1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>

cinema

 

Christopher Nolan présente sa version filmique de l'Odyssée d'Homère. Le cinéaste y retrouve ses thèmes de prédilection : la mémoire et l'oubli, l'expédition sur des contrées inconnues et la guerre.

Le réalisateur fait le choix de sacrifier la part de merveilleux et la poésie du récit d'Homère. Le pouvoir des Dieux est ainsi peu évoqué, les personnages de Calypso, Nausicaa et des Lotophages, les mangeurs d'oubli, sont représentés en un seul personnage. Le caractère premier d'Ulysse qui est un homme intelligent et fin stratège n'est pas spécialement souligné. Le casting très hollywoodien n'aide pas à élever le film au delà d'une démonstration à grand spectacle.

Esthétiquement là aussi le film ne traite pas le merveilleux du récit. Tout est très sombre, les fastes décrits par Homère sont absents. La mise en scène déçoit aussi, les plans similaires réapparaissent souvent et les scènes de combat ne semblent pas chorégraphièes. De nombreuses séquences sont accompagnées d'une musique de fin du monde qui paraphrase ce qui est montré à l'écran. Un visionnage en Imax 70 produit peut-être un meilleur rendu, encore faut il avoir accès à l'une des 41 salles équipées dans le monde....

Il semblerait que Nolan ait préfèrè le 1er degrés d'un récit de guerre et de violence, sur fond de conquêtes, de vengeance et de remords, lui offrant la possibilité de proposer un impressionnant film d'aventure à l'américaine. Un peu vain.

Voir les commentaires

Dans 3 heures, le rideau de la salle Richelieu se lèvera pour la première représentation d'Hamlet dans une première mise en scène de Nina, comédienne de la troupe. Mais, tout n'est pas prêt.

Au casting, on compte uniquement des membres de la troupe du Français : Pauline Clément, Julien Frison, Laurent Stocker, Marine Hands, Danièle Lebrun,  Adeline f'Hermy, Christian Hecq, Sephora Pondi, Guillaume Gallienne, Sefa Yeboa, Serge Bagdassarian, Florence Viala, Benjamin Lavernhe, Gilles David, Nicolas Chupin, Françoise Gillard... dans des rôles plus ou moins importants.

Cette plongée au cœur de La Comédie Française adopte un rythme soutenu enchaînant les séquences et les échanges drolatiques et présente des personnages hauts en couleurs.. Seuls regrets, un léger coup de mou en fin de parcours et la durée du film qui est bien trop court car tourné en seulement 3 semaines. Il y avait sans doute largement de quoi prolonger ce moment de pur plaisir.

Voir les commentaires

Suite de L’Age de fer qui se cloture en 1942, J’écris ton nom se situe en 1943 et 1944. Le Général De Gaulle bataille contre Roosevelt qui veut s'octroyer la France et contre tous afin d'être reconnu comme le représentant légitime de la France libre contre son rival le général Giraud (Thierry Lhermitte), haut-commissaire en Afrique française. De Gaulle (Simon Abkarian) peut compter sur deux combattants indéfectibles : Jean Moulin (Félix Kysyl) chef de la résistance et sur le front militaire, Philippe Leclerc (Niels Schneider).

Le film place quasiment à égalité de traitement ces trois héros de notre histoire sans négliger les soldats, résistants ou militaires qui les accompagnerent (Anamaria Vartolomei, Loic Corbery, Stéphane Varupenne, Karim Leklou.)  Le récit est suffisamment didactique pour qu'on en saisisse tous les enjeux essentiellement politiques et suffisamment rythmé pour qu'on ne s'y ennuie pas. Les quelques pointes d'humour autour des personnages du Général ou de Churchill (Simon Russell Beale) notamment fonctionnent comme des respirations. Si le film pêche parfois par excès de lyrisme - trop de musique et de gros plan sur des visages inspirés - plusieurs scènes touchent notre fibre patriotique et républicaine. A l'heure où les extrémismes se font de plus en plus menaçants, le poème de Paul Eluard résonne toujours fort.

Voir les commentaires

Caméra d'Or : Ben’imana de Marie-Clémentine Dusabejambo

Prix d'interprétation masculine : Emmanuel Macchia et Valentin Campagne, dans Coward de Lucas Dhont

Prix du scénario : Emmanuel Marre pour Notre salut

Prix d'interprétation féminine : Virginie Efira et Tao Okamoto dans Soudain de Ryusuke Hamaguchi

Prix du Jury : L'Aventure rêvée de Vales Grisebach

Prix de la mise en scène (Ex-aequo) : Javier Ambrossi et Javier Calvo pour La Bola Negra et Paweł Pawlikowski pour Fatherland

Grand Prix : Minotaure d'Andrei Zviagiintsev

Camera d'Or : Fjord de Christian Mungiu

Voir les commentaires

Elsa, réalisatrice de pub depuis que ces 2 films ont été un échec, souffre de violentes migraines et de crises d'angoisse. Elle est soutenue par Beau son compagnon pompier et stripteaseur. Elsa est le personnage principal du nouveau scénario qu'écrit Raul en recherche d'inspiration soutenu par son compagnon Santi.

La mise en abîme agit ici à plusieurs niveaux. Si Raul est Elsa, Elsa et Raul sont certainement Pedro Almodovar. Quant aux personnages secondaires créés par Raul, ils lui sont inspirés par son entourage. 

Le film est plaisant de par ses comédiennes parfaites (Barbara Lennie, Aitana Sanchez Gijon, Victoria Luengo, Milena Smit et dans une courte mais drôle apparition Rosie de Palma). Barbara Lennie incarné Elsa le seul personnage vraiment intriguant de l'histoire. Les comédiens (Leonardo Sbaraglia en tête, Patrick Criado, Quim Gutiérrez) ne sont pas mal non plus malgré leur partition faiblarde.

Le film tourne à vide. Le peu d'intrigue semble abandonner en cours de route. Le manque d'inspiration de Raul se fait cruellement ressentir.  On ne retient qu'une seule scène vraiment réussie : la confrontation entre Raul et son assistante trahie. Dans cette scène tout est dit sur le sujet autour duquel le film ne fait que tourner.

Voir les commentaires

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>
Haut

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog