<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 > >>

seances de rattrapage - dvd

Maria a 16 ans quand Daniel Gélin, son père illégitime, reprend contact avec elle. Trois ans plus tard, elle tourne avec Marlon Brando sous la direction de Bernardo Bertolucci.

Le film fait le portrait de l'actrice marquée à vie par le tournage du film Dernier tango à Paris pendant lequel Maria Schneider a été victime d´un viol. Abandon par la mère, inconséquence du père, réputation salie, maltraitance par un cinéma dirigé par des hommes, dépression, drogues... Jessica Palud relate la descente aux enfers de l'actrice et de l'amour qui l'a sauvée.

Le film vaut surtout pour la performance d'Anamaria Vartolomei qui est très convaincante dans ce rôle complexe. A ses côtés, Celeste Brunnquell est, une fois encore, parfaite.

Voir les commentaires

Au Mexique, Rita est une avocate exploitée par un cabinet qui défend des salauds. Elle est contactée par Manitas de la Monte chef d'un cartel meurtrier qui veut changer de sexe.

Les scénarios d'Audiard manquent toujours de crédibilité que ce soit au niveau du réalisme des faits qu'au niveau de la caractérisation de ses personnages. Emilia Perez ne déroge pas à la règle, il en atteint peut-être même son paroxysme ex aequo avec Dheepan.

Audiard traite de façon discutable de sujets sensibles que sont un pays gangrené par la pègre, les familles à la recherche de leur enfant, père, mari disparus, les violences systémiques faites aux femmes, les difficultés d'être trans.... et fait, entre autres choses, du maniement d'armes de guerre une chorégraphie musicale. De plus, il déploie un scénario qui multiplie les excès et part dans tous les sens. 

A côté de ce scénario et traitement irritants, plusieurs éléments demeurent positivement remarquables. Ainsi, les comédiennes, Zoé Saldana, Karla Sofia Gascon et Selena Gomez sont remarquables. La réalisation offre de belles idées de mises en image notamment sur les moments musicaux qui sont amenés avec une grande fluidité, les acteurs accélérant leur diction pour passer du parlé au chanté. Les musiques de Camille et Clément Ducol fonctionnent aussi très bien. Marquant sur la forme, discutable sur le fond.

Voir les commentaires

Années 20, en France, dans un hôtel du bord de mer, Marta, en vacances avec son mari tyrannique, profite de sa participation à un tour de magie pour s'enfuir.

Toujours sur le thème de l'illusion et du décalage spatio-temporel, Noémie Lvovsky présente une comédie musicale librement inspirée de la pièce d'Edouardo de Filippo et mise en musique de façon plutôt réussie par Feu! Chatterton. Le récit, mêlant insouciance et gravité, est intrigant.

Le casting composé de Micha Lescot, François Morel, Judith Chemla, Denis Podalydes, Rebecca Marder, Damien Bonnard, Dominique Valadie, Christine Murillo, Laurent Stocker, Sergi Lopez, Noémie Lvovsky, Catherine Hiegel entre autres, enchante.

Pourtant, le film ne fonctionne pas vraiment. Les parti pris de réalisation avec trop souvent un premier plan qui brouille la vision de la scène comme si le spectateur épiait les personnages, des acteurs trop souvent filmés de dos, l'abus de champs contre-champs, une photographie qui plonge régulièrement les comédiens dans le sombre et multiplie les ombres disgracieuses, les références au cinéma muet (des années 20 sans doute) qui font flop...  desservent le film.

Voir les commentaires

De nos jours, à Tahiti, en Polynésie française, la rumeur de reprise des essais nucléaires bruisse. De Roller, le haut-commissaire veille.

Entre boîte de nuit, hôtel de bungalows, église, compétition de surf, spectacle traditionnel... De Roller, représentant d'un État paternaliste, colonialiste, en Mercedes et costume blanc, donne son avis sur tout, négocie, roule des mécaniques avec désinvolture, s'impose en territoire conquis et se met à scruter la mer à la recherche d'un sous-marin nucléaire.

Dans ce film à la tonalité très singulière, Benoît Maginel semble comme un poisson dans l'eau. Il est.l' élément clé qui nous ouvre les portes de cette étrange histoire.

Le récit alterne scènes de cinéma pur et séquences semblant prises sur le vif, proches du documentaire. Le film tout en dessinant le contexte de l'île, suivant De Roller dans ses différentes représentations, sème le trouble.

Pacifiction est visuellement très travaillé, marquant. Les plans de nuit, particulièrement, évoquent des photographies rétro-éclairées, les scènes de discothèque des peintures psychédéliques. La lumière noire est aussi utilisée. Le rose-orangé des débuts et fins de journée est aussi très présent. Certains plans semblent mêler image et peinture. Le travail sur le son interpelle également par son efficacité à imposer les atmosphères.

Un film étrange et intrigant.

Voir les commentaires

Pierre, fleuriste bankable, voit débarquer sa mère, Judith, après 2 ans d'absence. Judith est bipolaire et s'est échappée de la clinique.

Le scénario, sans être documentaire, présente certains des symptômes de la bipolarité (alcoolisme, hyper sexualité, absence de sommeil, spontanéité...), leur poids sur la malade et sur son entourage entre attachement, rejet et culpabilité. Lui, cartésien et saoulé, semble s'être construit en opposition à sa mère. Elle, malade, très agitée, toute en émotions, cherche à Le reconquérir. Le récit oscille entre sourire et drame, perdant par moment un peu en finesse mais offrant aussi de très beaux moments.

Le film doit beaucoup au couple William Lebghil - Agnès Jaoui qui fonctionne à merveille mais aussi aux seconds rôles tous très bien écrits et interprétés par d'excellents comédiens Salif Cissé, Rosita Dadoun Fernandez, Alison Wheeler.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 > >>
Haut

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog