SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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5 février 2019 2 05 /02 /février /2019 16:56

Le commissaire Beffrois, à quelques semaines de la retraite, se passionne pour une affaire de vol de tableaux.

Pour son premier film Lucas Bernard s'offre un très beau casting avec Charles Berling et Swann Arlaud mais aussi Jennnifer Decker.

Son scénario, sous des faux airs d'enquête policière, présente un beau portrait de flic décalé, entouré de seconds rôles parfaitement dessinés.

On suit le policier et le voleur dans un Paris filmé à l'ancienne. Les dialogues relevés et à l'occasion drôles, associés à  l'originalité du récit, ajoutent de l'intérêt au film.

Si le scénario s'essoufle parfois, il ne lâche jamais ses personnages, ni le ton particulier qui fait son intérêt.

 

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 17:18

Arnaud intègre un peu par hasard l'équipe de campagne d'un candidat à la présidentielle.

Mathieu Sapin fait le portrait d'un milieu politique français en une succession de scènes proches du sketch, plus ou moins réussies, souvent anecdotiques, sarcastiques et parfois drôles.

Un film peu passionnant presque sauvé par ses comédiens Alexandra Lamy, Finnegan Oldfield, Gilles Cohen, Philippe Katerine, Brigitte Rouan, Valérie Karsenti.

 

Date de sortie en salle : 19 septembre 2018

Date de sortie en DVD : 23 janvier 2019

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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 20:52

Aux États-Unis, en 1962, Don Shirley, pianiste afro-americain virtuose, engage Tony Vallelonga, italo-americain,  habitué aux petits boulots, comme chauffeur-garde du corps. Ils prennent la direction du sud ségrégationniste, pour une tournée de deux mois. 

Sur le papier, tout transpire le bon sentiment gnangnan. Pourtant, les deux heures de film se déroulent sans ennui. Bien que sans rebondissement particulier, ce road movie se laisse regarder avec un certain plaisir. Au moment de lister les qualités du film, on retient l'originalité des rapports de force inversé, la peinture délicate des deux personnages plus complexes qu'attendus et l'interprétation des deux comediens,  Viggo Mortensen et Mahershala Ali, qui forment un duo qui fonctionne parfaitement.

Green Book n'est sans doute pas le film le plus marquant sur le sujet, il n'en est pas moins plaisant.

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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 09:10

Michel Legrand  1932 - 2019

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23 janvier 2019 3 23 /01 /janvier /2019 20:40

Ce 23 janvier, Kad Merad, maître de la cérémonie des Césars 2019, a révélé la

liste des nominés.

Les lauréats seront célébrés le 22 février.

 

 

 

 

 

 

Meilleur film

  • La Douleur de Emmanuel Finkiel
  • En liberté ! de Pierre Salvadori
  • Les Frères Sisters de Jacques Audiard
  • Le Grand Bain de Gilles Lellouche
  • Guy d'Alex Lutz
  • Jusqu'à la garde de Xavier Legrand
  • Pupille de Jeanne Herry

Meilleur réalisateur

  • Emmanuel Finkiel pour La Douleur
  • Pierre Salvadori pour En liberté !
  • Jacques Audiard pour Les Frères Sisters
  • Gilles Lellouche pour Le Grand Bain
  • Alex Lutz pour Guy
  • Xavier Legrand pour Jusqu'à la garde
  • Jeanne Herry pour Pupille

Meilleur acteur

  • Édouard Baer dans Mademoiselle de Joncquières
  • Romain Duris dans Nos batailles
  • Vincent Lacoste dans Amanda
  • Gilles Lellouche dans Pupille
  • Alex Lutz dans Guy
  • Pio Marmaï dans En liberté !
  • Denis Ménochet dans Jusqu'à la garde

Meilleure actrice

  • Élodie Bouchez dans Pupille
  • Cécile de France dans Mademoiselle de Joncquières
  • Léa Drucker dans Jusqu'à la garde
  • Virginie Efira  dans Un amour impossible
  • Adèle Haenel  dans En liberté !
  • Sandrine Kiberlain  dans Pupille
  • Mélanie Thierry  dans La Douleur

Meilleur acteur dans un second rôle

  • Jean-Hugues Anglade  dans Le Grand Bain
  • Damien Bonnard  dans En liberté !
  • Clovis Cornillac dans Les Chatouilles
  • Philippe Katerine  dans Le Grand Bain
  • Denis Podalydès  dans Plaire, aimer et courir vite

