SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 20:30

Enfin ! Après plusieurs reports pour cause de Covid, Ibrahim Maalouf investi le théâtre de l'Oeuvre. Le musicien a choisi cet écrin cosy pour fêter ses 40 ans et ses 30 ans de musique.

Le spectacle débute par un court métrage mis en musique par le trompettiste. Le cinéma, une de ses grandes passions avec l'enseignement, reviendra à trois reprises durant le concert (Meddley de ses bandes originales de film, vidéo personnelle et d´enfance réalisée en 1993 à Beyrouth, extrait de l´ambiance d´un concert à Bercy format légèrement différent de celui du petit théâtre de l'Oeuvre...).

Accompagné du guitariste virtuose François Laporte, tout simplement magistral, Ibrahim Maalouf se raconte en mots (beaucoup, l´homme est bavard et chaleureux) et, à la trompette et au piano, en mélodies (trop peu, bien sûr) dont Sorry, Bagdad, Harlem, all I can´t say, Lily will soon be a woman.... Deux invitées surprises la harpiste Rosita Milewska et Thais Lona, jeune chanteuse qu´il a décidé de produire, l'accompagneront sur deux titres, à moins que ça ne soit l'inverse car Ibrahim aime particulièrement mettre en valeur ceux qu'il a choisi. Aussi généreux dans la création et l'interprétation de sa musique, que dans le partage de son succès.

Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
Ibrahim Maalouf au théâtre de l´oeuvre
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18 janvier 2020 6 18 /01 /janvier /2020 13:21

The Rabeats fêtent leur 20 ans. Le tribute band picard s’est fait plaisir, et certainement un peu peur, en débutant sa tournée anniversaire par trois concerts au Cavern club de Liverpool, où les Beatles se sont produits plus de 290 fois entre 1961 et 1963.
Ces 17 et 18 janvier, c’est l’Olympia qui s’offrait pas moins de 2 heures de plongée dans la musique des Fab four.

Dans la salle un public en majorité cinquantenaire et plus, totalement déchaîné, sur scène les 4 picards tout de Beatles, multi-époque, vêtus et des projections de documents et illustrations psychédéliques.

Près d’une cinquantaine de tubes s’enchaînent, un répertoire incroyable, qui crée instantanément l'enthousiasme. Le public chante en choeur chaque titre. La première partie enchante. Le chanteur assure, le groupe et l'habillage scénique font le job. La seconde partie, après entracte, affiche un son saturé et un groupe qui à mesure que le concert se déroule devient moins performant. Problèmes techniques ou fatigue, sur certains morceaux les musiciens semblent ne plus jouer ensemble. Le chanteur perd peu à peu sa voix. On retrouve tout de même de beaux moments sur les titres plus calmes. Le final sur All you need is love qui est conçu pour être festif ne fonctionne pas vraiment. Une sorte de confusion s’installe qui est un peu dommage.

Malgré cela, le plaisir prit pendant ces deux heures est bien réel. Pouvoir entendre en live les morceaux du plus grand groupe de l'histoire s'assimile à croquer dans une gigantesque madeleine de Proust.

 

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29 octobre 2019 2 29 /10 /octobre /2019 20:05

Ce lundi 28 octobre, la salle Pleyel était pleine à craquer pour écouter The Divine Comedy qui présentait son 12ième album "Office Politics", sorti en juin.

Sur scène, deux portes "In" et "Out" et un bureau sur lequel est posé un ordinateur, cinq musiciens et des synthés, très présents dans ce dernier album où une électro un brin agressive illustre certains textes sarcastiques sur la déshumanisation du monde du travail. 

Neil Hannon avec sa belle voix grave, bien que légèrement enrhumé, porte beau en costume rouge pétard. Sur scène la bonne humeur et le second degré sont de mise. "Come on guys !" Neil Hannon invite le public français, "au silence, le plus impressionnant du monde" à manifester plus fort encore son plaisir d'être là. Car le plaisir est bien là même si les titres robotiques tels "The Synthesiser Service Centre Super Summer Sale" ou "Psychological evaluation" déboussolent un peu jusqu'à nous perdre carrément. On retrouve vite le talent mélodique de Neil Hannon qu'il soit lyrique ("When the working day is done", "I'm A Stranger Here", "Norman and Norma'...) ou rythmique ("Queue jumper", "You'll never work in this town again"...). Le tout complété par les incontournables "A lady of a certain age, "Absent friends", "National Express" ou "Come home Billy bird"...

