SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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1 octobre 2019 2 01 /10 /octobre /2019 15:00

L'avis d'une tout à fait non-spécialiste des Marvel :

Spiderman Far from home est un film qui parle d'adolescents et s'adresse essentiellement aux adolescents. 🤓

Cela reste assez drôle 😂, visuellement bien foutu 🤩, affreusement bavard 😴 et très instructif : Iron Man est semble t-il décédé dans un épisode précédent 😱

2h10 c'est quand même très long.

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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 16:22

1998, Kaboul est aux mains des talibans. Mohsen et Zunaira rêvent de pouvoir enseigner, lui, l'histoire, elle, le dessin, d'aller au cinéma, de se promener main dans la main et sans burqa.

Belle et curieuse idée que celle d'adapter le livre de Yasmina Kadra en animation. Les réalisatrices ont choisi de faire jouer les comédiens puis de mettre leur jeu en images pour une plus grande justesse dans l'interprétation. Ce procédé astucieux fait son effet. Les dessins sont très beaux. Leur beauté et les plans qui ne montrent jamais la violence de face, tout en ne reniant pas l'horreur de la situation, tire le film vers la  fable. Un part pris respectable qui peut interroger au regard du sujet.

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22 septembre 2019 7 22 /09 /septembre /2019 15:54

C'est l'anniversaire d'Andrea. Dans la grande maison familiale enfants et petits enfants sont réunis. Claire, la fille aînée, partie à l'étranger depuis 3 ans, réapparaît.

Cette histoire de famille est surtout le portrait d'une femme dysfonctionnelle, agressée par la vie, qui bouscule un bonheur familial déjà instable reposant sur le déni.

Le film est porté par son excellent casting, Vincent Mc Caigne, Luana Bajrami, Laetitia  Colombani, Cédric Kahn, aussi bon devant que derrière la caméra, l'immense Catherine Deneuve et la très grande Emmanuelle Bercot.

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 12:46

Au XVIIIe siècle, Marianne, jeune peintre, est engagée pour réaliser le portrait d’Héloïse, promise à un homme qu'elle ne connait pas et à qui le portrait doit être envoyé.

Les superlatifs se bousculent pour dire la charge émotionnelle portée par ce film. La beauté et la délicatesse sont partout.

Dans la photographie d'abord. Majesté des paysages baignés de lumière, harmonie des couleurs, mystère des intérieurs d'une grande simplicité tamisée, éclairage des visages, des regards et des corps. Dans la mise en scène ensuite, à la fois vive et en retenue, qui montre et laisse deviner.

Dans les dialogues aussi qui en peu de mots, simples et subtils, disent tout. Dans les silences et les sons, du frottement du fusain sur le papier, aux crépitements du feu des cheminées jusqu'aux rythmes des respirations. Dans la fluidité du récit astucieux qui ne découvre pas tout et laisse volontiers imaginer, deviner.

Dans la tonalité d'un clavecin qui ne joue que quelques notes éparpillées d'une mystérieuse musique qu'on reconnait pourtant. Dans un "je ne sais pas" qui dit précisément le "je ne sais pas" qu'il veut dire. Dans le pinceau qui dévoile la texture d'une peau, les traits d'un visage, la colère d'un regard.

Dans l'interprétation de Luana Bajrami, touchant oiseau tombé du nid et combattante. Dans celle de Valeria Golino, dont le regard perdu et la voix voilée portent merveilleusement le spleen de son personnage. Dans le duo fusionnel formé par Adèle Haenel intense et Noémie Merland touchée par la grâce.

Par les sujets abordés. La condition des femmes, qu'elles soient aristocrates, domestiques ou artistes. La création, la fragilité et la domination de l'artiste et celles de son modèle. La naissance d'un amour guidant vers l'émancipation. Le mythe d'Orphée et d'Eurydice, le choix de l'amoureux et celui du poète. Le renoncement. La portée du souvenir.

Tout est délicatesse et beauté, jusqu'à ce titre merveilleusement romanesque : "Portrait de la jeune fille en feu".

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21 septembre 2019 6 21 /09 /septembre /2019 11:54

A la fin des années 60, Rick Dalton, star de séries télé, et Cliff Booth son cascadeur et homme à tout faire, tentent de survivre dans l'industrie hollywoodienne. Ils y croisent Sharon Tate et la secte Manson.

