SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 19:52

Après avoir tenu des propos homophobes,  Mathias Legoff, vice champion du monde de natation, est contraint d'entrainer une équipe de water-polo gay.

On reste sans voix devant ce film au scénario d'une pauvreté abyssale, aux dialogues affligeants, aux personnages caricaturaux, aux plaisanteries ringardes et à la mise en scène sans imagination. Cerise sur le gâteau, les interprètes sont en roue libre, ajoutant au sentiment que tout sonne faux dans ce film bas de gamme.

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31 août 2019 6 31 /08 /août /2019 16:20

Daoud dirige le commissariat central de Roubaix. Incendie criminel, viol, fugue... le commissariat gère les affaires courantes quand une octogénaire est assassinée.

Le film est très fortement inspiré du documentaire de Mosko Boucault "Roubaix, commissariat central" qui a marqué tous ceux qui ont pu le voir lors de sa diffusion en 2008. Mosko Boucault y avait filmé, en 2002, les aveux des deux criminelles d'une septuagénaire lors de leurs interrogatoires.

Arnaud Desplechin reprend une bonne partie des scènes et des dialogues du reportage. Un presque copié/collé auquel la fiction apporte une esthétique de la mise en scène particulièrement soignée et un beau portrait de flic comme on les dessinait dans le cinéma français des années 70. Roschdy Zem campe un commissaire taiseux, pausé et humaniste qui connait comme personne sa ville natale et ses habitants. La lumière du titre du film c'est lui.

A ses côtés, un jeune lieutenant affecté dans cette ville qu'il ne connait pas, interprété par Antoine Renartz. Tous les comédiens jouent parfaitement leur rôle bien que l'on puisse s'étonner de n'y entendre aucun accent ou parler roubaisien. Et ce n'est pas un détail quand on voit à quel point Desplechin a le soucis de dessiner un portrait, certes orienté vers ce qu'elle a de plus triste mais précis, de la ville, de sa pauvreté à ses ruelles sombres et ses courées délabrées jusqu'à sa météo exécrable.

Cette réserve exceptée, le film, d'une durée de deux heures, se visionne avec intérêt et avec un réel plaisir de cinéma servi par une belle mise en scène et le dessin soigné des personnages.

 

 

 

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29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 15:54

Marchand et talentueux réparateur de bicyclette, Raoul Taburin n'a jamais su faire de vélo. Il garde ce lourd secret depuis l'enfance jusqu'à l'arrivée dans le village d''un photographe.

Pierre Godeau adapte sans fioritures la bande dessinée de Sempe et nous conte gentiment cette histoire très bien servie par Benoît Poelvoorde, Edouard Baer et Suzanne Clément.

Un film charmant, qui ne fait de mal à personne mais qui ne revolutionnera pas l'histoire du cinéma.

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17 août 2019 6 17 /08 /août /2019 19:25

Pierre Perdrix, gendarme dans les Vosges, coule une vie rangée entre ses collègues, sa mère, son frère et sa nièce. Jusqu'au jour où Juliette Webb, en pleine transhumance personnelle, vient déclarer le vol de sa voiture.

Cette comédie, aux accents philosophiques, mêle burlesque, absurde et romantisme. Le film regorge d'idées loufoques particulièrement bien mises en scène. Erwan Le Duc aime les temps suspendus, ils ajoutent à l'ambiance de son film un peu plus d'étrangeté encore.

Swan Arlaud est (Petit Paysan, Un beau voyou, Une vie, Grâce à Dieu...) parfait dans le rôle du type qui n'attend rien mais qui est quand même prêt à recevoir. Maud Wyler (La Révolte, Cyrano de Bergerac...) excelle dans celui de la fille étrange, provocante qui se défend, bravache, de tout attache. Ils sont tous deux très bien accompagnés de la jeune Patience Muchenpach, de Nicolas Maury et de la toujours incandescente Fanny Ardant.

 

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 14:52

Jack, jeune chanteur qui ne rencontre pas le succès, découvre, en se réveillant après un accident, que le monde entier ne connaît pas (plus) les Beatles.

L’idée de départ offrait de nombreuses pistes de développement. En plus de l’hommage au génie des Fab’four, une vraie réflexion sur la culpabilité, le devoir de mémoire, la destinée... aurait donné du caractère au film. Mais, Danny Boile et Richard Curtis, le scénariste, ne font qu’effleurer ces sujets sans les traiter vraiment. Ils préfèrent abandonner la musique en cours de route pour laisser place à une histoire d’amour ridicule.

Un film qui ne dit rien et qui échappe au statut d’anecdote que par la présence de la musique des Beatles. 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:06

En classe de terminale, Raphaël, apprenti écrivain, et Olivia, apprentie pianiste, tombent amoureux. Les années passent, Raphaël devient un écrivain célèbre tandis qu'Olivia donne des cours de piano.

Hugo Gélin propulse son héros dans un autre espace temps. Ce traitement "fantastique" à la base de l'histoire est rapidement délaissé au profit de la comédie sentimentale. C'est dommage, on imagine avec regret ce qui aurait pu être développé.

Malgré tout, le film se regarde sans déplaisir grâce aux potentiels sympathie de François Civil, Joséphine Japy et Benjamin Lavergne tous les trois très justes.

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 16:24

A la fin du XIXe siècle, dans la  Drôme, Joseph Ferdinand Cheval, facteur, décide de bâtir un palais pour sa fille Alice.

Il y a de bons comédiens, une volonté de bien faire et pourtant tout sonne faux dans ce film. Tout manque de finesse, tout est surligné à l'extrême, dialogues, bruitages, accompagnement musical, jeu des comédiens, mise en scène,... jusqu'au récit d'une lourdeur extrême.

Le portrait de ce personnage étrange, artiste et architecte inconscient de son génie, manque cruellement de souffle et de poésie.

 

 

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