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25 octobre 2019 5 25 /10 /octobre /2019 18:24

On peut être lassé de la recette d'écriture faite d'instantanés-clichés et de name-dropping, on peut avoir l'impression d'avoir déjà entendu ces mélodies, on peut ne pas être particulièrement fan du chanteur et passer un excellent moment au concert de Vincent Delerm.

Un piano à queue en centre scène sur fond d'écran géant. Un chanteur joueur qui manie parfaitement l'autodérision. Des sketchs-interludes, de l'humour, de l'impro, des surprises, des voix off, de l'émotion. L'envie de revoir La nuit américaine. L'hommage à Agnès Varda. La reprise de deux titres du premier album, l'Album qui excusera pour toujours le reste de la discographie. Puis Clotilde Hesme. Puis les vidéos minimalistes au design très épuré qui tapissent le fond de scène et capturent le chanteur. Puis, le bonheur de l'artiste. Et puis, le plaisir du public.

Photo : SophieCCN

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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 09:10

Michel Legrand  1932 - 2019

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 21:51

Sur scène huit musiciens dont quatre à cordes et un piano blanc pour Julien Clerc. Au dessus du piano sont suspendus des débris d'écrans (à moins que ça ne soient les voiles d'un bateau) sur lesquels sont projetées images et vidéos illustrant chaque chanson. Les lumières particulièrement soignées dessinent des paysages et épousent la cadence. La très belle scénographie de Ladislas Chollat habille avec élégance et énergie ce tour de chant qui fête 50 ans de carrière.

Julien Clerc, 70 ans, des allures de jeune homme, très classe, très souriant, grande voix

puissante, prend un plaisir évident à être là et prend le temps d'en profiter entre chaque titre. Son entrée seul en scène sur Utile créé l'émotion d'emblée. Puis, les tubes s’enchaînent, 25 environ, dans leur orchestration quasi d'origine. Du chef d'oeuvre Le Coeur Volcan, en passant par le nanar Mélissa, toutes ses périodes, de 1968 à son dernier album, dont il interprète quatre titres, ont leur place dans ce spectacle. La Californie, Let's the sunshine, Ce n'est rien, Si on chantait, Le patineur, Fais moi une place, Si j'étais elle, Femmes je vous aime, Partir, Le grand oiseau (d'Emilie Jolie), Si on chantait, Souffrir par toi n'est pas souffrir, Ma préférence, Double enfance,... et un hommage à son parrain de scène, Gilbert Bécaud, avec "C'est en septembre".

Et voilà trop vite passées, deux heures de concert enthousiasmant qui donne envie de remettre ça à la salle Pleyel les 16, 17 et 18 mars prochains.

Lire le compte-rendu du concert symphonique au Palais des Sports en juin 2012.

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 16:21
Barbara_Lily_Passion_Sanscrierart

En 1986, Barbara, accompagnée de Gérard Depardieu, triomphait sur scène avec sa comédie musicale Lily Passion. Lui, David, un beau blond, suit la tournée de Lily, la grande chanteuse. A chaque étape il est là et il assassine.

L'idée de cette création, qui s'avérera majeure dans la carrière de Barbara, a vu le jour en 1982, année où la dame en noire décide d'écrire une comédie musicale. En octobre 1985, Barbara entre en studio pour enregistrer les 11 titres de cette histoire où l'on devine à chaque mot la vie, les envies et les peurs de la chanteuse. Ces enregistrements studio, qui avaient été réalisés sans destin défini, ont très vite disparus, les chansons n'existant plus que sur un enregistrement Live de Lily Passion. En 2013, alors que Universal s'est lancé dans la numérisation de l'ensemble des masters de Barbara, les enregistrements studio réapparaissent miraculeusement.

A l'écoute, on est saisi par la clarté de la voix et la beauté des arrangements (écrits par William Sheller) entre emphase à cordes et retenue jazz. Mais toujours, la voix domine. On redécouvre avec un bonheur et une émotion toute nouvelle la beauté de ces chansons.

Le disque sera disponible dans les bacs dès le vendredi 6 octobre.

Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.

Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.

