SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 18:36
La baleine de Captain Boomer à Paris - sanscrierart.com

A la stupéfaction générale, les parisiens ont découvert ce matin, un cachalot échoué sur le quai de la Tournelle. Un périmètre de sécurité a été immédiatement dressé tandis que des scientifiques tentaient, en vain, de remettre l'animal à l'eau. Depuis, ils l'arrosent scrupuleusement en attendant de trouver une solution.

Solution qui se révèlera dimanche soir, quand le collectif belge Captain Boomer démontera son impressionnante installation pour aller éveiller les consciences dans une autre ville d'Europe (après Londres, Valence et Rennes notamment). Ces artistes militants ont installé leur fausse baleine, plus vraie que nature, et leurs scientifiques tout aussi factices, pour provoquer l'incrédulité des passants et les débats sur les effets du réchauffement climatique. Sur place, nombreux sont ceux qui s'interrogent sur la nature réelle ou factice de l'animal, ceux qui ont lu la presse du jour admire la crédibilité du dispositif. 

 

Baleine échouée à Paris, par Captain Boomer
Baleine échouée à Paris, par Captain Boomer
Baleine échouée à Paris, par Captain Boomer
Baleine échouée à Paris, par Captain Boomer
Baleine échouée à Paris, par Captain Boomer
Baleine échouée à Paris, par Captain Boomer
Baleine échouée à Paris, par Captain Boomer
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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 15:29

En mai 1940, à Dunkerque, les troupes anglaises, face à l'avancée sans merci des Allemands, tentent de fuir et de retourner au pays par la mer.

La réalisation et la photographie sont virtuoses et impressionnantes. Dolan sait comment placer sa caméra pour plonger le spectateur au coeur de l'action. Quand les soldats se font canarder sur la plage, le spectateur se fait canarder également, quand les soldats se noient, prisonniers de leur bateau ou des nappes de gasoil, le spectateur se débat avec eux.

Malheureusement, cette immersion très réussie se joue sans réel scénario. Seul l'enjeu immense, sauver un maximum des 400 000 soldats coincés sur la plage, semble suffire à Nolan. Quand le réalisateur offre un semblant de récit, il le fait sans nuance, nous emmenant aux portes de la niaiserie. D'un point de vue historique c'est le vide sidéral (entre autres, les soldats français toujours au combat et Dunkerque ne sont qu'anecdotes). A cela s'ajoute, une musique ultra présente qui souligne avec une rare lourdeur les moments d'angoisse ou de glorification de ces héros britanniques. Une belle déception.

 

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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 09:55

A l'occasion du 80e anniversaire du peintre anglais David Hockney, le Centre Pompidou organise une exposition retraçant 60 années de travail.

Les oeuvres sont présentées de façon chronologique mettant en évidence ses différentes périodes créatrices. Des peintures anglaises aux ambiances ternes aux aveuglantes couleurs fluos des derniers tableaux en passant par la luminosité de la Californie, les montages photos et les paisibles quatre saisons en vidéo, l'exposition nous mène dans l'univers complexe de Hockney qui mélange et bouscule les styles artistiques. L'ensemble peu laisser plus souvent dubitatif qu'admiratif mais dans chaque salle il y a toujours une oeuvre qui intéresse un peu plus. C'est sans doute la série Doubles Portraits qui est la plus accessible et au final la plus intriguante. Ci-dessous une sélection d'oeuvres tout à fait subjective. 

A voir jusqu'au 23 octobre.

David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou
David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou
David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou
David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou
David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou
David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou
David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou
David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou
David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou
David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou
David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou
David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou
David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou
David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou
David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou
David Hockney, rétrospective au Centre Pompidou
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13 juillet 2017 4 13 /07 /juillet /2017 08:49

Pas moins de 400 oeuvres, réalisées entre les années 20 et les années 60, composent cette belle et grande rétrospective du photographe Américain. Le travail de Evans offre un beau témoignage de ce que fut l'Amérique, tout particulièrement durant les années 30. Il y est donc particulièrement question du "vernaculaire", terme employé par le photographe pour décrire son travail qui a visiblement marqué le commissaire de l'exposition qui le reprend à l'excés dans tous les textes explicatifs qui accompagnent les visiteurs. Les oeuvres sont présentées de façon thèmatiques soulignant le goût de l'authentique du photographe et de l'esthètisme simple du réel. La série métro, celle sur les fermiers et plus généralement les photos de rues sont particulièrement marquantes. A voir jusqu'au 14 août.

