SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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20 mars 2021 6 20 /03 /mars /2021 17:54

A Brive, Emma et Anaïs, deux jeunes filles de 13 ans que tout oppose, milieu social, niveau scolaire, gestion émotionnelle, sont amies. Le documentaire les suit pendant 5 ans dans leurs études, leurs vies de famille, leurs amours, leurs amitiés.

Pendant 2h05, les séquences se succèdent sans commentaires, sans contextualisation ou témoignages directs des deux jeunes filles. Si cela fonctionne à peu près avec Emma qui semble avoir une vie assez linéaire, le processus pêche à dessiner le portrait d'Anais qui fait face à une vie plus complexe et plus riche. On aurait aimé la suivre avec plus d'attention.

Adolescentes vient de recevoir le César du meilleur documentaire.

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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 16:20

Vladimir annule la semaine de vacances prévue avec Antoinette, sa maîtresse. Il part en randonnée dans les Cévennes avec femme et enfant. Antoinette décide d'aller le retrouver.

Ce sympathique road movie, dans les beaux paysages cevenols, propose un scénario qui se cale sur le rythme de Patrick, l'âne qui accompagne l'héroïne : lent. Les scènes fantasques qui parsèment le film valent surtout pour la prestation de Laure Calamy, confondante de naïveté et de drôlerie.

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7 février 2021 7 07 /02 /février /2021 14:53

De nos jours, en Iran, Maryam est condamnée à mort pour le meurtre de Nasser, son mari. Elle participe à une émission de télé-réalité pour demander le pardon de Mona, la fille de Nasser, la seule à pouvoir annuler sa pendaison.

Yalda, la nuit du pardon est inspirée de l'émission de télé-réalité iranienne "Lune de miel". La loi du talion, le prix du sang, le mariage temporaire... sont au centre du film dont l'intérêt premier réside dans l'indignité qu'un tel show télévisé est pu exister (il a été supprimé depuis). 

Malgré ses bonnes intentions, Massoud Bakshi développe un scénario alambiqué dans une mise en scène brouillonne et frôle parfois le mauvais goût qu'il semble pourtant vouloir dénoncer. Le dessin de ses protagonistes est fait à gros traits, le poids des traditions et des inégalités sociales survolés.

Passé l'effet saisissant du contexte télévisuel, le film ne parvient pas à donner à sa dénonciation la dignité attendue. 

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 16:45

En 1992, Gabriel, 10 ans, vit au Burundi avec sa petite soeur Ana, sa mère rwandaise, son père français. Son enfance heureuse et favorisée va basculer dans le drame familiale et l'horreur de la guerre.

Eric Barbier adapte le roman de Gael Faye qui s'est inspiré de sa propre histoire pour raconter la guerre civile au Burundi et le génocide au Rwanda. Sans faire de son film un témoignage historique, le réalisateur parvient à décrire l'effroyable contexte de ce récit intime. Il saisie l'insouciance de l'enfance, ses joies simples, son paradis bientôt perdu et le basculement dans  le chaos et la perte violente de l'innocence. Le film est porté par le talent du jeune Djibril Vancoppenolle parfaitement entouré de Jean-Paul Rouve, Isabelle Kabano et la jeune Dayla De Medina.

La folie des hommes et l'immobilisme de l'Europe  vus à hauteur d'enfants, portent plus encore le visage de crime contre l'humanité.

Sortie en salle : 28 août 2020

Disponible en VOD

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 20:31

En Pologne, en  1949, Wiktor, musicien, dirige une troupe de chants et de danses folkloriques et tombe amoureux de Zula une des chanteuses. Quand l'Etat impose au groupe de porter la bonne parole du parti lors d'une tournée européenne, Wiktor tente de convaincre Zula de fuir à l'ouest.

Cold war,  guerre froide entre l'Est et l'Ouest, entre Wiktor et Zula. Dans un format 4/3, en noir et blanc, la réalisation soigne particulièrement l'esthétique au point de prendre le dessus sur un scénario un peu faible qui offre toutefois quelques beaux moments.

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23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 16:20

Jean, universitaire, gère quelques contrariétés familiales. Il est nommé ministre de la famille.

