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cinema

En Californie, Bob Ferguson et Perfidia Beverly Hills sont membres du groupe d'activistes French 75 qui milite pour l'IVG, et contre les maltraitances et expulsions de migrants. Ils font face au Colonel Steven J. Lockjaw représentant une Amérique de plus en plus réactionnaire et violente. 

Anderson met en scène deux camps : les ultra gauche et les supremacistes blancs. Son héroïne (Teyana Taylor) afro-américaine révolutionnaire est plutôt effrayante avec une libido qui se révèle proportionnellement à la violence de ses actions. En face, le Colonel Steven J. Lockjaw (Sean Penn) est bien barré également. Entre les deux, se trouvent Bob (Leonardo Di Caprio) totalement dépassé par les évènements et sa fille Milla (Chase Infiniti).

Le film adopte un rythme haletant, relevant le défi de mêler divertissement, action, humour et burlesque à une réflexion politique sur l'Amérique d'aujourd'hui. La réalisation virtuose et un montage d'une grande précision offrent de nombreuses scènes marquantes. Leonardo Di Caprio est tout simplement impressionnant. Benicio del Toro dans un second rôle marque également. Sean Penn joue sur une mono expression un peu décevante.

Les 2h40 défilent presque sans ennui, le récit se déroulant avec une grande fluidité et créativité. Seule la scène finale pourra sembler en deçà du reste du film.

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De nos jours, en Iran, Vahid croit reconnaître l'homme qui l'a torturé en prison. Il l'enlève. Dans le doute, il demande la confirmation d'anciens prisonniers comme lui.

Jafar Panahi expose petit à petit la brutalité du régime iranien, ce qu'il impose à sa population, les sévices qu'il lui inflige et pose la question de la vengeance.

Le récit interroge ainsi sur la réponse que doit apporter la démocratie aux dictatures. Faut il se comporter comme un barbare face à la barbarie ? L'humanité dans ce qu'elle a de meilleur est-elle capable de piétiner ses principes pour punir les bourreaux ?  La liberté a t elle les moyens de lutter contre la dictature ?

Le réalisateur utilise ses personnages pour conter également avec détails les tortures infligées aux prisonniers, tous simples citoyens qui ont manifesté contre le pouvoir en place.

Tourné, comme toujours, dans la clandestinité, le film impressionne par l'efficacité de sa réalisation et par l'excellence de ses comédiens (Vahid Mobasseri, Maryam Afshari, Ebrahim Azizi, Hadis Pakbaten, Majid Panahi (II), Mohamad Ali Elyasmehr, Georges Hashemzadeh, Delnaz Najafi, Afssaneh Najmabadi).

Un simple accident a reçu la Palme d'Or à Cannes 2025. Un Prix qui n'est pas que politique. Le film est une oeuvre de cinéma parfaitement réussie.

Lire les posts sur d'autres films de Jafar Panahi : Taxi Téhéran, Trois visages

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En Israel, à Haifa, ville universitaire prestigieuse, Juifs et Arabes vivent côte à côte. Conflits de générations et ideologies culturelles et religieuses dominent leurs vies.

Chroniques d'Haifa nous invite à suivre une famille arabe et deux soeurs juives. Rami, arabe, apprend que Shirley, sa petite amie juive est enceinte. Contre l'avis de sa famille et de Rami, elle veut garder l'enfant. Le père de Rami se retrouve proche de la ruine. Une humiliation inacceptable pour Hanan, sa femme pour qui les apparences sont primordiales. Sa soeur Fifi, 26 ans, vit secrètement la vie libre d'une jeune femme de son temps. La nièce adolescente de Shirley est dépressive.

En quatre chapitres, Scandar Copti fait un portrait des habitants d'Haifa où Arabes et Juifs se  cotoient avec peu de tolérance sur l'intimité de leurs interactions. Et où les jeunes femmes paient cher leur droit de vivre comme elles le souhaitent. Le poids des coutumes et des cultures altère les libertés et broie les vies.

L'écriture en 4 chapitres, chacun concentré sur un des personnages, créée des répétitions dans le récit qui semble un peu long. Et en voulant éviter tout pathos, le réalisateur passe à côté de la transmission de toute émotion.

Malgré tout, l'efficacité de la démonstration et la qualité des comédiens nous attachent à ces personnages et à leurs histoires.

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Alors que famille et amis sont réunis dans la maison familiale après la cérémonie d'enterrement de leur mère, Nora et Agnès voient arriver Gustave, leur père avec lequel les deux sœurs entretiennent des relations bien différentes.

Joachim Trier présente un film d'une grande richesse à la fois sur la famille et la transmission, sur la réconciliation, sur la création comme mode de communication. Le film s'ouvre sur une séquence magnifique, très poétique et déjà émouvante, qui décrit la maison familiale à travers les yeux de Nora, enfant. Puis, vient une séquence de crise de panique avant l'entrée en scène de cette enfant devenue grande comédienne de théâtre.

Nora est un des personnages centraux de ce film foncièrement polyphonique. Le père cinéaste dont l'absence ne peut être pardonnée, Agnès, la fille raisonnable pillier essentiel de Nora, la mère psychologue et la grand-mère suicidaire disparues, Erik l'enfant d'Agnès, Rachel, l'actrice star américaine coincée dans ce drame familial, la création, la maison... sont autant de personnages qui évoluent au présent, en flash back, au théâtre et dans un film dans le film.

Tout cela mis en scène et en images avec une parfaite lisibilité. Le montage très fragmenté participe de cette lisibilité tout comme la réalisation de Trier d'une grande précision et la photographie très belle. Elles servent parfaitement la complexité et l'intimité de ce scénario. La caméra au plus près des visages, donne à entendre les dialogues ciselés, laisse place aux silences. 

Les comédiens sont tous parfaits. Renate Reinsve (Nora), Inga Ibsdotter Lilleaas (Agnès) et Stellan Skarsgard (Gustave) sont particulièrement marquants.

Grand Prix du Jury Cannes 2025

Oscar 2026 du meilleur film étranger 

Lire les post sur les films de Joachim Trier Oslo 31 août, Julie, en 12 chapitres 

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Magaloch est une star internationale des réseaux sociaux. Elle se filme lorsqu'elle soumet son corps à des sévices dont elle ne ressent pas la douleur à laquelle elle est totalement insensible.

Adèle Exarchopoulos, méconnaissable, est excellente et drôle dans le rôle de Magalie. Jérôme Commandeur flotte un peu dans son personnage qu'il peine à installer. Sandrine Kiberlain s'en sort bien dans une partition un peu ingrate. Karim Leklou est génialement pathétique et inquiétant.

La première partie du film est assez drôle et d'une incongruité réjouissante. Mais, comme souvent dans les films de Dupieux, le développement de l'histoire est un peu faible et sans surprise. La révélation de l'accident qui d'ailleurs n'en ai pas une est particulièrement mal menée. Le récit ne semble pas avoir été travaillé comme si tout était improvisé. 

Quentin Dupieux pourrait bien devenir une sorte de Claude Lelouch dont il a en commun d'enchainer les réalisations aux castings impressionnants, aux scénarios inaboutis donnant des films en roue libre.

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