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Le procès de Lise va débuter. Depuis deux ans, depuis que sa meilleure amie a été assassinée, Lise est en liberté surveillée sous bracelet électronique. Elle est accusée du meurtre.

Stephane Demoustier nous convie au procès de Lise qui semble ne pas saisir la gravité de sa position. C'est par ce regard étrange que le film passionne. L'attitude même des parents intrigue. Chacun se fera sa propre opinion sur l'affaire mais l'ambiguïté qui habite sans cesse le film fait toute sa valeur. Dans le rôle de l'ado. Melissa Guers est parfaite. Ses parents Roschdy Zem et Chiara Mastroiani le sont tout autant.

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Alice Heimann, jeune et brillante normalienne, est embauchée à la mairie de Lyon pour aider le maire à retrouver le goût d'avoir des idées.

Le film séduit par le duo composé par Fabrice Luchini et Anaïs Demoustier. Il intrigue dans sa première partie par la frénésie et l'angoisse qui agite le pouvoir et le contraste avec le détachement de la jeune philosophe. Le mariage compliqué entre la réflexion et l'action. S'ajoute le plaisir de retrouver Maud Wyler dans un tout petit rôle.

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En 1968, Judy Garland, ruinée, épuisée, accroc aux médicaments et à l'alcool, séparée de ses enfants, accepte un contrat de plusieurs concerts à Londres.

Ce biopic, qui se concentre sur la dernière année de vie de Judy Garland, nous propose, sans réelle créativité, un récit qui aurait gagner à afficher plus de finesse. Tout l'intérêt du film réside dans la prestation de Renee Zellwegger. La comédienne, qui en plus interprète parfaitement elle-même toutes les chansons, s'efface derrière la star mythique. C'est elle qui captive et maintient notre attention pendant 2 heures.

A voir au cinéma dès le 26 février.

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En Allemagne, lors de la seconde guerre mondiale, Jojo Betzler, 10 ans, est fier de faire partie des Jeunesse Hitlériennes. Il se rend, non sans appréhension, dans un camp d'entraînement.  Heureusement, son ami imaginaire, Adolf Hitler, s'emploie à lui donner du courage.

N'est pas Charlie Chaplin qui veut. Traiter du nazisme sur le ton de l'humour nécessite bien du talent, de la profondeur et une rigueur à toutes épreuves. Taika Waititi semble dépourvu de ces qualités. Il présente ici une histoire d'enfants perdus dans la folie et la guerre sur le ton de la fantaisie ou presque. La farce n'est pas suffisamment mordante, ni suffisamment fine pour être efficace et acceptable.

Le réalisateur alterne les tonalités sans ne jamais toucher juste. Son scénario et sa mise en scène n'offrent que peu d'intérêt. On ne peut que s'interroger sur la pertinence de s'attaquer avec autant de légèreté et d'inconsequence à cette période de notre Histoire. Embarrassant.

 

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En 2016, Roger Ailes, patron de la chaine TV Fox News, est accusé de harcèlement par une de ces présentatrices. Cette première accusation sera suivie par beaucoup d'autres.

Nicole Kidman, Charlize Theron et Margot Robbie interprètent les trois rôles principaux : Gretchen Carlson, l'animatrice qui porte plainte la première, seule contre tous, Megyn Kelly, la présentatrice vedette qui en parlant déclenchera tous les autres témoignages et une jeune journaliste proie facile et nouvelle victime.

Le récit de ces faits réels est mené avec simplicité et rythme, exposant clairement la suprématie des hommes au pouvoir, le machisme et la perversion régnant et les dilemmes et les traumatismes générés chez les victimes. Avec en message final, l'annonce d'une nouvelle ère mettant fin à ces comportements.

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