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17 décembre 2021 5 17 /12 /décembre /2021 19:13

 

Patrick Timsit prétend faire ses adieux au one man show sur la scène du théâtre du Rond Point. Et pour justifier sa décision, réelle ou prétexte (il croise ostensiblement les doigts dans le dos lorsqu'il quitte la scène), il expose les 10 raisons qui le poussent à arrêter. 

Ce spectacle a quelque chose d'étrange, complexe dans sa réception et compliqué à commenter. Comme il le fait depuis 35 ans, Timsit, dans le rôle du salaud, traite de ses sujets de prédilection que sont les maux, petits et abyssaux, de notre humanité : racisme, xénophobie, shoah, homophobie, misogynie, égoïsme des riches, exploitation des pauvres et des enfants, vieillesse, mesquineries de notre société...

Mais sa façon de jouer le sale type est plus frontale qu'à l'accoutumée. Il joue moins, voir pas du tout, de sa bonhommie habituelle qui ne laissait aucun doute sur le niveau de lecture de ses saillies et autorisait le rire ; l'ignominie de son propos étant contrebalancée par le personnage.

Ici rien d'arrondie. Tout est brut. Les dénonciations passent toujours mais le rire hésite. Comme pour contrebalancer cette gravité, sont parsemées des blagues assez grossières dont une curieuse obsession pour "la bite" et "le trou du cul" (sa position dans le corps, sa dimension, son utilisation). Timsit s'amuse également à taquiner ou tacler plus méchamment certains de ses collègues humoristes ou pseudo humoristes, ainsi que Mimie Maty et Cyril Hanouna. Le tout donne un ensemble assez bancal.

Du coup, on espère que ce spectacle, en demi teinte, ne sera pas le dernier. Ça ne serait pas rendre un juste hommage à son talent.

Lire la critique de son précédent one man show : on-ne-peut-pas-rire-de-tout

 

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