SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 21:55

9-mois-ferme.jpg Ariane Felder, jeune juge stricte et douée, célibataire endurcie, se découvre enceinte de 6 mois sans très bien comprendre comment cela a pu arriver. Ses recherches lui révèlent que le père n'est autre que Bob, criminel "globophage" en attente de son procès. 

Un scénario original et drôle, rien de surprenant venant de Dupontel. On s'attendait moins à la tendresse et le 1er degré qui régnent dans certaines scènes. Cet adoucissant sied parfaitement au monde étrange de l'auteur qui perfectionne ici, encore un peu plus, ses qualités de réalisateur. Le film regorge de plans inventifs, étonnants et beaux.

Sandrine Kiberlain est, comme toujours, parfaite et Nicolas Marié hilarant dans le rôle de l'avocat bégayant.

 

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 21:40

Le-loup-de-Wall-Street---www.zabouille.over-blog.com.jpgDans les années 80-90, Jordan Belfort, trader, fait fortune. Pendant 2h50, Scorsese nous invite à suivre son jeune héros dans ses diverses orgies (sexe, drogue, fric,....). On ne doute pas un seul instant qu'en adaptant l'autobiographie du trader, Scorsese cherche à dénoncer les dérives de la finance. Mais on est moins sûr que tous les spectateurs l'accueillent ainsi. 

En effet, le film bénéficie d'une mise en image rythmée, laissant place à l'humour et un vocabulaire branché (et souvent grossier). L'essentiel des scènes a pour sujet des partouses, des prises de drogue et des virées en yacht. Tout est outré, dialogue et jeu, mise en scène sans distance, sans jugement. Tout cela est-il minable ou cool ? Scorsese se contente de filmer l'outrance. Les scènes d'orgies se suivent et se ressemblent. Jusqu'à l'écœurement ? Du coup, en plus d'être gênés par le parti pris qui semble être "la forme fait le fond", on s'ennuie rapidement. Même la qualité de la prestation de Leonardo du Caprio, excellent comme souvent, finit par lasser.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 19:55

affiche-Yves-Saint-Laurent_le-film_2014.jpgLe film pourrait s'appeler "Pierre Niney, moi, Saint-Laurent" tant l'incarnation est bluffante et le film décevant au regard de ce prodige. Le récit est, assez prévisiblement d'ailleurs, mal tenu. Comment raconter le génie et la complexité d'un tel artiste en 1h40 ? Comment assumer les impasses, comment limiter l'effet sketch dans la succession des instants clés de la vie de Saint-Laurent ? Il eut fallut être un autre génie pour y parvenir. Jalil L'expert, malgré son évident enthousiasme, n'en est pas un. Bien qu'il dise avoir réduit son champs d'action à l'histoire d'amour qui unissait Yves Saint-Laurent à Pierre Bergé, il est dépassé par l'ampleur du personnage et de son monde. Du coup, il ne tient pas son sujet central et se disperse. Après une première partie bien tenue, il survole tout en un effet zapping qui tient le spectateur à distance, loin du coeur et des tripes de l'artiste, du monde et de la mode.

Autres déceptions du film : sa mise en images et l'utilisation d'une voix off. Le directeur de la photo devait avoir la tête ailleurs. Mais pour un film sur un amoureux de la lumiere et des couleurs c est dommage. Quant à la voix off, celle d'un Pierre Bergé contant son amoureux, l'effet romanesque sans doute recherché ne fonctionne pas. Tout semble sans souffle.

Si Lespert n'est pas un grand cinéaste, il a en revanche le sens du casting et celui de la direction des acteurs sur lesquels le film semble émotionnellement tout miser. Pierre Niney est donc impressionnant accompagné par un Guillaume Gallienne parfait (et une Charlotte Le Bon lumineuse). Ils apportent l'envolée qui manque à la réalisation du film.

Tout comme La Môme, film imparfait, fascine par la prestation de Marion Cotillard, Yves Saint-Laurent vaut pour la prestation du duo issu de la Comédie française. Cela ne suffit pas à en faire un grand film. 

