Sheeta tombe du ciel dans les bras de Pazu, un enfant qui travaille à la mine. Ils ont tous deux un point commun : l'île de Laputa.
Dans ce troisième long métrage de Miyazaki et première production du studio Ghibli, on trouve déjà toutes les figures qui habiteront l'ensemble de son œuvre : l'enfant héros, le méchant drôle et repenti, la personne âgée mémoire du passé, les machines volantes, la nature reine agressée...
Le récit riche et inventif, peut-être un peu trop long, est inspiré d’un passage des Voyages de Gulliver, de Swift.
Date de sortie en salle au Japon : 1986, en France : 2003
1986, les étudiants manifestent contre la loi Devaquet. La nuit du 5 au 6 décembre, Malik Oussekine, 22 ans, alors qu'il rentre chez lui après un concert de jazz,, meurt sous les coups des policiers voltigeurs mis en place par Pasqua. Cette même nuit, Abdel Benyahia, 19 ans, alors qu'il tente de faire cesser une bagarre, est tué par balle par un policier ivre.
Qui était né en 1986 a été marqué par la mort de Malik Oussekine. Peut-être un peu moins par celle d'Abdel Benyahia. En cela, le film est important.
Il l'est aussi dans son rappel des faits et sa description du comportement de l'institution policière face à ces deux assassinats. Le film trouve le ton juste entre documentaire et incarnation de la douleur et du combat des familles. Bouchareb donne corps à l'effroi et à l'émotion dans un récit resserré, mis en images dans une photographie au dégradé de gris et au grain proche des images de l'époque. Les images d'archives confirment cruellement l'injustice de ces deux morts et l'ignominie des politiques de droite comme de gauche. Le chagrin et l'incompréhension des familles des deux jeunes hommes sont eux délicatement portés par Samir Guesmi, Reda Kateb, Lyna Khoudri et Lais Salameh.
Le peloton des voltigeurs dissout suite à la mort de Malik Oussekine a été réactivé en 2018 lors des manifestations des gilets jaunes sous le nom de B.R.A.V motorisée.
La communauté territoriale veut racheter le terrain et la maison, fermée depuis 1944, qui appartenait à Adèle Meunier et a lancé une identification de ses descendants. Ceux ci se découvrent et découvre leur ancêtre.
Klapisch nous invitent à suivre simultanément, de nos jours, les descendants - un jeune créateur de contenus digitaux, un prof de français proche de la retraite, un apiculteur et une ingénieure - et, en 1895, leur jeune ancêtre.
Il est ici sujet d'héritage et de transmission. C'est sympathique mais un peu décousu et surtout d'une grande lourdeur. La double narration ne fonctionne pas du tout. Le pire se trouve dans la séquence où le 21e siècle se déplace en 1895. Il n'y a aucune poésie, aucune émotion. De plus, on ne comprend pas bien l'intérêt de ce scénario.
Le casting est pourtant de qualité (Suzanne Lindon, Paul Kircher, Abraham Wapler, Vassili Schneider, Vincent Macaigne, Julia Piaton, Zinedine Soualem, Sarah Giraudeau...), particulièrement Cécile de France qui est excellente en directrice de musée..
A Téhéran en 2022, Iman vient d'être nommé juge d'instruction pour la plus grande joie de Najmeh, sa femme et de Rezvan et Sana, ses filles. Cette nouvelle situation lui promet un logement de fonction spacieux, lui impose des consignes drastiques de prudence pour sa famille et l'oblige à piétiner ses principes.de justice. Quand un grand mouvement de protestation populaire se lève, Iman est contraint de multiplier les condamnations alors que ses filles défendent le mouvement. Najmeh est prise entre deux feux.
Le réalisateur décrit le déchirement du peuple iranien à travers celui d'une famille. La violence de la répression de la dictature sur sa jeunesse et les femmes divise Iman, ses filles et Najmeh sa femme. Mêlant à son récit des vidéos postées sur les réseaux pendant la révolte Femme, Vie, Liberté, la démonstration de Mohammad Rasoulof est implacable. Tourné clandestinement, en grande majorité dans le huis clos de l'appartement familial, le film transmet parfaitement la sensation d'enfermement, la mécanique du piège de la suspicion qui se referme sur cette famille comme sur le peuple iranien et la manipulation par la peur qui aide le poison de l'endoctrinement à agir plus encore.
Les comédiennes, Masha Rostami, Setareh Maleki, Soheila Golestani, et le comédien Misagh Zare, sont excellents.
Mohammad Rasoulof, condamné à plusieurs reprises par le régime iranien, est réfugié en Allemagne pour échapper à sa dernière condamnation à 8 ans de prison.
Christian Robinson est persuadé que le trésor de Kheops a été rapporté en France par Napoléon lors de la campagne d'Égypte. Il se lance dans des recherches sur les traces de Dominique Vivant Denon, premier directeur du Louvre.
Pour sa première réalisation, Barbara Schultz se lance dans un film entre aventure et comédie. C'était sans doute trop ambitieux. C'est deux genres cinématographiques nécessitent une réalisation d'une grande précision que la comédienne ne maîtrise pas. La caméra n'est jamais au bon endroit. Le montage ne brille pas non plus par son efficacité.
Si le récit semble historiquement assez précis, le scénario s'égare entre quête des héros, interventions des méchants et rancoeurs familiales.