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musique

Le Studio 105 de Radio France accueillait ce lundi soir le concert organisé par France Inter et Deezer, regroupant 6 des nominés-révélations public et scène des 28e Victoires de la Musique. Les invités des organisateurs de la soirée et partenaires officiels de la remise de prix se partageaient les 220 fauteuils de cette salle à taille humaine et à l'acoustique impeccable.

 

C2C.jpg21h00, C2C ouvre le bal. Les 4 DJ nantais derrière leur platines jouent leur tube "Down the road" puis un second titre de leur album "Tetr4". Ces rois du scratching sont aussi vidéo-jockeys et proposent sur un écran placé devant leurs consoles  des images au graphisme chiadé parfaitement calées au rythme et aux mélodies répétitives de leur répertoire. Un effet hypnotique assez bluffant, sans doute encore plus efficace sur des murs d'images géants dans les grandes salles de concert.

Nommés dans les catégories Révélations Public, Révélations Scène, Album électronique et Vidéo-clip.

 

Suit le groupe Boulevard des Airs. Entre la Mano Negra et Tryo, ce groupe de Tarbes met illico le feu à la salle. Dommage que les deux morceaux interprétés se ressemblent autant. Structure quasi-identique, mélodies semblables ne donnent pas envie d' en découvrir plus.

Nommé dans la catégorie Révélations Scène.

 

Irma, l'artiste "My Major Company" de la soirée, entre en scène seule avec sa guitare et sa pédale sampler. Difficile d'occuper l'espace à la suite des 8 musiciens de Boulevard des Airs. Pourtant, ça marche. Malgré le trac évident et la pédale sampler qui plante, Irma impose ses deux titres et provoque une sympathie immédiatement.

Nommée dans la catégorie Révélations Public.  

 

Barbara Carlotti, mon poulain depuis 7 ans, investie la scène avec BC.jpgune belle brochette de musiciens. On s'étonne un peu de voir cette artiste, aux quatre albums et à la reconnaissance critique déjà bien installée, sélectionnée dans ces catégories "Révélations". Elle interprête deux titres de son nouvel album "L'amour, l'argent, le vent" dans une orchestration musclée qui ne met pas sa voix en valeur. Curieusement, cette artiste connue pour la qualité de ses concerts offre ce soir une prestation assez moyenne. Malgré tout, sans doute la plus douée de l'équipe avec l'étrange énergumène au nom de voiture qui lui succède.

Nommée dans les catégories Révélations Public et Révélations Scène.

 

rOVER.jpg

Rover donc, incontestablement ma révélation de l'année. Un peu dandy, un peu bucheron, pas mal Bowie, une voix troublante qui peu tout, des graves aux aigus, et des titres pop-rock aux mélodies lyriques. Sa performance scènique est bluffante à la hauteur de son album éponyme sorti l'année dernière. Rover impressionne sacrément.  A voir en concert au Trianon le 27 février et en tournée dans toute la France.

Nommé dans la catégorie Révélations Public.

 

 

Tal clôt la soirée. La présence de la seule vraie artiste populaire de la soirée, plebiscitée par les NRJ music Awards et habituée des ondes de Skyrock, surprend dans les studios de France Inter. Pas idiote, elle s'est mise au diapason. Petite robe noire et talons hauts, elle interpréte deux titres en version accoustique. Seule en scène, elle s'accompagne au piano sur son tube du moment et à la guitare sur son futur tube sans doute. Malgré ces sobres versions et sa jolie voix, tout cela sonne trés "ouech ouech" et ce n'est donc pas du tout à mon goût. Mais la prestation mérite largement le respect.

Nommée dans la catégorie Révélations Public et Album de musique urbaine.

 

Vous pouvez encore voter en ligne, jusqu'au jeudi 7 février 17h00, pour votre révélation préférée sur le site des victoires de la musique et écouter ces artistes sur deezer.

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superbus2.jpgCe mardi 11 septembre, je me suis retrouvée un peu par hasard invitée au concert de Superbus à l'Olympia.

Pas vraiment au fait de la "Superbus discostory", j'apprends alors que Superbus compte déjà 10 ans de carrière et 5 albums dont un best of.  Mes souvenirs d'écoute à la radio  et mon désir de passer une bonne soirée m'encouragent à enfiler mon humeur d'ado de 16 ans.

Et effectivement, l'attitude du groupe et le charisme teenager de Jennifer Ayache confirment la cible.