Walker Evans au Centre Pompidou
Walker Evans au Centre Pompidou
Walker Evans au Centre Pompidou
Walker Evans au Centre Pompidou
Walker Evans au Centre Pompidou
Walker Evans au Centre Pompidou
Walker Evans au Centre Pompidou
Walker Evans au Centre Pompidou
Walker Evans au Centre Pompidou
Walker Evans au Centre Pompidou
Walker Evans au Centre Pompidou
Walker Evans au Centre Pompidou
Walker Evans au Centre Pompidou
Walker Evans au Centre Pompidou
Walker Evans au Centre Pompidou
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11 juillet 2017 2 11 /07 /juillet /2017 19:06

Le label Bitume (ex The Wall) prend possession de la Maison des Arts et Métiers de la Cité Internationale Universitaire. Des travaux de réhabilitation des lieux étant programmés dès le 17 juillet, Bitume a convié une centaine d'artistes à recouvrir les murs, sols et plafonds inclus, de leurs oeuvres.

Dès le rez de chaussée et sur 5 étages, artistes en solo ou en crew ont investi l'espace de manière impressionnante. Selon les organisateurs, 3 000 bombes et 700 litres de peinture ont été utilisés pendant trois semaines pour réaliser cette oeuvre gargantuesque. Selon les visiteurs, ces chiffres impressionnent bien moins que la réalité de l'ouvrage qui représente sans doute la création in situ la plus spectaculaire que l'on ait vu à Paris depuis la Tour 13. La diversité des représentations et des techniques utilisées témoigne une nouvelle fois de la richesse de ce mouvement artistique.

On compte parmi les artistes intervenants 1conue, 2AC, Agrume, Akirovitch, Alex Perret, Ander, Ane Laure Maison, Astro, Atomis, Azed, Basto, Bears, Bebar, Bur, Bust the Drip, Caligr, Cannibal Letters, Chabrats, Charline Poncet, Chufy, Cost, Crey 132, Dante, Dubol, Ernesto, Gremone, Hrlck, Jeanjerome, Jeremy Besset, JM Robert, Jo di Bona, Joaquim Romain, Jozu, Jungle, Kalouf, Kesadi, Krab, Lalasaidko, Le mouvement, Lord Urb1, Macka, Mat elbe, Max 123, Meh, Mister Pee, Mr Bonheur, Move, Morne, Moyoshi, Nice Art, Nlko, Nova, Carlos Olmo, Paddy, Paella, Pec, Pesca, Piman, Photograffée, Poter, Raf Urban, Retro, S.Mildo, Sharly, Sifat, Skifo, Skio, Soklak, Swing, Tarek, Twal, Urb1, Vision, Wire, Y?not, Yarps...

Toutes les photos sont sur le blog artstreetic.

A voir jusqu'au 16 juillet inclus de 10h à 22h.
Entrée libre (mais une participation financière sera la bienvenue). 
Maison des Arts et Métiers à la Cité Internationale Universitaire, 17 boulevard Jourdan Paris 14e.
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4 juillet 2017 2 04 /07 /juillet /2017 17:24

Le soleil brille sur la place Igor Stravinsky et

sur les oeuvres de Niki de Saint-Phalle et

Jean Tinguely.

 

Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely, place Igor Stravinsky Paris
Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely, place Igor Stravinsky Paris
Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely, place Igor Stravinsky Paris
Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely, place Igor Stravinsky Paris
Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely, place Igor Stravinsky Paris
Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely, place Igor Stravinsky Paris
Niki de Saint-Phalle et Jean Tinguely, place Igor Stravinsky Paris
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 15:16

 Agnés Varda et JR, tous deux artistes engagés dans des disciplines différentes, décident de faire un film ensemble.