Meilleure actrice dans un second rôle

  • Isabelle Adjani  dans Le Monde est à toi
  • Leïla Bekhti  dans Le Grand Bain
  • Virginie Efira  dans Le Grand Bain
  • Audrey Tautou  dans En liberté !
  • Karin Viard dans Les Chatouilles

Meilleur espoir masculin

  • Anthony Bajon dans La Prière
  • Thomas Gloria dans Jusqu'à la garde
  • William Lebghil dans Première Année
  • Karim Leklou dans Le Monde est à toi
  • Dylan Robert dans Shéhérazade

Meilleur espoir féminin

  • Ophélie Bau dans Mektoub, my love: canto uno
  • Galatéa Bellugi dans L'Apparition
  • Jehnny Beth dans Un amour impossible
  • Lily-Rose Depp dans L'Homme fidèle
  • Kensas Fortas dans Shéhérazade

Meilleur scénario original

  • Pierre Salvadori, Benoît Graffin et Benjamin Charbit pour En liberté !
  • Gilles Lellouche, Ahmed Hamidi et Julien Lambroschini pour Le Grand Bain
  • Alex Lutz, Anaïs Deban et Thibault Segouin pour Guy
  • Xavier Legrand pour Jusqu'à la garde
  • Jeanne Herry pour Pupille

Meilleur premier film

  • L'amour flou
  • Les chatouilles
  • Jusqu'à la garde
  • Sauvage
  • Shéhérazade
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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 19:51

Pierre Hoffman intègre le collège Saint-Joseph pour un remplacement. Il a, entre autres, la charge de la 3e A composée uniquement d'élèves surdoués.

Sébastien Marnier installe dès ses premières images le malaise et l'intensifie avec efficacité tout au long de son récit. Lequel finit en eau de boudin.

Décevant.

 

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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 15:40

Dans les années 70, Fonny et Tish, deux jeunes noirs americains de Harlem attendent un enfant mais Fonny est injustement accusé de viol et emprisonné.

On retrouve ici les limites déjà présentes dans Moonlight. Le réalisateur semble n'être préoccupé que par la beauté de l'image et une sorte d'exercice  de style qui nous éloignent sans cesse des personnages, du coeur et de l'enjeu du récit. La réalisation qu'on peut trouver à l'occasion approximative, le récit fait de flash back et l'accompagnement sonore grossier nous plongent dans l'ennuie et une forme d'indifférence, un comble pour un sujet aussi impliquant.

Reste le livre de James Baldwin dont est tiré le film.

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6 janvier 2019 7 06 /01 /janvier /2019 19:41

Marianne annonce à son compagnon, Abel, qu'elle est enceinte de leur meilleur ami et qu"il faut donc qu'ils se séparent. 

 

Louis Garrel nous propose pour son deuxième film un marivaudage en forme de triangles amoureux. Le film renvoie à Truffaut dans sa forme narrative, la voix off, par exemple, est très présente, et à Emmanuel Mouret dans son traitement en comédie faussement énigmatique.

Louis Garrel, excellent comédien, est parfait dans le rôle de l'homme facile mené par les femmes. On regrette presque qu'il ne joue pas plus sur la part comique du personnage.

Laetitia Casta, en femme amoureuse et manipulatrice, et Lily Rose Depp, en nymphette obsédée par son fantasme d'adolescente, jouent des partitions étonnantes réussies. Joseph Mengel, l'enfant du film, incarne parfaitement l'étrangeté de son personnage.

La photographie est très belle et la réalisation offre de beaux plans. Le montage est fluide. Tout concourt à ce que le film soit une réussite. 

Pourtant, il manque un petit quelque chose pour séduire totalement. Le film semble vouloir nous maintenir à distance. Est-ce dû à l'écriture des dialogues et plus particulièrement des voix off presque littéraire ?

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29 décembre 2018 6 29 /12 /décembre /2018 15:29

Dans les années 60, au Montana, Joe, 14 ans, assiste à la séparation de ses parents.

Paul Dano fixe sa caméra sur son jeune héros, pris en otage par sa mère (Carey Mulligan, parfaite). Traité comme un adulte que l'on prend à témoin, Joe (Ed Osenbould, excellent également) semble le seul être équilibré de ce trio.

La réalisation simple présente une belle reconstitution des années 60. Ed Osenbould capte notre attention. Le caractère particulier de son personnage charme. Il s'affiche d'emblée comme le réel intérêt du film et très vite le seul. Car l'histoire qui adopte un rythme lent et un style compassé ne passionne pas.

