SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 15:32
mary_shelley_sanscrierart

En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin, 16 ans, s'enfuit de chez elle pour vivre avec le poète Percy Shelley. En 1816, Mary écrit son premier roman Frankenstein ou le Prométhée moderne.

Haifaa Al-Mansour tente à travers le récit de ces 2 années de conter les origines du grand roman gothique, et trace le portrait de Mary Shelley, jeune femme romantique et moderne, assoiffée d'absolu. 

Malgré l'intérêt de son sujet, le film de facture très classique, ne passionne pas vraiment. Le récit s'égare trop souvent et s'étire inutilement. Le film est sauvé par l'interprétation de Elle Fanning, parfaite.

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 16:03

Marseille, Zachary, 17 ans, sort de prison. Il s'enfuit du foyer où il a été placé. Rejeté par sa mère, il trouve refuge chez Shéhérazade, une fille de son âge qui se prostitue.

Zachary quémande l'attention de sa mère et a peur du noir, Shéhérazade suce son pouce. Ce portrait d'adolescents à peine sortis de l'enfance plongés dans un monde violent, entourés d'adultes irresponsables ou  impuissants, est réussi et particulièrement désespérant. 

Les deux comédiens, Dylan Robert et Kenza Fortas, tous deux amateurs, sont impressionnants.

 

 

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 19:31

Sept amis dont trois couples, réunis pour un dîner, posent leurs portables au milieu de la table avec pour obligation de lire à  haute voix les messages reçus durant la  soirée.

Evidemment, chacun à quelque chose à  cacher et la soirée va mal tourner. Tout comme le film qui ne survit pas à l'idée de base particulièrement faiblarde. L'ennui et le ridicule envahissent très rapidement le film malgré le bon casting convoqué.

 

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1 septembre 2018 6 01 /09 /septembre /2018 14:50
Blakkklansman_sanscrierart

Dans les années 70, Ron Stallworth est le premier afro-américain engagé par la police de Colorado Springs. Aidé par son collègue, Flip Zimmermann, blanc et juif, il infiltre le comité local du Klu Klux Klan.

Inspiré de faits réels, Blakkklansman affiche un ton étrange. Oscillant entre une série Américaine à la Starky et Hutch et une oeuvre pamphlétaire, le film peine à convaincre et à séduire.

Spike Lee adopte des choix esthétiques, dont une musique souvent malvenue, qui contredisent ses intentions. Si on en croit ses propos tenus en interview, le cinéaste présente un film sérieux dénonçant le racisme en Amérique. Ce n'est pas vraiment ce qui ressort de cet ouvrage fourre-tout au final très anecdotique.. 

 

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31 août 2018 5 31 /08 /août /2018 17:45
Guy_alex_lutz_gaumont_opera

Gauthier réalise un documentaire-portrait de Guy Jamet, un chanteur de variété qui pourrait être son père. A 70 ans, Guy continue de remplir les salles en chantant ses vieux tubes à ses vieux fans.

 

Après l'affligeant "Le talent de mes amis", Alex Lutz réalise son deuxième film. On y retrouve enfin tout ce qui fait sa singularité et son génie : l'originalité du propos, la finesse du traitement et l'exceptionnelle qualité de l'incarnation. Ainsi que, et c'est peut-être nouveau, le sens du montage.

 

Prenant un peu de Claude François, de Michel Sardou et de Jean-Paul Belmondo, Alex Lutz incarne cet artiste inventé de toutes pièces et plus vrai que nature, au point qu'on oublierait presque que ce chanteur n'a jamais existé.

 

Les seconds rôles sont parfaits : Tom Dingler dans une prestation quasi exclusivement parlée - c'est lui le Gauthier derrière la caméra, Pascale Arbillot excellente en jeune compagne de l'ancienne star, Nicole Calfan en attachée de presse dévouée.

 

Dans des rôles plus discrets, mais dans des séquences marquantes : Dani, Brigitte Roüan, Elodie Bouchez, Bruno Sanchez, Marina Hands, particulièrement hilarante dans un duo "à la Herbert Léonard et Julie Piétri", et Julien Clerc dans son propre rôle.

 

Le film oscille entre pastiche et hommage, rire et émotion et tient sa promesse presque jusqu'au bout. Il s’essouffle un peu dans les 20 dernières minutes, quand le prétexte de la filiation prend plus de place. Mais les 80 minutes qui précèdent sont parfaitement menées.

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8 août 2018 3 08 /08 /août /2018 15:23

Un groupe de terroristes, du plutonium dans la nature, le FBI, la CIA... Et une Mission Impossible pour Ethan Hunt.

