SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 15:43
Good_Time_Sanscrierart.com

Connie et son frère, handicapé mental, Nick, braquent une banque.  Alors qu'ils fuient, Nick est arrêté par la police. Connie n'a qu'un but : libérer son frère. La nuit sera longue et riche en rebondissements.

Le film affiche avant tout un parti-pris esthétique fort et agressif. La lumière sombre se fait à l'occasion violente, l'accompagnement musical est envahissant à l'excès, le montage est vif. Les réalisateurs nous plongent dès les premières secondes dans l'ambiance plombée et décalée qui accompagnera tout le film. Côté scénario, il est riche, très et peut-être trop. Les bonnes idées sont nombreuses mais il aurait fallu en faire des scènes plus courtes pour supprimer l'impression de longueur qui nous gagne parfois.

On suit, tout de même, avec intérêt Connie (excellent Robert Pattison) sorte de looser suffisamment malin pour se tirer de mauvais pas mais sans la finesse qui lui permettrait de conclure positivement. Jusqu'au bout, on se demande comment tout cela va finir, ce qui est plutôt bon signe quant à l'intérêt suscité par ce Good Time.

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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 13:27

Moins factuel que le premier opus "Une vérité qui dérange" (2006), "Une suite qui dérange" trace le portrait d'un homme. Le film fait le récit de la difficulté du combat que porte Al Gore depuis des années. On voit l'ancien vice-président des Etats-Unis face aux dirigeants du monde, face à la puissance des lobbies industriels, face aux petites satisfactions et aux grandes déceptions. Al Gore consterné et ironique dans les inondations en Floride, didactique et enthousiaste en meeting aux quatre coins du monde pour former son armée de défenseurs de la planète, combatif et piquant en négociations avec les grands de ce monde, Al Gore ému et impuissant face à la fonte des glaciers dont les images sont aussi magnifiques qu'effroyables.

Cet angle de vue, qui peut agacer quand il verse dans la glorification de l'homme, permet de tracer le bilan de santé de la planète et de l'état de conscience du monde politique. En confrontant les prédictions des scientifiques qui se sont malheureusement réalisées et les problématiques humaines et économiques des pays en voie de développement (principaux pollueurs aujourd'hui), il confirme toute l'ampleur du travail qu'il reste à accomplir. Al Gore n'a pas fini de courir.

A voir en salle dès le mercredi 27 septembre

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 12:38
Barbara_SansCrierArt.com

Yves écrit et réalise un biopic sur la chanteuse Barbara. Dans le rôle-titre Brigitte, une comédienne qui exerce sur lui une fascination qui se mêle à celle qu'il porte à la chanteuse. 

Mêlant les scènes du film, du film dans le film et des documents d'archives sonores et visuels, utilisant la voix de Jeanne Balibar jouant Brigitte, celle de Brigitte interprétant Barbara, et celle de Barbara, le film enchaine les mises en abime. Cette mécanique qui pourrait sembler complexe est parfaitement dosée et maîtrisée par le réalisateur. Petit à petit la personnalité de Barbara se dessine en un portrait sensible. De fines allusions à des étapes et personnages clés de la vie de la chanteuse complètent cette quête consistant à percer, ne serait-ce qu'un peu, le mystère de la dame brune.

Plus le portrait de Barbara se révèle plus la déclaration d'amour à l'actrice Jeanne Balibar (exceptionnelle en tout point) s'affirme. Et quand l'émotion nous gagne à plusieurs reprises, on ne sait pas très bien si elle est causée par la présence de Barbara ou par la grâce de Jeanne Balibar. 

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 08:45
Mother!_sanscrierart.com

Un couple, elle, jeune oie blanche, lui, écrivain plus âgé, vivent dans une très grande maison  isolée. Elle, amoureuse, retape cette maison, qui a brûlé jadis, afin d'en faire un paradis. Lorsque des inconnus s'invitent chez eux, l'équilibre déjà précaire du couple bascule totalement.