Le casting 4 étoiles positionnait le film sous les meilleurs hospices. C'était sans compter sur un scénario assez vide qui ne remplit même pas une tranche de vie. On passe son temps à attendre qu'il se passe vraiment quelque chose, que le film adopte au moins un ton goguenard, humoristique ou dramatique. Mais cela ne fonctionne pas. Vient le moment où l'on cherche à comprendre pourquoi la mayonnaise ne prend pas. Les comédiens, qui n'ont pourtant plus à prouver leurs qualités, sonnent régulièrement faux, piégés par des dialogues sans rythme.

 

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19 avril 2020 7 19 /04 /avril /2020 15:53

Stéphane, restaurateur au pays basque, s'évade en échangeant sur Instagram avec Soo une jeune Coréenne. Sur un coup de tête, il prend l'avion pour la rejoindre.

La première partie qui sert de mise en place est assez classique, ni bien, ni mal. La dernière partie, à une scène près, mal exploitée, est totalement ratée. 

Entre les deux un film existe, avec un vrai point de vue, étrange, dans un esprit à la Last in Translation. Chabat cabotine toujours un peu trop de la même façon mais ça fonctionne grâce au personnage principal, immense et spectaculaire : l'aéroport d'Incheon, ville dans la ville.

Dommage, avec une intro et une conclusion un peu soignées ça aurait pu être bien.

 

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18 avril 2020 6 18 /04 /avril /2020 14:59

Max visionne 25 ans de vidéos personnelles souvenirs de son adolescence, de ses amis, de ses parents, de sa jeune vie d'adulte...

Sur le papier, le projet séduit par son originalité. Le premier quart d'heure est  fidèle à la promesse mais très vite on doute de la présence d'un scénario, si ce n'est une faible histoire d'amour. Les 50 premières minutes enchaînent des séquences bien foutues en mode VHS, sans intérêt particulier, mais sympathiques, car semblables à celles qu'on a pu tourner nous-mêmes.

Puis, Max Boublil apparaît, et disparaît le peu de charme du film. Un semblant de scénario se dessine sous forme d'une succession de sketchs qui ne séduiront que les fans de Max Boublil.

 

 

 

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 19:39

Cédric Saint-Guerande, présentateur vedette du 20h est en passe d'être déboulonné par le nouveau président de La Grande Chaîne.

Michel Denisot, qui a pourtant tenu quasiment tous les postes dans les chaines de télévision, du plus bas de l'échelle au plus haut, ne fait qu'aligner les clichés. Aucun regard nouveau, aucune créativité, aucune surprise, aucune réflexion dans sa comédie au vitriol, si caricaturale que tout un chacun aurait pu l'imaginer. Cerise sur le gâteau, le premier rôle est tenu par le roi de la caricature, caricature lui-même, Franck Dubosc.

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 18:03

Après Jeannette, l'enfance de Jeanne d'Arc, adaptation de la première partie du triptyque de Charles Peguy, Bruno Dumont adapte ici les deux dernières parties.

Si Jeannette, l'enfance de Jeanne d'Arc, était rendu totalement indigeste par la musique de Igorrr, dont on se demande encore ce qu'on lui avait fait pour mériter cela, Jeanne renferme une beauté étrange qui n'apparaît pas aux premières minutes mais nous gagne petit à petit.

La grâce de Lise Leplat Prudhomme, enfant de 10 ans, au regard indocile et au menton fier, la douleur que portent la très belle musique et le chant de Christophe, le décalage de certains décors, les mélanges de tons entre acteurs professionnels et amateurs, tout, même le plus incongru, participe à faire de cet Objet Filmique Totalement Identifié comme une création du singulier Bruno Dumont, une oeuvre intrigante et belle.

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 16:43

À Naples, au début du XXe siècle, un jeune marin, Martin Eden fait la rencontre d’une demoiselle bourgeoise dont il tombe amoureux. Pour se hisser à son niveau d'éducation et à celui de sa famille, il se passionne pour la littérature et la philosophie, sans espère t-il trahir ses origines.

Pietro Marcello adapte le livre de Jack London en Italie et relève le défi du romanesque. Il nous emporte dans cette ascension pas à pas, enchaînant les défaites, les humiliations  et les résignations. Luca Marinelli est un parfait Martin Eden qui ne ménage pas son énergie et son enthousiasme pour s'élever à la hauteur de celle qu'il aime et qui, arrivé au sommet, n'en récolte qu'amertume. Amertume face à la trahison de ses origines, à la vacuité de la richesse, la solitude de la célébrité.

