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Suite de L’Age de fer qui se cloture en 1942, J’écris ton nom se situe en 1943 et 1944. Le Général De Gaulle bataille contre Roosevelt qui veut s'octroyer la France et contre tous afin d'être reconnu comme le représentant légitime de la France libre contre son rival le général Giraud (Thierry Lhermitte), haut-commissaire en Afrique française. De Gaulle (Simon Abkarian) peut compter sur deux combattants indéfectibles : Jean Moulin (Félix Kysyl) chef de la résistance et sur le front militaire, Philippe Leclerc (Niels Schneider).

Le film place quasiment à égalité de traitement ces trois héros de notre histoire sans négliger les soldats, résistants ou militaires qui les accompagnerent (Anamaria Vartolomei, Loic Corbery, Stéphane Varupenne, Karim Leklou.)  Le récit est suffisamment didactique pour qu'on en saisisse tous les enjeux essentiellement politiques et suffisamment rythmé pour qu'on ne s'y ennuie pas. Les quelques pointes d'humour autour des personnages du Général ou de Churchill (Simon Russell Beale) notamment fonctionnent comme des respirations. Si le film pêche parfois par excès de lyrisme - trop de musique et de gros plan sur des visages inspirés - plusieurs scènes touchent notre fibre patriotique et républicaine. A l'heure où les extrémismes se font de plus en plus menaçants, le poème de Paul Eluard résonne toujours fort.

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Caméra d'Or : Ben’imana de Marie-Clémentine Dusabejambo

Prix d'interprétation masculine : Emmanuel Macchia et Valentin Campagne, dans Coward de Lucas Dhont

Prix du scénario : Emmanuel Marre pour Notre salut

Prix d'interprétation féminine : Virginie Efira et Tao Okamoto dans Soudain de Ryusuke Hamaguchi

Prix du Jury : L'Aventure rêvée de Vales Grisebach

Prix de la mise en scène (Ex-aequo) : Javier Ambrossi et Javier Calvo pour La Bola Negra et Paweł Pawlikowski pour Fatherland

Grand Prix : Minotaure d'Andrei Zviagiintsev

Camera d'Or : Fjord de Christian Mungiu

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Elsa, réalisatrice de pub depuis que ces 2 films ont été un échec, souffre de violentes migraines et de crises d'angoisse. Elle est soutenue par Beau son compagnon pompier et stripteaseur. Elsa est le personnage principal du nouveau scénario qu'écrit Raul en recherche d'inspiration soutenu par son compagnon Santi.

La mise en abîme agit ici à plusieurs niveaux. Si Raul est Elsa, Elsa et Raul sont certainement Pedro Almodovar. Quant aux personnages secondaires créés par Raul, ils lui sont inspirés par son entourage. 

Le film est plaisant de par ses comédiennes parfaites (Barbara Lennie, Aitana Sanchez Gijon, Victoria Luengo, Milena Smit et dans une courte mais drôle apparition Rosie de Palma). Barbara Lennie incarné Elsa le seul personnage vraiment intriguant de l'histoire. Les comédiens (Leonardo Sbaraglia en tête, Patrick Criado, Quim Gutiérrez) ne sont pas mal non plus malgré leur partition faiblarde.

Le film tourne à vide. Le peu d'intrigue semble abandonner en cours de route. Le manque d'inspiration de Raul se fait cruellement ressentir.  On ne retient qu'une seule scène vraiment réussie : la confrontation entre Raul et son assistante trahie. Dans cette scène tout est dit sur le sujet autour duquel le film ne fait que tourner.

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Paris 1928, Suzanne tient le rôle de la Vénus Electrica dans un numéro forain. Antoine, peintre à succès et veuf éploré, la prend pour une médium en capacité de le mettre en relation avec Irène, sa compagne décédée. Armand le bienfaiteur d'Antoine y trouve un double intérêt.

Comme souvent dans les films de Salvadori, le mensonge tient ici le premier rôle et agit de façon multiple dans cette histoire où l'illusion est reine. Mensonge par avidité, mensonge pour protéger , mensonge pour soigner... le film qui se présente comme une comédie renferme aussi beaucoup de délicatesse et de thèmes graves tels que le chagrin inconsolable et la fidélité due à nos morts. Ainsi, le récit mêle burlesque et sensibilité et nous surprend plus d'une fois à être ému notamment par les personnages d'Antoine et Armand.

Cette fois encore Pio Marmai est magnifique dans le rôle de l'homme endeuillé, comme il l'était déjà dans L'attachement. Gilles Lellouche touche aussi beaucoup prouvant une fois encore la large palette de ses talents de comédien. Les comédiennes, Anaïs Demoustier et Vimala Pons, sont parfaites exprimant merveilleusement l'espièglerie, la candeur, l'énergie et la passion de leurs personnages.

Tous sont particulièrement bien servis par les dialogues ciselés de Pierre Salvadori. La reconstitution de la Belle époque est très réussie avec un petit quelque chose qui nous rappelle que tout cela n'est qu'illusion. 

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A Paris, Adam, jeune homme SDF, suite à une rencontre de hasard, aide Sylvie, écrivaine, à déménager de son appartement. Appartement depuis lequel, elle épie au télescope ses voisins pour en tirer son prochain roman.

Krzysztof Piesiewicz co-scénariste des Décalogue de Krzysztof Kieślowski, a proposé à Asghar Farhadi grand admirateur de Kieślowski, d'adapter les 10 films en série. Face au refus du réalisateur Iranien, peu intéressé par le format "série, il lui a proposé de partir d'un des Décalogue pour écrire le scénario de son prochain long métrage. Inspiré par le 6e Décalogue basé sur le voyeurisme, Farhadi a écrit et réalisé Histoires parallèles.

En 2013, Asghar Farhadi tournait Le Passé son premier film français qui n'est vraiment pas son meilleur film. Pour son deuxième film français, il s'en sort mieux, sans malheureusement jamais retrouver la grâce de ses films iraniens.

Son scénario entremêle la réalité et l'imaginaire, l'un influençant l'autre et inversement. La première partie fonctionne plutôt bien aidée par un casting extrêmement réjouissant : Isabelle Huppert, Virginie Efira, Pierre Niney, Vincent Cassel, India Hair, Catherine Deneuve très grande dans une courte scène et le jeune Adam Bessa. Ils sont tous excellents. Mais, l'histoire tire en longueur, s'essouffle avant même d'avoir vraiment prie son envol.

Sympa mais oubliable.

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