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Gauthier réalise un documentaire-portrait de Guy Jamet, un chanteur de variété qui pourrait être son père. A 70 ans, Guy continue de remplir les salles en chantant ses vieux tubes à ses vieux fans.

 

Après l'affligeant "Le talent de mes amis", Alex Lutz réalise son deuxième film. On y retrouve enfin tout ce qui fait sa singularité et son génie : l'originalité du propos, la finesse du traitement et l'exceptionnelle qualité de l'incarnation. Ainsi que, et c'est peut-être nouveau, le sens du montage.

 

Prenant un peu de Claude François, de Michel Sardou et de Jean-Paul Belmondo, Alex Lutz incarne cet artiste inventé de toutes pièces et plus vrai que nature, au point qu'on oublierait presque que ce chanteur n'a jamais existé.

 

Les seconds rôles sont parfaits : Tom Dingler dans une prestation quasi exclusivement parlée - c'est lui le Gauthier derrière la caméra, Pascale Arbillot excellente en jeune compagne de l'ancienne star, Nicole Calfan en attachée de presse dévouée.

 

Dans des rôles plus discrets, mais dans des séquences marquantes : Dani, Brigitte Roüan, Elodie Bouchez, Bruno Sanchez, Marina Hands, particulièrement hilarante dans un duo "à la Herbert Léonard et Julie Piétri", et Julien Clerc dans son propre rôle.

 

Le film oscille entre pastiche et hommage, rire et émotion et tient sa promesse presque jusqu'au bout. Il s’essouffle un peu dans les 20 dernières minutes, quand le prétexte de la filiation prend plus de place. Mais les 80 minutes qui précèdent sont parfaitement menées.

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Un groupe de terroristes, du plutonium dans la nature, le FBI, la CIA... Et une Mission Impossible pour Ethan Hunt.

Les amateurs de Mission Impossible et de ce genre cinématographique passeront certainement un très bon moment face à la  réalisation léchée, au scénario aux multiples rebondissements, aux romantisme (suranné), aux pointes d'humour (un peu lourd), aux scènes sur-explicatives et à  l'énergie de Tom Cruise qui réalise toutes ses cascades.

Les autres s'amuseront de voir Paris sous un angle inédit. Ils trouveront cette fois encore l'ensemble interminable et les 2-3 scènes à astuces très téléphonées.

 

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François, menuisier, est marié avec Thérèse et père de deux enfants. Il est heureux. Un jour, il tombe amoureux d'Emilie. Il les aime autant toutes les deux pour des raisons différentes.

Les scènes de bonheur simple, quotidien, en couple, auprès des enfants, au bal, se succèdent célébrant la nature, le soleil et les couleurs, accompagnées par la répétitive musique de Mozart. François est fait pour le bonheur quoi qu'il advienne même si celui-ci se teinte, avec les épreuves, des couleurs de l'automne. 

Agnès Varda signe un film lumineux d'un bout à l'autre, basculement inclus. Sa réalisation où les plans fixes, proches de la photographie dominent confère au film une forte et belle identité graphique.

Ours d'argent à Berlin en 1965.

Date de sortie : 1965

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Dans le quartier de pêcheurs de coquillages de la Pointe Courte, les habitants vivent de peu, soucieux de la qualité de l'eau de l'étang et harcelés par les contrôleurs sanitaires. Philippe, un gars du quartier, parti vivre à Paris, est de retour, heureux dans les lieux de son enfance. Sa femme le rejoint, l'humeur sombre.

C'est d'abord, la beauté des images qui interpelle, une réalisation très graphique, avec des entrées de champs inattendues par les comédiens. Puis, le ton quasi documentaire sur les sétois de la pointe courte, comédiens amateurs et à contrario les échanges au ton affecté entre Philippe Noiret et Sylvia Monfort. Cela pourrait agacer, cela fascine. 

"C'est l'eau du canal qui est au plafond ? Oui, parce que la lune est dans le canal."

Date de sortie : 1955

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De nos jours, du côté du rocher de Roquebrune, Paul Sanchez erre. Tandis que la gendarmerie néglige les rumeurs de son retour.

Patricia Mazuy propose un film au tons multiples qui lui donnent un drôle d'air. Entre mauvais téléfilm, comédie grossière, western et thriller psychologique, on ne sait trop sur quel pied danser.

Du côté du dessin des personnages la démarche est la même. La réalisatrice semble vouloir donner raison à l'expression " Con comme un gendarme", ces derniers ne brillant pas par leur finesse tandis que le fugitif semble toujours plein de ressources.

Comme pour appuyer ce point de vue, les comédiens interprétant les dits gendarmes sonnent faux alors que Laurent Lafitte campe toute la complexité de son personnage avec le talent qu'on lui connait.

La musique de John Cale accentuant cette dissonance, on suppose que tout cela est volontaire mais malheureusement pas du tout maîtrisé.

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