Les amateurs de Mission Impossible et de ce genre cinématographique passeront certainement un très bon moment face à la  réalisation léchée, au scénario aux multiples rebondissements, aux romantisme (suranné), aux pointes d'humour (un peu lourd), aux scènes sur-explicatives et à  l'énergie de Tom Cruise qui réalise toutes ses cascades.

Les autres s'amuseront de voir Paris sous un angle inédit. Ils trouveront cette fois encore l'ensemble interminable et les 2-3 scènes à astuces très téléphonées.

 

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24 juillet 2018 2 24 /07 /juillet /2018 16:45

De nos jours, du côté du rocher de Roquebrune, Paul Sanchez erre. Tandis que la gendarmerie néglige les rumeurs de son retour.

Patricia Mazuy propose un film au tons multiples qui lui donnent un drôle d'air. Entre mauvais téléfilm, comédie grossière, western et thriller psychologique, on ne sait trop sur quel pied danser.

Du côté du dessin des personnages la démarche est la même. La réalisatrice semble vouloir donner raison à l'expression " Con comme un gendarme", ces derniers ne brillant pas par leur finesse tandis que le fugitif semble toujours plein de ressources.

Comme pour appuyer ce point de vue, les comédiens interprétant les dits gendarmes sonnent faux alors que Laurent Lafitte campe toute la complexité de son personnage avec le talent qu'on lui connait.

La musique de John Cale accentuant cette dissonance, on suppose que tout cela est volontaire mais malheureusement pas du maîtrisé.

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21 juillet 2018 6 21 /07 /juillet /2018 16:12

Edouard Louis a donné son accord pour que son livre En finir avec Eddy Belle Gueule soit adapté par Anne Fontaine au cinéma. Puis, au visionnage du film, il a demandé que ni son nom ni son ouvrage ne figurent au générique.

En dehors du fait que Marvin est très éloigné du livre, il est fort à parier que c'est surtout la piètre qualité de l'ensemble du film qui a rebuté l'auteur.

Les dessins des différents milieux sociaux sont caricaturaux. Les acteurs, et c'est une exploit quand on affiche des comédiens de la qualité de Grégory Gadebois, Catherine Salée, Charles Berling, Isabelle Huppert, India Hair, Catherine Mouchet ou Finnegan Oldfield, sonnent faux. Les scènes redondantes finissent par être insignifiantes, le récit presque naïf alors qu'il devrait être dur. Et cerise sur le gâteau, la construction de l'histoire en flash back incessant lasse très vite.

On se raccroche à l'interprétation lumineuse du jeune Jules Porier, seul intérêt du film.

Sortie en salle : le 22 novembre 2017

Sortie en DVD : le 27 mars 2018

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29 juin 2018 5 29 /06 /juin /2018 20:32

Myriam et Antoine Besson divorcent. Dans le bureau de la juge, les avocates s'affrontent : Antoine est-il ou non une menace pour sa femme et ses enfants ?

Xavier Legrand choisit de raconter cette histoire à travers Julien, 11 ans, première victime de ce divorce et de son père. Le réalisateur installe une tension forte dès la première scène et fait monter la pression à chaque instant jusqu'au dénouement final, très impressionnant et efficace.

Le film est servi par trois comédiens excellents : Denis Menochet dans le rôle ingrat du père, Léa Drucker, en mère courage et Thomas Giroria qui incarne Julien.

Date de sortie en salle : 7 février 2018

Date de sortie en DVD : 21 juin 2018

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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 16:25

La célèbre actrice Iranienne Behnaz Jafar, accompagnée de Jafar Panahi, prend la route pour le Turkmenistan iranien. Elle recherche la jeune fille qui l'appel au secours dans une vidéo reçue sur son portable.

Jafar Panahi, cette fois encore, joue sans cesse avec la réalité et la fiction. Toujours interdit de faire du cinéma et de sortie du territoire, le réalisateur se lance dans un nouveau tournage clandestin. Dans son propre rôle, à l'abri de sa voiture, il emmène dans son périple une comédienne reconnue qui joue également son propre rôle. Elle est l'un des trois visages du titre, la comédienne reconnue et adulée par tous mais qui ne peut-être un exemple pour les filles. Le deuxième visage est celui de l'adolescente qui se bat contre vents et marées pour devenir comédienne. Et enfin, le 3e visage est aussi celui d'une comédienne, Sharazad qui a connu la gloire sous le règne du Chah et qui depuis la révolution représente la honte et vit recluse.Trois visages de femmes d'Iran, celle d'hier, d'aujourd'hui et celle qui fera demain. Trois visions d'un pays, de son rapport à la liberté d'être et de s'exprimer et de ses contradictions.

