SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 21:32

Novembre 2003, les USA ont mis fin au règne de Saddam Hussein et ont envahie l'Irak. A Bagdad, Mushin Kadr al-Khafadji, policier, est recruté par la coalition.

A travers ce personnage au passé aussi trouble que douloureux, Stephen Butchard, scénariste et Elliot Colla, auteur du roman originel, dessinent un thriller-historico-politique haletant. Les spécialistes du moyen-orient y trouveront peut-être quelques raccourcis grossiers, les autres s'attacheront à ce père de famille qui compose comme il peut avec les régimes politiques auquels lui et son pays sont soumis. Waleed Zuaiter dans le rôle principal est parfait, soutenu par un casting excellent.

6 épisodes à voir par lot de 3 sur Arte les jeudi 8 et 15 avril ou à volonté sur arte.tv. 

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7 avril 2021 3 07 /04 /avril /2021 19:59

Catherine Deneuve fait son retour là où on ne l'attendait pas : dans une pub pour Le Bon Coin. Le site de petites annonces fête ainsi ses 15 ans et Catherine Deneuve y expose sa passion pour les poules.

Une pub réalisée par Eric Lartigau, sur un script simple avec juste ce qu'il faut de décalage et d'autodérision pour que ce soit élégant et drôle, à l'image de la grande Catherine.

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25 mars 2021 4 25 /03 /mars /2021 19:41

Le passionné et passionnant Bertrand Tavernier est parti aujourd'hui. A 79 ans, il nous laisse une imposante filmographie, tant par le nombre de films réalisés que par leur qualité, une liste impressionnante que l'on serait tenté de publier simplement parce qu'elle suffit à dire le talent du cinéaste.

Ainsi, en 1974, il signe pour son premier film un classique, L'Horloger de Saint-Paul, avec l'immense Philippe Noiret et traite de la filiation, un de ses sujets fétiches que l'on retrouve notamment dans Daddy Nostalgie et dans le chef d'oeuvre, sommet de mélancolie, Un dimanche à la campagne, adaptation du magnifique livre de Pierre Bost "Monsieur Lamiral va bientôt mourir".

Observateur attentionné de notre société, célébrant la bonté des uns et dénonçant les travers des autres, il signe avec la fiction L627, un presque documentaire précis sur une brigade de police, avec L'Appât, une dénonciation de la banalisation de la violence, dans La mort en direct, celle de la société du spectacle (en 1980, bien avant l'arrivée de la télé réalité en France), dans Coup de torchon, celle du racisme et de sa bêtise, avec Holy Lola, les difficultés de l'adoption, dans Ca commence aujourd'hui, il salue l'abnégation des "maîtres" instituteurs face à la misère sociale. Il aimait filmer les gens au travail. Ses personnages, quelque soit l'histoire dans laquelle ils sont plongés, ont un métier, horloger, instituteur, policier, ouvrier, artisan..., qu'il met en scène avec précision. Dans Quai d'Orsay, il dessine de façon très drôle très documentée, la vie d'un ministère (celui de De Villepin) et l'effervescence du travail des conseillers et des secrétaires.

Tout terrain, il s'est aussi promené du côté des films historiques. En costumes d'époque, La princesse de Montpensier, Que la fête commence, La fille de d'Artagnan, La passion Béatrice, dans notre Histoire plus contemporaine, La vie et rien d'autre, Capitaine Conan, Laissez-passer.

Il a aussi célébré deux de ces passions, le jazz dans Autour de minuit et le cinéma américain mettant en scène Tommy Lee Jones himself dans Dans les brumes électriques.

Cet amoureux du cinéma, qui débuta comme attaché de presse et journaliste dans les revues spécialisées pour devenir des années plus tard le Président de l'Institut Lumière, était aussi un formidable conteur de l'histoire du 7e art. En 2016, son dernier long-métrage a pris la forme d'un documentaire. Avec Voyage à travers le cinéma français, Bertrand Tavernier nous invite dans une partie de son panthéon du cinéma français. Trois heures de ballade émouvante et drôle que les commentaires du cinéaste rendent hypnotique. Il poursuivra le voyage en 2018, sur Arte, avec 8 épisodes, lui permettant de présenter d'autres réalisateurs, comédiens et musiciens qui ont enchanté sa vie de spectateur.

