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Camille, 12 ans, voit ses parents séduits par l'accueil d'une communauté religieuse. Peu à peu l'emprise se fait plus forte, les interdits se multiplient.

Sarah Suco s'inspire de son histoire pour délivrer une dénonciation puissante et efficace des dérives sectaires. C'est par le regard de l'adolescente, la seule à garder un œil critique sur les événements, que la réalisatrice conte cette histoire. Elle démontre parfaitement, par touches de plus en plus appuyées, les rouages de cette mécanique d'emprisonnement des esprits, sa violence psychologique et physique.

Le film doit aussi beaucoup à la qualité de ses interprètes. Céleste Brunnquell est parfaite en adolescente pleine de vie et rebelle. Face à elle Camille Cottin en mère paumée et Eric Caravacca en père trop bon, trop faible, sont parfaits. Quant à Jean-Pierre Darroussin, il est particulièrement glaçant dans le rôle du gourou.

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A Paris, une main s’évade du laboratoire dans lequel elle est conservée. Elle part à la recherche de son corps.

 

Parallèlement, à ce périple, on découvre le parcours de Naoufel qui se confond avec les souvenirs de la main.

 

Ce film d’animation, au-delà de cette histoire aussi originale qu’étrange, porte beaucoup de poésie évoquant notamment la force du souvenir et le poids de la solitude.

 

« J’ai perdu mon corps », grand prix au festival d’Annecy, est nommé aux Oscars.

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A Montfermeil, en banlieue parisienne, Stéphane vient d'intégrer la BAC. Il fera équipe avec 2 flics qui connaissent par cœur la ville et ses habitants.


Ladj Ly a grandi à Montfermeil qui est, entre autre, la ville où Victor Hugo a écrit "Les Misérables". Ladj Ly dessine le portrait des différentes forces qui s'opposent dans les banlieues : les gamins, les trafiquants qui en échange de leur tranquillité font régner le calme, les porteurs de la parole de l'Islam, les mères et la police.

Ce qui perturbe la lecture de ce film est la mission que lui confère la presse qui en fait un film drapeau de la banlieue.

Mais le film de Ladj Ly ne raconte qu'une histoire romancée, certes sur fond de réalité mais conforme à ce que nécessite le récit. La police ici n'est confrontée qu'à des enfants. Cette vision de la jeunesse de la banlieue qui ne semble jamais dépasser l'âge de 15 ans, sans grande délinquance réelle, est particulière. L'attitude des trois flics après leur bavure, en dehors d'être illégale, est surtout totalement idiote. On est bien dans une histoire romancée, un peu de guingois, aux portraits artificiels ou caricaturaux. Cela reste efficace et plusieurs séquences sont marquantes parce que mettant en scène des jeux d'enfants dans un décor de tension. Mais le film ne se positionne pas dans du grand cinéma. 


On peut légitimement penser que le Prix du Jury reçu à Cannes a, cette fois encore, été remis au sujet traité plutôt qu'à l'œuvre cinématographique.
 

 

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En Sicile, dans les année 80, les différentes familles mafieuses se font la guerre. Tommaso Buscetta  membre de la Cosa Nostra qui a fuit au Brésil, est arrêté et extradé en Italie. Il décide de dire toute la vérité au juge Falcone.

Marco Bellocchio retrace cette histoire incroyable qui a vu l'arrestation de plus de 450 malfaiteurs, le triomphe du juge Falcone et son assassinat. A travers le portrait de Tommaso Buscetta, à la fois traitre et homme d'honneur (Pierfrancesco Favino magistral), Bellochio offre une vision nouvelle de la mafia en nous plongeant au coeur de l'intimité des mafieux et des trahisons multiples, portraits d'hommes sans foi ni loi ni éducation. Ici, les scènes de procès semblent surréalistes tant la bouffonnerie règne. On est bien loin des visions romanesques proposées par d'autres cinéastes et sans doute plus proches de la réalité.

 

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Bruno et Malik dirigent deux associations qui travaillent main dans la main : le Relais Ile de France et le Silence des justes. L'une travaille à la réinsertion sociale et professionnelle de jeunes et l'autre assure la prise en charge de jour ou de nuit d'enfants et adultes atteint d'autisme sévère.

Nakache et Toledano trace le portrait de ces hommes qui ont dédié leur vie à aider les autres. Cet exemple concret est le prétexte pour pointer du doigt les manquements de l'Etat français dans la prise en charge des personnes souffrant d'handicaps lourds.

Ainsi, le sujet du film n'est pas l'autisme mais les difficultés de sa prise en charge par les familles et les organismes de santé et le rôle essentiel joué par les associations.

Volontairement didactique, alternant gravité et rires, Hors normes est une sorte de feel good moovie qui appuie là où ça fait mal.

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