Tarantino parle d'hommage à Hollywood. Le film ressemble plutôt à l'expression d'une nostalgie de l'imagerie des années 60. Les personnages principaux sont dessinés à gros traits et ne semblent être là que pour habiller les sketchs délirants et nostalgiques du réalisateur. L'ensemble est assez répétitif, les scènes similaires se succèdent. Léonardo Di Caprio et Brad Pitt, parfaits ne suffisent pas à nous sortir d'un certain ennui. Cerise sur le gâteau Tarantino se pique de venger Sharon Tate.

Qu'il habille les histoires sorties de son imagination d'outrance, de violence et d'humour dégénéré est une chose, qu'il s'empare de personnages réels au destin tragique pour donner un semblant de sens à son propos rend l'ensemble indigeste. Si le mauvais goût fait partie de l'oeuvre de Tarantino, il a atteint ici ses limites.

 

 

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20 septembre 2019 5 20 /09 /septembre /2019 15:19

Lila tente d'oublier Rémi qui vient de la quitter.

Hafsia Herzi réalise son premier film et se met en scène. De tous les plans, l'actrice séduit toujours. La réalisation au plus près des personnages et le montage qui alterne séquences longues et montage rythmé sont agréables. Le casting de qualité inégale nous offre le plaisir de retrouver Anthony Bajon et de découvrir Myrian Djeljeli et Djanis Bouzyani. Pour ce qui est du récit, il se compose de scènes successives qui jouent au maximum la carte du naturalisme mais présentent des dialogues et des enjeux un peu vains. L'ennui pointe régulièrement son nez et repart. Inégal et intrigant.

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15 septembre 2019 7 15 /09 /septembre /2019 14:32

Le seul intérêt du film réside en la présence de Jean-Louis Trintignant et d'Anouk Aimé.

Pour le reste, aucune heureuse surprise. Lelouch s'appuie très largement sur son film "Un homme et une femme" dont il reprend de nombreux et longs extraits et fait joujou avec ses deux comédiens.

Il présente un scénario niais, des dialogues ineptes, des seconds rôles en roue libre, une musique envahissante, une réalisation sans créativité et globalement beaucoup de lourdeurs.

 

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14 septembre 2019 6 14 /09 /septembre /2019 14:04

Katherine Newbury, présentatrice célèbre d'un late show, tente de sauver son émission sur le déclin. Molly, indo-américaine, est embauchée comme auteur. Les deux femmes, que tout sépare, vont s'associer pour sauver l'avenir de Katherine.

La relation sadomasochiste de la présentatrice et de son auteur évoque "Le diable s'habille en Prada" version showbizz. Ce n'est pas plus passionnant que dans la version originale. Pour ne pas sombrer dans un ennui abysssale, on s'accroche à Emma Thomson qui excelle dans le rôle de l'indécrottable méchante.

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11 septembre 2019 3 11 /09 /septembre /2019 14:18

Suite à une allergie au botox, Julie comédienne demande à Laurette, son sosie, de la remplacer sur son prochain tournage.

Mathilde Seigner est parfaite, dans le double ôle de la comédienne intello, très inspirée physiquement par Isabelle Huppert, et celui de la coiffeuse, pas trop caricaturale. Sa composition, nous fait presque oublier qu'elle n'est qu'une. Grâce à cette interprétation et à des seconds rôles à la hauteur, la première heure se regarde sans déplaisir. L'installation des différents personnages et du propos central du film se fait de façon fluide, l'ensemble est sympathique. Malheureusement, les 35 minutes suivantes démentent cette bonne impression. Le récit s'enlise. La réalisatrice semble ne pas savoir comment développer et clôturer son histoire. La légèreté contrôlée de la première heure laisse place à une succession de scènes idiotes, au propos pseudo psychologique à peu de frais. De film gentillet "Ni une, ni deux" passe en mode film raté.

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8 septembre 2019 7 08 /09 /septembre /2019 19:52

Après avoir tenu des propos homophobes,  Mathias Legoff, vice champion du monde de natation, est contraint d'entrainer une équipe de water-polo gay.

