SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 14:50
Blakkklansman_sanscrierart

Dans les années 70, Ron Stallworth est le premier afro-américain engagé par la police de Colorado Springs. Aidé par son collègue, Flip Zimmermann, blanc et juif, il infiltre le comité local du Klu Klux Klan.

Inspiré de faits réels, Blakkklansman affiche un ton étrange. Oscillant entre une série Américaine à la Starky et Hutch et une oeuvre pamphlétaire, le film peine à convaincre et à séduire.

Spike Lee adopte des choix esthétiques, dont une musique souvent malvenue, qui contredisent ses intentions. Si on en croit ses propos tenus en interview, le cinéaste présente un film sérieux dénonçant le racisme en Amérique. Ce n'est pas vraiment ce qui ressort de cet ouvrage fourre-tout au final très anecdotique.. 

 

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 17:45
Guy_alex_lutz_gaumont_opera

Gauthier réalise un documentaire-portrait de Guy Jamet, un chanteur de variété qui pourrait être son père. A 70 ans, Guy continue de remplir les salles en chantant ses vieux tubes à ses vieux fans.

 

Après l'affligeant "Le talent de mes amis", Alex Lutz réalise son deuxième film. On y retrouve enfin tout ce qui fait sa singularité et son génie : l'originalité du propos, la finesse du traitement et l'exceptionnelle qualité de l'incarnation. Ainsi que, et c'est peut-être nouveau, le sens du montage.

 

Prenant un peu de Claude François, de Michel Sardou et de Jean-Paul Belmondo, Alex Lutz incarne cet artiste inventé de toutes pièces et plus vrai que nature, au point qu'on oublierait presque que ce chanteur n'a jamais existé.

 

Les seconds rôles sont parfaits : Tom Dingler dans une prestation quasi exclusivement parlée - c'est lui le Gauthier derrière la caméra, Pascale Arbillot excellente en jeune compagne de l'ancienne star, Nicole Calfan en attachée de presse dévouée.

 

Dans des rôles plus discrets, mais dans des séquences marquantes : Dani, Brigitte Roüan, Elodie Bouchez, Bruno Sanchez, Marina Hands, particulièrement hilarante dans un duo "à la Herbert Léonard et Julie Piétri", et Julien Clerc dans son propre rôle.

 

Le film oscille entre pastiche et hommage, rire et émotion et tient sa promesse presque jusqu'au bout. Il s’essouffle un peu dans les 20 dernières minutes, quand le prétexte de la filiation prend plus de place. Mais les 80 minutes qui précèdent sont parfaitement menées.

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8 août 2018 3 08 /08 /août /2018 15:23

Un groupe de terroristes, du plutonium dans la nature, le FBI, la CIA... Et une Mission Impossible pour Ethan Hunt.

Les amateurs de Mission Impossible et de ce genre cinématographique passeront certainement un très bon moment face à la  réalisation léchée, au scénario aux multiples rebondissements, aux romantisme (suranné), aux pointes d'humour (un peu lourd), aux scènes sur-explicatives et à  l'énergie de Tom Cruise qui réalise toutes ses cascades.

Les autres s'amuseront de voir Paris sous un angle inédit. Ils trouveront cette fois encore l'ensemble interminable et les 2-3 scènes à astuces très téléphonées.

 

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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 16:45

De nos jours, du côté du rocher de Roquebrune, Paul Sanchez erre. Tandis que la gendarmerie néglige les rumeurs de son retour.

Patricia Mazuy propose un film au tons multiples qui lui donnent un drôle d'air. Entre mauvais téléfilm, comédie grossière, western et thriller psychologique, on ne sait trop sur quel pied danser.

Du côté du dessin des personnages la démarche est la même. La réalisatrice semble vouloir donner raison à l'expression " Con comme un gendarme", ces derniers ne brillant pas par leur finesse tandis que le fugitif semble toujours plein de ressources.

Comme pour appuyer ce point de vue, les comédiens interprétant les dits gendarmes sonnent faux alors que Laurent Lafitte campe toute la complexité de son personnage avec le talent qu'on lui connait.

La musique de John Cale accentuant cette dissonance, on suppose que tout cela est volontaire mais malheureusement pas du maîtrisé.

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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 16:12

Edouard Louis a donné son accord pour que son livre En finir avec Eddy Belle Gueule soit adapté par Anne Fontaine au cinéma. Puis, au visionnage du film, il a demandé que ni son nom ni son ouvrage ne figurent au générique.

En dehors du fait que Marvin est très éloigné du livre, il est fort à parier que c'est surtout la piètre qualité de l'ensemble du film qui a rebuté l'auteur.

Les dessins des différents milieux sociaux sont caricaturaux. Les acteurs, et c'est une exploit quand on affiche des comédiens de la qualité de Grégory Gadebois, Catherine Salée, Charles Berling, Isabelle Huppert, India Hair, Catherine Mouchet ou Finnegan Oldfield, sonnent faux. Les scènes redondantes finissent par être insignifiantes, le récit presque naïf alors qu'il devrait être dur. Et cerise sur le gâteau, la construction de l'histoire en flash back incessant lasse très vite.

On se raccroche à l'interprétation lumineuse du jeune Jules Porier, seul intérêt du film.

Sortie en salle : le 22 novembre 2017

Sortie en DVD : le 27 mars 2018

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 20:32

Myriam et Antoine Besson divorcent. Dans le bureau de la juge, les avocates s'affrontent : Antoine est-il ou non une menace pour sa femme et ses enfants ?

Xavier Legrand choisit de raconter cette histoire à travers Julien, 11 ans, première victime de ce divorce et de son père. Le réalisateur installe une tension forte dès la première scène et fait monter la pression à chaque instant jusqu'au dénouement final, très impressionnant et efficace.

Le film est servi par trois comédiens excellents : Denis Menochet dans le rôle ingrat du père, Léa Drucker, en mère courage et Thomas Giroria qui incarne Julien.

Date de sortie en salle : 7 février 2018

Date de sortie en DVD : 21 juin 2018

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 16:25

La célèbre actrice Iranienne Behnaz Jafar, accompagnée de Jafar Panahi, prend la route pour le Turkmenistan iranien. Elle recherche la jeune fille qui l'appel au secours dans une vidéo reçue sur son portable.

Jafar Panahi, cette fois encore, joue sans cesse avec la réalité et la fiction. Toujours interdit de faire du cinéma et de sortie du territoire, le réalisateur se lance dans un nouveau tournage clandestin. Dans son propre rôle, à l'abri de sa voiture, il emmène dans son périple une comédienne reconnue qui joue également son propre rôle. Elle est l'un des trois visages du titre, la comédienne reconnue et adulée par tous mais qui ne peut-être un exemple pour les filles. Le deuxième visage est celui de l'adolescente qui se bat contre vents et marées pour devenir comédienne. Et enfin, le 3e visage est aussi celui d'une comédienne, Sharazad qui a connu la gloire sous le règne du Chah et qui depuis la révolution représente la honte et vit recluse.Trois visages de femmes d'Iran, celle d'hier, d'aujourd'hui et celle qui fera demain. Trois visions d'un pays, de son rapport à la liberté d'être et de s'exprimer et de ses contradictions.

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