Un partage de passion porté par sa générosité et son goût de la transmission.

 

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12 mars 2021 5 12 /03 /mars /2021 20:12

Meilleur espoir feminin : Fathia Youssouf dans Mignonnes

Meilleur espoir masculin : Jean-Pascal Zadi dans Tout simplement noir

Meilleur premier film : Deux de Filippo Meneghetti

Meilleur court-métrage : Qu'importe si les bêtes meurent de Sofia Alaoui

Meilleurs décors : Carlos Conti pour Adieu les cons

César des lycéens : Adieu les cons d'Albert Dupontel

Meilleur film d'animation de Court métrage L'heure de l'ours d'Agnès Patron / de Long métrage : Josef de Aurel

Meilleur film documentaire : Adolescentes de Sébastien Lifshitz

Meilleure photographie : Alexis Havyrchine pour  Adieu les cons

Meilleur son : Adolescentes

Meilleurs costumes : Madeline Fontaine pour La bonne épouse 

Meilleur scénario : Albert Dupontel pour Adieu les cons

Meilleur montage : Tina Baz pour Adolescentes

Meilleure adaptation : Stéphane Desmoustier pour La fille aux bracelet

Meilleure musique : Rone pour La nuit venue

Meilleur comédien dans un second rôle : Nicolas Marié dans Adieu les cons

Meilleure comédienne dans un second rôle : Emilie Dequenne dans Les choses qu'on dit, les choses qu'on fait

Meilleur film étranger : Drunk de Thomas Vinterberg

César d'honneur posthume : Jean-Pierre Bacry

Meilleur comédien : Sami Bouajila pour Un fils

Meilleure comédienne : Laure Calamy dans Antoinette dans les Cévennes 

Meilleur  réalisateur : Albert Dupontel pour Adieu les cons

Meilleur film : Adieu les cons d'Albert Dupontel

 

 

 

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9 mars 2021 2 09 /03 /mars /2021 20:12
Soutenons nos artistes

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7 mars 2021 7 07 /03 /mars /2021 21:56

La société MK2 ouvre, boulevard Diderot à Paris, au-dessus du cinéma, un hôtel d'un concept unique. Chaque chambre, véritable espace privé de projection, dispose d'un écran géant, les suites, d'une salle de projection et le toit terrasse d'un cinéma en plein air.

 

Plusieurs artistes dont Christian Boltanski et Woodkid ont participé au projet. JR a réalisé deux fresques visibles depuis l'hôtel. L'une, hommage à Charlie Chaplin, l'autre à Harold Loyd.

JR, deux fresques à l'hôtel MK2-Paradiso
JR, deux fresques à l'hôtel MK2-Paradiso
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14 février 2021 7 14 /02 /février /2021 16:20

Vladimir annule la semaine de vacances prévue avec Antoinette, sa maîtresse. Il part en randonnée dans les Cévennes avec femme et enfant. Antoinette décide d'aller le retrouver.

Ce sympathique road movie, dans les beaux paysages cevenols, propose un scénario qui se cale sur le rythme de Patrick, l'âne qui accompagne l'héroïne : lent. Les scènes fantasques qui parsèment le film valent surtout pour la prestation de Laure Calamy, confondante de naïveté et de drôlerie.

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7 février 2021 7 07 /02 /février /2021 14:53

De nos jours, en Iran, Maryam est condamnée à mort pour le meurtre de Nasser, son mari. Elle participe à une émission de télé-réalité pour demander le pardon de Mona, la fille de Nasser, la seule à pouvoir annuler sa pendaison.

Yalda, la nuit du pardon est inspirée de l'émission de télé-réalité iranienne "Lune de miel". La loi du talion, le prix du sang, le mariage temporaire... sont au centre du film dont l'intérêt premier réside dans l'indignité qu'un tel show télévisé est pu exister (il a été supprimé depuis). 

Malgré ses bonnes intentions, Massoud Bakshi développe un scénario alambiqué dans une mise en scène brouillonne et frôle parfois le mauvais goût qu'il semble pourtant vouloir dénoncer. Le dessin de ses protagonistes est fait à gros traits, le poids des traditions et des inégalités sociales survolés.