On reste sans voix devant ce film au scénario d'une pauvreté abyssale, aux dialogues affligeants, aux personnages caricaturaux, aux plaisanteries ringardes et à la mise en scène sans imagination. Cerise sur le gâteau, les interprètes sont en roue libre, ajoutant au sentiment que tout sonne faux dans ce film bas de gamme.

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31 août 2019 6 31 /08 /août /2019 16:20

Daoud dirige le commissariat central de Roubaix. Incendie criminel, viol, fugue... le commissariat gère les affaires courantes quand une octogénaire est assassinée.

Le film est très fortement inspiré du documentaire de Mosko Boucault "Roubaix, commissariat central" qui a marqué tous ceux qui ont pu le voir lors de sa diffusion en 2008. Mosko Boucault y avait filmé, en 2002, les aveux des deux criminelles d'une septuagénaire lors de leurs interrogatoires.

Arnaud Desplechin reprend une bonne partie des scènes et des dialogues du reportage. Un presque copié/collé auquel la fiction apporte une esthétique de la mise en scène particulièrement soignée et un beau portrait de flic comme on les dessinait dans le cinéma français des années 70. Roschdy Zem campe un commissaire taiseux, pausé et humaniste qui connait comme personne sa ville natale et ses habitants. La lumière du titre du film c'est lui.

A ses côtés, un jeune lieutenant affecté dans cette ville qu'il ne connait pas, interprété par Antoine Renartz. Tous les comédiens jouent parfaitement leur rôle bien que l'on puisse s'étonner de n'y entendre aucun accent ou parler roubaisien. Et ce n'est pas un détail quand on voit à quel point Desplechin a le soucis de dessiner un portrait, certes orienté vers ce qu'elle a de plus triste mais précis, de la ville, de sa pauvreté à ses ruelles sombres et ses courées délabrées jusqu'à sa météo exécrable.

Cette réserve exceptée, le film, d'une durée de deux heures, se visionne avec intérêt et avec un réel plaisir de cinéma servi par une belle mise en scène et le dessin soigné des personnages.

 

 

 

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29 août 2019 4 29 /08 /août /2019 15:54

Marchand et talentueux réparateur de bicyclette, Raoul Taburin n'a jamais su faire de vélo. Il garde ce lourd secret depuis l'enfance jusqu'à l'arrivée dans le village d''un photographe.

Pierre Godeau adapte sans fioritures la bande dessinée de Sempe et nous conte gentiment cette histoire très bien servie par Benoît Poelvoorde, Edouard Baer et Suzanne Clément.

Un film charmant, qui ne fait de mal à personne mais qui ne revolutionnera pas l'histoire du cinéma.

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17 août 2019 6 17 /08 /août /2019 19:25

Pierre Perdrix, gendarme dans les Vosges, coule une vie rangée entre ses collègues, sa mère, son frère et sa nièce. Jusqu'au jour où Juliette Webb, en pleine transhumance personnelle, vient déclarer le vol de sa voiture.

Cette comédie, aux accents philosophiques, mêle burlesque, absurde et romantisme. Le film regorge d'idées loufoques particulièrement bien mises en scène. Erwan Le Duc aime les temps suspendus, ils ajoutent à l'ambiance de son film un peu plus d'étrangeté encore.

Swan Arlaud est (Petit Paysan, Un beau voyou, Une vie, Grâce à Dieu...) parfait dans le rôle du type qui n'attend rien mais qui est quand même prêt à recevoir. Maud Wyler (La Révolte, Cyrano de Bergerac...) excelle dans celui de la fille étrange, provocante qui se défend, bravache, de tout attache. Ils sont tous deux très bien accompagnés de la jeune Patience Muchenpach, de Nicolas Maury et de la toujours incandescente Fanny Ardant.

 

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 14:52

Jack, jeune chanteur qui ne rencontre pas le succès, découvre, en se réveillant après un accident, que le monde entier ne connaît pas (plus) les Beatles.