Un film honnête auquel il manque ce "petit je ne sais quoi" qui en aurait fait un bon film.

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 17:28

 

Yvonne, inspectrice de police, apprend que son mari décédé était un ripoux. Elle décide de veiller sur Antoine qui a passé 8 ans en  prison à cause de son mari.

Le film regorge de nombreuses idées originales qui devraient être plaisantes ou drôles mais on est surpris de ne pas en rire. L'histoire qui oscille entre polar, comédie  et romantisme, ne passionne pas non plus. Problèmes de rythme, de réalisation, de montage, d'interprétation, d'écriture ?

Seule certitude, la musique dans l'esprit de la trilogie "Océan" de Soderbergh saoule rapidement.

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 13:13

Biopic sur Freddy Mercury leader du groupe Queen, de la création de groupe jusqu'au concert pour LIve Aids en 1985, 6 ans avant son décès.

Le réalisateur a fait appel à Rami Malek, très bon comédien, qu'il affuble d'une prothèse qui rend sa dentition encombrante et plus protubérante que celle de son modèle. Tous les comédiens ou presque sont affublés de postiches grossiers. Le budget maquillage ne devait pas être très élevé.

L'ensemble du film sera à l'image de ce problème de postiche. Tout le monde joue à Queen, l'ensemble manque cruellement d'incarnation.

Le récit se déroule sans point de vue artistique. Les séquences contant la vie intime de Mercury ou celles du groupe, sont d'une grande fadeur, les dialogues ineptes. Même les passages de création artistique sont ridicules. Le réalisateur comble se vide abyssal en multipliant les reconstitutions de concert qui sont, forcément, moins puissantes que les prises réelles.

On est bien loin du talent et de la puissance creative de Fredfy Mercury.

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 18:15

A Chicago, de nos jours, les veuves de quatre truands organisent un casse pour régler les dettes de leurs maris. Au même moment, deux politiques ripoux, sont en guerre pour remporter les prochaines élections.

Si l'histoire de ces quatre femmes obligées de se lancer dans le banditisme pour survivre intéresse, la profusion d'intrigues et de personnages qui les entourent ralentit le récit noyé dans trop de pistes.

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 18:06

Les adultes Osamu et Nobuyo, l'ado Aki, le petit garçon Shota et la mamie Hatsune vivent ensemble de la pension de la grand-mère, de boulot précaires et de menus larcins. Un jour, ils accueillent Juri leur petite voisine de 5ans.

Hirokazu Kore-eda traite une nouvelle fois de la famille, qu'on se choisie ou pas. Il trace un long portrait à la fois chaleureux et désabusé de ses curieux personnages qui, malgré les difficultés, forment une charmante cellule familiale. Une image d'un autre Japon qu'on ne voit pas souvent, celui des gens de peu.

Chaque personnage est précisément dessiné et particulièrement bien servi par des comédiens parfaits, enfants compris. Le recit, un peu long, garde ses mystères les offrant à la libre interprétation du spectateur. L'image, très belle, interpelle souvent, composant de superbes tableaux en plans fixes ou des travellings jouant sur les premiers et arrières plans.

Palme d'Or à Cannes 2018

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 16:08

A Paris, de nos jours, Sandrine, professeur d'anglais, élève seule sa fille, aidée par son frère David.

Michaël Hers traite à nouveau le sujet du deuil, différemment mais avec la même délicatesse que pour Ce sentiment de l'été. Ici, il est question d'un drame collectif. Ceux qui restent doivent gérer leur chagrin, leur traumatisme et celui de leur entourage. Cette obligation de vivre une vie qui ne sera jamais plus comme avant, dans une société  qui n'est plus tout à fait la même est portée par Vincent Lacoste impressionnant dans sa capacité à jouer l'adulescent violemment contraint de devenir adulte. A ses côtés, Ophelia Kolb au physique doux et fragile et une petite fille de 10 ans, Isaure Multrier, sont les parfaites interprètes de l'innocence assassinée.

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 16:29

Andrea Bescond, victime de viols répétés par un ami de  ses parents alors qu'elle était enfant, raconte ces agressions et son long chemin de reconstruction. Andrea Bescond a tout d'abord interprété "les chatouilles" au théâtre seule en scène. Elle adapte son histoire au cinéma, interprétant de façon impressionnante son rôle et co-réalisant avec Eric Metayer. 