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9 juin 2017 5 09 /06 /juin /2017 13:35

Ce 8 juin, la scène de La Cigale est habillée de bleu Touareg et de la couleur ocre du sable. De grandes tentures souples pour décor et des pièces de tissus bleu pour accessoires, un soleil qui résonne sous les mains du musicien, Camille nous convie au coeur d'une nature sauvage et nue.

Deux percutionnistes, un claviériste et trois choristes accompagnent son chant et ses danses. L'artiste interpréte d'anciens morceaux dont Home, Ta douleur, Pâle septembre, Tout dit, Allez, Allez (Ici en vidéo réalisée lors du concert du 7 juin par Kéké) mais, ce concert est surtout dédié aux titres de son nouvel album Ouï où les percussions et le chant dominent. Le rythme et la polyphonie semblent n'avoir jamais été aussi présents que sur cet album. La virtuosité de la musicienne et de la chanteuse, l'énergie de la danseuse impressionnent cette fois encore et enflamment une salle composée d'un public certes conquis d'avance et qui ne boudera pas son plaisir jusqu'à la dernière seconde.

Si durant la première partie du concert la chanteuse échange peu avec son public, la seconde partie offre plusieurs occasions d'intéractions dont deux plus marquantes. Sur Seeds, la chanteuse accompagnée de ses musiciens, tambours autour de la taille, se faufile dans la petite fosse de la Cigale, fendant un public ravi. Puis, ce sera l'occasion pour certains de monter sur la scène et de chanter en chorale avec elle, un "solstice" en souvenir d'une désormais fameuse séquence avec le Président François Hollande. Deux heures de concert où l'impressionnant talent et l'exceptionnelle énergie de Camille emportent tout.

Lire le compte-rendu du concert de Camille à la Cigale en 2008

 

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 21:06

Le musicien et dessinateur de bande dessinée Hubert Mounier est décédé ce lundi.

Il avait égayé nos platines et postes de radio dans les années 80 - 90 avec son groupe l'Affaire Louis Trio et ensuite, avec un peu moins de succès mais toujours autant de talent, en solo.

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20 octobre 2015 2 20 /10 /octobre /2015 20:15
Emji au Café de la danse

Emji, toute récente lauréate du télé crochet "Nouvelle Star" recevait au Café de la Danse ce lundi soir.

Côté voix pas de surprise : Emji chante bien. Très bien. Mère nature lui a donné une très belle voix dont elle fait, dans la douceur comme dans la puissance, à peu près tout ce qu'elle veut. Un don qui la pousse parfois à quelques excès mais avec un tel bolide entre les mains difficile de résister à appuyer sur le champignon.

Côté répertoire pas de surprise non plus : Emji n'a pas de titres à la hauteur de l'attente. Les mélodies sont aseptisées, les arrangements sans originalité, les textes sans grâce. A mille lieux de l'esprit qu'elle portait à la Nouvelle Star et que les reprises de Toxic et Crazy in Love de ce soir nous font regretter encore un peu plus. Evidemment, se bâtir un bon répertoire est ce qu'il y a de plus difficile mais ici l'ensemble est dépourvu d'un ton, d'une signature, d'une personnalité alors que la chanteuse semble ne pas en manquer. C'est dommage, l'artiste méritait bien mieux. Le pire est sans doute que cela risque de ne plaire ni aux Inrock, ni à NRJ.

Peut-être l'album, qui sortira en janvier, recèlera-t-il un ou deux titres plus ambitieux ?

PS : En première partie Lise, une nymphette, très enthousiaste, qui propose une électro "Bontempi" et qui gagnerait à s'exporter à Tokyo où elle remporterait sans nul doute plus de succès que dans les salles parisiennes.

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10 juin 2015 3 10 /06 /juin /2015 08:48
Bjork à 360° : Stonemilker

Le nouveau clip de Bjork tiré de son dernier album "Vulnicura" rend hommage en 360° à la beauté de son île natale.

Pour voir le clip, connectez-vous sur le navigateur Google chrome et cliquez ici

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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 23:11

Carla-Bruni-www.zabouille.over-blog.com.jpgInvitation inattendue au Casino de Paris ce soir, me voici au concert de Carla Bruni. L'avantage quand on assiste à la prestation d'un artiste pour lequel on amasse les a priori négatifs, c'est que, si on s'oblige à jouer la carte de l'honnêteté, on peut se surprendre à être agréablement surpris. Donc, on oublie la première Dame, on  oublie Nicolas, on oublie les minauderies qui l'âge avançant deviennent insupportables et on se concentre sur le souvenir élogieux d'un premier album qu'on n'a plus écouté depuis longtemps.