Si la feuille de route n'est pas très précise et laisse place au hasard et à l'improvisation, le but est bien de partir à la rencontre d'habitants hors des grandes villes. Agnés interroge et écoute et JR photographie et affiche en très grand. Le duo fait ainsi connaissance avec Jeanine petite fille et fille de mineurs, dernière habitante forcenée d'une rue de corons de Bruay-la-Buissière destinée à être rapidement détruite, d'un agriculteur de Gérence, village de Nathalie Sarrault amie d'Agnés, qui gère à lui seul 800 hectares, d'éleveurs de chèvres dont on coupe ou pas les cornes, d'un village fantôme qui reprend soudainement vie, de salariés de l'usine Arkema à Saint-Auban, de dockers et de leurs épouses au Havre... Les deux artistes s'asticotent et se complétent. JR, de son corps jeune et longiligne, soutient et bouscule gentillement Agnés Varda qui équipée de son mètre cinquante et de sa vue floue, lui résiste et le guide là où l'art la mène. 

Plus le film se construit plus l'on se rapproche d'Agnés. On l'accompagne chez le médecin qui soigne ses yeux, on visite une galerie du Louvre, façon Godard, en courant en fauteuil,  on rencontre un facteur-artiste peintre qu'Agnés connait depuis plus de 20 ans, on colle sur un bunker harmonieusement planté dans le sable une photographie de Guy Bourdin qu'Agnés Varda a prise pas très loin il y a bien longtemps, on photographie ses yeux malades, ses mains fatiguées et ses pieds qui ont "mal à l'escalier" pour leur permettre de voyager et de témoigner encore, on affronte une tempête de sable et on finit notre périple par une visite chez Jean-Luc Godard.

Visages Villages est un très bel hommage à l'artiste Agnés Varda parfaitement servi par la présence et le travail de JR. Un film drôle, bienveillant et émouvant.

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 14:15

Ava est atteinte de rétinite pigmentaire, son champs visuel se rétrécit peu à peu et finira par se fermer totalement. Dans les Landes, au bord de l'océan, sa mère lui promet de lui offrir les plus belles vacances de leur vie.

Léa Mysius offre, avec Ava, une vraie proposition artistique, riche de ses références cinématographiques et de son propre univers. Une richesse qui peut, sur certains aspects, s'avèrer surabondante. Ainsi, le scénario, très ou trop riche - récompensé par le prix de la SACD à La Semaine de la Critique - nous égare un peu dans la multitude des messages qu'il porte. Tout comme la diversité des tonalités adoptées par la réalisatrice pour donner corps à son récit. Que ce soit celle de la comédie, du drame, du western, du road movie ou du surréalisme, leur accumulation brouille un peu plus le propos. 

Mais Ava marque.

Par la beauté de sa photographie et de sa mise en scène. Par les belles et créatives idées dont regorge son récit. Et par ses deux comédiennes, Noée Abita et Laura Calamy, toutes deux magnifiques.

Un premier film au final plutôt bluffant.

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 11:03

La petite Sandra promet à sa mère mourante de la garder en vie en ne cessant jamais de penser à elle. Quand elle emménage avec son père chez la future épouse de celui-ci, Sandra, toujours obnubilée par sa promesse, accepte d'endosser les travaux les plus ingrats.

Le théâtre de la Porte Saint-Martin  accueille le public rideau ouvert, scène et murs nus, affichant une austérité surprenante. Pourtant, dès le début de la pièce et pendant 1 heure 40, le théâtre va prendre vie de la plus belle des façons. La vidéo, qui a envahi les théâtres avec plus ou moins de bonheur ces dernières années, offre ici un spectacle d'un esthétisme bluffant. L'un des décors principaux, la maison de verre, est particulièrement impressionnant et intrigue par sa beauté et son ingéniosité. La mise en scène fluide fait la part belle au mouvement, dans une chorégraphie très expressive. Les comédiens (Noémie Carcaud, Caroline Donnelly, Catherine Mestoussis, Deborah Rouach, Alfredo Cañavate) sont excellents. Leur léger accent belge est un bonheur supplémentaire qui sert particulièrement efficacement la tonalité féroce et drôle des dialogues et du propos général. Car Pommerat présente de Cendrillon une version à la fois cruelle et hilarante. On rit ainsi beaucoup à cette histoire au demeurant touchante. Le récit d'une extrême simplicité, servi par un texte ciselé, offre une réflexion étonnante sur le poids de la culpabilité et du malentendu. 