Passé l'effet saisissant du contexte télévisuel, le film ne parvient pas à donner à sa dénonciation la dignité attendue. 

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4 février 2021 4 04 /02 /février /2021 22:19
sanscrierart.com

BeTipul, série israélienne, mettant en scène un psychanaliste et ses patients a été adaptée dans de nombreux pays dont les USA avec Gabriel Byrne dans le rôle du thérapeute. 

C'est Arte qui propose la version française en la confiant à Olivier Nakache et Eric Toledano. Même mise en place. Un psy dans son cabinet reçoit ses patients pour 35 têtes à têtes de 26 minutes chacun. Ce huis clos captivant nous invite à suivre 5 patients, et deux thérapeutes, le héros et sa contrôleuse. Si la version française est proche de son modèle, son contexte lui est propre. Les rendez-vous se déroulent aux lendemains des attentats du 13 novembre 2015, l'un des plus récents traumatismes de la nation entière. Les 5 patients chacun avec leur vécu et leur pathologie propre, leur rapport à la psychanalyse, à leur place dans la société, dessinent les visages d'une humanité complexe. 

L'intérêt de la série repose sur trois qualités  : celle de l'écriture,  celle de l'interprétation et celle de la mise en scène. Ils sont sept à l'écriture du scénario soignant le dessin des protagonistes dans des dialogues précis. Ils sont 5 réalisateurs, à chacun son patient, qui dans ce huis clos qui ne se limite pas aux champs et contre-champs expriment, en plans soignés et ingénieux, les émotions qui ne sont pas dites. Ils sont huit comédiens tous très bons dans cet exercice difficile n'autorisant aucune approximation : Sophie Cattani, Carole Bouquet, Reda Kateb, Clémence Poésy, Pio Marmai, Elsa Lepoivre merveille de la Comédie Française, l'impressionnante Mélanie Thierry, la sidérante Céleste Brunnquell et le toujours impeccable Frédéric Pierrot.

A voir sur Arte tous les jeudis ou à volonté sur arte.tv

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1 février 2021 1 01 /02 /février /2021 16:45

En 1992, Gabriel, 10 ans, vit au Burundi avec sa petite soeur Ana, sa mère rwandaise, son père français. Son enfance heureuse et favorisée va basculer dans le drame familiale et l'horreur de la guerre.

Eric Barbier adapte le roman de Gael Faye qui s'est inspiré de sa propre histoire pour raconter la guerre civile au Burundi et le génocide au Rwanda. Sans faire de son film un témoignage historique, le réalisateur parvient à décrire l'effroyable contexte de ce récit intime. Il saisie l'insouciance de l'enfance, ses joies simples, son paradis bientôt perdu et le basculement dans  le chaos et la perte violente de l'innocence. Le film est porté par le talent du jeune Djibril Vancoppenolle parfaitement entouré de Jean-Paul Rouve, Isabelle Kabano et la jeune Dayla De Medina.

La folie des hommes et l'immobilisme de l'Europe  vus à hauteur d'enfants, portent plus encore le visage de crime contre l'humanité.

Sortie en salle : 28 août 2020

Disponible en VOD

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 13:03

Maxime, qui aime Sandra qui, elle, aime Gaspard, rencontre Daphné qui aime François, le mari de Louise.

Emmanuel Mouret abandonne, cette fois encore, comme pour Mademoiselle de Joncquieres, le burlesque de ses premiers films pour laisser toute la place à la gravité des sentiments. Il délaisse aussi dans la réalisation son style "théâtre filmé" pour une mise en image plus aérée, sans perdre en qualité dans l'écriture de ses dialogues et dans le dessin de ses personnages. Il confie ces derniers à d'excellents comédiens (Niels Schneider, Vincent Mc Cain, Camilia Jordana, Emilie Dequenne, Guillaume Gouix, Jena Thiam) qui servent parfaitement ce scénario qui expose de multiples états d'âme, humeurs, valses-hésitations. Seul (tout petit) bémol au film l'usage de tubes du répertoire classique, qui, s'il séduit un premier temps, lasse sur la fin au moment même où Emmanuel Mouret semble peiner à abandonner ses personnages. Le film n'en reste pas moins très séduisant.

