SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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1 mai 2019 3 01 /05 /mai /2019 12:46

A Los Angeles, dans les années 90, Stevie, 13 ans, s'ennuie, entre son frère qui le bat et sa mère absente. Il décide d'intégrer un groupe de skaters.

Jonah Hill conte son passage de l'enfance à l'adolescence. Ses comédiens sont très justes, notamment son héros (Sunny Suljic). On s'attache facilement à ce jeune garçon, à ses amis ainsi qu'à leurs espoirs, leurs joies, leurs désillusions et leurs peines. Chaque personnage est bien dessiné. Les scènes s’enchaînent avec une certaine précipitation qui donne au film son rythme soutenu. 

D'un point de vue purement cinématographique, il n'y a pas tout à fait le compte. Si le film évoque d'emblée "Paranoid Park" de Gus Van Sant, on n'y retrouve pas la qualité de réalisation, ni celle de la gestion du son ou de l'accompagnement sonore qui semblent, ici, un peu approximatives. 

L'ensemble demeure toutefois très sympathique.

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29 avril 2019 1 29 /04 /avril /2019 13:16

Depuis que Karen, sa femme, est partie, Mario élève seul ses filles. Il s'inscrit à un projet théâtral amateur dans le théâtre où travaille Karen.

Claire Burger trace le portrait d'un père qui doit gérer son chagrin et l'éducation de ses filles. Elle dessine les différentes formes prise par l"amour dans un récit fluide et précis dans la description de ses personnages et de leurs atermoiments.

Bouli Lanners porte le film. Il excelle dans l'incarnation de Mario, homme amoureux de sa femme et de ses filles prêt à tout pardonner. Dans le rôle des filles, Sarah Henochsberg et Justine Lacroix, sont parfaites elles aussi. La justesse de leur interprétation sert parfaitement la délicatesse du film qui évite tout pathos et toute caricature.

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 19:44
Agnès Varda au Festival de Cannes

Le plus déroutant et passionnant festival de cinéma du monde consacre son affiche à Agnès Varda. Une affiche à l'image de l'artiste : surprenante, cocasse, créative, décalée, colorée, unique.

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14 avril 2019 7 14 /04 /avril /2019 19:08

Theo vient de naître sous X. Une longue chaîne d'hommes et de femmes va se mettre en action pour l'accueillir puis le confier à sa famille d'adoption.

Entre documentaire ; les dialogues sont très didactiques ; et fiction ; le romanesque a toute sa place ; Jeanne Herry nous propose de découvrir la gestion administrative et humaine de l'adoption en France. La réalisatrice agit par petites touches pour construire son histoire, dessinant en peu de traits des portraits précis des différents intervenants.

En ne s'attardant pas sur les moments d'émotion, en présentant de nombreuses scènes courtes mais très signifiantes, en s''attachant aux détails du quotidien, le film propose le récit sensible et tendre, sans trop de mièvrerie, du parcours de ce bébé pas tout à fait abandonné.

 

Sortie en salle : 5 décembre 2018

Sortie en DVD : 10 avril 2010

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14 avril 2019 7 14 /04 /avril /2019 17:22

En 1919, le cirque Medici se réjouit de la naissance d'un éléphanteau mais ses oreilles gigantesques le rendent imprésentable au public.

Cette variation du vilain petit canard d'Andersen a été écrite en 1939 par Helen Aberson et adapté en dessin animé avec succès par Walt Disney, 2 ans plus tard.

Tim Burton s'empare à son tour de cette ode à la différence, pamphlet contre l'exploitation des animaux et en profite pour condamner les parcs d'attraction à la Disney (producteur du film... ) destructeurs des petits cirques et des troupes de divertissement à taille humaine.

Pour ce faire, il mixe personnages réels et animaux numériques. Rien de très attrayant sur le papier mais Tim Burton réalise ici un petit miracle. Tout fonctionne parfaitement pour peu que le spectateur fasse place à son petit coeur d'enfant. Les comédiens sont parfaits chacun dans leur rôle, Colin Farrel très agréable à regarder dans un rôle un peu fade, Eva Green toujours irrésistible et trouble, Danny de Vito excellent en patron de cirque, Michael Keaton parfaitement détestable en méchant businessman et deux enfants totalement charmants. Mais, l'image qui reste est celle des grands yeux bleus de cet éléphanteau conçu numériquement et qui dégage une humanité troublante. Craquant.

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 21:21

Damien reconnait Bahzad un enfant Syrien réfugié et scolarisé en France avec sa maman. Ainsi, il lui donne sa nationalité française.

"Damien..." aborde un sujet complexe et sensible, avec humour et émotion, appelant  à réfléchir sur l'engagement, l'intégration et sur ce que veut dire être français. Les interprètes, enfants, adultes, connus et moins connus, sont tous très justes.

Dommage que la fin, digne des plus mauvaises comédies romantiques, abandonne si brutalement son sujet reléguant, en 10 minutes, le film au statut de feel good movie sans ambition.

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 16:16

Alain, PDG d'un grand groupe automobile, vit à 100 à l'heure jusqu'au jour où il est victime d'un AVC.

Fabrice Luchini, Leila Bekhti, Micha Lescot sont très bien mais que sont-ils venus faire dans ce nanar ?

La partition est ridicule, à la limite de l'insulte pour les personnes réellement touchées par un AVC. Le film ne séduira que ceux qui ne sont pas regardant sur la vraisemblance et la profondeur d'un récit, les autres seront agacés et s'ennuieront ferme.

 

 

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30 mars 2019 6 30 /03 /mars /2019 14:41

Rupert, 11 ans, correspond avec John F. Donovan, acteur de série célèbre.

Xavier Dolan présente un film caricature de son oeuvre. On y retrouve les mères déficientes et névrosées, les fils mal dans leur peau, les scènes d’ hystérie, celle de la réconciliation familiale avec tube ringard en fond sonore, le monologue du héros qui aurait tant aimé être aimé... On retrouve aussi quelques fulgurances dans la réalisation même s’il abuse, ici, de très gros plans symboles, à son dépend, du manque de recul pris par Dolan sur son sujet. Si sujet il y a.

Car il est bien difficile de comprendre de quoi il s’agit ici. La relation entre l’acteur et l’enfant ne repose que sur l’anecdote : le petit est fier de correspondre avec une star dont on ne sait qu’elle intérêt elle-même porte au gamin, l’acteur est homosexuel mais le vit mal car il ne faut surtout pas que ça se sache, l’enfant devenu grand veut absolument donner à cette histoire un sens profond que la journaliste qui l’interroge peine à saisir, comme nous d’ailleurs. Le scénario ressemble à un patchwork mal maîtrisé.

A cela s’ajoute des dialogues poseurs d'une naïveté ou d'une immaturité qui achèvent de basculer les scènes dans le ridicule. Si l’on accepte le côte excessif que contient l’oeuvre de Dolan comme part intégrante de son style, il faut au minimum que cela soit cadré dans une histoire, un propos et des dialogues un minimum tenus.

Un Dolan raté à oublier bien vite.

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29 mars 2019 5 29 /03 /mars /2019 19:09

 

 

Photographie de Varda par Agnès - Copyright Ciné Tamaris 2018

 

Photographe, cinéaste, documenteuse et documentariste, visual artist mais pas plasticienne car elle détestait ce mot, Agnès Varda, artiste complète, auteur d’œuvres remarquables dans tous ces domaines, est partie cette nuit. A 90 printemps, bien qu'une maladie s'en prenait à ses yeux depuis quelques années, Agnès continuait sans cesse de créer : un documentaire avec JR, Visages, Villages, il y a 2 ans, une cabane de cinéma, la serre du Bonheur, l'année dernière, un documentaire Varda par Agnès diffusé sur Arte il y a une semaine et une exposition qui sera inaugurée demain dans les jardins de Chaumont-sur-Loire.

Cette artiste audacieuse, engagée, inventive, rieuse et d'une grande liberté avait un réel intérêt pour les autres. Elle leur consacrait des documentaires patients, précis, poétiques, d'une grande empathie, à la fois gais et émouvants que sa créativité, sa personnalité, sa voix et sa façon si personnelle de raconter, rendait incomparables.