L'ensemble compose un spectacle de très beau et très grand théâtre.

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16 juin 2017 5 16 /06 /juin /2017 16:13

Joseph Joffo, de confession juive, a 10 ans quand il rejoint la zone libre avec son frère. Jusqu'à la libération, ils fuiront sans cesse l'occupant Allemand.

De cette enfance particulière, Joseph Joffo a écrit son plus fameux roman Un sac de billes adapté ici par Christian Duguay. Le réalisateur en propose une vision simpliste, sans envergure, comme détachée du contexte historique. Aucune audace artistique, aucune créativité dans la réalisation, aucune nuance dans les émotions exprimées, un accompagnement musical qui dégouline, un casting inégal et gadget dans ses guests. Cette histoire puissante en devient terriblement fade, mièvre quasi anecdotique. Le film n'est ni à la hauteur du 7e art, ni, et c'est pire, à celle de la petite et la Grande histoire qu'il est censé raconter. 

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 22:06

Le plus souvent lorsqu' une soirée au théâtre n'est pas très réussie c'est que l on a assisté à la représentation d'une mauvaise pièce, mal mise en scène, que le talent et l'enthousiasme des comédiens n'ont pas suffit à sauver. Ce jeudi 15 juin, la situation était inverse pour un résultat identique.

La pièce écrite par Amanda Sthers et Morgan Spillemaecker présente un sujet original, au traitement drôle et cru. Les dialogues sont percutants et entrainent des rires en cascade pour qui aime l'humour grinçant. Jouée avec finesse et astucieusement mise en scène, elle offrirait un bon moment de pur divertissement.

Malheureusement, ce jeudi 15 juin, les comédiens n'étaient pas très bons. L'un surjouait un personnage déjà en marge, l'autre ratait toutes ses bonnes répliques lancées à contretemps et à l'occasion inaudibles, une autre ne portait pas sa voix et, quand elle le faisait, perdait en justesse et le quatrième, celui qui s'en sortait le mieux, était totalement desservi par ses camarades. A ce jeu de massacre, peut-être dû à un mauvais soir, s'ajoute une mise en scène convenue dont l'absence totale de créativité lasse rapidement. La soirée ne fut donc pas très réussie.

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11 juin 2017 7 11 /06 /juin /2017 11:28

Ismaël, cinéaste, vit avec Sylvia jusqu'au jour où sa femme disparue depuis 20 ans réapparaît.

Le meilleur et le pire du cinéma de Desplechin semblent condensés ici. Comme dans un jeu de piste, il parsème de ses obsessions toute cette histoire qui navigue entre drame, burlesque et suspens. Dans ces trois tonalités, le cinéaste est dans un excès auquel il est difficile d'adhérer et qui éloigne des personnages.

Mathieu Amalric, dans un rôle hystérique, en fait des tonnes et le personnage interprété par Charlotte Gainsbourg peine à exister vraiment. Seule Marion Cotillard, en revenante, parvient dans un jeu nuancé à donner vie et caractère à son personnage ainsi qu'Hippolyte Girardot excellent dans un petit rôle.

Les habituels hommages à Truffaut et Hitchcock sont bien présents une fois de plus ou de trop. La réalisation est belle et la virtuosité du cinéaste est palpable. L'histoire est contée de façon brouillonne certainement volontairement et brillamment mais elle en est d'autant plus difficile d'accès, difficile à embrasser, un peu excluante. Desplechin est sans nul doute un grand cinéaste dont l'enfermement dans ses obsessions pourrait finir par  lasser le spectateur.

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 18:35

Blanche Gardin présente son 2e spectacle en forme de bilan féroce et irrésistiblement drôle. Bilan personnel à l'étape fatidique des 40 ans, âge où tout dégringole, et constat désabusé sur une Humanité qui semble en bout de course.

