SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 22:28


Le Ruban Blanc se déroule en Allemagne, peu de temps avant la première guerre mondiale. Il met en scène les habitants d'un village protestant perdu dans la campagne dans une ambiance bien lourde.
L'histoire plutôt sinistre est parfaitement écrite. Il y a une maîtrise du récit, un art de capter votre intérêt avec peu sans qu'aucune lassitude ne se fasse sentir. Les évênements petits ou grands s'enchainent judicieusement jusqu'au presque dénouement finale. La mise en scéne est d'une grande précision, les plans séquence sur la campagne sont nombreux et la photo est magnifique. Entièrement en noir et blanc, le film offre des images d'une exceptionnelle beauté. Quant aux interprétes, tous quasi inconnus, dont de nombreux enfants, ils sont excellents.

A la remise de la palme d'or à Haneke, certains s'étaient interrogés sur le poids qu'a pu peser sur ce choix, l'amitié du réalisateur et de la Présidente du jury. Au visionnage du film il n'y a plus aucun doute sur la parfaite légitimité de ce prix.
Le Ruban blanc est un grand film, d'une qualité de cinéma qu'on ne voit hélas plus assez souvent.

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 00:00
Mr-Nobody.jpgComment dire ? D'abord, Mr Nobody est le tout nouveau film réalisé par Jaco Van Dormael le réalisateur du sympathique "Huitième Jour" et surtout du génialissime "Toto le héros".
Je me suis donc précipitée au cinéma la semaine de sortie de Mr Nobody espérant admirer à nouveau le talent singulier du belge réalisateur.
Quelle fut donc pas ma déception de subir pendant 2h20 cette catastrophe cinématographique. C'est un fiasco total. On sent bien toutes les bonnes intentions de l'auteur mais Dieu que c'est mal fait, Méliès que c'est raté.
Van Dormael semble s'être lui même noyé dans cette histoire dont le propos repose sur presque rien et dont il a tiré un scénario alambiqué extrêmement mal ficelé. C'était forcément casse gueule et Van Dormael s'est totalement ramassé. Il y a un vrai manque d'intelligence dans la construction du récit sur lequel s'empilent les clichés.
En plus, c'est outré et on tombe souvent dans le ridicule. L'émotion, qui se voudrait essentielle et très présente, disparait sous le poids du grotesque.
A cela s'ajoute une B.O. quasi exclusivement constitué de "tubes" contemporains ou classiques (Gymnopédie de Satie, Pavane de Fauré, where is my mind des Pixies...) kidnappés par les pubs ou génériques TV, tellement qu'on pourrait penser à une blague...
Quant à l'interprétation, l'acteur principal qui est de tous les plans ou presque a le charisme d'une huître ce qui n'aide pas le film a surmonté ses incroyables faiblesses...

Je préfére donc oublier de suite ce film. Pour ceux qui ne connaissent pas Jaco Van Dormael, je leur conseille plutôt d'investir dans le DVD de son magique "Toto le héros".
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5 janvier 2010 2 05 /01 /janvier /2010 23:00
Le_concert_300.jpgLe Concert, tout à fait le genre de film que je fuis. Succès public, animateurs télé dithyrambiques, scénario très léger...
Et puis, j'y suis allée quand même parce que pendant les vacances de Noël sortis des dessins animés il n'y a plus rien.
Et bien, je dois avouer que je n'ai pas passé un mauvais moment. Ce n'est pas le film du siècle mais il y a plusieurs moments où j'ai sourit et même bien rit. Alors bien sur, on n'échappe à la caricature (les Russes sont gratinés), il y a cette histoire un peu cucul, un peu concon, un peu ridicule autour de Mélanie Laurent et puis cette fameuse scène finale, sur laquelle le film a fait sa pub, totalement gâchée par cette voix off qui révèle ce qu'on avait déjà compris depuis bien longtemps. Mais ce qui précède et suffisamment sympathique pour que le souvenir du film penche toujours du côté positif.
Attention cependant, si vous allez voir le film, voyez-le en VO. En version française, les personnages russes perdent tout charme et le film une grande partie de son intérêt.
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21 novembre 2009 6 21 /11 /novembre /2009 19:00

Un groupe d'amis louent une villa pour le week-end. Sepideh invite son amie Elly dans le but de la présenter à son ami Ahmad.

Asghar Farhadi signe un film précis dans le dessin de ses personnages et d'une grande maîtrise scénaristique. Ses personnages séduisent d'emblée dans leur enthousiasme puis dans leur détresse, lâcheté et déchirement. L'angoisse, le doute et la culpabilité s'installent naturellement.

Tous les comédiens sont excellents avec en tête Golshifteh Farahani

 

8

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 16:10
Le grand Woody Allen est enfin de retour.
Rentré à la maison, il revient aux bonnes vieilles recettes abandonnant son goût soudain pour les actrices et  acteurs tendance... Du coup,il retrouve ça verve et nous offre un Whatever Works on ne peut plus bavard, cynique et drôle.

L'ensemble du casting est tenu par des comédiens  excellents.
Le rôle qu'il se serait d'habitude octroyé, Woody Allen l'a cédé à Larry David. Et ça fonctionne parfaitement. On croit voir Woody lui-même tant chaque réplique porte sa marque - ce qui n'est sans doute pas un compliment pour Larry David mais ce qui réjouis la fan inconditionnelle de Woody acteur.
Evan Rachel Wood est excellente en ingénue conquise. Les seconds rôles sont à la hauteur de la qualité du film.

Une bouffée d'air frais après les fadasses Vicky Barcelona et autres Cassandre.
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19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 15:18

Un film riche en action. Les hold-up et poursuites se succèdent à grande vitesse. Ca canarde dans tous les sens, et pourtant il ne se passe pas grand chose. La réalisation est correcte, sans plans remarquables toutefois, mais le scénario manque terriblement de sêve et de stratégie narrative.

Les personnages sont survolés de telle façon qu'on ne peut pas vraiment s'y attacher et que les acteurs n'ont pas grand chose à en faire non plus. Le sort du gangster-héros (Johnny Deep juste comme il faut) nous importe peu, tout comme celui du super flic (Christian Bale fadasse à souhait). Quand à l'histoire d'amour (avec Marion Cotillard, incandescente), elle peine à trouver sa place dans ce sâcre des gangters. Tellement, qu'on ne comprend pas très bien le choix de terminer le film sur une scène consacrée à cette love story qui, jusque là, semblait pourtant ne pas beaucoup intéresser les scénaristes - si scénaristes il y a...

On ne peut pas dire que le film soit complêtement raté mais rien en lui ne soulève vraiment l'intérêt.

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22 juin 2009 1 22 /06 /juin /2009 20:43
Mouna accompagnée de son fils quitte Béthléem, son mur, ses persécutions et sa violence.
Direction les Etats-Unis. Elle y retrouve sa soeur qui ne rêve que de retourner dans une Palestine magnifiée par ses souvenirs, et y découvre les difficulltés d'être accepter à sa juste valeur dans un pays où, guerre du Golfe aidant, tous les arabes sont musulmans et terroristes.

Nisreen Faourest l'actrice principale et l'atout majeur d'Amerrika.
Le film repose entièrement sur sa force d'interprétation et sa séduction. Elle nous emporte pendant 1h30 et cache (presque) de son immense talent les  faiblesses du film :
une réalisation qui fait souvent dans l' approximation et un scénario au rythme incertain, assez maladroit et un poil caricatural.

Tout cela donne un film étrange, bourré de faiblesses mais tout à fait charmant.

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