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 15:39

Steve est un boxeur de seconde zone qui affiche 33 défaites sur ses 49 matchs. À 42 ans, il est temps de raccrocher les gants, mais pour pouvoir offrir un piano à sa fille, il accepte d'être le sparring partner d'un champion.

Sparring trace le portrait d'un petit boxeur courageux. Un film sur la dureté de la boxe qui mêle coups de poings et coups du sort. On y retrouve donc les thèmes habituels avec pour particularité que le héros est un  mauvais boxeur qui assume. Mathieu Kassovitz est définitivement un très bon comédien. La BO. mélancolique composée par Olivia Merhialti, la chanteuse de The Do sert parfaitement le film.

 

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 16:56

Joseph vit d'escroqueries en tous genres dans lesquelles il entraîne son fils Micka qui lui rêve de devenir comédien.

Les bonnes intentions ne suffisent pas pour faire un bon film. Si Kad Merad et Kacey Mottet Klein sont parfaits dans leur rôle, on peine à s'intéresser à cette histoire quelque peu bancale.

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 16:44

Accompagnée par ses enfants, Laura revient dans son village natal pour assister au mariage de sa sœur. La fête va tourner court.

Le talent d'Asghar Farhadi se perd encore un peu dans ce deuxième film européen. On n'y retrouve ni la finesse, ni la fluidité de ses réalisations iraniennes (même si Le Client avait lui aussi un peu déçu). Il faut dire qu'on ne pouvait pas vraiment compter sur la qualité du casting pour apporter un peu de subtilité. Javier Bardem ou Pénélope Cruz ne sont pas les comédiens les plus subtils qui soit. Ainsi, Everybody Knows présente un scénario poussif, manquant de profondeur, porté par une interprétation un peu grossière validée par une mise en scène au diapason.

Mieux vaut revoir La Séparation, À propos d'Elly ou les Enfants de Belle Ville en VOD pour apprécier les qualités d'Asghar Farhadi

 

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 19:12

L'usine Perrin va fermer et licencier ses 1100 salariés malgré l'accord passé il y a 2 ans de conserver tous les salariés en échange d'efforts financiers de leur part. Les syndicats lancent un mouvement de gréve, arrêtant toute production et bloquant les stocks. Ils contestent la fermeture d'une usine appartenant à un groupe allemand qui fait de gros bénéfices.

Pascal Brizé nous convie au cœur de la lutte d'ouvriers qui se battent pour conserver leur emploi. Vincent Lindon prend la tête du combat est représente le visage médiatique du mouvement. Il est parfait dans le rôle, totalement imprégné de son personnage d'homme en colère et combatif. Les autres comédiens (pour la plupart amateurs) sont également excellents. Brizé prend soin de présenter les visions des différentes parties, avec les contraintes d'un capitalisme qui guide le monde. Même si, pour qui s'intéresse un peu aux fermetures violentes d'entreprises de ces récentes années, on n'apprend pas grand chose, cette énumération des tenants, aboutissants, forces, faiblesses et manipulations attenantes est intéressante et accablante pour notre système.

Malgré ces qualités, le film pêche dans sa mise en scène qui à force de vouloir nous immerger au cœur de l'action ne ressemble plus à rien. Les flous, cadrages aléatoires, mouvements brusques de la caméra deviennent vite déplaisants et un peu ridicules. A cela s'ajoute, dans le dernier quart d'heure, deux scènes aux événements excessifs qui à elles seules décrédibilisent toute la force du propos tenu jusque là.

Dommage.

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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 21:02

De nos jours, en Israel. Un matin, des soldats viennent annoncer à Michael et Daphna que leur fils Yohachim est "tombé" en service.

Samuel Maoz trace à travers l'histoire de cette famille un portrait sans concession d'Israël, son pays, à la fois en paix et en guerre, qui voit ses citoyens culpabiliser sous l'héritage de la Shoah et sous des préceptes religieux, qui envoie ses enfants dans l'ennuie, la peur, l'absurdité et la violence d'une drôle de guerre et qui s'enferme dans un éternel recommencement.

La réalisation graphique, très stylisée, usant de différentes astuces de mises en scène, apporte à l'écriture déjà efficace du récit, une force dramatique, ironique et poétique soulignant le non-sens et la cruauté des situations. Marquant.