A la découverte de la mise en scène, ça ne démarre pas très bien. Après une entrée en ombre chinoise un peu surannée, sur la jolie "Déranger les pierres", la chanteuse prend place loin du bord de la scène, derrière un arc de cercle de lumières posées au sol comme une mise à distance du public. Le décor fait de deux tapis et d'une incongrue bibliothèque, en ambiance cosy, ne convainc pas plus. Au fond, un écran sur lequel seront régulièrement projetées, en accompagnement des chansons, des vidéos sans doute voulues dans un style épuré, arborant la poésie de la simplicité, mais qui sonnent plutôt "vite fait, vite expédié". La simplicité, c'est compliqué. L'ensemble est habillé de façon très heureuse par une belle lumière. On sent chez la chanteuse une réelle volonté de casser la froideur naturelle qu'elle dégage par un comique de répétition plutôt distingué. Mais la fébrilité qui transpire, une fébrilité de débutante en scène, l'entraîne dans une tendance à la précipitation peu propice à l'intimité.

Malgré toutes ces imperfections, le talent transpire. Il faut bien se l'avouer l'artiste a une belle plume et le voile de sa voix grave lui confère un velours bien agréable. D'autant plus appréciable qu'en scène l'interprète révèle une justesse et une belle capacité à pousser sa voix. Cerise sur le gâteau, Carla Bruni qui joue de la guitare sur la plupart des titres est accompagnée d'un autre guitariste et d'un pianiste-trompettiste. Et cette petite formation propose sur la plupart des titres une orchestration relevée qui sort les titres du dernier album de leur mortelle fadeur. Alors évidemment, la reprise de "Si la photo est bonne" de Barbara n'est pas géniale car trop chantée et pas assez jouée (il y avait pourtant de quoi faire pour une femme de Président) et le "Douce France" en version Italienne n'a que peu d'intérêt, mais ce n'est pas très important. Au final, on est surpris d'être séduit.

PS : on remarquait dans le public une ambiance "fan club" assez inattendue ainsi que la présence de Danielle Thomson, Emmanuelle Seigner et Roman Polanski. On relève aussi les applaudissements et les acclamations provoquées par la chanson "Mon Raymond" et par la présence de Nicolas Sarkozy.

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15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 12:59

Dominique A, Elodie Frégé, Julien Doré, Benjamin Biolay, Joseph d'Anvers, Albin de la Simone, Florent Marchet..., un bien beau tableau de chasse.

 

Clip réalisé par Julie Gavras.

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 21:26

Le Studio 105 de Radio France accueillait ce lundi soir le concert organisé par France Inter et Deezer, regroupant 6 des nominés-révélations public et scène des 28e Victoires de la Musique. Les invités des organisateurs de la soirée et partenaires officiels de la remise de prix se partageaient les 220 fauteuils de cette salle à taille humaine et à l'acoustique impeccable.

 

C2C.jpg21h00, C2C ouvre le bal. Les 4 DJ nantais derrière leur platines jouent leur tube "Down the road" puis un second titre de leur album "Tetr4". Ces rois du scratching sont aussi vidéo-jockeys et proposent sur un écran placé devant leurs consoles  des images au graphisme chiadé parfaitement calées au rythme et aux mélodies répétitives de leur répertoire. Un effet hypnotique assez bluffant, sans doute encore plus efficace sur des murs d'images géants dans les grandes salles de concert.

Nommés dans les catégories Révélations Public, Révélations Scène, Album électronique et Vidéo-clip.

 

Suit le groupe Boulevard des Airs. Entre la Mano Negra et Tryo, ce groupe de Tarbes met illico le feu à la salle. Dommage que les deux morceaux interprétés se ressemblent autant. Structure quasi-identique, mélodies semblables ne donnent pas envie d' en découvrir plus.

Nommé dans la catégorie Révélations Scène.

 

Irma, l'artiste "My Major Company" de la soirée, entre en scène seule avec sa guitare et sa pédale sampler. Difficile d'occuper l'espace à la suite des 8 musiciens de Boulevard des Airs. Pourtant, ça marche. Malgré le trac évident et la pédale sampler qui plante, Irma impose ses deux titres et provoque une sympathie immédiatement.

