SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 19:07

Paula est mise à la porte par son compagnon. À la rue avec le chat, elle va errer de rencontres en galères.

Dès la scène d'ouverture, la prestation de Laëtitia Dosch impressionne. Son débit de mitraillette, sa folie légère, mêlée d'euphorie et de désespoir, nous saisissent et nous emportent. Les péripéties se succèdent, inventives, aux dialogues ciselés. Si le film s'essouffle un peu en fin de parcours, Laëtitia Dosch ne lâche rien. Une belle découverte.

Sortie en salle : le 1er décembre 2017

Sortie en DVD : le 1er mars 2018

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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 16:22

Neïla, pour son premier jour à l'Université, est confrontée à Pierre Mazard un professeur cynique et ambiguë dans son rapport au racisme. Pour se racheter au yeux de son administration, le professeur va préparer l'étudiante au concours d'éloquence.

Camélia Jordana et Daniel Auteuil sont parfaits mais l'histoire convenue enchaîne les clichés, frôle le ridicule et n'offre que peu d'intérêt.

Sur le sujet des banlieues et des concours d'éloquence le documentaire A Voix Haute de Stéphane de Freitas est bien plus puissant.

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 16:34

Janet a invité chez elle des amis proches pour fêter sa toute nouvelle nomination en tant que ministre de la santé. La soirée ne se déroule pas comme prévu.

Étrange, et intrigant, ce huis clos tendu dans sa forme et son propos ne fonctionne pas vraiment. Malgré le casting élégant, le rythme haletant, la réalisation au plus près des comédiens, dans un noir et blanc qui joue sur l'obscurité installant aisément l'ambiance de malaise, on n'accroche jamais vraiment. Le film, très bavard, présente des dialogues sans réel humour ou transcendance et dispose d'un scénario trop maigre pour sortir de la simple anecdote. 

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27 février 2018 2 27 /02 /février /2018 17:05

Un producteur de musique en recherche de succès décide de créer un groupe composé d'un rabin, d'un imam et d'un prêtre.

On ne comprend pas pourquoi Eboué place tant de blagues sous la ceinture d'autant qu'elles ne sont pas drôles. Tout comme l'ensemble du film qui enchaîne de longues séquences de remplissage et les situations genantes par leur absence d'intérêt comique ou philosophique. On tient jusqu'au bout de l'heure trente du film avec difficulté.

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24 février 2018 6 24 /02 /février /2018 19:29

Maryline quitte sa province pour devenir actrice.

Gallienne semble vouloir conter la difficulté de faire sa place dans le milieu du cinéma lorsqu'on est une jeune femme provinciale, taiseuse et alcoolique...

On ne comprend pas l'intérêt du propos tant le personnage est chargé. De plus, le scenario, très décousu, semble s'intéresser surtout au milieu violent et mesquin dans lequel tente d'évoluer Maryline plutôt qu'à Maryline elle-même. Du coup, c'est la prestation de 5 minutes de Vanessa Paradis en Jeanne Moreau qui marque le film.

 

 

 

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28 janvier 2018 7 28 /01 /janvier /2018 16:41
Lady_bird_sanscrierart

Pierre a repris la ferme de ses parents. Il y élève seul des vaches laitières sous le regard inquisiteur de sa mère (Isabelle Candelier) et aidé des soins de sa sœur (Sara Giraudeau), vétérinaire. Alors qu'une épidémie a décimée plusieurs troupeaux en Belgique, Pierre découvre que l’une de ses vaches est infectée. 

"Petit Paysan" n'est pas un film rural de plus dans le cinéma français mais plutôt le premier témoignage fictionné de la dure vie d'éleveur.

Hubert Charuel a tourné dans la ferme de ses parents au plus près de la réalité du terrain, au plus près des vaches. Son héros, interprété tout en intériorité par un Swann Arlaud, qui porte le film, incarne la passion quasi sacerdotale d'un métier injuste qui peut verser dans l'enfer.

Sans tomber dans le documentaire, le réalisateur filme son héros avec une certaine froideur et une précision chirurgicale. Cette absence de pathos accentue l'empathie pour ce jeune fermier qui se débat sans aucune aide possible alors que son monde s'écroule implacablement.
 

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18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 18:37

Bruno Dumont adapte la première partie du triptyque de Charles Peguy.

Le réalisateur fait chanter le texte de Peguy par ses jeunes comédiens. Si les premières minutes intriguent par la jeunesse des comédiens et l'imperfection de leur chant, tous les deux créent un sentiment de sympathie.

Malheureusement, rapidement ce premier ressenti est vite effacé par l'agacement créé par l'accompagnement sonore composé par Igorrr. Plus proche du bruit que de la mélodie, cette BO prend toute la place et efface tout désir de fournir l'effort nécessaire pour accéder au cœur de cette oeuvre.

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