SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 00:00

BAFTA-Christoph-Waltz-www.zabouille.over-blog.com.jpgComment peut-on oser remettre à Christof Waltz le BAFTA du meilleur acteur de SECOND rôle pour "Django Unchained" alors qu'il est quasiment de tous les plans dans les deux premières heures et qu'il participe de façon majeure à l'intérêt artistique du film ?

Ca me dépasse. 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 21:30

Be-Happy-www.zabouille.over-blog.com.jpgPoppy, 30 ans, institutrice, dégage une fantaisie et une gaité hors du commun. Elle partage ses journées entre ses élèves qu’elle soigne avec attention et ses copines. Son travail la passionne, elle s’éclate aux cours de flamenco et de trampoline et prend des leçons de conduite.


Poppy croise des personnes qui adhèrent à son euphorie forcenée, d’autres qui en sont irrités et qui parviennent, un peu, à ébranler son optimisme. La joie de vivre exprimée par Poppy est tellement excessive qu’elle semble sur-jouée par le personnage même.  Du coup, on cherche ce que cela cache et on ne trouve pas grand chose.

On ne comprend pas très bien quel message Mike Leigh veut faire passer : qu’on ne peut imposer à ses contemporains une gaité qui n’est pas la leur ? Que le spleen peut se transmettre aux êtres les plus joyeux ? Pas très intéressant.

 

Date de sortie en salle : 27 août 2008

Date de sortie en DVD : 1er juillet 2011

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 17:55

Hyancinthe-et-Rose-zabouille.over-blog.com.jpegFrançois Morel est un amoureux des mots, auteur précis et drôle.

François Morel est un récitant malicieux.

François Morel est un comédien génial.

Au théâtre la Pépinière, l'association de ces talents donne "Hyacinthe et Rose" qui conte les souvenirs d'un petit parisien. Souvenirs des moments passés chez ses grands parents Hyancinthe, communiste, et Rose, catholique, tous deux amoureux passionnés des fleurs.

Accompagné du multi-instrumentiste Antoine Sahler, dans une mise en scène simple et efficace, François Morel incarne les différents personnages qui habitent ces anecdotes hilarantes, souvent tendres et à l'occasion émouvantes. Une heure de pur bonheur.

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 15:17

la-derniere-piste---www.zabouille-.over-blog.com.jpgEn 1845, dans l'Oregon, trois familles engagent Meek, trappeur, pour les guider à travers les hauts plateaux désertiques. Très vite, ils s'égarent sur cette terre hostile. Les rations d'eau diminuent et l'angoisse s'installe peu à peu.

Ce qui surprend immédiatement c’est le format carré de l’image, sa qualité vidéo très moderne et les costumes qui sonnent un peu faux. On a l'impression de regarder une reconstitution filmée plus qu'une pure oeuvre cinématographique.

Ensuite, on remarque la place que la réalisatrice donne au silence et au vide, vide qu'impose l'immensité de l'espace, vide que commande la routine de cette marche sans fin. L'ennui fera donc partie du voyage de ces pionniers du grand ouest et du spectateur.

Cette marche longue, pénible et inquiétante, habillée d'austérité, illustrée de paysages impressionnants et de visages marqués pourrait être intéressante si elle était ponctuée de quelques évènements autres que les gestes du quotidien. La seule évolution réellement marquante est celle de la place des femmes, reléguées aux rôles d'observatrices silencieuses en début d'aventure qui évoluent vers le rôle de décideur au fur et à mesure de l'aventure.

C'est un peu juste pour passionner vraiment.

 

Date de sortie en salle : 22 juin 2011

Date de sortie en DVD : 1er août 2012

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 20:06

Ita-L.-Nee-Goldberg-www.zabouille-overblog.com.jpg

  Le 12 décembre 1942, à Paris, Ita, seule dans son appartement, a une heure pour décider de fuir ou d'attendre le retour de la gestapo… 1 heure pour s'interroger et pour se souvenir. 

 

Hélène Vincent incarne une femme simple qui a souvent été confrontée à la violence et à la peur. Une femme à qui on a rappelé trop souvent qu’elle est juive. Il y a d'abord eu l'Ukraine qu'il a fallut fuir, la première guerre mondiale qui lui a pris son mari mort pour la France et maintenant la persécution sous l’occupation Allemande. Cette heure de doute, où tous les sentiments se mélangent, convoque les petits et grands souvenirs, ceux qui font revivre la vie heureuse à Odessa puis en France, ceux de la perte qui déchirent ou ceux de la mesquinerie et la lâcheté des voisins qui désolent.