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15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 16:53

L'affaire Dreyfus racontée du point de vue du colonel Picquart qui enquêta, mis sa carrière et sa vie en danger pour faire éclater la vérité.

Polanski convoque un impressionnant casting pour conter l'un des plus grands scandales du XXe siècle. Jean Dujardin impérial dans le rôle du colonel Picquart est entouré de Melvil Poupaut, Gregory Gadebois, Emmanuelle Seigner, Mathieu Amalric, Vincent Perez, Damien Bonnard, Louis Garrel, Wladimir Yordanoff et une partie de la troupe de la Comédie Française, Hervé Pierre, Denis Podalides, Eric Ruff, Bruno Raffaelli, Laurent Stocker, Didier Sandre.

Ce casting 4 étoiles sert parfaitement le récit qui met à distance le célèbre rôle joué par Zola et rend à Piquart l'honneur qui lui est dû. La fluidité du scénario, l'élégance de la mise en scène font de ce "J'accuse" un très bon film, un peu trop sage et classique pour être le chef d'oeuvre plébiscité par la presse et certainement pas le meilleur Polanski.

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 16:40

 

 

Alice Heimann, jeune et brillante normalienne, est embauchée à la mairie de Lyon pour aider le maire à retrouver le goût d'avoir des idées.

Le film séduit par le duo composé par Fabrice Lucchini et Anaïs Demoustier. Il intrigue dans sa première partie par la frénésie qui agite le pouvoir et le contraste avec le détachement de la jeune philosophe. Malheureusement, le récit tourne rapidement à vide et le charme de ses interprètes peine à nous garder en éveil.

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21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 19:06

Pierre, à 25 ans, a racheté la ferme familiale. Les années passant les exigences et les méthodes de travail de l'agriculture se durcissent.

Edouard Bergeron raconte ici l'histoire de son père qui s'est battu avec la rage du désespoir pour sauver son domaine. Ce récit, démonstration de l'extrême dureté du métier, est aussi un hommage à tous les agriculteurs, à leurs conjoints et à leurs enfants. Bergeron dessine notamment un très beau portrait de sa mère, interprétée par Veerle Baetens, impressionnante. Anthony Bajon, magnifique jeune comédien, est parfait dans le rôle du fils, entre fraicheur de son âge et maturité accélérée par son environnement.

Si le film pêche un peu dans son rythme et sa créativité formelle, il touche par l'intensité émotionnelle de ce qu'il décrit.

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31 décembre 2019 2 31 /12 /décembre /2019 16:25

En 1999, dans les Ardennes belges, Antoine, 12 ans, vit seul avec sa mère. Un jour, dans un geste de colère, il tue le petit Rémi.

Boukrief adapte le livre de Pierre Lemaitre plus ou moins fidèlement. Son récit reste en surface en laissant de côté toute psychologie des personnages. Tout est conté à grandes enjambées sans la moindre finesse, reduisant les motivations et enjeux des protagonistes à peau de chagrin.

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5 décembre 2019 4 05 /12 /décembre /2019 16:50

Samia prend un poste de CPE dans un collège dit "difficile" de Seine Saint-Denis. La vie scolaire prend place.

Ce portrait de la vie d'un collège de banlieue compliquée est parfaitement porté par ses comédiens, jeunes et adultes, tels Zita Hanrot et Liam Pierron. C'est essentiellement leur talent et leur énergie qui donnent son intérêt au film qui bien que sympathique n'offre qu'un scénario sans originalité si ce n'est sa conclusion un peu plombante.

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 15:50

Les Crawley reçoivent le roi et la reine en villégiature dans le Yorkshire. Cette visite va mettre le château en ébullition.

Il faut vraiment être très fan de la série pour apprécier cette version cinéma à la mise en place poussive et aux nombreuses scènes  lourdement démonstratives et aux dialogues ringards. Le plaisir prit à retrouver les personnages, maîtres et valets, s'essoufle vite face à cette intrigue de faible catégorie.

Une question demeure : pourquoi présenter cela au cinéma ?

 

 

 

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 15:00

L'avis d'une tout à fait non-spécialiste des Marvel :

Spiderman Far from home est un film qui parle d'adolescents et s'adresse essentiellement aux adolescents. 🤓

Cela reste assez drôle 😂, visuellement bien foutu 🤩, affreusement bavard 😴 et très instructif : Iron Man est semble t-il décédé dans un épisode précédent 😱

2h10 c'est quand même très long.

