Anne, avocate, mariée et mère de deux petites filles, séduit Theo, 17 ans, le fils de son mari.
On ne sait trop si le sujet qui intéresse Breillat est le désir qui mène aux actes fous, l'inceste, la passion dévorante, la perversité, le sacrifice, le portrait d'une sorte de Mme Bovary ou plus simplement une situation impossible de laquelle l'héroïne doit se dépêtrer à n'importe quel prix.
Malgré les prestations de Léa Drucker et Samuel Kircher, tous deux très bien, on s'ennuie un peu.
Fary maîtrise le récit des scènes de la vie quotidienne dans le style d'un Gad Elmaleh, l'échange avec le public, les messages politico-philosophiques.
Paris, l'avion, la classification des gens par couleur, le couple, les différences garçons-filles... ses sujets ne sont pas particulièrement originaux mais les angles que Fary choisit lui sont propres, et son expression précise qui soigne le fond autant que la forme fait la différence.
Ramy, musulman, vit encore chez ses parents dans le New Jersey. Il essaye de concilier ses aspirations de jeune homme et sa religion.
Ramy Youssef est un comédien américain d'origine Égyptienne. Sa série qui porte son prénom met en scène les interrogations d'un jeune musulman américain. Les dîners familiaux, les mariages des cousins, les soirées entre potes, ses relations avec les filles musulmanes ou pas... les scènes d'un quotidien ordinaire se succèdent à la fois drôles et dramatiques et permettent d'aborder les sujets de la sexualité, de la masculinité, du sexisme, du racisme, de l'antisémitisme, des attentats du 11 septembre, du complotisme, de l'alcool, de la drogue, de la quête de spiritualité...
C'est drôle et très audacieux (notamment dans le 4e épisode qui mêle onanisme chez un jeune adolescent et terrorisme islamique). C'est inégal mais, curieusement, cela fonctionne.
"Vole comme une abeille et pique comme un papillon", "J'ai disputé plus de 200 combats et je suis aussi joli qu'une fille", "Huez, criez, jetez des cacahuètes autant que vous voulez mais payez pour entrer"... Cassius Clay aimait autant les joutes verbales que les combats sur le ring. Ses réparties sont un régal que le documentaire de xxx nous sert avec gourmandise.
Médaille d'Or à 18 ans aux JO de Rome, champion du monde poids lourd à 22 ans, est le roi incontesté de la boxe, une légende de son vivant, le roi du marketing et de l'auto promotion.
Et également, une figure importante dans la communauté noire américaine dans une Amérique où la ségrégation régnait encore. Engagé dans la défense des droits civiques, il est proche de Malcolm X et de la très controversée association Nation of Islam qui lui donne le nom de Mohammed Ali. Toutes les étapes de sa vie personnelle intimement liée à sa carrière, perdant sa licence de boxe par son refus de partir combattre au Vietnam, son retour sur le ring, ses chutes et ses retours incroyables, ses tactiques de combats sans cesse renouvelées...
Ce documentaire en 4 épisodes propose un portrait très complet du champion, à base d'archives dont nombreuses sont particulièrement remarquables.
Sur la Seine et sous une pluie battante, les 206 délégations (6 800 athlètes présents), réparties sur 85 bateaux, défilent sur des musiques exclusivement françaises, fêtées par les prestations de 3 000 danseurs, musiciens et chanteurs. En vidéo, parallèlement, un mystérieux porteur de la flamme traverse les lieux mythiques de Paris.
Tony Estanguet, Thierry Reboul et Thomas Jolly ont conçu une cérémonie résolument moderne, d'une grande richesse, aux évocations innombrables. Et qui paradoxalement a donné une belle visibilité à chacune des délégations.
12 tableaux Live d'une créativité revendicatrice d'un pays fier de son histoire et de son identité, mêlant classicisme et modernité, porteuse d'une société jeune et inclusive s'enchaînent dans une énergie folle. On retient notamment une introduction avec Jamel Debbouze et Zinedine Zidane, l'accordéon de La Foule d'Edith Piaf qui ouvre le défilé, une excellente Lady Gaga en Zizi Jeanmaire, une séquence rose aux tubes disco, un hommage aux caricaturistes, aux artisans et métiers d'arts, sur un toit Guillaume Diop danseur étoile, un tableau révolutionnaire à la Conciergerie avec le groupe de hard rock Gojira, les danseuses du Moulin Rouge, le funambule Nathan Paulhin, un coeur dessiné dans le ciel par la patrouille de France, un grandiose remix Aznavour-Nakamura exécuté par le choeur de la Garde Républicaine et Aya Nakamura sur le pont des Arts devant l'Institut de France, Alexandre Kantorow interprétant Ravel, Satie, Debussy, Saint-Saens, les œuvres du Louvre qui regardent les champions par les fenêtres, un hommage aux frères Lumières, à Méliès, aux Minions pour le savoir-faire français en animation, la mezzo-soprano Axelle Saint-Cirel sur le toit du Grand-Palais interprètant la Marseillaise ouvrant et clôturant un tableau de statues en or hommage à 10 femmes qui ont marqué l'histoire de France, Jakub Józef Orliński, breaker et chanteur lyrique, un défilé de mode, la célébration de l'Europe et de toutes les danses avec entre autres la DJ Barbara Butch, le danseur étoile Germain Loubet et la Drag Queen Nicky Doll, Philippe Katherine nu, une chorégraphie sur l'urgence climatique, Juliette Armanet qui clôt le tableau Obscurité avec Imagine accompagnée par Sofiane Pamart sur un piano en feu, une cavalière qui parcourt la Seine sur un magnifique cheval mécanique et qui finit sa course au Trocadero, cette même cavalière, suivie des drapeaux de toutes les délégations, apportant le drapeau olympique aux officiels, un discours inspiré de Tony Estanguet...
Et un final grandiose avec une Tour Eiffel éclairée comme jamais, Zinedine Zidane donnant la flamme à Rafael Nadal, qui part en bateau avec Carl Lewis, Serena Williams et Nadia Comanecci pour remettre la flamme à Amélie Mauresmo qui rejoint au Louvre et aux Tuileries Tony Parker et 15 champions olympiques et paralympiques français dont Charles Coste, centenaire, et les portes drapeau français paralympiques Alexis Hanquinquant et Nantenin Keita. Marie-Josée Pérec et Teddy Riner qui allument la vasque, montgolfière magnifique, qui s'envole dans le ciel de Paris sur l'Hymne à l'amour chanté par Céline Dion de retour après 4 ans de retrait des scènes.