Nommée dans la catégorie Révélations Public.  

 

Barbara Carlotti, mon poulain depuis 7 ans, investie la scène avec BC.jpgune belle brochette de musiciens. On s'étonne un peu de voir cette artiste, aux quatre albums et à la reconnaissance critique déjà bien installée, sélectionnée dans ces catégories "Révélations". Elle interprête deux titres de son nouvel album "L'amour, l'argent, le vent" dans une orchestration musclée qui ne met pas sa voix en valeur. Curieusement, cette artiste connue pour la qualité de ses concerts offre ce soir une prestation assez moyenne. Malgré tout, sans doute la plus douée de l'équipe avec l'étrange énergumène au nom de voiture qui lui succède.

Nommée dans les catégories Révélations Public et Révélations Scène.

 

rOVER.jpg

Rover donc, incontestablement ma révélation de l'année. Un peu dandy, un peu bucheron, pas mal Bowie, une voix troublante qui peu tout, des graves aux aigus, et des titres pop-rock aux mélodies lyriques. Sa performance scènique est bluffante à la hauteur de son album éponyme sorti l'année dernière. Rover impressionne sacrément.  A voir en concert au Trianon le 27 février et en tournée dans toute la France.

Nommé dans la catégorie Révélations Public.

 

 

Tal clôt la soirée. La présence de la seule vraie artiste populaire de la soirée, plebiscitée par les NRJ music Awards et habituée des ondes de Skyrock, surprend dans les studios de France Inter. Pas idiote, elle s'est mise au diapason. Petite robe noire et talons hauts, elle interpréte deux titres en version accoustique. Seule en scène, elle s'accompagne au piano sur son tube du moment et à la guitare sur son futur tube sans doute. Malgré ces sobres versions et sa jolie voix, tout cela sonne trés "ouech ouech" et ce n'est donc pas du tout à mon goût. Mais la prestation mérite largement le respect.

Nommée dans la catégorie Révélations Public et Album de musique urbaine.

 

Vous pouvez encore voter en ligne, jusqu'au jeudi 7 février 17h00, pour votre révélation préférée sur le site des victoires de la musique et écouter ces artistes sur deezer.

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 13:31

superbus2.jpgCe mardi 11 septembre, je me suis retrouvée un peu par hasard invitée au concert de Superbus à l'Olympia.

Pas vraiment au fait de la "Superbus discostory", j'apprends alors que Superbus compte déjà 10 ans de carrière et 5 albums dont un best of.  Mes souvenirs d'écoute à la radio  et mon désir de passer une bonne soirée m'encouragent à enfiler mon humeur d'ado de 16 ans.

Et effectivement, l'attitude du groupe et le charisme teenager de Jennifer Ayache confirment la cible.

Les titres aux textes indigents sur des mélodies pop orchestrées un peu rock, un peu ska, s'enchainent. C'est entrainant et, comme ce soir j'ai 16 ans, je m'éclate. Sauf dans de rares moments de lucidité où il faut se remotiver. Sans connaître les albums, mais identifiant quand mêmes cinq titres, j'ai l'étrange impression que les morceaux sont reproduits calibrés comme en studio. Bref, la prestation live du groupe n'impressionne pas vraiment. Mais on s'en fout, l'ambiance est bonne et, avec les copines, on s'amuse. C'est déjà pas si mal.

 

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15 novembre 2012 4 15 /11 /novembre /2012 17:47

bb.jpgDubitative.

Est-ce cet écho ou excés d'auto-tune rendant la voix assez insupportable sur de nombreux morceaux ?

Est-ce, dans la même lignée, les synthés trop présents ?

Est-ce les duos people qui n'apportent rien - à l'exception majeure d'Orelsan sur le peut-être meilleur titre de l'album ?

Est-ce une interprétation parfois surjouée ?

Pour la première fois depuis 10 ans, je reste dubitative à l'écoute d'un album de Benjamin Biolay.

Les mélodies sont toujours sympa mais les orchestrations et arrangements me font trop souvent mal aux oreilles comme la pochette me fait mal aux yeux.

