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Juillet 2020, en pleine crise sanitaire, après plusieurs semaines de répétition de "Le côté de Guermantes", l'administrateur et le Comité de la Comédie Française décide de ne pas jouer la pièce. Le metteur en scène, Christophe Honoré et les comédiens de la troupe choisissent de poursuivre les répétitions dans un théâtre Marigny désert et dans une ambiance entre spleen et ivresse.

Claude Mathieu, Anne Kessler, Eric Genovese  Florence Viala, Elsa Lepoivre, Julie Sicard, Loic Corbery, Serge Bagdassarian, Gilles David, Stéphane Varupenne, Sébastien Pouderoux, Laurent Lafiitte, Dominique Blanc, Yoann Gasiorowski jouent leur propre rôle de comédiens se trouvant dans la situation inédite d'impossibilité de jouer et de comédiens interprétant Proust. Honoré joue son propre rôle et prend un malin plaisir à créer le trouble en mettant en scène le presque réel. Son film dessine un beau portrait de la vie d'une troupe de théâtre, ses complicités, ses disputes, ses doutes individuels et sa force collective. La Comédie Française, sous la direction d'Eric Ruff, s'acoquine régulièrement avec le cinéma, invitant des réalisateurs, adaptant des films, installant des écrans sur la scène de la salle Richelieu. Les admirateurs des talentueux comédiens de la Comédie Française ne seront donc pas surpris de les voir se prendre au jeu que leur propose Christophe Honoré.

A voir au cinéma à partir du 28 septembre.

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"Ca semble être l'histoire d'une femme qui s'en va." dit le dossier de presse. Évidemment, tout est dans le "semble". Il est vrai qu'il est difficile d'en dire plus sur le récit sans en dévoiler trop. 

Inspiré de la pièce Je reviens de loin de Claudine Galèa, Serre moi fort parle de l'absence et de ce qu'on en fait, de ce qu'en fait, Clarisse, son héroïne.

On retrouve dans Serre moi fort la virtuosité de Mathieu Amalric à raconter des histoires, et dessiner des portraits dans des montages complexes faits d'instantanés, de fragments qui éclairent petit à petit le récit. Serre moi fort se construit ainsi par petites touches, scènes de vie intemporelles, où l'émotion affleure. Seul regret dans ce montage : le choix du réalisateur de dévoiler sans l'assumer tout à fait le cœur du drame au 1/3 temps du film. Le cacher totalement ou le révéler dès le départ de façon claire aurait permis au spectateur de s'abandonner et d'accompagner au plus près Clarisse dans son voyage. Dans le rôle principal, Vicky Krieps (vue dans Phantom Thread) est exceptionnelle. Elle porte la puissance émotionnelle du film.

Lire les critiques de Tournée et Barbara  de Mathieu Amalric.

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Yusuke Kafuku est un comédien de théâtre  classique. Il vit heureux et amoureux avec son épouse Oto, scénariste pour la télévision. Un jour, Yusuke surprend, sans que celle-ci s'en aperçoive, sa femme et son jeune amant. Yusuke choisit de taire cette découverte à Oto.

Ceci est le prologue de 45mn qui met en place tous les éléments matériels et symboliques d'une histoire très riche aux multiples interprétations. Entre huis clos et road movie, hymne à la créativité par l'abandon de soi, habité par des personnages marqués par la mort et passionnés par leur métier, Drive my car ne cesse d'intriguer pendant 3 heures. La beauté des images, le mystère des personnages, la poésie des rencontres, la mixité des langages, la force des silences, le poids de la culpabilité, le spleen de Tchekhov... tout dans ce film, adapté d'une nouvelle de Murakami, interpelle.

Ces personnages en souffrance trouveront dans l'écoute et la compréhension de l'autre une forme de repos.

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Arrêté en Mauritanie, en novembre 2001, par les américains, Mohamedou Ould Slahi restera emprisonné pendant 14 ans à Guantanamo. 
Le film raconte son calvaire et son combat avec ses avocates américaines qui se battront contre le gouvernement, le FBI et l'armée qui l'emprisonnent sans preuve et en violation de tous les droits.
L'intérêt tient surtout dans cette histoire aussi incroyable que scandaleuse. On n'ose imaginer combien de Mohamedou Ould Slahi sont enfermés ainsi à Guantanamo. Cinématographiquement, Macdonald fait le job particulièrement servi par Jodie Foster et surtout Tahar  Rahim dans un rôle au registre multiple.

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En 1981, Hubert Bonisseur de la Bath a pour mission d´assurer la réélection du dictateur d'un pays d´Afrique cher à la France.

Il est peu de dire que ce 3e opus très (trop) attendu déçoit. Jean Dujardin, toujours parfait dans le rôle de l´abruti de service, est entouré de Pierre Niney, Natacha Lindinger, Fatou N'Diaye, Gilles Cohen  et le regretté Wladimir Yordanoff, tous très bons dans des seconds rôles non aboutis, sous exploités.

Le scénario semble ne pas savoir où donner de la tête et ne trouve jamais l´équilibre entre son récit d´aventure, le portrait d'Hubert le beauf et les messages politiques. 

Les dialogues tombent à plat et les gags peu originaux sont desservis par une réalisation qui manque de rythme et de précision. L´usage de la musique est aussi mal dosé.

Une comédie satirique politique comme OSS 117 nécessite une précision d´orfèvre absente ici.

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