SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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31 décembre 2019 2 31 /12 /décembre /2019 16:25

En 1999, dans les Ardennes belges, Antoine, 12 ans, vit seul avec sa mère. Un jour, dans un geste de colère, il tue le petit Rémi.

Boukrief adapte le livre de Pierre Lemaitre plus ou moins fidèlement. Son récit reste en surface en laissant de côté toute psychologie des personnages. Tout est conté à grandes enjambées sans la moindre finesse, reduisant les motivations et enjeux des protagonistes à peau de chagrin.

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5 décembre 2019 4 05 /12 /décembre /2019 16:50

Samia prend un poste de CPE dans un collège dit "difficile" de Seine Saint-Denis. La vie scolaire prend place.

Ce portrait de la vie d'un collège de banlieue compliquée est parfaitement porté par ses comédiens, jeunes et adultes, tels Zita Hanrot et Liam Pierron. C'est essentiellement leur talent et leur énergie qui donnent son intérêt au film qui bien que sympathique n'offre qu'un scénario sans originalité si ce n'est sa conclusion un peu plombante.

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 15:50

Les Crawley reçoivent le roi et la reine en villégiature dans le Yorkshire. Cette visite va mettre le château en ébullition.

Il faut vraiment être très fan de la série pour apprécier cette version cinéma à la mise en place poussive et aux nombreuses scènes  lourdement démonstratives et aux dialogues ringards. Le plaisir prit à retrouver les personnages, maîtres et valets, s'essoufle vite face à cette intrigue de faible catégorie.

Une question demeure : pourquoi présenter cela au cinéma ?

 

 

 

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 15:00

L'avis d'une tout à fait non-spécialiste des Marvel :

Spiderman Far from home est un film qui parle d'adolescents et s'adresse essentiellement aux adolescents. 🤓

Cela reste assez drôle 😂, visuellement bien foutu 🤩, affreusement bavard 😴 et très instructif : Iron Man est semble t-il décédé dans un épisode précédent 😱

2h10 c'est quand même très long.

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 19:52

Nous en avons tous une et on l'aime ou on la déteste qu'elle soit une bonne ou une mauvaise mère. 

Voilà grosso merdo le propos du film, qui en plus de ne trouver rien de bien profond ou poétique à dire, adopte un format qui ne laisse aucune chance à ses personnages qui apparaissent en scènes courtes les uns après les autres dans une boucle qui durera près de 2 heures. 

Même les comédiens, pour la plupart talentueux (Nicole Garcia, Pascale Arbillot, l'excellente Noémie Merlant, Olivia Côte, Vincent Dedienne, Audrey Fleurot, Clotilde Courau, Marie-Christine Barrault, Carmen Maura...), semblent perdus dans une interprétation hasardeuse du rien qui leur est donné à jouer.

Désolant.

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 19:40

Heloise, mère de trois enfants, voit l'heure du départ de la petite dernière arriver.

Difficile de se passionner pour cette histoire  centrée sur les nombrils d'une ado. pourrie-gâtée et de sa mère hystérique. La pauvreté du récit, la platitude des dialogues, l'absence de profondeur des personnages, le milieu parisien-frique, la vulgarité de l'ensemble affligent. Même l'immense talent de Sandrine Kiberlain semble atteint par la médiocrité générale.

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15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 14:32

Le seul intérêt du film réside en la présence de Jean-Louis Trintignant et d'Anouk Aimé.

Pour le reste, aucune heureuse surprise. Lelouch s'appuie très largement sur son film "Un homme et une femme" dont il reprend de nombreux et longs extraits et fait joujou avec ses deux comédiens.

Il présente un scénario niais, des dialogues ineptes, des seconds rôles en roue libre, une musique envahissante, une réalisation sans créativité et globalement beaucoup de lourdeurs.

 

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11 septembre 2019 3 11 /09 /septembre /2019 14:18

Suite à une allergie au botox, Julie comédienne demande à Laurette, son sosie, de la remplacer sur son prochain tournage.