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 22:38

Belle-et-Sebastien---zabouille.over-blog.com.jpg Nicolas Vannier nous présente un remake d'une de nos plus tendres séries d'enfance. Crime de lèse majesté. Aussitôt, nous revient en mémoire la beauté et l'espièglerie du jeune Mehdi El Glaoui mais aussi le visage de Cécile Aubry, l'auteur-réalisatrice de cette histoire fusionnelle entre un petit garçon et un énorme chien nounours. C'est elle qui en introduction nous contait l'histoire de Sébastien. 

 Réfractaires donc, on craignait le pire. Et curieusement, même si le contexte historique n'est pas vraiment identique, même si on retrouve Mehdi sous les traits d'André, un "vieux d'au moins 50 ans", même si nous n'avons plus la capacité d'émerveillement de notre enfance, on marche à fond. On dévore les magnifiques paysages de montagne, on rêve de pouvoir passer la main dans la fourrure de Belle et on voudrait consoler le nouveau petit Sébastien.

Notre coeur d'enfant prend le dessus sur notre cynisme. 

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28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 18:31

The-lunchbox-zabouille.over-blog.com.jpgIla prépare chaque jour pour son mari une lunchbox. Elle espère en soignant la qualité de ses plats reconquérir un mari distant. Mais la lunchbox n'est pas livrée à la bonne personne.

Partant de cette simple erreur d aiguillage, Ritesh Batra nous présente une comédie romanesque qui, en plus d'être fine dans le dessin des personnages et son humour, nous propose une immersion dans la vie quotidienne de l' Indien moyen.

Et si ce  voyage accuse quelques longueurs, il nous offre de bons moments et un parfait dépaysement.

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 19:27

Guillaume-et-les-garcons-www.zabouille.overb-blog.com.jpgEn 2010, Guillaume Gallienne faisait son coming-in au théâtre. Fort du succès de son one man show, Gallienne adapte, réalise et interprète son histoire au cinéma.

Quand Guillaume naît, Mme Gallienne qui a déjà deux fils, a sans doute le regret de ne pas avoir une fille. Pendant de nombreuses années, Guillaume sera persuadé d'être cette fille, jusqu'au jour où sa mère lui parlera de son "évidente" homosexualité.

Le film, moins fin et moins émouvant que la pièce, est beaucoup plus drôle. Les passages mettant en scène Guillaume et sa mère, personnages interprétés tous deux par Guillaume Gallienne lui-même, sont hilarants. Le sens du détail fait beaucoup et créé souvent le rire. Le choix d'une narration depuis la scène de théâtre est moins convaincant et le film y perd sans doute en rythme et fluidité. Mais, la qualité des interprétés, un certain sens de la mise en scène et l'originalité du sujet emportent l'ensemble.

 

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11 novembre 2013 1 11 /11 /novembre /2013 16:10

Quai-d-Orsay-www.zabouille.over-blog.com.jpgArthur Vlaminck, jeune homme brillant, est embauché comme scribe  par Alexandre Taillard de Worms, aux Affaires Étrangères. Commence alors la découverte d'un monde étrange, exigeant, fantasque et bourré d'embûches. 

Bertrand Tavernier adapte ici la bande dessinée "Quai d'Orsay" créée par Antonin Baudry alors que celui-ci travaillait auprès de Dominique de Villepin au ministère des affaires étrangères. On découvre les coulisses d'un ministère, l'effervescence qui y régne, l'abnégation des hommes d'état et la mégalomanie d'un ministre.

Le film est à la fois hilarant tant les situations et dialogues sont extrêmement drôles et effrayant tant on imagine que la peinture du ministre est proche de la réalité.

La riche distribution des seconds rôles est excellente (Niels Arestrup, Alix Poisson, Bruno Rafaelli, Julie Gayet, Thomas Chabrol, Anaïs Demoustier, Marie Bunel, Thierry Fremont, Didier Bezace, François Perrot ...). En première ligne Raphaël Personnaz est parfait en candide. Et si on peine un peu avec Lhermitte, qui, bien qu'il ne démérite pas, ne s'efface que difficilement derrière son personnage, la partition qu'on lui donne à jouer n'en est pas moins hilarante.

Les deux heures de film se regardent avec gourmandise et un réel intérêt sans le moindre ennui.

 

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 23:07

Un-Chateau-en-Italie-www.zabouille.overblog.com.JPGLouise, comédienne quarantenaire paumée, issue d' une grande famille d'industriel italien fantasque, se voit peu a peu séparée des deux grands témoins de son enfance et acteurs de son bonheur : le château familial et son frère tant aimé. Parallèlement, elle rencontre l'amour et tente d'assouvir son désir d'enfant.