 

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 16:07

Marie, Bertrand et Christine vivent dans le même lotissement et sont devenus amis en manifestant en Gilets Jaunes sur un rond-point. Tous les trois se retrouvent en délicate situation, prisonniers des pièges de notre société menée par l'intelligence artificielle et la sur-consommation.

Le film débute par une liste à la Prévert de tous les travers et les conséquences de la consommation et la digitalisation à outrance : intrusion dans nos vies privées, notation de tout et de tous, déshumanisation des contacts, abandon par les services publics des territoires, faillite par crédit à la (sur)consommation, uberisation, destruction de l'environnement.... Les situations et les dialogues percutants sont souvent très drôles même s'ils mettent en lumière une réalité terrifiante. Les deux réalisateurs pointent le doigt sur les multiples travers de notre société de façon appuyée ou rapide. Il faut rester attentif pour tout percevoir. Même si le film perd en efficacité dans le développement des histoires des trois protagonistes, l'ensemble reste bien vu. Et si certains jugeront cela facile, l'exercice reste utile pour nous rappeler, s'il le fallait, la folie qui mène notre petit monde.

 

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14 juillet 2020 2 14 /07 /juillet /2020 12:51

En Normandie, en 1985, le beau et charismatique David séduit le sensible Alex.

Ozon se plonge dans les années 80 de son adolescence et prend plaisir à reproduire l'esthétique visuelle et sonore de cette époque. Son histoire d'amour nait sous une ambiance un peu perverse, un peu inquiétante comme Ozon sait si bien le faire. Il nous intrigue et nous promet un récit plein de surprises. Mais, petit à petit le scénario s'enlise dans une histoire de roman photo pour ados. Les dialogues sont plats, les personnages secondaires sont peu exploités, les situations frôlent parfois le ridicule, le jeu même des comédiens s'en ressent. Si Ozon fait son miel du charme arrogant de Benjamin Voisin, il offre à Felix Lefebvre, un premier rôle doté d'une faible partition.

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12 juillet 2020 7 12 /07 /juillet /2020 12:58

Jean-Pascal, artiste qui galère, veut organiser une marche de contestation noire. Pour rassembler le plus de monde possible, il sollicite les artistes noirs les plus connus.

La forme de faux documentaire permet au héros d'interpeller le spectateur lors de ses petites victoires, de ses nombreux échecs et des situations incongrues ou édifiantes. auquelles il est confronté. Chaque sollicitation d'un artiste est l'occasion d'un débat musclé sur ce qu'est être noir, sur qui est noir, sur l'importance que ça a ou pas, sur les injustices que cela entraine, sur le poids de l'histoire, sur le communautarisme, sur le machisme de l'homme noir, sur la trahison de ceux qui ont réussi, sur la sincérité des engagements... le tout dans un enchaînement de scènes aussi hilarantes que signifiantes.

Les deux réalisateurs relèvent le défi de traiter un sujet sensible d'une immense complexité, en faisant rire, sans mauvais goût, et en n'oubliant jamais de faire sens.

 

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15 mars 2020 7 15 /03 /mars /2020 16:53

L'affaire Dreyfus racontée du point de vue du colonel Picquart qui enquêta, mis sa carrière et sa vie en danger pour faire éclater la vérité.

Polanski convoque un impressionnant casting pour conter l'un des plus grands scandales du XXe siècle. Jean Dujardin impérial dans le rôle du colonel Picquart est entouré de Melvil Poupaut, Gregory Gadebois, Emmanuelle Seigner, Mathieu Amalric, Vincent Perez, Damien Bonnard, Louis Garrel, Wladimir Yordanoff et une partie de la troupe de la Comédie Française, Hervé Pierre, Denis Podalides, Eric Ruff, Bruno Raffaelli, Laurent Stocker, Didier Sandre.

Ce casting 4 étoiles sert parfaitement le récit qui met à distance le célèbre rôle joué par Zola et rend à Piquart l'honneur qui lui est dû. La fluidité du scénario, l'élégance de la mise en scène font de ce "J'accuse" un très bon film, un peu trop sage et classique pour être le chef d'oeuvre plébiscité par la presse et certainement pas le meilleur Polanski.