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29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 15:19

En 1915, alors que ses fils et beau-fils sont à la guerre, Hortense se tue au travail à la ferme avec sa fille Solange. Elle engage comme commis, Francine, une jeune orpheline.

Xavier Beauvois présente un film de forme tout d'abord austère dans son récit avec une mise en place proche du documentaire et une parcimonie des dialogues. Cette séduisante austérité s'estompe au fur et à mesure de l'épanouissement du personnage de Francine, laissant place à une réalisation un peu trop démonstrative, accentuée par la BO signée par Michel Legrand à la mélodie entêtante. 

Le film bénéficie d'une très belle photo et d'une réalisation tout en discrétion. Les plans fixes dominent et les mouvements de camera se font discrets. 

Le film est donc un peu bancal, affichant un vrai parti-pris artistique qu'il perd régulièrement pour le retrouver et le reperdre ensuite.

La distribution est du même acabit. Elle déçoit un peu dans le choix de Laura Smet et Nathalie Baye, en vieille paysanne. Mais elle enchante en la personne d'Iris Bry qui dans son premier rôle illumine le film.

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 22:12

Jocelyn, DG Europe d'un grand groupe, est un dragueur invétéré. Alors, qu'il laisse une jeune femme qu'il convoite penser qu'il est paraplégique, celle-ci lui présente sa sœur elle-même en fauteuil.

Il faut bien le dire, Franck Dubosc est de moins en moins drôle avec son personnage de dragueur ringard qu'il traîne depuis 20 ans. On sait aussi que la finesse n'est pas sa qualité artistique la plus évidente.

D'où l'immense surprise créée par le film qui n'est pas dénué de faiblesses mais qui surprend par ses nombreuses qualités. Maîtrise du récit, même s'il se prolonge inutilement sur les 20 dernières minutes. Direction impeccable des acteurs, avec une Elsa Zilberstein extrêmement drôle, un Franck Dubosc en retenu, Alexandra Lamy élégante comme d'habitude et un Gérard Darmon qui fait du Gérard Darmon comme on aime. Une tonalité qui laisse la part belle à l'humour (majoritairement efficace), mais aussi à un certain romantisme et un traitement délicat mais cash du sujet de l'handicap.

Peut-être que l'effet de surprise joue en faveur du film, mais toujours est-il qu'il se visionne avec un plaisir certain.

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 19:07

Paula est mise à la porte par son compagnon. À la rue avec le chat, elle va errer de rencontres en galères.

Dès la scène d'ouverture, la prestation de Laëtitia Dosch impressionne. Son débit de mitraillette, sa folie légère, mêlée d'euphorie et de désespoir, nous saisissent et nous emportent. Les péripéties se succèdent, inventives, aux dialogues ciselés. Si le film s'essouffle un peu en fin de parcours, Laëtitia Dosch ne lâche rien. Une belle découverte.

Sortie en salle : le 1er décembre 2017

Sortie en DVD : le 1er mars 2018

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 16:06

Thomas, pour sortir de son addiction à la drogue, intègre une communauté catholique spécialisée dans l'accueil de jeunes drogués ou alcooliques. Au programme prière et travail à longueur de journée.

La prière traite non pas de la religion mais de la force de l'entraide, d'une forme d'abnégation et de la croyance en soi. La beauté du film naît des décors, la montagne et sa nature, de la sincérité de sa croyance en la fraternité, de son portrait de l'exercice de la foi, de sa réalisation brute. Mais il doit beaucoup, et avant tout, à la présence puissante d'Anthony Bajon (Les Ogres, Maryline, Rodin).

Son interprétation intense de Thomas, dans la violence tout d'abord, dans la résignation puis dans le retour à la vie, nous captive. La prière est un film d'autant plus marquant qu'il est l'écrin de la révélation d'un très beau comédien.

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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 16:22

Neïla, pour son premier jour à l'Université, est confrontée à Pierre Mazard un professeur cynique et ambiguë dans son rapport au racisme. Pour se racheter au yeux de son administration, le professeur va préparer l'étudiante au concours d'éloquence.

Camélia Jordana et Daniel Auteuil sont parfaits mais l'histoire convenue enchaîne les clichés, frôle le ridicule et n'offre que peu d'intérêt.

Sur le sujet des banlieues et des concours d'éloquence le documentaire A Voix Haute de Stéphane de Freitas est bien plus puissant.

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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 21:31

En 1998, dans un cours de théâtre, Greg Sestero rencontre Tommy Wiseau, un type extravagant au look gothique. Tommy qui s'avère fortuné emmène Greg à Los Angeles afin qu'ils réalisent tous les deux leur rêve de devenir comédien.