Le 9 juin de l'année dernière, elle était présente à la galerie Obadia, pour le "Termissage", disait-elle, de  son exposition. Elle parlait de son projet de future cabane qui cette fois serait un bateau échoué.

Voici quelques photos.

Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
Agnès Varda
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28 mars 2019 4 28 /03 /mars /2019 17:02

En Bretagne, dans une bibliothèque, une jeune éditrice découvre un manuscrit remarquablement écrit par un pizzaiolo. Un critique littéraire met en doute l'identité de l'auteur.

Un film agréable bien interprété par Fabrice Lucchini et Camille Cottin mais qui ne laissera pas de souvenir impérissable.

 

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21 mars 2019 4 21 /03 /mars /2019 16:24

En 1953, Laurel et Hardy, duo comique vieillissant, partent en tournée Européenne dans l’espoir de pouvoir ensuite réaliser un nouveau film.

Stan et Ollie met en scène les derniers mois du célèbre duo comique. A travers ce récit de la difficulté pour des artistes de voir le succès s’estomper, on découvre la forte amitié qui liait les deux comédiens et le rôle essentiel tenu par leurs épouses. Cet hommage ému au fameux duo mêle humour et pathos. S’il est loin du chef d’oeuvre, le film se laisse regarder sans déplaisir.

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19 mars 2019 2 19 /03 /mars /2019 14:07

Deux quinquagénaires, quelque peu immatures, célibataires, voisins et amis, font face au cancer incurable de l'un d'eux.

Le film repose essentiellement sur les personnalités des deux protagonistes, l'incongruité de leurs échanges et l'évolution de leur relation.

Les protagonistes ne sont pas particulièrement sympathique et il ne se passe rien, l'ennui prend vite toute la place.

 

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15 mars 2019 5 15 /03 /mars /2019 14:03

Claire, 50 ans, divorcée, se créé sur Facebook le profil d'une jeune femme de 24 ans.

La qualité première du film repose sur l'interprétation de Juliette Binoche, particulièrement imprégnée de cette femme au bord de la folie. Face à elle, Nicole Garcia et François Civil sont très justes.

Safy Nebbou met particulièrement bien en image cette histoire qui pourtant n'a rien de très cinématographique. Il échappe esthétiquement au piège des simples plans répétitifs d'écrans d'ordinateurs et de smartphones.

Malgré ces qualités, le film ne passionne pas totalement. Son récit lasse régulièrement. Lassitude interrompue par quelques rebondissements qui relancent que très momentanément notre intérêt.

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13 mars 2019 3 13 /03 /mars /2019 15:44

Claire se réveille un matin, persuadée d'être arrivée à son dernier jour. Elle organise un grand vide-grenier dans son jardin. Bibelots, tableaux, bijoux, meubles... elle brade les souvenirs d'une vie.

Un film un peu confus qui ennuie rapidement et n'interesse que pour ses interprètes Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni.

 

 

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11 mars 2019 1 11 /03 /mars /2019 16:59

Dans un sous-marin nucléaire français, l’Oreille d’Or fait une erreur d’identification dont l’origine aura de graves conséquences.

La scène d’introduction du film plonge d’emblée le spectateur dans une atmosphère anxiogène qu’un accompagnement sonore sert parfaitement. Le casting, Réda Kateb en tête, fonctionne bien. On est tenu en haleine jusqu’à la dernière demi-heure gagnée par le ridicule. Dommage.

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4 mars 2019 1 04 /03 /mars /2019 22:43

Depuis le 27 février 2000, Suzanne Viguier a disparu sans laisser de trace. Jacques Viguier son mari, est l'unique suspect. Après un premier procès où il a été jugé innocent, le voici en appel, à nouveau devant les jurés.

Raimbault a l'excellente idée pour retracer ce procès de créer de toute pièce le personnage de Nora qui incarne l'intime conviction. Marina Fois joue parfaitement celle-ci, capable de déployer la même énergie pour défendre celui qu'elle croit nnocent et dénoncer celui qu'elle désigne coupable.

Olivier Gourmet campe un excellent Dupont-Moretti et Laurent Lucas est toujours juste dans le rôle du taiseux, légèrement suspect.