 

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10 juin 2012 7 10 /06 /juin /2012 14:05

julien1.jpgJulien Clerc, après trois soirs au Palais des Congrès, une soirée à l'Opéra Garnier en avril et plusieurs dates en province, clôturait ce samedi une série de 10 concerts au Palais des Sports de Paris.

 

En première partie, Alex Beaupain, auteur-compositeur-interpréte français, révélé par le cinéaste Christophe Honoré dont il écrit toutes les BO. Il interprète 5 de ces titres, chansons bien écrites, un peu tristes, jolie voix et belle interprétation. La configuration minimale, Beaupain au piano/synthé accompagné d'une violoncelliste-chanteuse, ne facilite pas l'appropriation des mélodies mais le moment est agréable. Beaupain, en plus de disposer d'un talent certain, ne manque pas d'humour et sait mettre le public dans sa poche.

 

Julien Clerc lui succède seul au piano avec "Jaloux". Un couplet, un refrain, déjà repris par un public conquis d'avance, et le rideau se retire faisant apparaître 40 musiciens. 

S'enchaînent alors une vingtaine de titres issus des albums du chanteur de ses débuts jusqu'au dernier LP. La sélection fait la part belle aux amoureux des années Roda-Gil, aux admirateurs de Jean-Loup Dabadie. On se rappelle alors - pourquoi l'avait-on un peu oublié ? - que Julien Clerc est un très grand mélodiste et qu'il dispose d'un talent aussi grand pour dénicher les textes à la hauteur de ses compositions. Les arrangements réécrits pour l'orchestre symphonique amplifient le plaisir procuré. L'ensemble emporte un peu plus que ce à quoi on pouvait s'attendre.

On est impressionné par les qualités vocales du chanteur. Sa voix est puissante, parfaitement et immédiatement en place. Il est présent, énergique et visiblement très heureux d'être là.

Le travail sur les éclairages est soigné. L'orchestre est particulièrement mis en valeur soit en cadrage direct, soit en transparence derrière le rideau ou en ombres chinoises. Les musiciens et leurs instruments sont ici glorifiés.

Ainsi, tout à la fois, nos oreilles et nos yeux se réjouissent d'un si bon moment : deux heures avec Julien Clerc au meilleur de sa forme.

 

PS : on remarquait dans la salle Jean-Loup Dabadie et Maxime Leforestier visiblement ravis d'être là.

PS 2 : merci à Nathalie pour l'invit'.

 

 

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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 17:57

barbara-carlotti-l-amour-l-argent-le-vent.jpg

Barbara Carlotti publie son troisième album "L'Amour, l'Argent, le Vent".12 titres qui font la part belle au synthé et offrent des arrangements plus instrumentalisés. Un son moins épuré, moins pop chic, plus proche, sur certains titres, d'une certaine variété. Un album sans doute plus accessible qui pourrait agrandir l'auditoire.

Les textes sont majoritairement graves, laissant peu de place à l'ironie que Carlotti parsemait sur ses albums précédents. On y reconnait ses mots, sa plume et ses thèmes : l'amour, la séparation, l'ennui et l'argent. Donnez-moi de l'argent...

  "L'Amour, l'Argent, le Vent" est une œuvre très Carlottienne et à la fois toute différente. Barbara Carlotti évolue, propose autre chose en conservant ce qui fait sa marque : sa voix si particulière, un sens certain de la mélodie et une légère folie.

 

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 09:51

 

 

 

Quoi de plus triste que de voir partir les artistes qui ont accompagné nos vies depuis l'enfance, intemporels parce que là depuis toujours ?

La réponse bouleversante vient de nous éclater au coeur. La mort d'une artiste de 27 ans, talent rare, sensibilité à fleur de peau, personnalité unique, génie de la musique, auteur, compositeur, interprète d'exception, dont les deux premiers albums nous annonçaient tant de bonheur musicaux encore à venir.

Harcelée par les paparazzis, l'alcool, la drogue et un succès effrayant, Amy  Winehouse est décédée hier à l'age de 27 ans.

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10 novembre 2010 3 10 /11 /novembre /2010 15:04

ml.jpg

Ce dimanche soir, au show Case, Marc Lavoine était l'invité d'honneur d' Eugène Perma. Accompagné au piano par l'excellent Alain Lanty, il a offert 1 heure de concert dans lequel figurèrent en bonne place quelques uns de ses plus grands tubes et étrangement deux titres de Michel Delpech.