L’idée de départ offrait de nombreuses pistes de développement. En plus de l’hommage au génie des Fab’four, une vraie réflexion sur la culpabilité, le devoir de mémoire, la destinée... aurait donné du caractère au film. Mais, Danny Boile et Richard Curtis, le scénariste, ne font qu’effleurer ces sujets sans les traiter vraiment. Ils préfèrent abandonner la musique en cours de route pour laisser place à une histoire d’amour ridicule.

Un film qui ne dit rien et qui échappe au statut d’anecdote que par la présence de la musique des Beatles. 

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 14:06

En classe de terminale, Raphaël, apprenti écrivain, et Olivia, apprentie pianiste, tombent amoureux. Les années passent, Raphaël devient un écrivain célèbre tandis qu'Olivia donne des cours de piano.

Hugo Gélin propulse son héros dans un autre espace temps. Ce traitement "fantastique" à la base de l'histoire est rapidement délaissé au profit de la comédie sentimentale. C'est dommage, on imagine avec regret ce qui aurait pu être développé.

Malgré tout, le film se regarde sans déplaisir grâce aux potentiels sympathie de François Civil, Joséphine Japy et Benjamin Lavergne tous les trois très justes.

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 16:24

A la fin du XIXe siècle, dans la  Drôme, Joseph Ferdinand Cheval, facteur, décide de bâtir un palais pour sa fille Alice.

Il y a de bons comédiens, une volonté de bien faire et pourtant tout sonne faux dans ce film. Tout manque de finesse, tout est surligné à l'extrême, dialogues, bruitages, accompagnement musical, jeu des comédiens, mise en scène,... jusqu'au récit d'une lourdeur extrême.

Le portrait de ce personnage étrange, artiste et architecte inconscient de son génie, manque cruellement de souffle et de poésie.

 

 

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10 juillet 2019 3 10 /07 /juillet /2019 11:50

Sofia et Paul vivent à Bagnolet dans un quartier à forte mixité sociale. Par idéologie, ils inscrivent leur fils à l'école publique contre l'avis de leur entourage.

Un film qui se veut à la fois drôle et militant et qui échoue des deux côtés. Le film enchaine les scènes comme un catalogue du vivre en mixité et tombe sans cesse dans la caricature. Le scénario du plus haut ridicule en devient gênant.

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6 juillet 2019 6 06 /07 /juillet /2019 20:54

Dans les années 80, alors que la Chine a instauré la politique de l'enfant unique, le fils de  Lyun et Yaojun se noie.

Le réalisateur suit l'évolution de ce couple et son entourage marqués par cette disparition. Toute la dramaturgie est basée sur la violence de la politique de l'enfant unique (abandonnée en 2015), sans réelle réflexion sur le régime chinois dans son ensemble. L'enfant est donc au centre du film : l'enfant perdu, l'enfant avorté, l'enfant adopté, l'enfant illégitime, l’enfant coupable. Cela donne une fresque dramatique, un peu lourde, construite, astucieusement mais aussi de façon alambiquée, en flashback, bénéficiant d'une très belle photo, parfaitement interprétée dont on se demande si elle nécessitait vraiment ses plus de 3 heures de développement.

 

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 16:22

Un rappeur looser accepte de tester Yves un réfrigérateur doté d'une intelligence artificielle.

Si l'idée de base est intrigante, le développement manque d'ambition. Les blagues ringardes et de mauvais gout prennent trop de place dans un scénario particulièrement faible qui tourne en rond.

Malgré toute la bonne volonté de William Leghbil et Doria Tillier, on peine à croire en leur couple qui pourtant devient le réel enjeux du film reléguant au second plan la menace de l'intelligence artificielle.

 

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3 juillet 2019 3 03 /07 /juillet /2019 16:09

Georges vient d'acquérir un blouson à franges en daim. Ce blouson donne un sens à sa vie.

On ne sait pas très bien d'où vient Georges et qui il est mais peu importe. L'essentiel réside dans l'intensité de sa relation à son  daim et son objectif d'être le seul à porter un blouson.

Jean Dujardin excelle dans le rôle du fou monomaniaque. Adèle Haenel dans un rôle moins lisible est également parfaite. Le scénario frapadingue nous emporte sans ennui pendant 1h15.

