SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 21:22

shutter islandComme cela fait plaisir de voir un film " Made in America" offrir de vrais beaux plans de Cinéma.
Cinéma avec un grand C comme "Ces travellings ils partent d'où, ils s'arrêtent quand ?", "Cette idée de mise en scène géniale", "Ces clins d'oeil aux maîtres du genre je les ai reconnus", "C'est beau cette lumière et ces couleurs", "Ca me coupe le souffle ce plan là !!!"
Di Caprio prouve à nouveau qu'il n'est pas qu'un fantasme pour midinette mais aussi un excellent comédien. De tous les plans, il est impeccable.
L'histoire  est suffisamment intelligemment écrite pour vous tenir en haleine pendant près de 2h30 et vous faire tourner chêvre bien longtemps après que le film soit fini. Manipulation crieront certains. Pas faux mais quand c'est aussi bien fait, on en redemande.

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 18:33
serge-gainsbourg-vie-heroique-0Joey Sfaar s'attaque au génie Gainsbourg et évite presque le danger.
Astucieux, Sfaar ne prend pas le risque de se lancer dans un biopic classique où il risquerait de tomber dans l' hagiographie plan plan. Il contourne le piège en détournant légérement son sujet. Il ne parle pas tout à fait de la vie de Serge Gainsbourg mais de la légende Gainsbourg. Et cette légende qui n'est jamais bien loin de la réalité, il en fait un conte en y intégrant une marionnette sorte de poil à gratter, de double négatif de Serge.
Ce traitement original est la qualité essentielle du film et son véritable intérêt. Pour ce qui est du récit pur, Sfaar excelle dès qu'il évoque la légende avec un grand L, Gainsbourg, peintre maudit, Gainsbourg, pianiste de bar, Gainsbourg et Juliette Greco,  Gainsbourg et Brigitte Bardot. Puis, arrive l'époque Jane Birkin et là, comme s'il touchait au sacré, Sfaar n'ose plus. L'insolence et l'originalité de son traitement cède le pas à l'ordinaire et la magie n'opère plus. Jusqu'à la fin du film et celle de Serge Gainsbourg, Sfaar ne retrouve plus l'esprit de sa première partie.
Dommage. Sans cette frilosité soudaine, Sfaar aurait rééllement réussi son film.

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25 janvier 2010 1 25 /01 /janvier /2010 18:30
serious.jpg

Les juifs sont condamnés à souffrir ad vitam aeternam.
Chaque jour apporte un châtiment plus grand encore que celui de la veille. Et ce ne sont pas les chefs spirituels qui trouveront à y redire. De toutes façons, tout bon juif subit sans se plaindre et accepte son sort.

Voilà à peu près ce que semble m’avoir dit le film des frères Cohen. Je dis semble car le propos de A Serious Man n'est pas simple à comprendre.
Le héros étant de religion juive, vivant dans la communauté juive américaine des années 60, je suppose que le film parle de la condition juive. Cependant, si le héros avait été agnostique ou catholique, sans doute aurais-je considéré que le propos du film est que l'Homme est condamné à souffrir car la vie est cruelle et n'a aucun sens. Et que l'Homme demeure seul et ne peut compter que sur lui-même.


Les frères Cohen malmènent donc un brave professeur d'université sans histoire et plutôt sympathique.
Tous les malheurs possibles lui tombent sur la tête et le film les déroule avec le regard sarcastique et irrésistiblement drôle des frères Cohen jusqu'à la dernière scène où les limites de la médecine et le ciel s'abattent sur le pauvre homme en un superbe final que les frères Cohen préfèrent nous laisser imaginer.

La réalisation est comme toujours précise, la photo époque 60's très bien réussie et l'interprétation parfaite.
Comme toujours, les scènes géniales et les coups de mous se succèdent sans cesse. Laissant toujours un petit goût de frustration.
Pourtant, comme toujours, les frères Cohen offrent à voir un cinéma original, créatif et qui a la qualité rare de savoir nous surprendre.




