Le Centre Pompidou rassemble une cinquantaine d´œuvres du peintre indien S.H. Raza (1922 - 2016). Figure majeure de l´art moderne indien, Raza a étudié l´art à Bombay, a fondé le Progressive Artists'Group avec M.F. Husain, F.N. Souza, S.K. Bakre, K.H. Ara et H.A. Gade avant de s´installer à Paris et de voyager en Italie.
L´accrochage chronologique présente parfaitement l´évolution du travail du peintre, aux multiples influences issues de ses rencontres et de ses voyages, sans que jamais l´esprit de l´Inde ne s´absente totalement avant de reprendre toute la place à partir des années 70.
15 artistes investissent l´ensemble des espaces de la Bourse du Commerce sur le thème de l´impact de l´humain sur la nature, des mutations de celle-ci et de l´Humanité. Avant l´orage rassemble des Installations, vidéos et peintures toutes issues de la collection Pinault.
La Rotonde est investie par Danh Vo qui présente Tropeaolum, jardin étrange fait de troncs de chênes foudroyés issus des forêts françaises, de photos et de statues anciennes. Le passage et ses vitrines sont dédiés aux œuvres d´Edith Dekyndt, tandis qu´on retrouve dans les galeries et au sous-sol, Dominique Gonzalez Foerster, Benoît Pieron, Félix Gonzalez Torres, Diane Thater, Tacita Dean, Hicham Berrada, Robert Gober, Lucas Arruda, Pierre Huygue, Thu Van Tran, Alina Szapocznikow, Cy Twombly, Daniel Steegman Mangrane, Anicka Yi, Dinoeo Seshee Bopape, Jonathan de Andrade.
Dans cette nouvelle exposition dont on pourra juger les oeuvres moins accessibles que dans les propositions précédentes, on retiendra Foreign Policy, tableau réalisé à la craie par Tacita Dean, les installations vidéos de Diana Thater (Chernobyl), d´Hicham Berada (Presage) et Dieno Seshee Bopape (lerato lake le a phela) et les cocons d´algues d´Anicka Yi.
La mairie de Paris expose 70 artistes représentant 60 ans d´histoire du street-art dans la capitale. Trois générations d´artistes, des précurseurs aux "petits" nouveaux, usant de toutes les techniques, de tous les supports et sous toutes les formes - tags, graffitis, pochoirs, collages, gravures, ils sont ici représentés soit par une oeuvre sortie d´une galerie, soit à travers des photos de leur art en situation, en vidéo ou par des œuvres réalisées spécialement in situ : Villeglé, Zlotykamien, Ernest Pignon-Ernest, Surface Active, Captain Fluo, Edmond Marie Rouffet, Blek le Rat, Miss.Tic, Vive La Peinture, Speedy Graphito, Jean Faucheur, Mesnager, Mosko, Jef Aérosol, Bando, Ash, Jay0ne, SKKI, Keith, Haring, Mambo, Nasty, Slice, Psyckoze, Lokiss, Shoe, Futura, A-One, Rammellzee, Jon0ne, André, Zevs, Dize, Invader, Shepard Fairey, JR, Vhils, Swoon, Banksy, C215, L’Atlas, YZ, Seth, Tarek Benaoum, El Seed, Ludo, Rero, Dran, O’Clock, Tanc, Lek, Sowat, Cristobal Diaz, Philippe Baudelocque, Levalet, Madame, Kashink, Vision, Pest, Greky, Sébastien Preschoux, Romain Froquet, Kraken, 9eme Concept, Les Francs Colleurs.
Forte de son succès, l´exposition est prolongée jusqu´au 25 mars 2023.
L'artiste japonaise de 93 ans, Yayoi Kusama renouvelle sa collaboration avec la marque Louis Vuitton. "Creating Infinity" est le nom donné à la collection de maroquinerie revisitée par l'artiste aux citrouilles et petits pois. Et pour donner à cet événement la visibilité que le statut de l'artiste mérite (et que le marketing de la marque souhaite), la façade de la Maison Vuitton sur les Champs-Elysées a été totalement customisée. Un clone de l'artiste y peint des petits pois de toutes les couleurs.
La façade de la boutique de l'avenue Montaigne est, elle, décorée de sphères argentées.
En 2012, l'artiste s'était contentée d'investir les vitrines de la boutique.
La Bourse de Commerce - Collection Pinault présente dans la Rotonde une spectaculaire vidéo d´Anri Sala : Time no longer.
La vidéo est diffusée sur un immense écran courbe qui épouse le cylindre de Tadao Ando, surmonté de lumières de couleurs. Le film montre une platine en apesanteur dans une réplique d´un module de la station spatiale internationale. Sur la platine, qui tourne sur elle-même, est posé le vinyle d´Abîme des oiseaux d´Olivier Messiaen. Son bras se pose et s´éloigne du disque en fonction de sa position dans l´espace ne reproduisant que des fragments du solo pour clarinette et saxophone. Une explosion retentit durant la vidéo, tandis qu´en ouverture et en clôture du film apparaît le soleil sur la surface du globe.
Représentation de la fin de l´Humanité d´où ne resterait que cette musique ? Musique qui fut composée pour le clarinettiste Henri Akoka qui jouera cette Abîme des oiseaux une seule fois et devant ses geôliers alors qu´il est prisonnier de guerre en 1941. Morceau qu´aurait enregistré dans l´espace l´astronaute et saxophoniste Ronald MC Nair s´il n´avait disparu dans l´explosion de la navette Challenger en 1986.