Les titres aux textes indigents sur des mélodies pop orchestrées un peu rock, un peu ska, s'enchainent. C'est entrainant et, comme ce soir j'ai 16 ans, je m'éclate. Sauf dans de rares moments de lucidité où il faut se remotiver. Sans connaître les albums, mais identifiant quand mêmes cinq titres, j'ai l'étrange impression que les morceaux sont reproduits calibrés comme en studio. Bref, la prestation live du groupe n'impressionne pas vraiment. Mais on s'en fout, l'ambiance est bonne et, avec les copines, on s'amuse. C'est déjà pas si mal.

 

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bb.jpgDubitative.

Est-ce cet écho ou excés d'auto-tune rendant la voix assez insupportable sur de nombreux morceaux ?

Est-ce, dans la même lignée, les synthés trop présents ?

Est-ce les duos people qui n'apportent rien - à l'exception majeure d'Orelsan sur le peut-être meilleur titre de l'album ?

Est-ce une interprétation parfois surjouée ?

Pour la première fois depuis 10 ans, je reste dubitative à l'écoute d'un album de Benjamin Biolay.

Les mélodies sont toujours sympa mais les orchestrations et arrangements me font trop souvent mal aux oreilles comme la pochette me fait mal aux yeux.

 

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julien1.jpgJulien Clerc, après trois soirs au Palais des Congrès, une soirée à l'Opéra Garnier en avril et plusieurs dates en province, clôturait ce samedi une série de 10 concerts au Palais des Sports de Paris.

 

En première partie, Alex Beaupain, auteur-compositeur-interpréte français, révélé par le cinéaste Christophe Honoré dont il écrit toutes les BO. Il interprète 5 de ces titres, chansons bien écrites, un peu tristes, jolie voix et belle interprétation. La configuration minimale, Beaupain au piano/synthé accompagné d'une violoncelliste-chanteuse, ne facilite pas l'appropriation des mélodies mais le moment est agréable. Beaupain, en plus de disposer d'un talent certain, ne manque pas d'humour et sait mettre le public dans sa poche.

 

Julien Clerc lui succède seul au piano avec "Jaloux". Un couplet, un refrain, déjà repris par un public conquis d'avance, et le rideau se retire faisant apparaître 40 musiciens. 

S'enchaînent alors une vingtaine de titres issus des albums du chanteur de ses débuts jusqu'au dernier LP. La sélection fait la part belle aux amoureux des années Roda-Gil, aux admirateurs de Jean-Loup Dabadie. On se rappelle alors - pourquoi l'avait-on un peu oublié ? - que Julien Clerc est un très grand mélodiste et qu'il dispose d'un talent aussi grand pour dénicher les textes à la hauteur de ses compositions. Les arrangements réécrits pour l'orchestre symphonique amplifient le plaisir procuré. L'ensemble emporte un peu plus que ce à quoi on pouvait s'attendre.

On est impressionné par les qualités vocales du chanteur. Sa voix est puissante, parfaitement et immédiatement en place. Il est présent, énergique et visiblement très heureux d'être là.

Le travail sur les éclairages est soigné. L'orchestre est particulièrement mis en valeur soit en cadrage direct, soit en transparence derrière le rideau ou en ombres chinoises. Les musiciens et leurs instruments sont ici glorifiés.

Ainsi, tout à la fois, nos oreilles et nos yeux se réjouissent d'un si bon moment : deux heures avec Julien Clerc au meilleur de sa forme.

 

PS : on remarquait dans la salle Jean-Loup Dabadie et Maxime Leforestier visiblement ravis d'être là.

PS 2 : merci à Nathalie pour l'invit'.

 

 

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barbara-carlotti-l-amour-l-argent-le-vent.jpg

Barbara Carlotti publie son troisième album "L'Amour, l'Argent, le Vent".12 titres qui font la part belle au synthé et offrent des arrangements plus instrumentalisés. Un son moins épuré, moins pop chic, plus proche, sur certains titres, d'une certaine variété. Un album sans doute plus accessible qui pourrait agrandir l'auditoire.

Les textes sont majoritairement graves, laissant peu de place à l'ironie que Carlotti parsemait sur ses albums précédents. On y reconnait ses mots, sa plume et ses thèmes : l'amour, la séparation, l'ennui et l'argent. Donnez-moi de l'argent...

  "L'Amour, l'Argent, le Vent" est une œuvre très Carlottienne et à la fois toute différente. Barbara Carlotti évolue, propose autre chose en conservant ce qui fait sa marque : sa voix si particulière, un sens certain de la mélodie et une légère folie.

 

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