SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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9 mars 2008 7 09 /03 /mars /2008 16:28

heure-d-ete.jpg"L'Heure d'été" est la chronique d'une famille face au deuil. Une réflexion sur la transmission, sur la fidélité à la mémoire des morts, la perte de l’héritage familial, la décomposition de la famille. 
Ainsi, à travers l'histoire très concrête de cette succession, Assayas nous interroge sur le temps qui passe, et le contrat qui unit temps passé, présent et avenir. Sur le passé qui paralyse, sur la place donnée à nos racines à l'heure de la mondalisation mais aussi sur la sacralisation de l'art.

 

 

Assayas effleure. Sa caméra délicate témoigne sans vraiment juger. 
Ainsi, le film ne prend pas partie entre 
Charles Berling, nostalgique et contemplatif - commentateur de la Vie, qui veut pouvoir conserver et protéger les objets qui ont fait son passé et le duo Juliette Binoche-Jérémie Rénier qui se servent des vestiges du passé et s'en débarrassent pour avancer plus vite et mieux.
 
A signaler la présence de Dominique Reymond, actrice remarquable qui ne cesse, dans ses discrètes compositions, d'éclairer de son immense talent les comédiens vedettes.

 

 

 

 

 

 

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2 mars 2008 7 02 /03 /mars /2008 14:12
graine-et-mulet.jpgA l'écoute des moults louanges, confirmées par la remise de 4 Césars dont celui du meilleur film, je me suis inclinée. Me voilà donc au cinéma voir un film, fort potentiellement trop long puisque d'une durée de plus de 2h00 : la Graine et le Mulet.

La première partie du film est fabuleuse. Les scènes du quotidien et plus particulièrement celles de groupe - réunion de voisinage, repas de famille - tiennent du génie. Elles sont criantes de vérité et les comédiens fabuleux. Abdellatif Kechice filmant au plus prés nous emmènent sans peine dans la vie de ses héros. On s'attache aux personnages, on colle à l'histoire toute simple et on attend la suite avec impatience.
Puis, arrive la seconde partie longue comme un jour sans... graine. L' histoire ne décolle pas, le scénario manque d'originalité, la réalisation est au minimum syndicale. Tout semble être filmé en temps réel et c'est vraiment très, très long. Seules 1 ou 2 scènes avec Hafsia Herzi nous ramènent un peu à la grâce perçue la première heure.
Mais si on y réfléchit bien, il est vrai que dans ce film toutes les scènes sont longues, trés longues, trop longues, sauf que lorsqu'elles touchent au génie c'est du bonheur en plus. 
Malheureusement, ce génie n'atteint pas tout le film. Du coup, la seconde partie si décevante écrase et efface le souvenir du bonheur de la première.

Quant aux Césars... en dehors de celui remis à Hafsia Herzi, je ne comprends pas bien la motivation des votants. Tout particulièrement celui du meilleur scénario catégorie dans laquelle on aurait pu récompenser sans rougir Anne Le Ny pour "Ceux qui restent" ou Julie Delpy pour "2 days in Paris"... Le César du meilleur réalisateur récompense sans doute l'admirable direction d' acteurs de Kechice. Pour ce qui est de celui du meilleur film, la Graine et le Mulet contient, à mes yeux, trop de lacunes tant au niveau du scénario que celui de la réalisation pour le mériter.

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27 février 2008 3 27 /02 /février /2008 10:00

belm.jpgFrancis Huster réalise actuellement à Paris "Un homme et son chien" avec Jean-Paul Belmondo.
Hier soir, il tournait devant le Grand Hôtel rue Scribe. 
Pas de Belmondo sur le planning de tournage du jour mais Hafsia Herzi, la toute jeune Césarisée pour son rôle dans "La Graine et le Mulet". Aussi, une équipe de footballeurs et un joli bus.


On pouvait aussi apercevoir traversant le bar de l'hôtel Gérard Lanvin sans qu'on sache toutefois s'il a un lien avec le tournage... 

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25 février 2008 1 25 /02 /février /2008 09:53

mc.jpg



Golden Globes 

Baftas 

Césars 

Oscars

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10 février 2008 7 10 /02 /février /2008 10:56
juno.jpgPitch : Juno, 16 ans, du genre à qui on ne l'a fait pas, tombe enceinte inopinément.