Valeria Bruni Tedeschi touche au génie lorsqu'il s'agit de mettre en scène sa vie et celle de sa famille de "dégénérés". Cette folie, cette fuite perpétuelle de ses héros désespérés d'eux-mêmes et des autres qui manient l'autodérision dans la désillusion est contée, filmée et interprétée avec un sens du rythme et du dosage rare.

Les scènes qui savent vous émouvoir et vous faire rire dans un même élan ne sont pas légion au cinéma. La cineaste les maîtrise. En plus de son savoir faire de conteuse, VBT sait s'entourer de comédiens excellents dont sa propre mère, Marisa Borini, qui vole presque la vedette à sa fille. Céline Salette est une fois encore parfaite dans un second rôle exigeant tout comme Filippo Timo dans le rôle du frère adoré.

Un film d'une admirable maîtrise qui vous emporte pleinement.

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 13:59

Blue-Jasmine-www.zabouille.over-blog.com.jpgJasmine, depuis peu veuve ruinée d'un homme d'affaires richissime, débarque chez sa soeur, caissière à San Francisco.

 

Ce portrait de femme et de la "hight society" Américaine dans ce qu'elle a de plus répugnant, offre à Cate Blanchett un rôle d'une grande complexité permettant à la comédienne de déployer sa vaste palette de jeu. Elle est l'atout essentiel d'un film au scénario fluide et aux dialogues ciselés.

On retrouve les psychoses chéres à Woody Allen, ses scènes rapides aux échanges saccadés, ses seconds rôles précis (parfaite Sally Hawkins) et l'humour du maître. Mais ici l'histoire est avant tout grinçante et le personnage de Jasmine nous laisse un sentiment incertain.

Un très bon film de Woody Allen qui n'a pas tout à fait le goût d'un Woody Allen.

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16 septembre 2013 1 16 /09 /septembre /2013 09:52

Un joli court-métrage présenté par la RATP à l'occasion des Journées  du Patrimoine :

 


Avec Julie Gayet et Frédérick Guillaud.

Produit par DDB Live

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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 15:15

Ma vie avec Liberace www.zabouille.over-blog.com-copie-2Ma vie avec Liberace raconte 5 années de la vie de Wladziu Valentino Liberace, pianiste virtuose de music-hall. Il fut une véritable star, des années 50 à 70 à la télévision et à Las Vegas. Le film est tiré de la biographie d'un des amants de la star, interprêté par le très bon Matt Damon.


Michael Douglas incarne le rôle titre et sa performance vaut à elle seule de regarder ce biopic dont l'histoire est assez peu passionnante pour qui ne connait pas le personnage public.

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18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 10:18

Frances-Ha-www.zabouille.over-blog.com.jpgFrances, 27 ans, vit à New-York. Apprentie danseuse, depuis un bon moment, elle se laisse vivre tranquillement, sans réel soucis du lendemain. Jusqu'au jour où Sophie, sa colocataire et meilleure amie, donne à sa vie un nouveau tour : une vie sans Frances.

 

La force du film réside essentiellement dans le charme et le talent de la comédienne Greta Gerwig, parfaite dans ce rôle de fille sympa, décalée et un brin paumée. Le scénario, lui, traîne légèrement la patte. Il se laisse vivre comme Frances et du coup, l'ennui s'invite un peu. L'image en noir et blanc est léchée et la réalisation agréable. Mais les références cinématographiques qui challonnent le film (Woody Allen et son Manhattan, Truffaut, Godard ou Carax...) perturbent et rendent difficile la découverte du film comme une oeuvre neuve. Il est compliqué de plonger pleinement dans une histoire lorsque le réalisateur vous renvoie sans cesse à d'autres films. Phénomène largement amplifié par l'utilisation de la musique de George Delerue et d'autres compositeurs des BO des films de Truffaut ou Godard qui accompagnent quasiment tout le film.

 

Au final, la sensation est étrange. L'ensemble est agréable, l'héroïne marquante mais l'oeuvre cinématographique semble sans réelle existence propre. Curieux.