La forme du film tout en déconstruction, mêlant réalité crue et imaginaire, sert particulièrement bien le récit, donnant vie aux douleurs d' Andrea enfant et d'Andrea adulte.

Il se dégage du film une rage et une énergie impressionnantes que l’interprétation magistrale des "salauds" de l'histoire, Karine Viard et Pierre Deladonchamp, amplifie plus encore.

 

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25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 14:33

A Tunis, Riadh et Nazli sont les parents de Sami, 19 ans. Riadh s'occupe et se préoccupe beaucoup de Sami, de ses problèmes de santé - il souffre de migraines - de sa réussite dans les études et de son épanouissement d'adolescent. Jusqu'au jour où Sami disparaît.

 

Mon cher enfant parle de l'amour d'un père pour son fils. Un amour impuissant à voir venir et à éviter le pire. L'histoire se déroule en un rythme lent, propice au dessin des personnages et à l'installation d'une palette d'émotions complexes.

 

Dans le rôle de Riadh, Mohamed Dhrif est magistral. 

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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 15:37

Alain, éditeur, s'interroge sur l'intérêt du format papier du livre. Il approfondit sa réflexion en couchant avec la responsable du développement numérique tandis que son épouse, comédienne dans une série télévisée à succès, a pour amant un auteur en déperdition.

Ça parle sans cesse ou plutôt ça récite un texte qui aligne les poncifs sur la prépondérance d'Internet et sur l'avenir de l'édition. Le tout semble faux même les rares échanges "quotidiens" clamés par des esprits sans doute brillants. Une réflexion déjà dépassée dont, de plus, on ne comprend pas bien l'intérêt cinématographique. Ennuie.

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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 20:31

Pendant 8 ans, Niels Amstrong suit un entrainement intensif et participe avec de nombreux autres pilotes et ingénieurs à de multiples séances de travail et de tests avec la Nasa. Après de nombreuses péripéties et alors que plusieurs de ses collègues meurent lors de séances d'essai, il sera le premier homme à marcher sur la lune, le 21 juillet 1969.

Damien Chazelle dessine le portrait de Niels Amstrong et à travers lui la conquête de la lune. Ainsi, les séquences des essais de vol, de préparation et du grand voyage conversent avec celles de la vie intime de l'astronaute. Dans les deux cas, Amstrong côtoie la mort, celle de sa petite fille avant tout puis celle de ses collègues et amis de travail. Il est dessiné comme un homme taciturne, obsédé par son travail, et renfermé sur ses émotions.

Dans les deux cas, Chazelle soigne son traitement. Les séquence "spatiales" tournées en plans serrés au cœur des machines et au plus près de l'humain illustrent parfaitement la complexité de l'enjeu et la part d'inconscience nécessaire à ces hommes. Les scènes de vie intime avec femme, enfants et amis sont délicates et sans trop de pathos. Le portrait d'un Amstrong à la psychologie complexe se dessine au fil des scènes. Gosling est parfait dans le rôle. Le réalisateur ne néglige pas le contexte historique (guerre du Vietnam, polémiques sur les sommes investies, course contre la montre avec l'URSS...).

Ces trois axes composant le récit sont dosés habilement et permettent une plongée dans une époque, une épopée et dans la psyché d'un héros unique.

 

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11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 16:34

Olivier travaille dur comme chef d'équipe dans un entrepôt de préparation de commandes. Un jour sa femme quitte le domicile conjugale sans laisser un mot, abandonnant mari et enfants.

Pour son premier film, Guillaume Senez affiche une belle maîtrise du récit et de la direction  d'acteur. Ce portrait d'un homme prit entre un monde du travail sans pitié et une vie de famille fragile est delicatement dessiné. Romain Duris est d'une élégante justesse, parfaitement accompagné par Laura Calamy, Laetitia Dosch, et Dominique Valadie, trop rare au cinéma. Cerise sur le gâteau, Lena Girard Voss et Basile Grunberger, dans le rôle des enfants, sont d'un naturel stupéfiant.

Un très beau film.

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 15:18
le_grand_bain_sanscrierart

Bertrand en dépression et sans emploi depuis 2 ans, intègre, sans trop savoir pourquoi, une équipe de natation synchronisée masculine.

Le charme du film réside en 5 points : l'originalité de l'idée de départ, le cadre de l'action, la qualité des dialogues, le sens du détail comique et le casting 4 étoiles.