Mathilde Seigner est parfaite, dans le double ôle de la comédienne intello, très inspirée physiquement par Isabelle Huppert, et celui de la coiffeuse, pas trop caricaturale. Sa composition, nous fait presque oublier qu'elle n'est qu'une. Grâce à cette interprétation et à des seconds rôles à la hauteur, la première heure se regarde sans déplaisir. L'installation des différents personnages et du propos central du film se fait de façon fluide, l'ensemble est sympathique. Malheureusement, les 35 minutes suivantes démentent cette bonne impression. Le récit s'enlise. La réalisatrice semble ne pas savoir comment développer et clôturer son histoire. La légèreté contrôlée de la première heure laisse place à une succession de scènes idiotes, au propos pseudo psychologique à peu de frais. De film gentillet "Ni une, ni deux" passe en mode film raté.

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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 19:52

Après avoir tenu des propos homophobes,  Mathias Legoff, vice champion du monde de natation, est contraint d'entrainer une équipe de water-polo gay.

On reste sans voix devant ce film au scénario d'une pauvreté abyssale, aux dialogues affligeants, aux personnages caricaturaux, aux plaisanteries ringardes et à la mise en scène sans imagination. Cerise sur le gâteau, les interprètes sont en roue libre, ajoutant au sentiment que tout sonne faux dans ce film bas de gamme.

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29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 15:54

Marchand et talentueux réparateur de bicyclette, Raoul Taburin n'a jamais su faire de vélo. Il garde ce lourd secret depuis l'enfance jusqu'à l'arrivée dans le village d''un photographe.

Pierre Godeau adapte sans fioritures la bande dessinée de Sempe et nous conte gentiment cette histoire très bien servie par Benoît Poelvoorde, Edouard Baer et Suzanne Clément.

Un film charmant, qui ne fait de mal à personne mais qui ne revolutionnera pas l'histoire du cinéma.

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:06

En classe de terminale, Raphaël, apprenti écrivain, et Olivia, apprentie pianiste, tombent amoureux. Les années passent, Raphaël devient un écrivain célèbre tandis qu'Olivia donne des cours de piano.

Hugo Gélin propulse son héros dans un autre espace temps. Ce traitement "fantastique" à la base de l'histoire est rapidement délaissé au profit de la comédie sentimentale. C'est dommage, on imagine avec regret ce qui aurait pu être développé.

Malgré tout, le film se regarde sans déplaisir grâce aux potentiels sympathie de François Civil, Joséphine Japy et Benjamin Lavergne tous les trois très justes.

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 16:24

A la fin du XIXe siècle, dans la  Drôme, Joseph Ferdinand Cheval, facteur, décide de bâtir un palais pour sa fille Alice.

Il y a de bons comédiens, une volonté de bien faire et pourtant tout sonne faux dans ce film. Tout manque de finesse, tout est surligné à l'extrême, dialogues, bruitages, accompagnement musical, jeu des comédiens, mise en scène,... jusqu'au récit d'une lourdeur extrême.

Le portrait de ce personnage étrange, artiste et architecte inconscient de son génie, manque cruellement de souffle et de poésie.

 

 

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 11:50

Sofia et Paul vivent à Bagnolet dans un quartier à forte mixité sociale. Par idéologie, ils inscrivent leur fils à l'école publique contre l'avis de leur entourage.

Un film qui se veut à la fois drôle et militant et qui échoue des deux côtés. Le film enchaine les scènes comme un catalogue du vivre en mixité et tombe sans cesse dans la caricature. Le scénario du plus haut ridicule en devient gênant.

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 15:29

Yoav, jeune israélien, arrive à Paris comme tombé du ciel. Epris de la langue française. il fuit la folie de son pays, espérant trouver un idéal en France.

Tout dabord intrigant, le récit devient vite obscure, incompréhensible puis très ennuyeux. Le plaisir de retrouver Quentin Dolmaire ne suffit pas à alléger ces deux heures qui s'avèrent pénibles.

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14 avril 2019 7 14 /04 /avril /2019 19:08

Theo vient de naître sous X. Une longue chaîne d'hommes et de femmes va se mettre en action pour l'accueillir puis le confier à sa famille d'adoption.

