<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 > >>

seances de rattrapage - dvd

Années 20, en France, dans un hôtel du bord de mer, Marta, en vacances avec son mari tyrannique, profite de sa participation à un tour de magie pour s'enfuir.

Toujours sur le thème de l'illusion et du décalage spatio-temporel, Noémie Lvovsky présente une comédie musicale librement inspirée de la pièce d'Edouardo de Filippo et mise en musique de façon plutôt réussie par Feu! Chatterton. Le récit, mêlant insouciance et gravité, est intrigant.

Le casting composé de Micha Lescot, François Morel, Judith Chemla, Denis Podalydes, Rebecca Marder, Damien Bonnard, Dominique Valadie, Christine Murillo, Laurent Stocker, Sergi Lopez, Noémie Lvovsky, Catherine Hiegel entre autres, enchante.

Pourtant, le film ne fonctionne pas vraiment. Les parti pris de réalisation avec trop souvent un premier plan qui brouille la vision de la scène comme si le spectateur épiait les personnages, des acteurs trop souvent filmés de dos, l'abus de champs contre-champs, une photographie qui plonge régulièrement les comédiens dans le sombre et multiplie les ombres disgracieuses, les références au cinéma muet (des années 20 sans doute) qui font flop...  desservent le film.

Voir les commentaires

De nos jours, à Tahiti, en Polynésie française, la rumeur de reprise des essais nucléaires bruisse. De Roller, le haut-commissaire veille.

Entre boîte de nuit, hôtel de bungalows, église, compétition de surf, spectacle traditionnel... De Roller, représentant d'un État paternaliste, colonialiste, en Mercedes et costume blanc, donne son avis sur tout, négocie, roule des mécaniques avec désinvolture, s'impose en territoire conquis et se met à scruter la mer à la recherche d'un sous-marin nucléaire.

Dans ce film à la tonalité très singulière, Benoît Maginel semble comme un poisson dans l'eau. Il est.l' élément clé qui nous ouvre les portes de cette étrange histoire.

Le récit alterne scènes de cinéma pur et séquences semblant prises sur le vif, proches du documentaire. Le film tout en dessinant le contexte de l'île, suivant De Roller dans ses différentes représentations, sème le trouble.

Pacifiction est visuellement très travaillé, marquant. Les plans de nuit, particulièrement, évoquent des photographies rétro-éclairées, les scènes de discothèque des peintures psychédéliques. La lumière noire est aussi utilisée. Le rose-orangé des débuts et fins de journée est aussi très présent. Certains plans semblent mêler image et peinture. Le travail sur le son interpelle également par son efficacité à imposer les atmosphères.

Un film étrange et intrigant.

Voir les commentaires

Pierre, fleuriste bankable, voit débarquer sa mère, Judith, après 2 ans d'absence. Judith est bipolaire et s'est échappée de la clinique.

Le scénario, sans être documentaire, présente certains des symptômes de la bipolarité (alcoolisme, hyper sexualité, absence de sommeil, spontanéité...), leur poids sur la malade et sur son entourage entre attachement, rejet et culpabilité. Lui, cartésien et saoulé, semble s'être construit en opposition à sa mère. Elle, malade, très agitée, toute en émotions, cherche à Le reconquérir. Le récit oscille entre sourire et drame, perdant par moment un peu en finesse mais offrant aussi de très beaux moments.

Le film doit beaucoup au couple William Lebghil - Agnès Jaoui qui fonctionne à merveille mais aussi aux seconds rôles tous très bien écrits et interprétés par d'excellents comédiens Salif Cissé, Rosita Dadoun Fernandez, Alison Wheeler.

Voir les commentaires

Michel Houellebecq arrive en Guadeloupe pour un concours de sosie présidé par Blanche Gardin.

Réalisé comme un mauvais documentaire, ou comme un mauvais polar, composé de séquences plus loufoques les unes que les autres, entre dialogues improbables sur le rien et vérités sur le colonialisme, le racisme, le féminisme, le film déconcerte et amuse simultanément. Les agissements de ces métropolitains blancs sont également commentés sans concession par des Guadeloupéens.

Les meilleurs moments résident dans les tête à tête entre Gardin et Houellebecq qui échangent sur leur vision du couple, de la société et des limites de leurs prises de parole. Le film revient à plusieurs reprises, sans les détailler, sur les propos islamophobes tenus par Houellebecq et Onfray comme pour tenter de raisonner l'écrivain pour lequel Niclouxl, qui tourne avec lui son 3e film, semble avoir beaucoup d'amitié.

Blanche Gardin est hilarante. 

Voir les commentaires

David, soldat au Mali, gravement blessé, est rapatrié à Paris. Après plusieurs semaines à l'hôpital où il a commencé à tout réapprendre, mais ne se souvient pas de son passé,il s'installe en Ariège chez sa soeur.

Le film est curieusement écrit. L'hospitalisation est traitée comme un documentaire, tout comme une scène à la mairie lors d'une discussion sur la vente de parcelles. Le traitement de la renaissance de David ou celui de son ancienne relation incestueuse avec sa demi soeur sont traitées à gros traits. Rien ne passionné. Benjamin Voisin et Noémie Merlant sont très bien.

Voir les commentaires

<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 > >>
Haut

Sanscrierart : Aperçu critique de l'actualité culturelle : théâtre, cinéma, séries, documentaires, expositions, musique...

Archives

Hébergé par Overblog