Blanche Gardin, droite comme un i derrière son micro, aborde les sujets les plus déprimants, et graveleux, avec un sérieux, un sens de la dérision et de l'analyse désarmant. Son expression est soignée même dans les récits les plus dérangeants ou incongrus et on perçoit la sociologue dans son sens de la dialectique.

Dans la foule des artistes qui se proclament comiques en racontant leur vie sur scène avec trois jeux de mots et deux blagues de cours de récré, Blanche Gardin propose d'élever la qualité de nos rires quitte à ce que ça grince un peu.

 

 

 

 

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 13:35

Ce 8 juin, la scène de La Cigale est habillée de bleu Touareg et de la couleur ocre du sable. De grandes tentures souples pour décor et des pièces de tissus bleu pour accessoires, un soleil qui résonne sous les mains du musicien, Camille nous convie au coeur d'une nature sauvage et nue.

Deux percutionnistes, un claviériste et trois choristes accompagnent son chant et ses danses. L'artiste interpréte d'anciens morceaux dont Home, Ta douleur, Pâle septembre, Tout dit, Allez, Allez (Ici en vidéo réalisée lors du concert du 7 juin par Kéké) mais, ce concert est surtout dédié aux titres de son nouvel album Ouï où les percussions et le chant dominent. Le rythme et la polyphonie semblent n'avoir jamais été aussi présents que sur cet album. La virtuosité de la musicienne et de la chanteuse, l'énergie de la danseuse impressionnent cette fois encore et enflamment une salle composée d'un public certes conquis d'avance et qui ne boudera pas son plaisir jusqu'à la dernière seconde.

Si durant la première partie du concert la chanteuse échange peu avec son public, la seconde partie offre plusieurs occasions d'intéractions dont deux plus marquantes. Sur Seeds, la chanteuse accompagnée de ses musiciens, tambours autour de la taille, se faufile dans la petite fosse de la Cigale, fendant un public ravi. Puis, ce sera l'occasion pour certains de monter sur la scène et de chanter en chorale avec elle, un "solstice" en souvenir d'une désormais fameuse séquence avec le Président François Hollande. Deux heures de concert où l'impressionnant talent et l'exceptionnelle énergie de Camille emportent tout.

Lire le compte-rendu du concert de Camille à la Cigale en 2008

 

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7 juin 2017 3 07 /06 /juin /2017 19:55

Martine et son mari Roland, Jean-François comédien sans carrière et Patrick Vaillant, ex-présentateur vedette de la télévision sont embauchés au parc d'attraction Magic Land pour incarner les personnages de Peter Pan.

Le pitch plus original que le tout venant du théâtre comique était plutôt alléchant. Mais, un début de bonne idée mal développée ne nous emmène pas très loin. Les blagues et jeux de mots éculés se succèdent et l'histoire s'essoufle très vite faute d'idées et d'un vrai travail d'écriture. La mise en scène est triste et sans imagination. Les trois running gag sont exploités à l'excès faute de mieux. L'ensemble est terriblement daté. Malgré toute l'énergie qu'ils déploient, les comédiens ne parviennent pas à sauver notre soirée.

 

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 18:59

En 1880, Rodin reçoit sa première commande publique : La porte de l'enfer.

Cette commande est le point de départ du portrait dessiné par un Jacques Doillon très inspiré. Le réalisateur nous invite au plus près de Rodin et de ses oeuvres pendant une vingtaine d'années. Ainsi, Doillon ne propose pas un biopic au long cours du sculpteur mais une immersion dans sa vie d'artiste et d'homme, tous deux habités par une sensualité exacerbée que le réalisateur met merveilleusement en lumière au propre comme au figuré.

La mise en scène et la photographie magnifient chaque plan et nous emportent au coeur du travail de création. Cette beauté prend vite toute la place reléguant au second plan une austérité latente qui pourrait effrayée au départ mais se fait vite oubliée. Vincent Lindon convainc rapidement. Izia Higelin peine, et ce n'est pas de sa faute, à nous faire oublier Isabelle Adjani (la Camille Claudel de Bruno Nuytten en 1988) mais offre une prestation plus qu'honnête.

Chose plus étrange, sans que l'on sache s'il s'agit d'une mauvaise prise de son, d'un défaut d'articulation ou d'un parti-pris artistique, plusieurs échanges se perdent dans la barbe du grand homme et la colère de la sculptrice. Face à la grande qualité d'ensemble du film cela s'avère tout à fait incongru, mais ne suffit pas à gâcher notre plaisir.

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 15:46

Paul et Sali s'aiment et souhaitent adopter un enfant depuis plusieurs années. Quand les services d'adoption leur présente "leur" bébé leur surprise et à la hauteur de leur joie : immense.

Lucien-Jean Baptiste s'empare d'un sujet en or, à priori d'une grande simplicité qui s'avère d'une grande richesse. Il le traite sous la forme d'une comédie qui sans mauvais goût, ni manichéisme n'en aborde pas moins tous les travers de notre rapport à la différence et à l'acceptation de l'autre.

Les dialogues sont à la fois drôles et éloquents, les situations hilarantes et édifiantes, les personnages parodiques et confondant de réalisme. Le réalisateur maintient ce film au-delà de la mêlée des comédies françaises jusqu'à son dernier quart d'heure où il se perd dans une course poursuite ridicule. Nul n'est parfait.

Les premiéres 75 minutes offrent en tout cas de bons moments de rire, notamment grâce aux seconds rôles tenus par Vincent Elbaz, Zabou Breitman et Marie-Philomène Nga. Certains regretteront peut-être ce traitement angélique, mais un feel good movie bien tenu a sans doute plus d'impact qu'une satire politique.

Date de sortie en salle : 18 janvier 2017

Date de sortie en DVD : 23 mai 2017

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29 mai 2017 1 29 /05 /mai /2017 19:35

Si le Festival de Cannes, à travers ses différentes sélections, met en avant la grande diversité du cinéma mondial, les membres du club des lauréats de la sélection officielle semble plus restreint. Le palmarès de cette année ne déroge pas à la règle. Le talent, il est vrai, est une denrée rare. 

 

La Palme d'Or a été remise à The Square du réalisateur suédois Ruben Ostlund, déjà lauréat du Prix du Jury en 2014 pour SnowTherapy. 

Le grand favori des critiques 120 battements par minute du français Robin Campillo a reçu le Grand Prix du Jury. Le réalisateur avait déjà été indirectement récompensé à Cannes lorsque Entre les murs de Laurent Canter avait reçu la Palme d'Or en 2008. Campillo en avait co-ecrit le scénario.

Le Prix du Jury a été décerné au russe Andréa Zviaguintsev pour Faute d'Amour. Le réalisateur avait déjà reçu le prix du scénario pour Léviathan en 2014.

La réalisatrice américaine Sofia Coppola a reçu le Prix de la Mise en Scène​ pour Les Proies. Présente en compétition officielle à Cannes pour la deuxième fois (Marie-Antoinette en 2006), elle reçoit cette année sa première récompense.

Le Prix du Meilleur Scénario a été remis ex-aequo à Mise à mort du cerf sacré du grec Yorgos Lanthimos, déjà récompensé par le Prix du jury pour The Lobster en 2015, et à la britannique Lynne Ramsay pour You were never really here, qui était déjà présente en compétition en 2007 pour We need to talk about Kevin.

 

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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 20:58

La Condition Publique expose, sur plus de 1500 m², 40 ans d'art urbain. Sous le commissariat de la galeriste Magda Danisz, l'exposition retrace en 11 étapes l'histoire du graffiti à travers les oeuvres de 50 artistes du street art français et international.

 

On y retrouve les précurseurs, les médiatiques, des confidentiels et des artistes locaux. André, Gérard Zlotykamien, Jacques Villegle, Keith Haring, Banksy, Blek le rat, Miss Tic, Shepard Fairey, JR, Space Invader, Nick Walker, Jef Aérosol, Retro, C215, l'Atlas, Seth, YZ... figurent à cet impressionnant générique. Les oeuvres exposées ont été prêtées par des galeries et des collectionneurs privés et certaines ont été créées spécialement pour l'exposition. Ces créations sont sans doute les oeuvres les plus intéressantes pour qui connait déjà un minimum les artistes exposés et apprécie le street art quand il conserve son ADN : être conçu In Situ.

