SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

Rechercher

Rubriques

21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 23:11

Il y a des comédiens qui vous explosent au coeur d'un coup, comme une apparition, une révélation. Dans La Prière de Cédric Kahn, Anthony Bajon a fait cet effet là à beaucoup de monde. A la biennale de Berlin d'abord où il a reçu le prix du meilleur comédien et aux César ensuite où il fut nommé comme espoir sans être récompensé.

En se penchant sur sa très courte filmographie, on s'est rendu compte qu'on avait déjà croisé ce visage poupin, dans une apparition, pourtant marquante, dans un film non moins marquant. Pour son premier rôle, dans Les Ogres de Léa Fehner, Anthony, déjà très juste, se faisait gentiment piéger par Adèle Haenel et Marc Barbe.

Depuis, toutes ses interprétations plus ou moins importantes, dans des films plus ou moins réussis, ont saisis. Dans l'exigeant Rodin de Doillon, le raté Maryline de Galienne, le surprenant Tu mérites un amour de Hafsia Herzi, le populaire Au nom de la terre de Bergeron, son physique de gamin aux joues rondes, au regard tendre, à la carrure de travailleur et à la présence imparable ont marqué chaque fois avec autant de force.

Son talent sans arrogance, son charme naturel et la vérité de ses interprétations font de lui un très beau comédien singulier et extrêmement sympathique. Un futur très grand qui l'est déjà un peu, beaucoup.

 

Partager cet article

Repost0

commentaires