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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 20:06

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  Le 12 décembre 1942, à Paris, Ita, seule dans son appartement, a une heure pour décider de fuir ou d'attendre le retour de la gestapo… 1 heure pour s'interroger et pour se souvenir. 

 

Hélène Vincent incarne une femme simple qui a souvent été confrontée à la violence et à la peur. Une femme à qui on a rappelé trop souvent qu’elle est juive. Il y a d'abord eu l'Ukraine qu'il a fallut fuir, la première guerre mondiale qui lui a pris son mari mort pour la France et maintenant la persécution sous l’occupation Allemande. Cette heure de doute, où tous les sentiments se mélangent, convoque les petits et grands souvenirs, ceux qui font revivre la vie heureuse à Odessa puis en France, ceux de la perte qui déchirent ou ceux de la mesquinerie et la lâcheté des voisins qui désolent.

 

Hélène Vincent joue comme personne la valse des émotions. Sur son visage et son corps, dans son regard et dans sa voix (quelle maîtrise de la tonalité !), se marquent et se succèdent avec une fluidité terrible le bonheur d’un souvenir, l’espoir, l’effroi, le renoncement. L’incarnation est telle qu’on en oublie les quelques faiblesses du texte. Elles seraient importantes si on était face à une lecture ou une démonstration. Ici, c’est Ita, en danger, qui nous conte son histoire avec sa simplicité et une certaine fraicheur qui ne demande qu’à renaître.  

Le théâtre du Petit Saint Martin comme son nom l’indique est une salle à taille humaine. Ecouter et regarder Hélène Vincent dans de telles conditions est une chance inestimable qu’il ne faut pas laisser passer.

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