Le coeur de l'exposition prend place dans la halle B, la cours est réservée aux artistes régionaux, les murs extérieurs du bâtiment accueillent des oeuvres d'artistes de tous horizons tandis que Jef Aérosol investit de façon impressionnante le toit-terrasse (la galerie photo est ici).

La Condition Publique dont les évènements accueillent en général au grand maximum  5 000 visiteurs explose ici tous les compteurs et vise les 30 000 entrées. En raison de ce beau succès, Street Génération(s) est prolongée jusqu'au 9 juillet.

 

 

Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
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Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
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Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
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Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
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Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
Street Génération(s) à la Condition Publique à Roubaix
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21 mai 2017 7 21 /05 /mai /2017 12:01

Après le coréen Lee Bae, le japonais Tanabe Shouchiku III et le chinois Jiang Dahi, le musée Guimet invite la française Prune Nourry. Cette carte blanche sort exceptionnellement de l'unique rotonde, et s'invite dans les salles de la collection permanente. Quinze oeuvres réalisées durant ces dix dernières années sont présentées en duo avec quinze pièces historiques. Un bouddha géant, créé in situ, dans l'esprit du projet Imbalance de l'artiste, accompagne la visite sur les quatre étages du musée.

Si le principe des duos oeuvres historiques et oeuvres contemporaines semble parfois un peu bancal, on a plaisir à voir les créations de l'artiste dans ce très beau lieu. Le travail de Prune Nourry est basé sur le déséquilibre démographique. La majorité des oeuvres présentées sont issues des projets Terracotta Daughters et Holy Daughters qui ont donc pour sujet la place des femmes dans la société.

Le projet Terracotta Daughters (2013) consistait en la création d'une armée de 108 jeunes filles chinoises, symboles de toutes celles qui ne sont pas nées en raison de la loi sur l'enfant unique. Créée à l'image de l'armée de Qin à Xian, l'oeuvre originale a été enfuie en Chine dans un lieu tenu secret. Au musée Guimet, on peut, entre autres, voir huit statues grandeur nature représentant les huit écolières qui ont servi de modèles et une reproduction petit format de l'armée entière en porcelaine.

Le projet Holy Daughters (2010) traite du paradoxe existant entre la vénération portée à la vache, souvent sacrée, et le rejet des petites filles, notamment dans les cultures indienne et asiatiques. En 2010, Prune Nourry a réalisé des sculptures représentant le corps d'une jeune fille à tête de vache et les a déposé en Inde, dans les rues, pour déclencher un dialogue avec la population. Au musée Guimet, on peut notamment voir Standing Holy et Walking Holy. Sont aussi exposées plusieurs pièces du projet Process qui est présenté par l'artiste comme "une archéologie du processus de fabrication de la sculpture."

A voir au Musée National des Arts Asiatiques Guimet jusqu'au 18 septembre 2017

Prune Nourry, Holy carte blanche au musée Guimet
Prune Nourry, Holy carte blanche au musée Guimet
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Prune Nourry, Holy carte blanche au musée Guimet
Prune Nourry, Holy carte blanche au musée Guimet
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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 20:23

Hubert O'Taquet, professeur émérite, donne une conférence sur l'origine de l'homme : qui sommes-nous ? d'où venons-nous ? où allons-nous ?

Du plancton à l'homo sapiens en passant par la méduse et les dinosaures, Patrick de Valette, (membre des Chiche Capon) mime la grande évolution, puis les grandes et petites faiblesses de l'homo économicus. Ce spectacle participatif, totalement délirant et globalement indescriptible est drôle et plus futé qu'il pourrait en avoir l'air. 

Si vous étes du genre détendu, si vous êtes capable d'ouvrir bien grands vos chakras, vous passerez 1h15 désopilante. 

* Spectacle écrit et interprété par Patrick Valette et mis en scène par Isabelle Nanty.