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1 mars 2020 7 01 /03 /mars /2020 16:28

De 1999 à nos jours, le combat de l'avocat  Robert Billot pour prouver la responsabilité d'une usine DuPond dans la pollution des terres et des eaux et la contamination de la  population en Virginie.

Haynes propose un film dossier dans la tradition du cinéma politique américain. Sans atteindre la verve d'une Erin Brochovitch ou l'intensité Des hommes du président, Dark Waters fait le job en contant de façon claire les tenants et aboutissants du duel, les enjeux économiques privés et étatiques, la lenteur de la justice et les vies broyées.

Le film, porté par Mark Ruffalo tout en accablement, tient un bon rythme jusqu'au dernier tiers où il marque le pas ne trouvant pas l'astuce narrative pour conter les années d'attente et manquant du romanesque auquel Haynes nous avait habitué dans ses précédentes œuvres. 

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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 20:30

En 1996, lors des JO d'Atlanta, Richard, agent de sécurité, déjoue un attentat en découvrant un sac à dos abandonné. Il devient un héros avant de devenir le suspect n°1.

Eastwood traite ici le même sujet que dans Sully : monsieur tout le monde qui devient un héros avant de passer au statut de coupable. Ici le Monsieur tout le monde soucieux du strict respect de la loi, rêvant d'intégrer les forces de police, amoureux des armes, simplet mais pas totalement idiot, aux comportements infantils, maniaque, habitant toujours avec maman, quelque peu inquiétant semble le coupable idéal. Sa bonhommie et son sens du devoir étudiés sous l'angle de la culpabilité deviennent soudainement extrêmement suspects.

La démonstration de l'acharnement du FBI est implacable. Eastwood déroule son récit, particulièrement bien servi par l'interprétation de Paul Walter Hauser, sans temps mort.

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29 février 2020 6 29 /02 /février /2020 00:49

Les chefs d'oeuvre n'ont rien à faire dans les remises de prix.

Les Cesar l'ont démontré ce soir encore.

 

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 21:01

Meilleur espoir masculin : Alexis Manenti (Les Misérables)

Meilleur espoir féminin : Lyna Khoudri (Papicha)

Meilleur acteur : Roschdy Zem (Roubaix, une lumière)

Meilleure actrice : Anais Demoustier (Alice et le maire)

Meilleure acteur second rôle : Swann Arlaud (Grâce à Dieu)

Meilleur actrice second rôle : Fanny Ardant (La belle époque)

Meilleur premier film : Papicha de Mounia Meddour

Meilleur film d'animation : J'ai perdu mon corps de Jeremy Clapin

Meilleur scénario : Nicolas Bedos (La belle époque)

Meilleure photo : Claire Mathon (Portrait de la jeune fille en feu)

Meilleur film étranger : Parasite de Bong Joon-Ho

Meilleur film : Les Misérables (Ladj Ly)

Meilleur réalisateur : Roman Polanski (J'accuse)

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23 février 2020 7 23 /02 /février /2020 17:00

Le procès de Lise va débuter. Depuis deux ans, depuis que sa meilleure amie a été assassinée, Lise est en liberté surveillée sous bracelet électronique. Elle est accusée du meurtre.

Stephane Demoustier nous convie au procès de Lise qui semble ne pas saisir la gravité de sa position. C'est par ce regard étrange que le film passionne. L'attitude même des parents intrigue. Chacun se fera sa propre opinion sur l'affaire mais l'ambiguïté qui habite sans cesse le film fait toute sa valeur. Dans le rôle de l'ado. Melissa Guers est parfaite. Ses parents Roschdy Zem et Chiara Mastroiani le sont tout autant.

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 16:40

 

 

Alice Heimann, jeune et brillante normalienne, est embauchée à la mairie de Lyon pour aider le maire à retrouver le goût d'avoir des idées.

Le film séduit par le duo composé par Fabrice Lucchini et Anaïs Demoustier. Il intrigue dans sa première partie par la frénésie qui agite le pouvoir et le contraste avec le détachement de la jeune philosophe. Malheureusement, le récit tourne rapidement à vide et le charme de ses interprètes peine à nous garder en éveil.

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 14:35

En 1968, Judy Garland, ruinée, épuisée, accroc aux médicaments et à l'alcool, séparée de ses enfants, accepte un contrat de plusieurs concerts à Londres.