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 19:40

Heloise, mère de trois enfants, voit l'heure du départ de la petite dernière arriver.

Difficile de se passionner pour cette histoire  centrée sur les nombrils d'une ado. pourrie-gâtée et de sa mère hystérique. La pauvreté du récit, la platitude des dialogues, l'absence de profondeur des personnages, le milieu parisien-frique, la vulgarité de l'ensemble affligent. Même l'immense talent de Sandrine Kiberlain semble atteint par la médiocrité générale.

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15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 14:32

Le film a pour seul intérêt la présence de Jean-Louis Trintignant et d'Anouk Aimé.

Pour le reste, aucune heureuse surprise. Lelouch s'appuie largement sur son film "Un homme et une femme" dont il reprend de nombreux et longs extraits t fait joujou avec ses deux comédiens.

Il présente un scénario niais et sans , des dialogues ineptes, des seconds rôles en roue libre, une musique envahissante, une réalisation sans créativité et globalement beaucoup de lourdeurs.

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11 septembre 2019 3 11 /09 /septembre /2019 14:18

Suite à une allergie au botox, Julie comédienne demande à Laurette, son sosie, de la remplacer sur son prochain tournage.

Mathilde Seigner est parfaite, dans le double ôle de la comédienne intello, très inspirée physiquement par Isabelle Huppert, et celui de la coiffeuse, pas trop caricaturale. Sa composition, nous fait presque oublier qu'elle n'est qu'une. Grâce à cette interprétation et à des seconds rôles à la hauteur, la première heure se regarde sans déplaisir. L'installation des différents personnages et du propos central du film se fait de façon fluide, l'ensemble est sympathique. Malheureusement, les 35 minutes suivantes démentent cette bonne impression. Le récit s'enlise. La réalisatrice semble ne pas savoir comment développer et clôturer son histoire. La légèreté contrôlée de la première heure laisse place à une succession de scènes idiotes, au propos pseudo psychologique à peu de frais. De film gentillet "Ni une, ni deux" passe en mode film raté.

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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 19:52

Après avoir tenu des propos homophobes,  Mathias Legoff, vice champion du monde de natation, est contraint d'entrainer une équipe de water-polo gay.

On reste sans voix devant ce film au scénario d'une pauvreté abyssale, aux dialogues affligeants, aux personnages caricaturaux, aux plaisanteries ringardes et à la mise en scène sans imagination. Cerise sur le gâteau, les interprètes sont en roue libre, ajoutant au sentiment que tout sonne faux dans ce film bas de gamme.

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29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 15:54

Marchand et talentueux réparateur de bicyclette, Raoul Taburin n'a jamais su faire de vélo. Il garde ce lourd secret depuis l'enfance jusqu'à l'arrivée dans le village d''un photographe.

Pierre Godeau adapte sans fioritures la bande dessinée de Sempe et nous conte gentiment cette histoire très bien servie par Benoît Poelvoorde, Edouard Baer et Suzanne Clément.

Un film charmant, qui ne fait de mal à personne mais qui ne revolutionnera pas l'histoire du cinéma.

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:06

En classe de terminale, Raphaël, apprenti écrivain, et Olivia, apprentie pianiste, tombent amoureux. Les années passent, Raphaël devient un écrivain célèbre tandis qu'Olivia donne des cours de piano.

Hugo Gélin propulse son héros dans un autre espace temps. Ce traitement "fantastique" à la base de l'histoire est rapidement délaissé au profit de la comédie sentimentale. C'est dommage, on imagine avec regret ce qui aurait pu être développé.

Malgré tout, le film se regarde sans déplaisir grâce aux potentiels sympathie de François Civil, Joséphine Japy et Benjamin Lavergne tous les trois très justes.

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 16:24

A la fin du XIXe siècle, dans la  Drôme, Joseph Ferdinand Cheval, facteur, décide de bâtir un palais pour sa fille Alice.

Il y a de bons comédiens, une volonté de bien faire et pourtant tout sonne faux dans ce film. Tout manque de finesse, tout est surligné à l'extrême, dialogues, bruitages, accompagnement musical, jeu des comédiens, mise en scène,... jusqu'au récit d'une lourdeur extrême.

Le portrait de ce personnage étrange, artiste et architecte inconscient de son génie, manque cruellement de souffle et de poésie.

 

 

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