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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 22:28


Le Ruban Blanc se déroule en Allemagne, peu de temps avant la première guerre mondiale. Il met en scène les habitants d'un village protestant perdu dans la campagne dans une ambiance bien lourde.
L'histoire plutôt sinistre est parfaitement écrite. Il y a une maîtrise du récit, un art de capter votre intérêt avec peu sans qu'aucune lassitude ne se fasse sentir. Les évênements petits ou grands s'enchainent judicieusement jusqu'au presque dénouement finale. La mise en scéne est d'une grande précision, les plans séquence sur la campagne sont nombreux et la photo est magnifique. Entièrement en noir et blanc, le film offre des images d'une exceptionnelle beauté. Quant aux interprétes, tous quasi inconnus, dont de nombreux enfants, ils sont excellents.

A la remise de la palme d'or à Haneke, certains s'étaient interrogés sur le poids qu'a pu peser sur ce choix, l'amitié du réalisateur et de la Présidente du jury. Au visionnage du film il n'y a plus aucun doute sur la parfaite légitimité de ce prix.
Le Ruban blanc est un grand film, d'une qualité de cinéma qu'on ne voit hélas plus assez souvent.

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 00:00
Mr-Nobody.jpgComment dire ? D'abord, Mr Nobody est le tout nouveau film réalisé par Jaco Van Dormael le réalisateur du sympathique "Huitième Jour" et surtout du génialissime "Toto le héros".
Je me suis donc précipitée au cinéma la semaine de sortie de Mr Nobody espérant admirer à nouveau le talent singulier du belge réalisateur.
Quelle fut donc pas ma déception de subir pendant 2h20 cette catastrophe cinématographique. C'est un fiasco total. On sent bien toutes les bonnes intentions de l'auteur mais Dieu que c'est mal fait, Méliès que c'est raté.
Van Dormael semble s'être lui même noyé dans cette histoire dont le propos repose sur presque rien et dont il a tiré un scénario alambiqué extrêmement mal ficelé. C'était forcément casse gueule et Van Dormael s'est totalement ramassé. Il y a un vrai manque d'intelligence dans la construction du récit sur lequel s'empilent les clichés.
En plus, c'est outré et on tombe souvent dans le ridicule. L'émotion, qui se voudrait essentielle et très présente, disparait sous le poids du grotesque.
A cela s'ajoute une B.O. quasi exclusivement constitué de "tubes" contemporains ou classiques (Gymnopédie de Satie, Pavane de Fauré, where is my mind des Pixies...) kidnappés par les pubs ou génériques TV, tellement qu'on pourrait penser à une blague...
Quant à l'interprétation, l'acteur principal qui est de tous les plans ou presque a le charisme d'une huître ce qui n'aide pas le film a surmonté ses incroyables faiblesses...

Je préfére donc oublier de suite ce film. Pour ceux qui ne connaissent pas Jaco Van Dormael, je leur conseille plutôt d'investir dans le DVD de son magique "Toto le héros".

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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 23:00
Le_concert_300.jpgLe Concert, tout à fait le genre de film que je fuis. Succès public, animateurs télé dithyrambiques, scénario très léger...
Et puis, j'y suis allée quand même parce que pendant les vacances de Noël sortis des dessins animés il n'y a plus rien.
Et bien, je dois avouer que je n'ai pas passé un mauvais moment. Ce n'est pas le film du siècle mais il y a plusieurs moments où j'ai sourit et même bien rit. Alors bien sur, on n'échappe à la caricature (les Russes sont gratinés), il y a cette histoire un peu cucul, un peu concon, un peu ridicule autour de Mélanie Laurent et puis cette fameuse scène finale, sur laquelle le film a fait sa pub, totalement gâchée par cette voix off qui révèle ce qu'on avait déjà compris depuis bien longtemps. Mais ce qui précède et suffisamment sympathique pour que le souvenir du film penche toujours du côté positif.
Attention cependant, si vous allez voir le film, voyez-le en VO. En version française, les personnages russes perdent tout charme et le film une grande partie de son intérêt.

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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 19:00

Un groupe d'amis louent une villa pour le week-end. Sepideh invite son amie Elly dans le but de la présenter à son ami Ahmad.

Asghar Farhadi signe un film précis dans le dessin de ses personnages et d'une grande maîtrise scénaristique. Ses personnages séduisent d'emblée dans leur enthousiasme puis dans leur détresse, lâcheté et déchirement. L'angoisse, le doute et la culpabilité s'installent naturellement.

Tous les comédiens sont excellents avec en tête Golshifteh Farahani

 

8

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