Entre documentaire ; les dialogues sont très didactiques ; et fiction ; le romanesque a toute sa place ; Jeanne Herry nous propose de découvrir la gestion administrative et humaine de l'adoption en France. La réalisatrice agit par petites touches pour construire son histoire, dessinant en peu de traits des portraits précis des différents intervenants. Les comédiens, Gilles Lellouch, Grégory Gadebois, Clotilde Mollet, Sandrine Kiberlain, Élodie Bouchez, Miou Miou, Jean-François Stevenin, Olivia Côte..., sont parfaits.

En ne s'attardant pas sur les moments d'émotion, en présentant de nombreuses scènes courtes mais très signifiantes, en s''attachant aux détails du quotidien, le film propose le récit sensible et tendre, sans trop de mièvrerie, du parcours de ce bébé pas tout à fait abandonné.

Sortie en salle : 5 décembre 2018

Sortie en DVD : 10 avril 2019

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 16:16

Alain, PDG d'un grand groupe automobile, vit à 100 à l'heure jusqu'au jour où il est victime d'un AVC.

Fabrice Luchini, Leila Bekhti, Micha Lescot sont très bien mais que sont-ils venus faire dans ce nanar ?

La partition est ridicule, à la limite de l'insulte pour les personnes réellement touchées par un AVC. Le film ne séduira que ceux qui ne sont pas regardant sur la vraisemblance et la profondeur d'un récit, les autres seront agacés et s'ennuieront ferme.

 

 

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8 mars 2019 5 08 /03 /mars /2019 17:20

Steven Spielberg adapte le roman d'Ernest Chine qui nous projette en 2045. La population passe la majeur partie de son temps dans L'Oasis, un monde virtuel, le métavers. Quand son créateur meurt, une chasse au trésor est lancée. Le vainqueur remportera le contrôle total de l'Oasis.

Spielberg nous emporte dans un grand jeu vidéo multipliant les références à la Culture Pop. Enthousiasme garantie pour les fans de consoles de jeu. Les amoureux du cinéma se sentiront moins bien servis.

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 14:42

En 2015, Faustine part en Syrie avec son fils âgé de 5 ans. Au bout de quelques jours, elle se rend compte de son erreur et appel son mari Sylvain à l'aide.

Inspirée d'une histoire vraie qui serait la première exfiltration de ressortissants français partis pour le djiad, Exfiltrés interpelle par son récit quasi documentaire. Les comédiens Swan Arlaud (Petit paysan, Une Vie, Un beau voyou...) , Charles Berling, Finnegan Oldfield (Marvin ou la belle éducation, Le poulain...) et Jisca Kalvanda (Divines) sont tous très justes.

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 21:19

Madame de Pommeraye, jeune veuve, tombe sous le charme du marquis des Arcis, libertin, qui semble sincèrement épris d'elle. Lorsque le marquis avoue à  Madame de Pommeraye ne plus ressentir de sentiment pour elle, cette dernière décide de se venger.

Le sentiment amoureux est le sujet de prédilection d'Emmanuel Mouret.  Il l'a traité sous toutes ses formes dans des récits contemporains. Il le transpose ici au XVIIIe siècle, en s'inspirant d'un texte de Diderot, et en abandonnant le ton burlesque de ses précédents films.

Mouret déroule son histoire en une série de plans séquence aux dialogues élégants. Ce choix de réalisation lui permet d'esquiver le piège de l'immobilité que génèrent souvent les scènes très dialoguees. Aussi  la simplicité des décors et des costumes, qui interpelle tout dabord, s'avère des plus efficaces. Cette discrétion laisse toute la place au texte que les comédiens interprètent sans affectation inutile.

Cécile de France et Edouard Baer n'ont sans doute jamais joué la mélancolie et le désespoir avec autant de vérité.

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 17:18

Arnaud intègre un peu par hasard l'équipe de campagne d'un candidat à la présidentielle.

Mathieu Sapin fait le portrait d'un milieu politique français en une succession de scènes proches du sketch, plus ou moins réussies, souvent anecdotiques, sarcastiques et parfois drôles.

Un film peu passionnant presque sauvé par ses comédiens Alexandra Lamy, Finnegan Oldfield, Gilles Cohen, Philippe Katerine, Brigitte Rouan, Valérie Karsenti.