En retraçant le procès et les écoutes effectuées pendant l'enquête, le film fait plus que relater. Il s'engage en mettant la lumière sur les agissements suspects d'un témoin de l'histoire.

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3 mars 2019 7 03 /03 /mars /2019 16:55

En 1963, Dick Cheney, marié  père de deux filles, est électricien le jour et ivrogne la nuit. Jusqu'à ce que sa femme Lynne, bien plus brillante que lui mais soucieuse de rester à  sa place de simple femme, lui intime l'ordre de se reprendre.

Selon Adam Mckay c'est le point de départ de la carrière politique de Dick Cheney qui gravit les échelons, chef de cabinet sous Ford, secrétaire à la Défense sous George Bush, PDG d'une multinationale pétrolière et enfin vice-président de George Bush JR. Cet homme, discret, semblant sans envergure, finira par s'attribuer, à la vue de tous, les pouvoirs du président et du Sénat par goût du puissance absolue et de l'argent.

Sous une forme satirique, moqueuse et dénonciatrice entre Michael Moore et Robert Altman, Adam Mckay nous conte les coulisses de la confiscation du pouvoir politique au sein de la plus grande puissance mondiale. Un détournement qui a indiqué la voie à suivre à plus de 20 ans de politique Américaine.

Glaçant.

 

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2 mars 2019 6 02 /03 /mars /2019 17:02

A Lyon, Alexandre, marié, 5 enfants, bien dans sa vie, découvre que le père Preynat qui a abusé de lui dans son enfance est toujours en activité et en contact avec des enfants. Il informe le diocèse des inclinations du prêtre et demande qu'il soit défroqué.

François Ozon parvient à nous tenir en haleine pendant plus de deux heures sur l'histoire de ces adultes qui se sont regroupés pour faire éclater la vérité sur les agissements du père Preylat et l'inertie de l'Eglise. Une histoire à priori connue mais qui vue du côté des protagonistes conserve tout son intérêt. Les portraits des victimes, de leur bourreau et des gens d'Eglise sont percutants, chacun dans des tonalités différentes. L'émotion gagne à plusieurs reprises face à ses hommes rattrapés par leur détresse d'enfant, ainsi que l'évidente indignation face à une église qui passe totalement à côté du drame.

Les comédiens, Melvil Poupault, Denis Ménochet, Swann Arlaud, Josiane Balasko, Hélène vincent, Aurélia Petit, Eric Caravaca, Bernard Verlet, Frédéric Perrot, François Marthouret... sont tous très justes.

Ce Ozon, très différent de ce que le réalisateur a pu nous proposer jusqu'alors, dans une forme moins originale, avec un scénario plus classique, à l'écriture parfaitement maîtrisée, esquivant tout effet de répétition, relève parfaitement un pari qui s'annonçait pourtant risqué.

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25 février 2019 1 25 /02 /février /2019 20:04

Au début du XVIIIe siècle à la cours d'Anne d'Angleterre, les deux favorites, l'historique et la nouvelle, se font la guerre.

Tout est caricature jusqu'au ridicule dans ce film prétentieux : dialogues, accompagnement sonore,  jeu des comédiens... Auxquels s'ajoute une realisation hideuse abusant jusqu'à l'indigestion du fisheye, du grand angle et des travelling avant et arrière en parfaite ligne droite.

Décrire la démesure avec outrance, dépeindre le moche avec laideur n'est que paraphrase. Ridicule et vain.

 

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22 février 2019 5 22 /02 /février /2019 22:59

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Meilleur film : Jusqu'à la garde de Xavier Legrand

Meilleur réalisateur Jacques Audiard pour Les Frères Sisters

Meilleur acteur : Alex Lutz dans Guy

Meilleure actrice Léa Drucker dans Jusqu'à la garde

Meilleur acteur dans un second rôle Philippe Katerine dans Le Grand Bain

Meilleure actrice dans un second rôle Karin Viard dans Les Chatouilles

Meilleur espoir masculin : Dylan Robert dans Shéhérazade

Meilleur espoir féminin : Kensas Fortas dans Shéhérazade

Meilleur scénario original Xavier Legrand pour Jusqu'à la garde

Meilleur premier film Shéhérazade de Jean-Bernard Marlin

Meilleure musique : Vincent Blanchard, Romain Greffe pour Guy

Meilleur film étranger : Une affaire de famille de Hirokazu Kore-Eda

 

et le grand perdant est : Kad Merad...

