SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

Rechercher

Rubriques

22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 16:40

 

 

Alice Heimann, jeune et brillante normalienne, est embauchée à la mairie de Lyon pour aider le maire à retrouver le goût d'avoir des idées.

Le film séduit par le duo composé par Fabrice Lucchini et Anaïs Demoustier. Il intrigue dans sa première partie par la frénésie qui agite le pouvoir et le contraste avec le détachement de la jeune philosophe. Malheureusement, le récit tourne rapidement à vide et le charme de ses interprètes peine à nous garder en éveil.

Partager cet article
Repost0
2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 14:35

En 1968, Judy Garland, ruinée, épuisée, accroc aux médicaments et à l'alcool, séparée de ses enfants, accepte un contrat de plusieurs concerts à Londres.

Ce biopic, qui se concentre sur la dernière année de vie de Judy Garland, nous propose, sans réelle créativité, un récit qui aurait gagner à afficher plus de finesse. Tout l'intérêt du film réside dans la prestation de Renee Zellwegger. La comédienne, qui en plus interprète parfaitement elle-même toutes les chansons, s'efface derrière la star mythique. C'est elle qui captive et maintient notre attention pendant 2 heures.

A voir au cinéma dès le 26 février.

Partager cet article
Repost0
1 février 2020 6 01 /02 /février /2020 15:46

En Allemagne, lors de la seconde guerre mondiale, Jojo Betzler, 10 ans, est fier de faire partie des Jeunesse Hitlériennes. Il se rend, non sans appréhension, dans un camp d'entraînement.  Heureusement, son ami imaginaire, Adolf Hitler, s'emploie à lui donner du courage.

N'est pas Charlie Chaplin qui veut. Traiter du nazisme sur le ton de l'humour nécessite bien du talent, de la profondeur et une rigueur à toutes épreuves. Taika Waititi semble dépourvu de ces qualités. Il présente ici une histoire d'enfants perdus dans la folie et la guerre sur le ton de la fantaisie ou presque. La farce n'est pas suffisamment mordante, ni suffisamment fine pour être efficace et acceptable.

Le réalisateur alterne les tonalités sans ne jamais toucher juste. Son scénario et sa mise en scène n'offrent que peu d'intérêt. On ne peut que s'interroger sur la pertinence de s'attaquer avec autant de légèreté et d'inconsequence à cette période de notre Histoire. Embarrassant.

 

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 17:06

En 2016, Roger Ailes, patron de la chaine TV Fox News, est accusé de harcèlement par une de ces présentatrices. Cette première accusation sera suivie par beaucoup d'autres.

Nicole Kidman, Charlize Theron et Margot Robbie interprètent les trois rôles principaux : Gretchen Carlson, l'animatrice qui porte plainte la première, seule contre tous, Megyn Kelly, la présentatrice vedette qui en parlant déclenchera tous les autres témoignages et une jeune journaliste proie facile et nouvelle victime.

Le récit de ces faits réels est mené avec simplicité et rythme, exposant clairement la suprématie des hommes au pouvoir, le machisme et la perversion régnant et les dilemmes et les traumatismes générés chez les victimes. Avec en message final, l'annonce d'une nouvelle ère mettant fin à ces comportements.

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2020 7 26 /01 /janvier /2020 13:56

Le 6 avril 1917, en France, deux jeunes soldats anglais ont pour mission de passer derrière les lignes ennemis pour sauver 1600 soldats prêts à tomber dans un piège.

Sam Mendes met magistralement en scène ce qui pourrait nous sembler être une histoire déjà de nombreuses fois traitées. Mais le point de vue du réalisateur fait toute la différence. Sur la forme surtout qui est particulièrement impressionnante. Mendes suit ces deux soldats dans un (quasi) plan séquence, positionnant sa caméra à hauteur d'hommes. Dans les tranchées, dans les villages en ruines, dans la boue collante et glissante et dans la campagne abandonnée, le spectateur est au plus près de la dureté des conditions de vie, de la violence et de l'humain dans ses réflexes les plus lâches et primaires comme dans ses actes les plus courageux et généreux. La virtuosité de cette mise en scène s'accompagne d'une musique un peu trop présente, seule faiblesse formelle du film, et d'une très belle photographie qui dit l'horreur de la guerre mais aussi son incongruité au coeur de la force et de la beauté de la nature.

Sur le fond, à travers l'histoire dans la grande Histoire de ces deux soldats aux motivations différentes, Mendes ne fait "que" souligner la folie de la guerre qui ne sème que la mort, celle de ceux qui ne reviendront jamais et celle de ceux qui ne seront jamais plus les mêmes. Mais ici les scènes les plus prenantes ne sont pas forcément les plus violentes mais les plus poétiques où la vie finira par reprendre ses droits.

Les comédiens, Georges Mc Kay et Dean Charles Chapman, sont parfaits et créent instantanément l'empathie, nous emportant jusqu'à la dernière image.

1917 est a voir absolument en salle pour apprecier pleinement la qualité de sa mise en scène et de sa photographie.

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 15:40

Greta Gerwig (Lady Bird) propose une énième adaptation du roman de Louisa May Alcott. La réalisatrice construit son film à base de flash-back qui pourront décontenancer ceux qui découvrent cette histoire mais qui donnent un peu de peps à une réalisation sans créativité particulière, encombrée d'une musique dégoulinante.

Ce qui maintien notre attention dans ce récit sans surprise est la qualité de l'interprétation des femmes March Laura Dern, Emma Watson, Florence Pugh, Elisa Scanlen, Meryl Streep et des fiancés James Norton, Louis Garrel et Thimothee Chalamet bien plus convaincant qu'à l'accoutumée. Quant à l'irrésistible rôle principal de Joe March il échoue à Saoirse Ronan (Brooklyn, Lady Bird...) qui déploie, ici encore, tout son talent et sa puissance romanesque.

Partager cet article
Repost0
6 janvier 2020 1 06 /01 /janvier /2020 15:22

Roy Courtnay, escroc octogénaire, séduit Betty Mc Leish, riche veuve.

Le rythme du récit est au diapason de celui de ses héros, lent, très lent. Il n'est rien de dire que l'ennui s'installe très vite. On est loin du film d'anarque brillant. Ici le film s'enlise dans un scénario alambiqué et idiot. Le récit frôle régulièrement le ridicule pour y tomber totalement lors du dénouement. Le charme de Iam Mc Kelley et d' Helen Mirren n'y peut rien.

Partager cet article
Repost0