cinema

Agnès Varda propose une évocation de l'enfance de Jacques Demy à Nantes. Une enfance et une adolescence enchantée et en chansons malgré la guerre. Majoritairement en noir et blanc, le film retrouve la couleur pour toutes les scènes où le spectacle intervient, théatre de guignol, opérettes, défilé du carnaval, cinéma.. Des extraits des films de Jacques Demy s'intercalent indiquant l'influence de l'enfance du cinéaste dans son oeuvre.

En voix off, Agnès Varda apporte des précisions et Jacques Demy décrit les impressions ancrées dans sa mémoire. 

Le film bien qu'adoptant un rythme un peu lent, touche car dessinant les origines de la vocation d'un grand cinéaste et aussi parce qu'y apparaît pour la dernière fois Jacques Demy filmé peu de temps avant sa mort.

Date de sortie : 1991

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Le jour le plus long de l'année, chez une cartomancienne, les cartes confirment à Cléo ses craintes : elle est très malade.

La caméra suit Cloé, dans l'interminable attente des résultats de ses examens. Elle reçoit chez elle son amant, ses musiciens (dont Michel Legrand qui signe la musique du film) puis arpente Paris et rencontre, au parc Montsouris, un soldat en permission qui retourne faire la guerre en Algérie, L'agressivité de la ville est partout, la superstition aussi, ainsi que l'art à travers la musique, la sculpture, la mode et le cinéma (avec le court métrage dans lequel apparaissent JL Godard, A. Karina, E.Constantine, Danielle Delorme, Yves Robert, JC Brialy. et Samy Frey). Agnès Varda glisse, dans un format documentaire, des images des parisiens que croise Cléo dans la rue.

Corinne Marchand est parfaite alternant la gaieté de joies simples et l'angoisse de la maladie. Antoine Bourseiller, en soldat qui lui aussi risque la mort, est inoubliable.

Date de sortie : 1962

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A Tunis, Riadh et Nazli sont les parents de Sami, 19 ans. Riadh s'occupe et se préoccupe beaucoup de Sami, de ses problèmes de santé - il souffre de migraines - de sa réussite dans les études et de son épanouissement d'adolescent. Jusqu'au jour où Sami disparaît.

 

Mon cher enfant parle de l'amour d'un père pour son fils. Un amour impuissant à voir venir et à éviter le pire. L'histoire se déroule en un rythme lent, propice au dessin des personnages et à l'installation d'une palette d'émotions complexes.

 

Dans le rôle de Riadh, Mohamed Dhrif est magistral. 

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Alain, éditeur, s'interroge sur l'intérêt du format papier du livre. Il approfondit sa réflexion en couchant avec la responsable du développement numérique tandis que son épouse, comédienne dans une série télévisée à succès, a pour amant un auteur en déperdition.

Ça parle sans cesse ou plutôt ça récite un texte qui aligne les poncifs sur la prépondérance d'Internet et sur l'avenir de l'édition. Le tout semble faux même les rares échanges "quotidiens" clamés par des esprits sans doute brillants. Une réflexion déjà dépassée dont, de plus, on ne comprend pas bien l'intérêt cinématographique. Ennuie.

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Pendant 8 ans, Niels Amstrong suit un entrainement intensif et participe avec de nombreux autres pilotes et ingénieurs à de multiples séances de travail et de tests avec la Nasa. Après de nombreuses péripéties et alors que plusieurs de ses collègues meurent lors de séances d'essai, il sera le premier homme à marcher sur la lune, le 21 juillet 1969.

Damien Chazelle dessine le portrait de Niels Amstrong et à travers lui la conquête de la lune. Ainsi, les séquences des essais de vol, de préparation et du grand voyage conversent avec celles de la vie intime de l'astronaute. Dans les deux cas, Amstrong côtoie la mort, celle de sa petite fille avant tout puis celle de ses collègues et amis de travail. Il est dessiné comme un homme taciturne, obsédé par son travail, et renfermé sur ses émotions.

Dans les deux cas, Chazelle soigne son traitement. Les séquence "spatiales" tournées en plans serrés au cœur des machines et au plus près de l'humain illustrent parfaitement la complexité de l'enjeu et la part d'inconscience nécessaire à ces hommes. Les scènes de vie intime avec femme, enfants et amis sont délicates et sans trop de pathos. Le portrait d'un Amstrong à la psychologie complexe se dessine au fil des scènes. Gosling est parfait dans le rôle. Le réalisateur ne néglige pas le contexte historique (guerre du Vietnam, polémiques sur les sommes investies, course contre la montre avec l'URSS...).

Ces trois axes composant le récit sont dosés habilement et permettent une plongée dans une époque, une épopée et dans la psyché d'un héros unique.

 

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