Un soir, alors qu'il se promène près du canal, Mario rencontre Natalia une jeune femme exaltée qui attend son amoureux là où il lui a donnée rendez-vous, un an auparavant.

Le film, adapté de la nouvelle éponyme de Dostoïevski, prend des allures de conte dans un réalisme poétique favorisé par un très beau noir et blanc, les mouvements de lumière des lampadaires bousculés par le vent, les décors de la Cinecitta et le récit en flash back. La présence de Jean Marais renvoie aussi à l'univers poétique de Jean Cocteau.

Le regard clair et le teint pâle de Maria Schell servent particulièrement la fragilité de Natalia. Marcello Mastroianni est parfait en chic type, amoureux éconduit plongé dans l'univers étrange et obsessionnel de Natalia.

Les paroles de la chanson de Jacno fonctionnent parfaitement pour ce film : Amoureux solitaires dans une ville morte.  Amoureux imaginaires après tout qu'importe.  Que nos vies aient l'air d'un film parfait.

Un film beau et cruel.

Année de sortie en salle : 1957 (Lion d'argent à la Mostra de Venise)

A voir en replay sur Arte.fr jusqu'au 13 avril 2026 

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Adam, 4 ans, est à l'hôpital car il est sous alimenté. Rebecca, sa mère, le nourrit mal. Lucie, infirmière dans le service pédiatrique de cet hôpital public, tente de faire au mieux entre soins médicaux, procédures administratives et soucis du bien être de l'enfant.

Autour de l'histoire d'Adam, qui est au centre du film, se déploie le portrait du service de pédiatrie d'un hôpital public, sorte de cours des miracles qui accueille les enfants malades, souvent touchés par la précarité. Le film est porté par Léa Drucker filmée caméra à l'épaule dans une esthétique proche des films des frères Dardenne et du documentaire. Anamaria Vartolomei est également parfaite dans un rôle équivoque. Les deux personnages féminins forment le visage de victimes de la précarité, celle de l'hôpital qui manque de personnel et de place et celle des mères isolées et de la santé mentale.

Si le scénario entraîne Lucie dans des actes peu crédibles, les prestations des deux comédiennes et du petit Jules Delsart nous captent totalement.

Disponible en VOD

Date de sortie en salle : 17 septembre 2025

 

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Alison Wheeler donnait la dernière représentation de son spectacle La promesse d'un soir ce vendredi 9 janvier au Grand Rex. C'est avec ce spectacle que la comédienne a fait ses premiers pas dans le one-woman show en 2023.

Et c'est par ses chansons hilarantes sur France Inter et ses billets d'humour désabusé et décalé où l'absurde règne chez Quotidien qu'on l'avait remarquée. Et dans quelques rôles au cinéma dans des films moins bons qu'elle. On savait donc déjà qu'Alison Wheeler est drôle, naturellement drôle.

Sur scène, elle convoque tout ce savoir faire. Son écriture dense provoque à un rythme soutenu le rire, cheminant pour se faire par des sentiers inattendus qui nous emmènent là où on ne s'y attend pas. C'est très très drôle et extrêmement bien maîtrisé.

Ses sujets sont le célibat subit, le féminisme, les mecs, l'horloge biologique, les enfants... des sujets de trentenaire souvent rebattus auxquels elle donne une nouvelle fraîcheur. Trois chansons, dans l'esprit de celles composées il y a quelques années pour La Bande Originale, dont une à la gloire des coquillettes au beurre, viennent ponctuer le spectacle, ainsi que quatre vidéos dont une scène de baby shower et d'une soirée "coquine' en couple très drôles également. Dit ainsi, cela semble de l'humour un peu trop facile mais cela ne l'est pas. La singularité de son écriture, ses talents de comédienne et de chanteuse en font un spectacle à part.

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Dans la petite ville de Twin Peaks, le cadavre de Laura Palmer (Sheryl Lee) 17 ans, est retrouvé sur la plage. L'agent spécial du FBI Dale Cooper (Kyle MacLachlan) vient enquêter.

Arte présente en replay jusqu'au 19/12/2026, les 3 saisons de Twin Peaks. Créée en 1990 par David Lynch et Mark Frost, cette serie est depuis devenue culte tout comme la bande originale composée par Angelo Badalamenti. L'intérêt de la série réside dans sa tonalité particulière, entre atmosphère étrange, thriller haletant et humour décalé. Les personnages loufoques parsèment le récit.

35 ans plus tard, sur les 2e saisons, les looks des personnages et le format en 4/5e de l'image ajoutent un côté suranné qui sied tout à fait à la série. Le souvenir du dénouement maléfique, bien décevant comparé à la qualité du déroulé du récit, n'encourage pas forcément à visionner une seconde fois les 48 épisodes. Mais, la série reste une curiosité à découvrir.

A voir sur Arte.fr

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A Caracas, Nelly fuit Vittori, qu'elle vient de quitter 5 jours avant leur mariage, et son patron mafieux à qui elle a volé un Toulouse Lautrec. Elle demande de l'aide et s'accroche à Martin, ancien Nez parisien venu chercher la solitude sur une île déserte du coin.

Voilà une des grands comédies que le cinéma français savait nous offrir dans les années 70/80. Une comédie où le mouvement est le maitre mot du film. Poursuites dans les couloirs d'un hôtel, sur le tarmac d'un aéroport, dans une île déserte, en voiture dans les rues de Caracas... Ce mouvement est souligné par Rappeneau dans ses longs plans par des zooms avant et des travellings qui laissent voir les gestes et les déplacements incessants de ses personnages.

Le duo emmerdeuse-emmerdé fonctionne parfaitement, elle (Catherine Deneuve, excellente avec son débit de mitraillette) qui parle trop et sans cesse d'argent, pose trop de questions, se mêle de tout et lui (Yves Montand, parfait en misanthrope bousculé dans sa solitude) qui ne veut s'encombrer de quiconque. Finalement, ces deux là se ressemblent plus qu'ils ne le pensent prisonnier tous deux d'unions dont ils ne veulent plus.

Le scénario parfaitement tissé ne marque aucun temps morts, parsemant le récit de rebondissements et révélations. À l'écriture Elisabeth et Jean-Paul Rappeneau et Jean-Loup Dabadie qui signent également les dialogues savoureux.

Année de sortie en salle : 1975

Disponible en replay sur france.tv jusqu'au 16/01/2026

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