La voix bien en place, la présence assurée et amicale, le chanteur a su dans cette configuration plus qu'acoustique assurer l'ambiance et créé l'enthousiasme chez un public pas forcément acquis d'avance. Le public de coiffeur et coiffeuses ont repris en cœur, tel le premier fan club du chanteur, l'ensemble des titres. On peut en déduire que Marc Lavoine est un chanteur pour coiffeurs et coiffeuses ou plus sérieusement que Marc Lavoine est un chanteur populaire, de ceux dont on connaît par cœur, sans très bien savoir comment et sans déplaisir, tous les refrains et même certains couplets. Un bon moment donc.

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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 15:32

Camelia-Jordana-Non-non-non.jpgCamelia Jordana s'est exercée à la scène pendant 5 soirs au studio des Champs Elysées. Accompagnée par 5 musiciens dont Babx, elle a présenté l'ensemble des titres de son album avec une décontraction peut-être un peu feinte mais plutôt sympathique. Sans difficulté, elle a su sur les morceaux les plus rythmés entrainer le public à danser. Dans un autre genre, la reprise de Lettera de Babx  fut un des très bons moments du concert. La voix était bien là toujours un peu étrange et parfaitement en place.

Pour finir, Camilla Jordana a interprété en duo avec L. le titre que cette dernière lui a composé pour l'album, avant de lui laisser la scène le temps d'un titre ("Jalouse" encore et toujours...).


Pour un coup d'essai, c'était plutôt pas mal du tout.


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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 16:15

bb-copie.jpg Biolay qui bourre le Casino de Paris pour 4 soirs ce mois-ci et 2 en mai, c'est déjà un événement. Depuis 10 ans qu'on me jette des pierres voilà que je me sens moins seule.

En première partie, Alka Balbir. Une jolie brune, sur talons hauts sans grande présence scénique. Une jolie voix à la Elodie Frégé, des textes bien écrits mais mono thématique (la séparation), de jolies mélodies bien arrangées. Tout ça sent le Biolay. Tout ça se confirme, Alka Balbir nous annonce que toutes ces jolies chansons ont été écrites par BB. Ma voisine commente "il ne lui a pas laissé les meilleures..."

Les meilleures vont suivre. Sur scène, 6 musiciens et leur harpe, violoncelle, basse, guitare, batterie, thérémine, synthétiseur. Pour décor, des rideaux argentés supers réflecteurs des jeux de lumières
.
En entrée, quelques notes de harpe, Rainer Maria Rilke et la voix de Michel Aumont sur "Pour écrire un seul vers". Puis, Biolay en dandy rock tout de noir vétu, pose sa voix grave sans difficulté sur "Tout ça me tourmente". Le pied du micro en appuie, il est à la fois mobile et immobile. Un style hésitant qui s'affirmera largement dans le mouvement par la suite.
Chanson, hip-hop, pop 80 et arrangements de guitares rock se cotoient.
Les titres s'enchainent pour la majorité issus du dernier album (une bonne dizaine) plus 2 ou 3 de chacun des autres albums et une reprise de "Les séparés" de Julien Clerc, au piano entre "Ton héritage" qui définitivement fait son effet et "Nuages noirs" (générique du film "Clara et moi" jugée par Françoise Hardy comme la meilleure chanson de BB sans doute parce qu'on dirait du Françoise Hardy.
Biolay s'affirme comme interpréte. Peut-être dû à son travail au cinéma, son jeu  est très présent, ne se contentant plus de suivre les mélodies, il joue ses chansons et avec son public. Un public, à fond du début à la fin, qui tel un seul homme l'acclame comme demandait sur le refrain de "Padam". Le concert se termine sur "A l'Origine" dans une version de fin du monde avec reverb. et guitares saturées très surprenante et réussie. En rappel, devant la salle entièrement debout, au piano BB joue une version nouvelle de "Négatif" se terminant sur quelques notes de Gorillaz. Puis, les "Cerfs volants" et enfin le duo avec
Jeanne Cheral sur "Brandt Rhapsody".
En tout 2h00 de concert assez bluffantes.



PS : dans la salle, au balcon, Madame Deneuve Catherine accompagnée de François Ozon (beau comme un camion ou plutôt comme une jaguar). 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 21:47

Biolay a vraiment une tronche de petit con
Une tête à claques
Un regard méprisant
Des cheveux gras
Une grande gueule qui dégueule

Biolay a vraiment une tronche de petit con
mais Biolay il nous pond
un chef d'oeuvre tous les deux ans.