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19 juin 2019 3 19 /06 /juin /2019 19:00

Anna et Adam, jeune couple de parisiens de confession juive, partent en Pologne pour commémorer le 75e anniversaire de la destruction d'un village juif, village auquel la famille d'Adam est liée. Anna espère retrouver elle aussi un peu de l'histoire de sa famille.

Cette comédie dramatique ni drôle, ni émouvante, est interprétée par des acteurs en roue libre. Même Judith Chemla, dont le talent ne fait aucun doute, peine à donner consistance à son personnage proche de l'hystérie. Seule Brigitte Rouan tire son  épingle du jeu.

La réalisation approximative ne laisse aucune chance aux moments qui pourraient être drôles de l'être et agit de la même façon sur les moments d'émotion possible. La photographie est fade, la mise en scène inexistante. Le récit enchaine les scènes-sketch qui ne disent rien si ce n'est que les polonais sont des antisémites alcooliques et que Cracovie est le Disneyland de l'antisémitisme. Un peu juste pour un sujet aussi sensible.

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15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 13:58

Elle est secrétaire d'État et se présente à la présidence des États-Unis. Elle engage un ami d'enfance, journaliste au chômage, pour écrire ses discours.

Tout est totalement incohérent et idiot, parsemé de propos vulgaires et de blagues scatologiques. Une insulte à l'intelligence du spectateur.

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9 juin 2019 7 09 /06 /juin /2019 12:52

Ki-Woo est embauché par la fortunée famille Park comme professeur particulier d'anglais de leur fille. Rapidement, Ki-Woo parvient à faire entrer anonymement sa sœur et ses parents au service des Park.

Formellement, le film séduit d'emblée, très belle photo, mise en scène précise, réalisation  soignée. Le récit particulièrement original enchaîne les événements imaginatifs avec fluidité, sans temps morts.

Cette satire de la Corée du Sud, de sa fracture sociale, de sa fascination pour les Etats-Unis et de sa misère cachée dans les sous-sols, mixe les tonalités, à la fois drôle, grinçante et violente.

Une très méritée Palme d'or.

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25 mai 2019 6 25 /05 /mai /2019 18:41

 

Mention spéciale : It must be heaven de Elia Suleiman

 

Prix du scénario : Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma

 

Prix d'interprétation féminine : Emily Beecham dans Little Joe

 

Prix de la mise en scène : Le jeune Ahmed de Luc et Jean-Pierre Dardenne

 

Prix du jury ex-aequo : Les Misérables de Ladj Ly et Bacurau  de Kleber Mendonça Filho et Juliano Dornelles

 

Prix d'interprétation masculine : Antonio Banderas dans Douleur et gloire

 

Grand Prix du jury : Atlantique de Mati Diop

 

Palme d'Or : Parasite de Bong Joon Ho

 

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 18:04

Sibyl s'apprête à abandonner son métier de psychologue pour se remettre à écrire quand Margaux jeune comédienne en perdition, lui demande de l'aide.

Après Victoria, Justine Triet offre à nouveau un très beau rôle à Virginie Effira. Cette psy-romancière totalement paumée et qui lutte pour ne pas être rattrapée par ses démons passés présente une vaste palette de jeu que maîtrise parfaitement Virginie Effira.

 

Côté scénario, l'ensemble est très inégal et on ne comprend pas toujours très bien la place accordée, ou pas, à certains personnages secondaires. La mise en place est un peu longue et semble se prolonger quasiment sur le premier tiers du film.

Le film démarre vraiment quand les protagonistes se déplacent sur l'île de Stromboli et le tournage du film dans lequel joue Margaux. Cette partie fait place à plusieurs scènes particulièrement efficaces et à l'occasion drôles, avec Sandra Hüller parfaite dans le rôle de la réalisatrice au bord de la crise de nerfs tout en retenu germanique. Les autres comédiens, Niels Schneider, Gaspard Hulliel, Adèle Exarchopoulos, Paul Hamy sont très bons également mais leurs personnages peinent à exister pleinement face à Sybil, personnalité qui occupe tout l'intérêt de la cinéaste. Laure Calamy, dans le rôle de la frangine, tout aussi déséquilibrée, est excellente.

Les quatre dernières scènes du retour à Paris semblent être posées l'une derrière l'autre de guingois comme les pièces d'un puzzle mal ajustées.

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