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cinema

Alex et Cécile sont les voisins de Sandra. Lorsque Cécile, enceinte, doit partir accoucher, ils lui confient leur fils Elliot.

Carine Tardieu est définitivement la cinéaste des enfants qu'elle filme comme personne, et celle des parents en perdition. Déjà, dans La tête de maman et dans Du vent dans mes mollets, ses enfants héros portaient sur leurs parents un regard lucide et bienveillant, et étaient confrontés au drame. Ici, tous ses héros grands et petits, font preuve d'une grande clairvoyance sur leurs émotions et leurs sentiments. Chacun rattrapant l'autre dans les moments de fragilité, le guidant quand il se perd. La bienveillance règne et l'attachement s'avère réciproque.

Dans L'attachement tout est délicat. Le récit déjoue tous les pronostics et poncifs. Les dialogues sont d'une qualité et d'une sensibilité rare. La réalisatrice dirige parfaitement ses comédiens, maîtrisant comme personne le rythme et ses silences qui laissent place aux différentes émotions.

Les comédiens Pio Marmai, Valeria Bruni Tedeschi sont excellents. Ils sont accompagnés par Vimala Pons, Raphaël Quenard et la très grande Catherine Mouchet qu'on ne voit vraiment pas assez. Le jeune César Botti est irrésistible et d'une grande justesse.

L'émotion nous gagne à plusieurs reprises sans que l'on se sente piègé. 

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A New-York, en 1961, Bobby Zimmerman débarque du Minnesota pour rendre visite à son idole Woody Guthrie.

Un parfait inconnu se concentre sur les débuts de Bob Dylan, de son installation à Greenwich Village et le parrainage de Pete Seeger au concert du Festival Folk de Newport en 1965. Cinq années contées de façon chronologique, sans fantaisie dans le récit. Les débuts fulgurants de Dylan devenant la référence folk jusqu'au virage de Like a Rolling Stone, ses admirations sincères, son assurance/arrogance, ses amours pour Suze Rotolo et Joan Baez, "rivale" de poids pour le chanteur, dessinent le portrait d'une personnalité complexe. Si les dialogues de Dylan sont limités, amplifiant la part de mystère du personnage, le film laisse entendre (jamais en entier) quelques un de ses textes soignés, poétiques, et militants. 

Le film est, sans être déplaisant, esthétiquement, très classique. Les interprètes sont remarquables. Timothée Chalamet est très bon en Dylan taiseux et arrogant. Il impressionne particulièrement en interprétant lui-même les chansons. A ses côtés, Monica Barbaro excelle dans le rôle de Joan Baez dont elle interprète, elle aussi, les chansons. Elle Fanning, Edward Norton et Boyd Holbrook complètent cet excellent ensemble de comédiens. La qualité de leur interprétation maintient notre intérêt pendant les 2h20 du récit même lorsque le film marque le pas dans sa dernière partie. 

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Au Brésil, en 1970, alors que la dictature militaire dirige le pays depuis 1964, la famille Paiva vit dans une certaine opulence et un univers en apparence préservé. Mais, la menace se rapproche.

Le film est tiré de l'histoire vraie de Rubens Paiva, ingénieur, ex-député du Parti travailliste et  résistant pacifique, qui fut arrêté en 1971, avant de disparaitre. Sa femme, Eunice, se lance alors dans un combat pour le retrouver.

Dans la première demi-heure, Walter Salles met en scène le bonheur familial, les repas, les jeux sur la plage, les musiques, les amis. Le contraste avec la deuxième partie, contant les attestations, les interrogatoires, la torture, la violence et la folie du régime est d'autant plus violent. La troisième partie voit Eunice essayer de préserver une vie normale pour les enfants. La dernière partie. se déroule 25 ans plus tard, alors qu'Eunice est devenue avocate et en 2014.

Si l'histoire de la dictature militaire, de 1964 à 1985, est passionnante et son récit essentiel, on peut regretter la façon dont Salles a choisi de conter le cas de Rubens Pavais. Son récit en quasi huis clos ne transforme cette histoire familiale en temoignage universel ou du moins national. Ressenti qui se révélera sans doute moins évident pour ceux pour qui l'histoire de Rubens Paiva est déjà familière et mérite à elle seule un récit.

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Dans le Jura, Michel évite de justesse un ours qui traverse brusquement la route. Son pick-up dans une course folle percute une voiture arrêtée sur le bas côté. Résultat : deux morts et un magot.

Après sa très réussie comédie romantique Tout le monde debout et sa plutôt ratée comédie familiale Rumba la vie, Franck Dubosc se lance dans un thriller tragi-comique. Dans la veine de l'excellent Poupoupidou, son scénario plonge Monsieur et Madame Tout le monde dans une histoire de cadavres, gangster et gros sous.

Le film démarre sur les chapeaux de roue maniant, avec une certaine aisance, violence et comédie, mais s'essouffle un peu dans sa deuxième partie. On rit bien volontiers des réactions plus ou moins réfléchies des deux héros Cathy et Michel mais le sentimentalisme, cher à Dubosc, nuit à la férocité du scénario.

Le dessin des personnages est suffisamment cocasse pour maintenir l'intérêt du spectateur. La grande force du film réside dans ses excellents interprètes : Laure Calamy, Benoît Poelvoorde, Joséphine de Meaux, Kim Higelin et la participation d'Emmanuelle Devos et Anne Le Ny. Le maillon faible revient à Franck Dubosc, acteur, dont la palette de jeu est bien trop limitée pour le rôle et l'ambition du film. Il devrait se concentrer sur le travail de réalisation qui nous semble déjà suffisamment exigeant pour l'occuper pleinement. Ainsi, la réalisation honorable, qui donne à voir la beauté des paysages jurassiens, peine parfois à maintenir le rythme du film.

Bref, Un ours dans le Jura présente des défauts mais suffisamment de qualités pour qu'il mérite d'être vu en salle.

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2001, à Saint-Claude dans le Haut-Jura, Aymeric retrouve Florence, une ancienne collègue de job étudiant. Elle est enceinte d'un homme marié. Ils débutent une vie ensemble.

Les frères Larrieu adaptent le livre de Pierre Bailly. La tonalité des dialogues sonne un peu faux. Ce côté factice n'aide pas à plonger dans  l'histoire ou à ressentir pleinement les émotions des personnages. Tout comme la platitude avec laquelle est traitée cette histoire. Les réalisateurs semblent avoir eu peur de tomber dans le kitch émotionnel qui tendait les bras à ce mélodrame. Ils déroulent cette histoire factuellement, avec une certaine froideur. 

Si on s'accroche au film c'est par les décors du Haut Jura et la présence de Karim Leklou. Il est parfait dans son rôle et rend son personnage attachant. Le roman de Jim en devient celui d'Aymeric

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