Alors la grande gueule qui dégueule
, les cheveux gras,
le regard méprisant et la tête à claques
 on va finir par trouver ça
Superbe






 
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4 juillet 2009 6 04 /07 /juillet /2009 13:26

Ce mercredi 1er juillet, la fournaise Le Bataclan, 45° degrés au thermomètre (une habitude qui suffirait à nous faire fuir cette salle infréquentable les jours d'été) accueillait Régina Spektor, son batteur, son violoniste, son violoncelliste et c'est tout. Petite formation bien suffisante, tant l'artiste, sa voix et son piano suffisent à occuper l'espace sonore. Pour l'espace scénique c'est un peu différent, le piano ne favorisant pas la mobilité...
Reggie Watts, human beatbox New-Yorkais qui maîtrise de façon impressionnante l'usage du sampler, a assuré la première partie. Au début, c'est assez enthousiasmant et finalement assez lassant.


Régina Spektor a suivi rapidement et a présenté l'essentiel des titres du dernier album dont 2-3 perles qui sortent largement du lot, ainsi que les incontournables des albums précedents dont "Après-moi" seule au piano.

Visiblement touchée par l'accueil exalté que lui a réservé la salle et notamment les 5 premiers rangs occupés par les fans absolus (qui pourra m'expliquer pourquoi les fans crient et applaudissent à chaque poussée vocale comme s'il s'agissait de battre le record du 100mètres ?), Régina Spektor instaure dés les premières secondes une complicité de bons vieux camarades. L'ambiance est excellente même si tout le monde souffre de la chaleur, l'artiste la première qui liquéfiée invoquera la pluie, une douche, et bien sur le déluge

1h30 de concert, dont 1 rappel évidemment programmé, c'est un peu court pour une artiste qui a déjà 3 albums à son actif ( 5 si on ajoute les 2 albums auto-produit) mais la chaleur infernale n'a sans doute pas plaidé en notre faveur.


On retiendra de ce concert le piano que Régina Spektor joue en virtuose, sa formation classique transpirant dans la construction de ses compositions et son goût des orchestrations soignées (à écouter sur les albums), la voix assez impressionnante, le sourire XXL.

On remarquera aussi les fans trop "fans" qui gâchent toujours un peu le plaisir des autres, une configuration "debout" pas du tout adaptée à ce genre de concert "récital", et une nouvelle fois la chaleur étouffante du Bataclan.

Malgré tout, Régina Spektor a su être à la hauteur de nos attentes dans un environnement plutôt hostile à notre confort d'écoute.


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4 avril 2009 6 04 /04 /avril /2009 16:05


La magie Von Poehl opérant une fois de plus, c'est après trois rappels debout que le public enchanté a concédé à quitter les lieux.
Il faut dire qu'il est difficile de résister aux mélodies du blond suédois qui, comme pour chaque concert, a réorchestré plus rock ses titres. Et pour le coup, ça cogne sacrement.
Très vite les fourmis viennent dans les jambes et l'envie irrépressible de bouger se fait sentir. Manque de chance et incongruité de la soirée, la Cigale est en configuration assise ce soir-là... On se contentera donc d'écouter sagement ou presque.
Von Poehl ouvre le concert seul à la guitare avec un nouveau titre qui ne figure sur aucun des deux albums : 28 paradise. Et la grâce est là, la voix bien en place, le sourire xxl. Puis, les cinq musiciens multi-instrumentistes entrent en scène. (clavier, basse, saxo, clarinette, mélodica, harmonica, batterie, violoncelle, guitare électrique, guitare classique). Pour une fois la batterie est au devant de la scène sur le côté droit, on peut admirer le punch du batteur. Les titres du premier et du deuxième album se succèdent. Von Poehl nous parle avec son français parfumé d'accent suédois. Hésitant, un peu timide et drôle. Déjà le premier rappel avec sa douce et tendre Marie Modiano plus en voix que les dernières fois que j'ai pu l'écouter. Le public se lève enfin pour finir le concert debout et profiter en rythme des dernières chansons.



En première partie : Fredo Viola, le buzz du moment. Très jolie voix mais des mélodies trop pauvres pour moi.

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