Ce qui impressionne d'emblée dans le film, c'est que cette histoire est vraie. Le Tommy Wiseau en question a réalisé The Room, film qui fut longtemps considéré comme le plus mauvais de l'histoire du cinéma à tel point qu'il en est devenu culte à Hollywood. The Disaster Artist est adapté du livre dans lequel l'opportuniste Greg Sestero raconte sa rencontre avec Wiseau, le tournage et la sortie du film.

James Franco, tout en contant cette histoire farfelue, tente de percer l'énigme Tommy Wiseau qui, sous sa personnalité extravagante, entretient le mystère sur ses origines et celles de sa fortune. Le film est intrigant et drôle et les frères Franco sont tous deux excellents.

Au final, le  mystère reste entier : Tommy Wiseau est-il un débile profond ou un artiste mégalo un brin manipulateur ?

 

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4 mars 2018 7 04 /03 /mars /2018 17:09

En Italie, été 1983, Elio, 17 ans, passe ses vacances dans une somptueuse villa avec ses parents. Son père professeur en culture gréco-romaine accueille pour quelques semaines un Américain qui prépare son doctorat.

Dès les premières images, tout sonne un peu faux et caricatural dans ce film où l'Américain est forcément blond, sportif et arrogant et les italiens lettrés, épicuriens et fantasques. Les références à l'érudition des parents sont amenées de façon maladroite, affichées de façon prétentieuse. Amira Casar et Michael Stuhlbarg prennent des pauses ridicules. On peine aussi à s'attacher aux deux protagonistes, tous les deux affadis par la prétention dont ils sont parés. On ne croit pas en leur amour, où la relation de domination prend le pas sur la passion. Leur différence d'âge et de maturité n'aide pas à y trouver une part de romantisme.

De plus, le récit s'avère pauvre en événements et le film de 2 heures est long, très long. Le réalisateur mixant cinéma italien et hollywoodien présente une oeuvre flottante. Il alterne les scènes posées interminables et celles qui semblent issue d'un inventaire des charmes de l'Italie. Tout est fabriqué dans la forme (jusqu'à la bande son mêlant tubes de l'époque, Bach et titres de Sufjan Stevens) négligeant émotion pure et fond.

 

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4 mars 2018 7 04 /03 /mars /2018 10:15

En 1971, le New-York Times se procure et publie des informations classées secrets défense révélant que depuis 30 ans, les différents Présidents des Etats-Unis ont favorisé la guerre au Vietnam. Alors que le NYT est poursuivi en justice, le Washington Post reçoit à son tour ces documents et doit décider s'il les publie ou non.

Steven Spielberg ne nous conte pas vraiment l'affaire des Pentagon Papers mais plutôt les débats qu'ils ont provoqué au sein du Washington Post, entre actionnaires, propriétaire et journalistes. Cela lui donne l'occasion de dessiner le portrait de Kay Graham, propriétaire et femme effacée, qui se révèle en prenant pour la première fois une décision cruciale. Les droits des médias, les collusions entre propriétaires de presse et politiques, les intimidations d'un Etat tout puissant sont de ce fait abordés. C'est un peu léger pour une oeuvre de 2 heures. Le film se présente ainsi de façon pépère tant dans sa réalisation que dans le déroulé de son récit. La musique de John Williams, qui résonne quoi qu'il arrive comme si la cavalerie débarquait ou qu'une nouvelle guerre des étoiles se déclenchait, vient nous réveiller dans le dernier quart d'heure. S'il n'y avait le plaisir de voir Meryl Streep on s'ennuierait ferme.

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3 mars 2018 6 03 /03 /mars /2018 10:06

Le talent, l'intelligence, l'élégance.

la vidéo est ICI

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1 mars 2018 4 01 /03 /mars /2018 17:33
le_retour_du_heros_sanscrierart

Elisabeth fait du lâche et malhonnête Capitaine Neuville, parti à la guerre, un héros. Lorsque le Capitaine réapparaît, Elisabeth doit composer avec ses mensonges.

Laurent Tirard louche du côté des comédies de Jean-Paul Rappeneau et Philippe de Broca. Mais son scénario n'a ni l'énergie, ni la fantaisie de ceux de ses illustres aînés.

Les péripéties d'Elisabeth et du Capitaine peinent à intéresser. Seules les prestations de Jean Dujardin et Mélanie Laurent maintiennent notre intérêt.

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