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Alors que famille et amis sont réunis dans la maison familiale après la cérémonie d'enterrement de leur mère, Nora et Agnès voient arriver Gustave, leur père avec lequel les deux sœurs entretiennent des relations bien différentes.

Joachim Trier présente un film d'une grande richesse à la fois sur la famille et la transmission, sur la réconciliation, sur la création comme mode de communication. Le film s'ouvre sur une séquence magnifique, très poétique et déjà émouvante, qui décrit la maison familiale à travers les yeux de Nora, enfant. Puis, vient une séquence de crise de panique avant l'entrée en scène de cette enfant devenue grande comédienne de théâtre.

Nora est un des personnages centraux de ce film foncièrement polyphonique. Le père cinéaste dont l'absence ne peut être pardonnée, Agnès, la fille raisonnable pillier essentiel de Nora, la mère psychologue et la grand-mère suicidaire disparues, Erik l'enfant d'Agnès, Rachel, l'actrice star américaine coincée dans ce drame familial, la création, la maison... sont autant de personnages qui évoluent au présent, en flash back, au théâtre et dans un film dans le film.

Tout cela mis en scène et en images avec une parfaite lisibilité. Le montage très fragmenté participe de cette lisibilité tout comme la réalisation de Trier d'une grande précision et la photographie très belle. Elles servent parfaitement la complexité et l'intimité de ce scénario. La caméra au plus près des visages, donne à entendre les dialogues ciselés, laisse place aux silences. 

Les comédiens sont tous parfaits. Renate Reinsve (Nora), Inga Ibsdotter Lilleaas (Agnès) et Stellan Skarsgard (Gustave) sont particulièrement marquants.

Grand Prix du Jury Cannes 2025

Oscar 2026 du meilleur film étranger 

Lire les post sur les films de Joachim Trier Oslo 31 aoûtJulie, en 12 chapitres 

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Magaloch est une star internationale des réseaux sociaux. Elle se filme lorsqu'elle soumet son corps à des sévices dont elle ne ressent pas la douleur à laquelle elle est totalement insensible.

Adèle Exarchopoulos, méconnaissable, est excellente et drôle dans le rôle de Magalie. Jérôme Commandeur flotte un peu dans son personnage qu'il peine à installer. Sandrine Kiberlain s'en sort bien dans une partition un peu ingrate. Karim Leklou est génialement pathétique et inquiétant.

La première partie du film est assez drôle et d'une incongruité réjouissante. Mais, comme souvent dans les films de Dupieux, le développement de l'histoire est un peu faible et sans surprise. La révélation de l'accident qui d'ailleurs n'en ai pas une est particulièrement mal menée. Le récit ne semble pas avoir été travaillé comme si tout était improvisé. 

Quentin Dupieux pourrait bien devenir une sorte de Claude Lelouch dont il a en commun d'enchainer les réalisations aux castings impressionnants, aux scénarios inaboutis donnant des films en roue libre.

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Stéphane, comédien en galère, joue dans "Ma soeur s'incruste" au Festival d'Avignon. Il y retrouve Fanny, comédienne en pleine ascension, qui joue dans Ruy Blas.

Le premier intérêt du film est la part quasi documentaire de ce qu'est la vie d'une petite troupe au Off d'Avignon et des coulisses du Festival, dont l'éternel mépris pour le théâtre populaire. Le second est la qualité des comédiens. Baptiste Lecaplain, Alison Wheeler, Lyes Salem, Elisa Etka, Amaury de Crayencour, Johann Dionnet, Constance Carrelet sont tous très bien.

Le scénario lui offre peu d'intérêt. On s'ennuie un peu.

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Au Cameroun, à Yaoundé, le commissaire Billong est très investi dans son travail. Il enquête et traite la population comme il élève ses enfants : à l'ancienne.

Billong est un homme "de tenue", respecté, qui aime la discipline et sa position dominante à l'égard de ses collègues, de la population et de ses enfants. Au point de ne pas parvenir à se remettre en question alors que ses principes dépassés n'agissent plus ni dans sa fonction de commissaire, ni dans son rôle de chef de famille.

Thomas Ngijol fait ainsi un portrait à la fois tendre et rude du Cameroun à travers celui de cet homme rigide et autoritaire qui excuse les excès de la police à l'encontre des suspects ainsi : choisir entre laisser la violence perdurer ou l'exercer soit même.

L'enquête policière n'en devient qu'un prétexte pour décrire une société Camerounaise à l'abandon, où le pouvoir est autoritaire, les services publics sans moyens suffisants, la jeunesse sans repère et où les femmes semblent être les seules en capacité de faire face.

Le récit est particulièrement maîtrisé servi par un montage millimétré. La réalisation naturaliste et la photographie servent parfaitement le propos. Les comédiens sont tous très bien et Thomas Ngijol excellent.

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La vie de Chuck racontée en trois actes comme un décompte.

Le réalisateur mêle les genres cinématographiques, fantastique, philosophique et métaphysique, musical et chronique familiale pour adapter cette nouvelle de Stephen King. L'histoire se dessine en marche arrière et dévoile peu à peu le pourquoi des éléments qui la composent sans qu'on s'attende à ce qui va suivre. Esthétiquement le premier acte est particulièrement réussi. Sur l'ensemble du film les comédiens dont Tom Hiddleston, Jacob Tremblay,  Mark Hamill sont tous très bons. On pourra peut-être juger la voix off un peu trop présente et le film trop mélo. Toujours est il que cette histoire sur la fin d'une vie qui est aussi la fin d'un monde est, sans qu'on le pressente, bouleversante.

Ajout du 26 décembre 2025 : le film est désormais disponible en VOD

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