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 16:34

Rose invite pour la première fois son petit ami Chris a passé le week-end chez ses parents. Chris appréhende la réaction de la famille de Rose lorsqu'elle découvrira qu'il est noir.

Cette version moderne et gore de "Devine qui vient diner ?" est aussi réjouissante que surprenante. Dans la première heure, le réalisateur sème les indices d'une anormalité latente installant l'angoisse peu à peu. Malgré l'accueil affable des parents, l'inquiétude ne quitte jamais Chris et le spectateur. Les expressions amicales se succèdent, de plus en plus étranges et malsaines, jusqu'à ce que la réelle raison de cet intérêt soit dévoilée. Si la révélation du pourquoi et du comment est un peu décevante, on conserve de l'ensemble une très bonne impression grâce à sa première heure et à la tonalité globale du film. Get out  doit aussi son efficacité à la tenue de son récit qui va à l'essentiel, ne se perdant pas dans d'inutiles complications. La réalisation est à l'avenant, sans fioriture mais précise.  Les avantages d'un film à petit budget sont qu'il force son concepteur à aller à l'essentiel et, loin des studios, lui permet de garder une certaine singularité. Si le réalisateur est talentueux cela donne une proposition réjouissante.

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 18:13

L'artiste plasticienne Prune Noury dont l'oeuvre Terracota Daughters, exposée au 104 en avril 2014, nous avait tant impressionnée, signera ce vendredi 12 mai, à la librairie du Centre Pompidou,  l'ouvrage Serendipity. 

Ce livre, rétrospectif de 10 ans de travail, publié aux éditions Actes Sud, présente les voyages, les rencontres et les recherches qui ont donné naissance aux oeuvres Bébés domestiques, Process, le tryptique sacré Holy Daughters-Holy River et Terracotta Daughters.

*Signature à la librairie Flammarion du Centre Pompidou vendredi 12 mai de 18h30 à 20h.

*Prune Nourry est exposée au Musée Guimet jusqu'au 18 septembre.

 

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10 mai 2017 3 10 /05 /mai /2017 15:33

Un couple d'un certain âge attend ses grands enfants pour fêter Noël. Cette année, c'est chez la grand-mère que tout se passe et l'ambiance sera, comme chaque fois, des plus tendues.

Pierre Notte nous convie aux fêtes de fin d'année d'une famille de cinglés. Personne, des parents aux fils en passant par la pièce rapportée, ne semble, ne serait-ce qu'un peu, équilibré. La rancoeur est au menu et les névroses coulent dans les flutes.

Dans cette fratrie où l'incommunicabilité règne, tout grince, tout est outré, tout est piège. Mais aussi tout est hilarant. Car l'auteur s'en donne à coeur joie dans les bassesses et vacheries servies par une écriture percutante. Les chansons (trois) sont également très efficaces.

Cette pièce bien barrée, qui frôle sans cesse la frontière du too much, doit aussi beaucoup à la qualité de ses comédiens, Bernard Alane, Romain Apelbaum, Brice Hillairet, Juliette Coulon et particulièrement Marie-Christine Orry. Ils maitrisent parfaitement la partition de ce jeu de massacre.

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 21:57

A une époque où n'importe quel clampin se produit dans les cabarets, music-halls et autres cafés-théâtres, s'autoproclamant humoriste sous prétexte qu'il ou elle fait rire ses copains avec trois blagues et deux jeux de mots, Mère Indigne nous réconcilie avec le one (wo)man show.

Aisance de la comédienne, qualité de l'écriture, efficacité de la mise en scène, tout est là. Le rythme est soutenu, enchaînant les rires en jouant sur tous les registres comiques. Le texte précis et incisif est servi par un jeu à la fois mesuré et relevé jusque dans la gestuelle - la comédienne se donne aussi beaucoup physiquement. Les parties gentiment graveleuses sont habilement contrebalancées par la teneur du propos. Tout est parfaitement dosé dans ce spectacle parlant de la dure réalité de la vie de mère de famille.

Ses qualités le rendent aussi efficace sur les parents que sur les célibataires ou les couples sans enfants.

A voir les mercredis et jeudis à La Nouvelle Seine.

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