En 2018, Houria Aouimeur est nommée Directrice Générale de l'AGS (Association pour la gestion du régime de garantie des créances des salariés). Rapidement, Elle constate que des milliards d'euros disparaissent comme par enchantement. Alors qu'elle en informer sa hiérarchie, elle subit menaces et intimidations. Puis sera licenciée par l' UNEDIC dont elle dépend.

Houria Aouimeut a été officiellement reconnue comme lanceuse d'alerte par Anticor ainsi que par le Défenseur des Droits. Mais pas par la justice qui déclare un non lieu.

A l'écoute de Houria, du déroulé des faits, des témoignages de ses ex collègues, de ceux des représentants d'Anticor et de journalistes ayant enquêté sur l'affaire, on s'inquiète et d'interroge sérieusement sur la réelle volonté de l'Etat français de lutter contre la corruption et le détournement de l'argent public

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Laura, pharmacienne, préside une association de soutien aux femmes victimes de violence. Un jour, Audrey, est assassinée par son mari devant toutes les autres membres de l'association.

La série, à travers cette histoire d'autojustice, trace plusieurs portraits de victimes, ceux de leurs bourreaux et fait le constat d'une police et d'une justice inopérantes. Devant, l'absence de solutions légales et efficaces pour mettre hors d'état de nuire ces hommes toxiques et violents, et face à la menace qu'ils représentent, le choix extrême de Laura Stern flatte nos plus bas instincts.

A l'exception du féminicide qui fait basculer Laura, la réalisation ne met pas en scène les crimes. Ce qui importe c'est la colère et l'impuissance de Laura face à l'insupportable, à la fragilité des victimes démunies face à des hommes inarrêtables et l'absence de solutions légales réellement efficaces. Ainsi, si "on ne peut pas attendre qu'un homme tue sa femme pour l'empêcher de tuer sa femme", "on ne peut pas condamner les criminels avant qu'ils aient commis leur crime."

Le dernier épisode dédié au procès est particulièrement cruelle pour la justice qui malmène les témoins et dénigre l'importance des violences faites aux femmes. En générique, Je t'accuse la puissante chanson de Suzanne est ici particulièrement pertinente et toujours aussi efficace.

Valérie Bonneton est parfaite. Les comédiens qui l'accompagnent, dont Samir Guesmi, sont également excellents.

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Sur terre, en 2075, Iris, 10 ans, découvre un petit garçon tombé du ciel.

Arco est le film d'animation français de l'année 2025,  qui a enthousiasmé une bonne partie de la critique. Pourtant, le scénario s'avère très pauvre et très enfantin, tout comme le sont les dialogues. Les références d'Hugo Bienvenu sont facilement identifiables : les films d'aventure des années 90, E.T. de Spielberg mais aussi Scoubidou. L'esthétique du film est sympa mais  n'impressionne pas vraiment.

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En 1959, François Truffaut, Claude Chabrol, Jean- Luc Godard, Jacques Rivette, Eric Rohmer sont critiques aux Cahiers du Cinéma. Truffaut, Chabrol, Rivette, Rohmer ont déjà tourné leurs 1ers films. Godard veut lui aussi passer à l'acte.

Richard Linklater (réalisateur notamment de l'excellent Boyhood) raconte le tournage d'A bout de souffle  le 1er film de Jean-Luc Godard. Écriture au jour le jour, tournages sauvages dans les rues de Paris, sans prise de son ni soucis des raccords... le tournage se déroule dans une grande liberté et une certaine fébrilité, sans respect des règles établies. Beauregard, producteur se débat avec son réalisateur, la scripte et la Star américaine, Jean Seberg, se désolent, Belmondo s'en amuse tandis que Raoul Coutard, le directeur de la photographie suit fidèlement les instructions de Godard.

 Autour du tournage, le récit fait place à toutes les grandes figures du cinéma de l'époque Rossellini, Bresson, Melville, Suzanne Schiffman... L'histoire est mise en scène dans un noir et blanc superbe et une réalisation élégante, fidèle à l'esthétique de Godard.

Les comédiens, jeunes et peu connus, sont tous excellents : Guillaume Marbeck, Zoey Deutch, Aubry Dullin, Bruno Dreyfürst, Benjamin Cléry, Matthieu Penchinat, Pauline Belle, Blaise Pettebone, Adrien Rouyard, Jade Phan-Gia... Sans être dans le mimétisme, ils évoquent de façon évidente leurs célèbres personnages. 

César 2026 de la meilleure réalisation, du meilleur montage, des meilleurs costumes, et de la meilleure photographie.

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Des comédiens en répétition dans une salle de théâtre sont interrompus par six personnages d´une même famille qui leur demandent de jouer leur histoire. Les personnages veulent revivre leurs drames comme une catharsis.

Dans la salle du Vieux Colombier, Marina Hands, qui met en scène cette nouvelle traduction de la pièce de Luigi Pirrandello, a installé une scène centrale bi-frontale, prolongeant également le jeu hors scène et dans les gradins. Car ici une partie des comédiens du Français jouent leur propre rôle interprétant les comédiens tentant de jouer ces personnages, personnages qui voudraient incarner sur scène leur propre vie. Les mises en abîme sont multiples et font le sel de cette pièce qui traite de ce qu'est ou n'est pas le réel et sur l'interprétation de la vérité ; que cette interprétation soit faite par des comédiens ou plus simplement par les protagonistes des événements qui en ont chacun une vision différente.

La modernité de la pièce impressionne de part son mécanisme mais également par les sujets qu'elle aborde dans le drame notamment l'inceste et la dépression chez l'enfant.

Dans une mise en scène très physique qui ne les ménage pas, Thierry Hancisse, Serge Bagdassarian, Coralie Zahonero, Clothilde de Bayser, Christian Gonon, Adeline d'Hermy et Adrien Simion sont époustouflants. A leur côté, dans des rôles muets Simeon Tuf et Olympe Renard ainsi qu'Anne Suarez dans le rôle de l'assistante.

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