, cette fuite perpétuelle de ses héros désespérés d'eux-mêmes et des autres qui manient l'autodérision dans la désillusion est contée, filmée et interprétée avec un sens du rythme et du dosage rare.

Les scènes qui savent vous émouvoir et vous faire rire dans un même élan ne sont pas légion au cinéma. La cineaste les maîtrise. En plus de son savoir faire de conteuse, VBT sait s'entourer de comédiens excellents dont sa propre mère, Marisa Borini, qui vole presque la vedette à sa fille. Céline Salette est une fois encore parfaite dans un second rôle exigeant tout comme Filippo Timo dans le rôle du frère adoré.

Un film d'une admirable maîtrise qui vous emporte pleinement.

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 13:59

Blue-Jasmine-www.zabouille.over-blog.com.jpgJasmine, depuis peu veuve ruinée d'un homme d'affaires richissime, débarque chez sa soeur, caissière à San Francisco.

 

Ce portrait de femme et de la "hight society" Américaine dans ce qu'elle a de plus répugnant, offre à Cate Blanchett un rôle d'une grande complexité permettant à la comédienne de déployer sa vaste palette de jeu. Elle est l'atout essentiel d'un film au scénario fluide et aux dialogues ciselés.

On retrouve les psychoses chéres à Woody Allen, ses scènes rapides aux échanges saccadés, ses seconds rôles précis (parfaite Sally Hawkins) et l'humour du maître. Mais ici l'histoire est avant tout grinçante et le personnage de Jasmine nous laisse un sentiment incertain.

Un très bon film de Woody Allen qui n'a pas tout à fait le goût d'un Woody Allen.

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 09:52

Un joli court-métrage présenté par la RATP à l'occasion des Journées  du Patrimoine :

 


Avec Julie Gayet et Frédérick Guillaud.

Produit par DDB Live

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 15:15

Ma vie avec Liberace www.zabouille.over-blog.com-copie-2Ma vie avec Liberace raconte 5 années de la vie de Wladziu Valentino Liberace, pianiste virtuose de music-hall. Il fut une véritable star, des années 50 à 70 à la télévision et à Las Vegas. Le film est tiré de la biographie d'un des amants de la star, interprêté par le très bon Matt Damon.


Michael Douglas incarne le rôle titre et sa performance vaut à elle seule de regarder ce biopic dont l'histoire est assez peu passionnante pour qui ne connait pas le personnage public.

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 10:18

Frances-Ha-www.zabouille.over-blog.com.jpgFrances, 27 ans, vit à New-York. Apprentie danseuse, depuis un bon moment, elle se laisse vivre tranquillement, sans réel soucis du lendemain. Jusqu'au jour où Sophie, sa colocataire et meilleure amie, donne à sa vie un nouveau tour : une vie sans Frances.

 

La force du film réside essentiellement dans le charme et le talent de la comédienne Greta Gerwig, parfaite dans ce rôle de fille sympa, décalée et un brin paumée. Le scénario, lui, traîne légèrement la patte. Il se laisse vivre comme Frances et du coup, l'ennui s'invite un peu. L'image en noir et blanc est léchée et la réalisation agréable. Mais les références cinématographiques qui challonnent le film (Woody Allen et son Manhattan, Truffaut, Godard ou Carax...) perturbent et rendent difficile la découverte du film comme une oeuvre neuve. Il est compliqué de plonger pleinement dans une histoire lorsque le réalisateur vous renvoie sans cesse à d'autres films. Phénomène largement amplifié par l'utilisation de la musique de George Delerue et d'autres compositeurs des BO des films de Truffaut ou Godard qui accompagnent quasiment tout le film.

 

Au final, la sensation est étrange. L'ensemble est agréable, l'héroïne marquante mais l'oeuvre cinématographique semble sans réelle existence propre. Curieux.

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