C'est sur cette base très solide que le film se déroule. Sans que l'histoire impressionne ou marque vraiment, le film se regarde avec plaisir surtout grâce aux  personnages qu'il dessine.

Ainsi, si l'équipe de comédiens - Mathieu Amalric, Guillaume Canet, Jean-Hugues Anglade, Benoit Poelvoorde, Felix Moati, Alban Ivanov, Virginie Effira, Marina Foïs, Leila Bekhti et Philippe Katherine - séduit sans réserve, le scénario fait un peu pâle figure.

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 22:59

Lara,15 ans, rêve de devenir ballerine. Mais, elle est enfermée dans un corps de garçon dont elle a décidé de se séparer avec l'aide des médecins et le soutien de son père.

Entre les cours de danse où il faut apprendre à faire des pointes à l'âge où les filles en font depuis plus de 3 ans, et les visites à l’hôpital et chez le psy, Lara ne se ménage pas. Lucas Dhont place son héroïne dans le milieu de la danse à haut niveau pour souligner sa détermination et sa souffrance. Souffrance dans ce corps qu'il faut exhiber, souffrance de ce corps qu'il faut déformer, transformer pour obtenir de lui de devenir une femme et une danseuse.

La force du film tient en deux choses : son point de vue et ses deux comédiens Son point de vue est celui de Lara. Il prime sur tout au point de se désencombrer le plus possible des poncifs, sur l'entourage familial notamment, porteur d'une souffrance lui aussi. Ici le père est seul, sans problème particulier et soutien sans réserve son enfant. C'est la volonté, l'impatience, les souffrances et les obsessions de Lara qui prévalent. 

Les comédiens, père et fille. Victor Polster, 15 ans, danseur à l'école Royale de ballet d'Anvers, visage d'ange, incarne de façon confondante Lara. Il est Lara. Dans un registre différent mais assez complexe également, le rôle du père est tenu par Arieh Worthalter, lui aussi excellent.

Si la fin du film peut laisser dubitatif, la force de l'ensemble, avec son traitement à la fois cru et délicat, l'emporte.

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21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 14:20

Jackson Maine, chanteur vedette alcoolique rencontre Ally chanteuse dans un bar. Séduit par la jeune femme, Jackson la propulse sur scène.

Fade et niais du début jusqu'à la fin.

Interminable.

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20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 22:23

Amin travaille en France pour faire vivre sa famille restée au Sénégal. Sur un chantier, il rencontre Gabrielle, infirmière, divorcée, mère d'une petite fille.

On ne comprend pas très bien ce que veut nous dire ou nous montrer Philippe Faucon. Son histoire dénuée d'émotion ne conte que peut de choses. Les situations et les personnages sont le plus souvent caricaturaux.

Malgré la présence d'Emmanuelle Devos et du très beau Moustapha Mbengue, on s'ennuie très vite.

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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 22:42

Romane et Philippe se séparent et cherchent une solution pour que cette séparation n'en soit pas une pour les enfants. Romane invente le sépartement.

Romane Bohringer et Philippe Rebbot racontent leur séparation dans ce film romancé mais tourné pendant leur installation dans leur nouvel appartement. Cette autofiction est un peu foutraque à l'image du couple Bohringer-Rebbot et de leur entourage. Les scènes les plus improbables se succèdent dans un joyeux bordel que l'on devine quand même bien maîtrisé. Car la plupart des scènes servies par de très bons dialogues fonctionnent parfaitement.

Romane Bohringer et Philippe Rebbot, particulièrement drôle, tous les deux excellents, nous offrent un grand bol d'air frais.

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29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 15:21

Jongsu, fils de fermier et romancier en herbes, rencontre par hasard Haemi, une connaissance d'enfance dont il avait oublié l'existence. Alors qu'une liaison amoureuse s'installe entre eux, Haemi part en voyage en Afrique et en revient avec un jeune coréen aussi riche que séduisant.

Lee Chang Dong prend son temps pour installer l'étrangeté de ses personnages et leurs relations ambigues. Fossé social, hiérarchie intellectuelle, malaise de la jeunesse coréenne tout à la fois adepte de la chirurgie esthétique et en recherche de spiritualité, le réalisateur sème des bribes de sujets sociétaux et en 3ème partie installe les pistes d'un polar dont on ne saura pas grand chose.

Encensé par la critique  le film qui est partout et nulle part à la fois laisse sur sa faim.

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