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17 juillet 2013 3 17 /07 /juillet /2013 09:48

the-bling-ring-www.zabouille.over-blog.com.jpgÀ Los Angeles, deux puis cinq grands ados cambriolent les résidences des célébrités qui les font rêver. Objectif : voler les fringues, en garder un peu pour eux, revendre le reste pour se faire de l'argent et au final pouvoir entrer dans les carrés VIP des boites à la mode.

Réalisé, écrit et joué comme une série pour ados, le film n'accroche pas un instant. Le traitement à la va vite des personnages d'ados qui s'avèrent, du coup, bas de plafond et sans profondeur n'aide pas à s'intéresser à l'histoire.

Raté.

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10 juin 2013 1 10 /06 /juin /2013 21:36

l-attentat-www.zabouilleoverblog.com.jpgDe nos jours à Tel Aviv, Amine, éminent chirurgien Israélo-arabe, opère les victimes d'un attentat. Lorsque les autorités Israéliennes, soupçonneuses à son encontre, lui apprennent que sa femme Sihem est le terroriste-kamikaze, Amine refuse d'y croire et mène sa propre enquête.

Le sujet ambitieux, inspiré du livre de Yasmina Khadra, était plein de promesses. Malheureusement, très vite l'ensemble manque de finesse tant dans la construction du récit, que dans la réalisation et le jeu des acteurs. On n'est pas bien sûr que les sous-titres soient à la hauteur des dialogues d'origines mais en tout cas, ils ne sont pas terribles. Le portrait de Sihem est tiré à gros traits. On ne comprend jamais vraiment les raisons d'agir de la jeune femme. 

L'intérêt qui nous reste réside essentiellement dans le contexte géo-politique de l'histoire. Dommage.

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 16:21

 

Le-passe---www.zabouille.over-blog.com.jpgPour son premier film français, Asghar Farhadi perd la finesse qui fait son grand talent. "Le Passé" propose un récit laborieux autour d’un secret qui plus ou moins élucidé sera trituré dans tous les sens pour créer une tension un peu artificielle. On n'est pas loin de la surenchère. Les rebondissements, dignes d'un soap opéra, se succèdent en nombre dans un scénario qui n’a pas la fluidité de ceux des précédents films Asghar Fahradi. Tout est sur expliqué, surjoué.

Grand portraitiste, Farhadi met habituellement un point d'honneur à rester neutre, ne prenant le parti-pris d'aucun de ses héros mais n'en condamnant aucun autre non plus. Il reste, ici aussi, d'une certaine façon neutre mais ne fournit que peu d'excuses à son personnage féminin interprété par Bérenice Béjo. Egoïste, immature, pas très bonne mère et régulièrement hystérique, elle n’est pas particulièrement sympathique. Les deux hommes, compagnon rongé par la culpabilité et ex moralisateur, font avec. Côté interprétation, l’Iranien Ali Mosaffa, excellent, survole la distribution.

Après cette grosse déception, espérons qu'Asghar Farhadi retrouvera pour son prochain film toute la délicatesse de ses productions iraniennes.

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15 mai 2013 3 15 /05 /mai /2013 19:33

Bullhead---www.zabouille.over-blog.com.jpgBullhead se déroule entre polar et film psychologique, entre drame et comédie. Un positionnement incertain qui ôte au film pas mal de crédibilité. Le ton ne semble pas maîtrisé, sa finalité incertaine. Le talent de Matthias Schoenaerts est exploité à minima. Les personnages sont dessinés à gros traits, entre Flamands violents et Wallons attardés, entre boeufs et bourins. Sans nuance.

 

Date de sortie du film : 22 février 2012

Date de sortie du DVD : 4 septembre 2012

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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 20:33

Mud-www.zabouille.over-blog.com.jpgSur les rives du Mississippi, Ellis et Neckbone, 14 ans, rencontrent Mud, un homme réfugié sur une île.


Le réalisateur propose un grand film d'aventures dont les principaux héros sont des enfants, sorte de Tom Saywer et Huckleberry Finn. On y retrouve les thèmes de la relation au père, de la fratrie et de la vengeance.

 Le film se glisse légèrement dans le moule hollywoodien et y perd un peu de la singularité des premiers films du réalisateur. Il accuse quelques longueurs et un peu de facilité du côté des sentiments. Mud n'en est pas moins largement au dessus de la production actuel. Il décevra, un peu, les fans de Nichols mais séduira ceux qui ne connaissent pas encore son cinéma. Jeff Nichols est un grand cinéaste.