 

Date de sortie en salle : 19 septembre 2018

Date de sortie en DVD : 23 janvier 2019

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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 16:12

Edouard Louis a donné son accord pour que son livre En finir avec Eddy Belle Gueule soit adapté par Anne Fontaine au cinéma. Puis, au visionnage du film, il a demandé que ni son nom ni son ouvrage ne figurent au générique.

En dehors du fait que Marvin est très éloigné du livre, il est fort à parier que c'est surtout la piètre qualité de l'ensemble du film qui a rebuté l'auteur.

Les dessins des différents milieux sociaux sont caricaturaux. Les acteurs, et c'est une exploit quand on affiche des comédiens de la qualité de Grégory Gadebois, Catherine Salée, Charles Berling, Isabelle Huppert, India Hair, Catherine Mouchet ou Finnegan Oldfield, sonnent faux. Les scènes redondantes finissent par être insignifiantes, le récit presque naïf alors qu'il devrait être dur. Et cerise sur le gâteau, la construction de l'histoire en flash back incessant lasse très vite.

On se raccroche à l'interprétation lumineuse du jeune Jules Porier, seul intérêt du film.

Sortie en salle : le 22 novembre 2017

Sortie en DVD : le 27 mars 2018

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 20:32

Myriam et Antoine Besson divorcent. Dans le bureau de la juge, les avocates s'affrontent : Antoine est-il ou non une menace pour sa femme et ses enfants ?

Xavier Legrand choisit de raconter cette histoire à travers Julien, 11 ans, première victime de ce divorce et de son père. Le réalisateur installe une tension forte dès la première scène et fait monter la pression à chaque instant jusqu'au dénouement final, très impressionnant et efficace.

Le film est servi par trois comédiens excellents : Denis Menochet dans le rôle ingrat du père, Léa Drucker, en mère courage et Thomas Giroria qui incarne Julien.

Date de sortie en salle : 7 février 2018

Date de sortie en DVD : 21 juin 2018

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 15:39

Steve est un boxeur de seconde zone qui affiche 33 défaites sur ses 49 matchs. À 42 ans, il est temps de raccrocher les gants, mais pour pouvoir offrir un piano à sa fille, il accepte d'être le sparring partner d'un champion.

Sparring trace le portrait d'un petit boxeur courageux. Un film sur la dureté de la boxe qui mêle coups de poings et coups du sort. On y retrouve donc les thèmes habituels avec pour particularité que le héros est un  mauvais boxeur qui assume. Mathieu Kassovitz est définitivement un très bon comédien. La BO. mélancolique composée par Olivia Merhialti, la chanteuse de The Do sert parfaitement le film.

 

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 20:23

Nathalie Pêcheux, professeur dans un lycée prestigieux, est, à la surprise générale, odieuse avec sa fille, ses amis, ses collègues, les gens qu'elle croise. 

On a beau aimé Karine Viard, l'absence totale de finesse dans le dessin de son personnage s'avère vite pénible. Cette dépressive - agressive n'est ni drôle, ni brillante, ni intéressante.

Le scénario, outré, sans imagination et les dialogues d'une grande platitude n'arrangent rien. La présence d'Anne Dorval, Anaïs Demoustier ou Thibault de Montalembert, dans les rôles secondaires, n'y change rien.

 

 

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29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 15:19

En 1915, alors que ses fils et beau-fils sont à la guerre, Hortense se tue au travail à la ferme avec sa fille Solange. Elle engage comme commis, Francine, une jeune orpheline.

Xavier Beauvois présente un film de forme tout d'abord austère dans son récit avec une mise en place proche du documentaire et une parcimonie des dialogues. Cette séduisante austérité s'estompe au fur et à mesure de l'épanouissement du personnage de Francine, laissant place à une réalisation un peu trop démonstrative, accentuée par la BO signée par Michel Legrand à la mélodie entêtante. 

Le film bénéficie d'une très belle photo et d'une réalisation tout en discrétion. Les plans fixes dominent et les mouvements de camera se font discrets. 

Le film est donc un peu bancal, affichant un vrai parti-pris artistique qu'il perd régulièrement pour le retrouver et le reperdre ensuite.

La distribution est du même acabit. Elle déçoit un peu dans le choix de Laura Smet et Nathalie Baye, en vieille paysanne. Mais elle enchante en la personne d'Iris Bry qui dans son premier rôle illumine le film.

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