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20 février 2019 3 20 /02 /février /2019 16:39

Earl Stone, 80 ans, horticulteur, est au bord de la faillite. Pour subvenir à ses besoins et aider son entourage, il accepte de faire la mule pour des trafiquants de drogue.

Eastwood vieillit et s'assagit. Ici, l'acteur-réalisateur dénonce le sort réservé à l'américain moyen qui a donné sa vie au travail et qui se retrouve dans ses vieux jours sur la paille. Sur la forme moins de violence, moins de nationalisme, toujours autant de sentimentalisme grossier et une aussi surprenante que rapide dénonciation des violences policières. 

 

 

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 17:28

Sur la Côte d'Azur, Anna passe quelques jours avec sa fille dans la propriété familiale. Entre les rires, les pleurs et les disputes avec les membres de sa famille, elle tente de gérer une séparation et l'écriture de son prochain film.

Dans cette histoire où la fiction flirte avec le réel, on retrouve les thèmes et personnages du "Chateau en Italie". La forte présence du personnel de maison et de ses rapports avec ses employeurs, amplifient les accents Tchekhoviens du film. Toutefois "Les estivants" n'atteint pas la force comique et émotionnelle du "Chateau...".

Ici la caricature bien moins maîtrisée plonge parfois dans le premier degrés et le désordre habituellement organisé ne l'est plus vraiment. Malgré tout, la qualité des interprètes, le style théâtral et quelques beaux moments interpellent fortement.

 

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18 février 2019 1 18 /02 /février /2019 14:42

En 2015, Faustine part en Syrie avec son fils âgé de 5 ans. Au bout de quelques jours, elle se rend compte de son erreur et appel son mari Sylvain à l'aide.

Inspirée d'une histoire vraie qui serait la première exfiltration de ressortissants français partis pour le djiad, Exfiltrés interpelle par son récit quasi documentaire. Les comédiens Swan Arlaud (Petit paysan, Une Vie, Un beau voyou...) , Charles Berling, Finnegan Oldfield (Marvin ou la belle éducation, Le poulain...) et Jisca Kalvanda (Divines) sont tous très justes.

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11 février 2019 1 11 /02 /février /2019 16:19

L'Envol, un centre de réinsertion pour femmes SDF, va fermer sur décision administrative. Le personnel du centre et ses "pensionnaires" ont 3 mois pour s'en sortir.

Louis-Julien Petit trace non seulement le portrait des femmes en réinsertion mais aussi celui du personnel du centre. Et c'est ce qui donne toute sa force au film. Le dessin de ces assistantes sociales dont le combat quotidien est entravé par les contradictions administratives, souligne plus encore la situation désespérée dans laquelle se noient ces femmes sans domicile.

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10 février 2019 7 10 /02 /février /2019 21:19

Madame de Pommeraye, jeune veuve, tombe sous le charme du marquis des Arcis, libertin, qui semble sincèrement épris d'elle. Lorsque le marquis avoue à  Madame de Pommeraye ne plus ressentir de sentiment pour elle, cette dernière décide de se venger.

Le sentiment amoureux est le sujet de prédilection d'Emmanuel Mouret.  Il l'a traité sous toutes ses formes dans des récits contemporains. Il le transpose ici au XVIIIe siècle, en s'inspirant d'un texte de Diderot, et en abandonnant le ton burlesque de ses précédents films.

Mouret déroule son histoire en une série de plans séquence aux dialogues élégants. Ce choix de réalisation lui permet d'esquiver le piège de l'immobilité que génèrent souvent les scènes très dialoguees. Aussi  la simplicité des décors et des costumes, qui interpelle tout dabord, s'avère des plus efficaces. Cette discrétion laisse toute la place au texte que les comédiens interprètent sans affectation inutile.

Cécile de France et Edouard Baer n'ont sans doute jamais joué la mélancolie et le désespoir avec autant de vérité.

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