Ce biopic, qui se concentre sur la dernière année de vie de Judy Garland, nous propose, sans réelle créativité, un récit qui aurait gagner à afficher plus de finesse. Tout l'intérêt du film réside dans la prestation de Renee Zellwegger. La comédienne, qui en plus interprète parfaitement elle-même toutes les chansons, s'efface derrière la star mythique. C'est elle qui captive et maintient notre attention pendant 2 heures.

A voir au cinéma dès le 26 février.

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1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 15:46

En Allemagne, lors de la seconde guerre mondiale, Jojo Betzler, 10 ans, est fier de faire partie des Jeunesse Hitlériennes. Il se rend, non sans appréhension, dans un camp d'entraînement.  Heureusement, son ami imaginaire, Adolf Hitler, s'emploie à lui donner du courage.

N'est pas Charlie Chaplin qui veut. Traiter du nazisme sur le ton de l'humour nécessite bien du talent, de la profondeur et une rigueur à toutes épreuves. Taika Waititi semble dépourvu de ces qualités. Il présente ici une histoire d'enfants perdus dans la folie et la guerre sur le ton de la fantaisie ou presque. La farce n'est pas suffisamment mordante, ni suffisamment fine pour être efficace et acceptable.

Le réalisateur alterne les tonalités sans ne jamais toucher juste. Son scénario et sa mise en scène n'offrent que peu d'intérêt. On ne peut que s'interroger sur la pertinence de s'attaquer avec autant de légèreté et d'inconsequence à cette période de notre Histoire. Embarrassant.

 

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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 17:06

En 2016, Roger Ailes, patron de la chaine TV Fox News, est accusé de harcèlement par une de ces présentatrices. Cette première accusation sera suivie par beaucoup d'autres.

Nicole Kidman, Charlize Theron et Margot Robbie interprètent les trois rôles principaux : Gretchen Carlson, l'animatrice qui porte plainte la première, seule contre tous, Megyn Kelly, la présentatrice vedette qui en parlant déclenchera tous les autres témoignages et une jeune journaliste proie facile et nouvelle victime.

Le récit de ces faits réels est mené avec simplicité et rythme, exposant clairement la suprématie des hommes au pouvoir, le machisme et la perversion régnant et les dilemmes et les traumatismes générés chez les victimes. Avec en message final, l'annonce d'une nouvelle ère mettant fin à ces comportements.

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26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 13:56

Le 6 avril 1917, en France, deux jeunes soldats anglais ont pour mission de passer derrière les lignes ennemis pour sauver 1600 soldats prêts à tomber dans un piège.

Sam Mendes met magistralement en scène ce qui pourrait nous sembler être une histoire déjà de nombreuses fois traitées. Mais le point de vue du réalisateur fait toute la différence. Sur la forme surtout qui est particulièrement impressionnante. Mendes suit ces deux soldats dans un (quasi) plan séquence, positionnant sa caméra à hauteur d'hommes. Dans les tranchées, dans les villages en ruines, dans la boue collante et glissante et dans la campagne abandonnée, le spectateur est au plus près de la dureté des conditions de vie, de la violence et de l'humain dans ses réflexes les plus lâches et primaires comme dans ses actes les plus courageux et généreux. La virtuosité de cette mise en scène s'accompagne d'une musique un peu trop présente, seule faiblesse formelle du film, et d'une très belle photographie qui dit l'horreur de la guerre mais aussi son incongruité au coeur de la force et de la beauté de la nature.

Sur le fond, à travers l'histoire dans la grande Histoire de ces deux soldats aux motivations différentes, Mendes ne fait "que" souligner la folie de la guerre qui ne sème que la mort, celle de ceux qui ne reviendront jamais et celle de ceux qui ne seront jamais plus les mêmes. Mais ici les scènes les plus prenantes ne sont pas forcément les plus violentes mais les plus poétiques où la vie finira par reprendre ses droits.

Les comédiens, Georges Mc Kay et Dean Charles Chapman, sont parfaits et créent instantanément l'empathie, nous emportant jusqu'à la dernière image.

1917 est a voir absolument en salle pour apprecier pleinement la qualité de sa mise en scène et de sa photographie.

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