 

 

 



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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 15:55

Alors que son mari vient d'être libéré après 4 ans de prison, Emily tombe en dépression. Elle consulte le psychiatre Jonathan Banks qui lui prescrit différents médicaments. 

Ce qui ressemble tout d'abord à un pamphlet contre l'industrie pharmaceutique se révèle être un thriller aux multiples ramifications. 

La mise en scène et la photographie de Soderberg servent parfaitement le malaise, et la manipulation. Jude Law, Rooney Mara et Catherine Zeta-Jones sont parfaits dans des compositions ambigues.

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 16:29

Le-Temps-de-l-Aventure---www.zabouille.over-blog.com.jpg21 juin, Alix, en tournée théâtrale à Calais, revient à Paris quelques heures pour passer un casting. Dans le train, ses yeux croisent à plusieurs reprises ceux d'un homme qui voyage seul lui aussi.

 

Jérôme Bonnell qui a écrit le scénario pour elle, offre à Emmanuelle Devos un beau portrait de femme au terrain de jeu infini. Et comme Emmanuelle Devos est une comédienne géniale, sans doute la plus douée de sa génération, cela marche à fond. C'est un plaisir de tous les instants de la voir à l'écran déployer une palette de jeu si riche sans que jamais on y voit de démonstration. Elle porte le film de bout en bout, jusqu'à nous sauver d'une certaine forme d'ennui. Car en face d'elle se trouve un Gabriel Byrne dont on imagine très mal comment il pourrait séduire Alix en un seul regard. Totalement amorphe, il semble regarder Emmanuelle Devos en spectateur sans savoir qu'il est censé jouer lui aussi. L'émotion que le couple devrait provoquer ne traverse pas l'écran. Même l'usage un peu lourd de Vivaldi et Mozart en soutien des scènes sensibles ne change rien. On regrette d'autant plus, que le réalisateur parsème son scénario de quelques scènes burlesques très réussies portées par Emmanuelle Devos et des seconds rôles dont le toujours excellent Laurent Capelluto.

Un film à réserver donc aux admirateurs d'Emmanuelle Devos.


 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 21:00

Lincoln---www.zabouille.over-blog.com.jpgAlors que la guerre civile déchire les Etats-Unis, Abraham Lincoln s'efforce de faire abolir l'esclavage. Abolition qui rendra au peuple noir sa liberté et à l'Amérique sa dignité et la paix. Sûr d'avoir raison, Lincoln mènera son combat (presque) seul contre tous.

 

Spielberg nous propose un hommage au 16ème Président des États-Unis dans un écrin un peu austère et une ambiance solennelle. Ce film très politique qui se veut pédagogique n'en est pas moins complexe. Mieux vaut être attentif si on veut comprendre les choix stratégiques de Lincoln et des représentants du peuple. Malgré tout on ne s'ennuie pas. On est séduit par le personnage. Les quelques scènes qui s'attachent à l'homme privé suffisent à faire de Lincoln un personnage attachant. L'interprétation de Daniel Day-Lewis est convaincante comme le reste du film. Et ce, sans doute, d'autant plus quand on ne connaît pas en détail cette partie de l'histoire des Etats-Unis.

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 17:32

Hitchcock---www.zabouille.over-blog.com.jpg1959, alors que "La Mort aux trousses" vient de sortir en salle, Alfred Hitchcock est à la recherche du scénario de son prochain film. Il s’intéresse au livre "Psycho" qui vient de sortir en librairie et veut,au grand dam des studios, en faire son premier film d'horreur. Hitchcock, secondé par son agent et son épouse Alma, se lance dans un tournage sans réel soutien de la Paramount.

 

Gervasi s'empare du maître du suspens est en fait le héros d'un roman de gare. Il y a un peu tout et surtout n'importe quoi dans ce film où la relation de couple entre Hich et Alma est au centre de tous les intérêts sauf du notre. Rien dans le contenu du film, comédie romantique à la psychologie de bas étage, ne vient nous sauver de l'ennui. On n'y apprend pas grand chose et on est même un peu gênés par certaines libertés historiques.

Côté interprétation, Anthony Hopkins engoncé dans son double menton ne disparait jamais tout à fait. Heureusement Helen Mirren et Scarlett Johanson sont parfaites et offrent les rares bons moments de ce film d'autant plus mauvais qu'il s'attaque à un monstre sacré du 7ième art.