Pas de panique ! Il ne s'agit pas d'un énième film sur l'avortement ou sur les difficultés de vivre une grossesse à cet âge, mais plus simplement du portrait d'une ado. qui a oublié d'être bête (sauf une fois ce qui l'a amené là...). 
Un film aussi sur le passage à l'âge adulte. Celui de Juno d'abord mais aussi celui des gens qui l'entourent, personnages secondaires, ici essentiels et bien loin des caricaritures habituelles.
 
Ecrit, filmé et interprété avec subtilités
, respect de chaque personnage, humour et tendresse, "Juno" bénéficie de dialogues terribles qui provoquent le rire toutes les 5 minutes. Il doit aussi beaucoup à Ellen Page absolument magnifique, grande responsable de l'adhésion du spectateur, la petite frangine qu'on aurait aimé avoir.
Alors, bien sûr, on peut s'interroger sur le traitement léger (en surface) d'un sujet aussi sensible. Oui, la situation est grave mais le sujet du film n'est pas là.

Un film qu'il faut prendre tel qu'il est, à l'image de Juno, adolescente originale, énergique, fraîche, tchatcheuse, bourrée de tendresse et d'autodérision. 
Un film intelligent à voir en famille, ça n'arrive pas si souvent.

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13 janvier 2008 7 13 /01 /janvier /2008 21:27

2h27mn, telle est la durée d'Into the Wild, raison qui m'est suffisante pour ne pas aller le voir. Pourtant, intriguée par les critiques dythyrambiques, j'ai répondu à l'invitation de Sean Penn. 

Et miracle du talent de conteur de Sean Penn, intelligence du montage, beauté des images et magie des acteurs, le temps a coulé en douceur sans lassitude au rythme de ce long et incroyable voyage. Mention spéciale à Emile Hirsch, acteur charismatique, qui est parfait dans la peau de Christopher Mc Candless, jeune homme utopiste assoiffé de liberté et de grands espaces. Si vous acceptez sa candeur et sa folie sans chipoter, son voyage initiatique vous emportera.

"Into the wild" fait partie de ces films sorciers qui, sans qu'on sache très bien pourquoi, restent ancrés dans la mémoire, souvenir lyrique et triste.

* A signaler la remarquable prestation de Catherine Keener, en hyppie. Catherine Keener fait partie de ces acteurs incontournables toujours excellents au visage inoubliable mais dont on ne retient jamais le nom. On a déjà pu l'apprécier dans "l'Interprète", "Truman Capote", "Hors d'atteinte", "Dans la peau de John Malkovitch"...*

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31 décembre 2007 1 31 /12 /décembre /2007 13:58

« Une femme qui est au milieu de sa vie et qui, tout à coup, se réveille, comme si elle avait toujours dormi », c'est ainsi que Valéria Bruni Tedeschi présente l'héroïne de son deuxième film de réalisatrice.

Après le surprenant "il est plus facile...", elle prend, ici aussi, inspiration dans son vécu et nous propose de suivre Marcelline, actrice reconnue, en peine avec sa vie de femme-actrice. A 40 ans, l'horloge biologique sonne, les regrets et les doutes s'installent. En pleine répétition au Théatre des Amandiers, elle est aussi en proie aux rivalités, aux regards admirateurs, jaloux ou amoureux de ses collègues, à la brusquerie et à la soif de vivre d'une mère railleuse, à l'indélicatesse des gens de tous les jours. Après le complexe de la riche héritière traité dans "il est plus facile...", on trouve ici celui de l'actrice qui a réussi face à ses ex-copains de classe de comédie qui rament pour exister  professionellement. On retrouve aussi les thêmes du poids de la famille et des disparus, de la jalousie subit.

La réalisatrice, parfaite, s'offre le rôle principale, rôle de névrosée dans lequel elle a l'habitude d'exceller. Le reste du casting est tout aussi excellent : Matthieu Amalric, Noémie Lvovsky, Louis Garrel, Valéria Golino, Marisa Borini, Maurice Garrel

Plus drôle qu' "il est plus facile", "Actrices" est particulièrement cruel et caustique. Plusieurs scènes irresistiblement drôles ne sont pas sans évoquer le maitre du genre : Woody Allen. Un film tragi-comique à voir et à revoir.

 

*Actrices a reçu au dernier Festival de Cannes le Prix Spécial du Jury Un Certain Regard*

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