Le film est construit en deux temps. La première partie joue sur le registre du thriller tenu, intrigant et oppressant. La seconde partie bascule dans le fantastique et l'horreur. La réalisation est efficace et soignée, le récit intrigant et précis sur une première partie qui intrigue. On est moins intéressé par la suite du film qui de par son parti pris extrême perd en efficacité et en lisibilité. 

Faute de mieux, on peut être intriguer par la métaphore sur le monde et sa destruction. Sur cette Mère Nature fragilisée qui tente de faire entendre raison au Créateur qui ne voit pas venir l'apocalypse.

A voir en salle dès le 13 septembre.

 

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 16:20

Dans un bled perdu de Floride, Franck élève seule Mary, sa nièce de 7 ans. L'enfant s'avère être, comme l'était sa mère, surdouée et sa grand-mère veut contraindre Franck à offrir à l'enfant une vie digne de son haut potentiel en l'inscrivant notamment dans une école pour petits génies.

Franck se demande quelle est la bonne solution pour Mary ? La laisser s'épanouir dans une enfance "normale" ou lui donner les moyens d'exploiter son don exceptionnel ?

Lors de la projection, la question de prendre son mal en patience ou de quitter la salle immédiatement se présente rapidement. Scénario sans la moindre créativité, mièvrerie à chaque instant, réalisation low cost, le film est affligeant. Seule la prestation de la jeune McKenna Grace interpelle (un peu).

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 16:18

Au début des années 1990, Act-Up Paris milite pour que le Sida et ses malades soient concidérés par la société et les pouvoirs publics qui les rejettent, ou pire, les ignorent. Au sein de l'association, Nathan rencontre Sean, séropositif.

Si le sujet est d'une grande puissance testimoniale et émotionnelle, l'oeuvre cinématographique déçoit. Le film dans sa forme est fourre-tout. Des interludes stylisés interminables, en discothèque ou lors des gayprides, interviennent entre des scènes, parfois fortes, d'activisme assez réaliste ou de vie de couple plus romanesque. Le découpage déconcerte, n'offrant qu'un traitement batard de l'activisme d'Act-Up, de la maladie et de l'histoire d'amour. La première partie qui présente le fonctionnement de l'association et ses combats intéresse immédiatement mais ce sujet sera traité au fil du film de façon très répétitive et trop parcellaire pour avoir valeur de témoignage ou passionner vraiment. La rencontre de Nathan et Sean nous rapproche de la vie des malades et d'un amour en situation extrême. Mais, là aussi, le réalisateur se répète beaucoup et ne parvient pas à se renouveler pour que ses héros nous emportent vraiment. Les dialogues entre protagonistes se veulent didactiques et sont parfois amenés dans des situations incongrues, où ils sonnent faux. Si les comédiens sont très bons, le film lui est globalement bien trop imparfait pour être la réussite clamée par les critiques qui semblent confondre, dans leur émotion, sujet fort et film fort.

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 15:23

Mae est engagée dans l'entreprise que tous les jeunes de son âge aimeraient intégrer, une firme puissante sorte de GAFA à elle seule : The Circle. Elle accepte d'être le cobaye d'un programme qui supprime toute vie privée et tente d'en étendre le concept aux plus hauts niveaux.

The Circle s'annonçait passionnant avec son sujet déjà maintes fois traités mais toujours passionnant et sans cesse d'actualité : l'emprise du tout technologie sur notre quotidien. Il est malheureusement bien loin d'afficher la créativité d'un Black Mirror.

Au lieu d'une oeuvre d'anticipation, au scénario fouillé et imaginatif, The Circle se présente comme un film simplet pour adolescents simplets. Son récit se déroule grossièrement affichant d'étranges raccourcis dont on ne sait s'ils sont dus à la grande faiblesse du scénario ou également à un montage fait à la machette. Les personnages sont dessinés à gros traits, leurs caractères et leurs motivations ne sont pas abordés. A cela s'ajoute un sentimentalisme ringard, des rapports niais entre les protagonistes et une cool attitude surjouée qui élimine d'emblée toute tension possible.

L'association d'un bon sujet et d'un bon casting en l'absence d'un scénario ayant un minimum de créativité et de tenue, donnera toujours un mauvais film.

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Publié par zab - dans Cinéma
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