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 20:34

wadjda.jpgDe nos jours, à Riyad, Wajdja, 12 ans, moderne, dégourdie et indépendante, dénote au milieu des jeunes filles de son âge. Elle rêve de s'acheter un vélo pour faire la course avec son ami Abdallah. Mais, en Arabie Saoudite, une jeune fille comme il faut ne fait pas de vélo. 

Cette histoire simple permet à Haifaa al Mansour de montrer le quotidien des familles d'Arabie Saoudite. Un pays mené par des traditions archaïques et séduit par un modernisme de plus en plus présent. Si les femmes sont les premières victimes de ces traditions, les hommes n'en subissent pas moins cette pression mais ni elles, ni eux, ne semblent prêts à se lever pour s'en détacher totalement. Le récit d' Haifaa al Mansour est fluide, distrayant et édifiant. Un beau film.

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 18:43

Django-Unchained.jpg

Dans le sud des États-Unis, en 1858, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, anti-esclavagiste, achète Django, un esclave qui peut l’aider à identifier les bandits qu’il recherche. Schultz promet à Django, qu'en échange, il l'aidera à retrouver sa femme, esclave elle aussi.

 

Tarantino nous offre, dans les deux premières heures de son film, du très grand cinéma. Mise en scène superbe, parfaite maîtrise du récit, dialogues ciselés, dosage précis des émotions et accompagnement musical aux petits oignons. Christoph Waltz est exceptionnel, Jamie Foxx assure avec finesse l'évolution de son personnage et Di Caprio campe le méchant avec grand talent.

Tarantino, tout en conservant ce qui fait sa patte - humour et décalage - propose un cinéma plus classique, plus tenu, comme si la part historique et émotionnelle de son sujet l'imposaient. Ces deux premières heures sont admirables et passent en un éclair.


Puis, après avoir tenu les trois quarts de son récit sans le moindre écart, Tarantino lâche la bride et se fait totalement plaisir. C'est le moment de la vengeance et tout est permis. La série B, qu'il affectionne tant, s'impose. Le "too much" envahit chaque plan : les litres de sang coulent à flots et les morts ne tombent plus mais explosent sous les balles (bruitage à l'appui). Alors évidemment, on en rigole mais on en veut à Tarantino de gâcher un peu l'admiration suscitée par les deux premières heures d'un film qu'il faut absolument aller voir quoiqu'il en soit.




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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 16:50

En 1915, Andrée Heuschling vient se proposer comme modèle à Auguste Renoir. Le peintre, qui vient de perdre sa femme et qui a deux fils à la guerre, peint chaque jour, malgré la vieillesse, son corps meurtrie et ses mains déformées par le temps, cherchant sans cesse à capturer la beauté qui l'entoure.

Beauté des images gorgées de couleurs, réalisation jouant sur les profondeurs de champs et les flous, travail remarquable sur la lumière, c'est par l'image que le film séduit d'emblée.

Michel Bouquet, toujours grand, campe Auguste au crépuscule dont la soif de vie est intacte. Vincent Rottiers, futur grand, incarne un Jean sensible et élégant. Tous les deux forment un beau duo père-fils.

Le récit lent et contemplatif manque malheureusement de ressort pour éviter totalement l'ennuie.

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 23:14

Sugar-Man-www.zabouille.over-blog.com.jpgAux Etats-Unis, dans les années 70, Sixto Rodriguez, personnage étrange, enregistre deux albums qui ne rencontrent aucun succès. Pourtant, à l'autre bout du monde, en Afrique du Sud, la jeunesse assoiffée de liberté s'échange ces chansons sous le manteau. Mais de cette Afrique sous "embargo" pour cause d'apartheid, aucune information ne sort et Rodriguez n'a pas vent de cette réussite. 

Cette incroyable histoire de génie de la musique incompris de ses citoyens et vénérés au bout du monde semblerait un peu ridicule sortie de l'imagination des prolifiques scénaristes d'Holllywood. Mais la réalité est parfois plus romanesque que la fiction et le destin de Rodriguez est bien réel. Cela donne un documentaire captivant, émouvant et musicalement très agréable. Car le musicien a du talent et ses mélodies sont bien agréables.

A voir et à écouter !

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