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Les adultes Osamu et Nobuyo, l'ado Aki, le petit garçon Shota et la mamie Hatsune vivent ensemble de la pension de la grand-mère, de boulot précaires et de menus larcins. Un jour, ils accueillent Juri leur petite voisine de 5ans.

Hirokazu Kore-eda traite une nouvelle fois de la famille, qu'on se choisie ou pas. Il trace un long portrait à la fois chaleureux et désabusé de ses curieux personnages qui, malgré les difficultés, forment une charmante cellule familiale. Une image d'un autre Japon qu'on ne voit pas souvent, celui des gens de peu.

Chaque personnage est précisément dessiné et particulièrement bien servi par des comédiens parfaits, enfants compris. Le recit, un peu long, garde ses mystères les offrant à la libre interprétation du spectateur. L'image, très belle, interpelle souvent, composant de superbes tableaux en plans fixes ou des travellings jouant sur les premiers et arrières plans.

Palme d'Or à Cannes 2018

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A Paris, de nos jours, Sandrine, professeur d'anglais, élève seule sa fille, aidée par son frère David.

Michaël Hers traite à nouveau le sujet du deuil, différemment mais avec la même délicatesse que pour Ce sentiment de l'été. Ici, il est question d'un drame collectif. Ceux qui restent doivent gérer leur chagrin, leur traumatisme et celui de leur entourage. Cette obligation de vivre une vie qui ne sera jamais plus comme avant, dans une société  qui n'est plus tout à fait la même est portée par Vincent Lacoste impressionnant dans sa capacité à jouer l'adulescent violemment contraint de devenir adulte. A ses côtés, Ophelia Kolb au physique doux et fragile et une petite fille de 10 ans, Isaure Multrier, sont les parfaites interprètes de l'innocence assassinée.

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Andrea Bescond, victime de viols répétés par un ami de  ses parents alors qu'elle était enfant, raconte ces agressions et son long chemin de reconstruction. Andrea Bescond a tout d'abord interprété "les chatouilles" au théâtre seule en scène. Elle adapte son histoire au cinéma, interprétant de façon impressionnante son rôle et co-réalisant avec Eric Metayer. 

La forme du film tout en déconstruction, mêlant réalité crue et imaginaire, sert particulièrement bien le récit, donnant vie aux douleurs d'Andrea enfant et d'Andrea adulte.

Il se dégage du film une rage et une énergie impressionnantes que l’interprétation magistrale des salauds de l'histoire, Karine Viard et Pierre Deladonchamps, amplifie plus encore.

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Agnès Varda propose une évocation de l'enfance de Jacques Demy à Nantes. Une enfance et une adolescence enchantée et en chansons malgré la guerre. Majoritairement en noir et blanc, le film retrouve la couleur pour toutes les scènes où le spectacle intervient, théatre de guignol, opérettes, défilé du carnaval, cinéma.. Des extraits des films de Jacques Demy s'intercalent indiquant l'influence de l'enfance du cinéaste dans son oeuvre.

En voix off, Agnès Varda apporte des précisions et Jacques Demy décrit les impressions ancrées dans sa mémoire. 

Le film bien qu'adoptant un rythme un peu lent, touche car dessinant les origines de la vocation d'un grand cinéaste et aussi parce qu'y apparaît pour la dernière fois Jacques Demy filmé peu de temps avant sa mort.

Date de sortie : 1991

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Le jour le plus long de l'année, chez une cartomancienne, les cartes confirment à Cléo ses craintes : elle est très malade.

La caméra suit Cloé, dans l'interminable attente des résultats de ses examens. Elle reçoit chez elle son amant, ses musiciens (dont Michel Legrand qui signe la musique du film) puis arpente Paris et rencontre, au parc Montsouris, un soldat en permission qui retourne faire la guerre en Algérie, L'agressivité de la ville est partout, la superstition aussi, ainsi que l'art à travers la musique, la sculpture, la mode et le cinéma (avec le court métrage dans lequel apparaissent JL Godard, A. Karina, E.Constantine, Danielle Delorme, Yves Robert, JC Brialy. et Samy Frey). Agnès Varda glisse, dans un format documentaire, des images des parisiens que croise Cléo dans la rue.

Corinne Marchand est parfaite alternant la gaieté de joies simples et l'angoisse de la maladie. Antoine Bourseiller, en soldat qui lui aussi risque la mort, est inoubliable.

Date de sortie : 1962

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