 

Hélène Vincent joue comme personne la valse des émotions. Sur son visage et son corps, dans son regard et dans sa voix (quelle maîtrise de la tonalité !), se marquent et se succèdent avec une fluidité terrible le bonheur d’un souvenir, l’espoir, l’effroi, le renoncement. L’incarnation est telle qu’on en oublie les quelques faiblesses du texte. Elles seraient importantes si on était face à une lecture ou une démonstration. Ici, c’est Ita, en danger, qui nous conte son histoire avec sa simplicité et une certaine fraicheur qui ne demande qu’à renaître.  

Le théâtre du Petit Saint Martin comme son nom l’indique est une salle à taille humaine. Ecouter et regarder Hélène Vincent dans de telles conditions est une chance inestimable qu’il ne faut pas laisser passer.

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 22:00

Les-acacias-zabouille.over-blog.com.jpgA Asunción au Paraguay, Ruben, chauffeur routier, prend à son bord Jacinta et son bébé pour les emmener à Buenos Aires.

 

Du film de Pedro Giorgelli, on retient surtout l'exercice de style : raconter l'histoire de la rencontre de ces trois personnages enfermés dans la cabine d'un camion sans réelle mise en scène de cinéma, avec des dialogues au minima, en comptant très fort sur le talent des comédiens qui feront parler les silences. 

 

Ainsi, la mise en scène se résume les 3/4 du temps à une succession de champs / contre-champs et les dialogues sont rares et épurés au maximum. Les évènements animant ce scénario sans surprise (on voit vite d'où on part et on comprend vite où on va, à tous les niveaux) se limitent à un passage de douane et à trois pauses pipi. Mieux vaut n'être pas trop énervé et surtout très disponible pour visionner les 1h25 de film.

 

"Les Acacias", dans son minimalisme forcené, n'est jamais très loin de basculer dans le néant. L'émotion, sous de faux airs de délicatesse, est trop téléguidée pour agir vraiment. Et, si on tolère l'ennui c'est uniquement grâce aux comédiens plutôt bons dans l'exercice et à l'attente d'une bonne surprise qui ne viendra pas vraiment.

 

Caméro d'Or Cannes 2011.

 

Date de sortie en salle : 4 janvier 2012

Date de sortie en DVD : 9 mai 2012

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 20:24

Moonrise-Kingdom.jpgEn 1965, sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, Suzy, ado aux impulsions violentes, et Sam, orphelin rejeté par ses camarades scouts, fuguent. Alors qu’une forte tempête approche, la population de l’île organise les recherches.

 

Sur le papier, cette jolie petite histoire d’enfants différents rejetés par la société promet de vite tourner à la niaiserie et à l’ennui. C’est sans compter sur le goût du décalage de Wes Anderson.

 


Particulièrement en forme, le réalisateur propose un conte psychédélique où les enfants vivent libres et contre tous leur amour et l’aventure. C’est barré, drôle, romantique et désespéré. Les comédiens (Bill Murray, Edward Norton, Bruce Willis, Frances Mc Dormand et les enfants Jared Gilman et Kara Hayward) sont excellents.

 
Chaque image, chaque plan est composé avec un soin minutieux et nous emporte dans un univers à part, loin de toute réalité. La maîtrise formelle impressionne et hypnotise. Elle joue un rôle primordial dans le plaisir suscité par le film quitte à reléguer au second plan le propos. Si vous n’êtes pas sensible à cet univers ultra stylisé, vous risquez le rejet. Mais ça vaut le coup d’essayer.

 

Date de sortie en salle : 16 mai 2012
Date de sortie en DVD : 25 septembre 2012

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 14:42

radiostars.jpgL'équipe de l'émission de radio "Breakfast-club" vient de perdre sa première place au classement des émissions du matin. La Direction de Blast FM leur impose une tournée d'été en province pour remonter l'audience.

 

Les bonnes blagues se comptent sur les doigts d'une main dans cette comédie française où les bons sentiments à deux sous sont légion.

Romain Levy multiplie les scènes contemplatives de ces supers potes dans leur bus roulant à travers champs sur fond de musique cool. Sans doute pour remplir le vide d'un film sans réel scénario.

Les comédiens sont sympathiques mais ne parviennent pas à tromper notre ennui.

 

Date de sortie en salle : 11 avril 2012

Date de sortie du DVD : 12 septembre 2012

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 13:52

J-aime-regarder-les-filles.jpg

Mai 1981, François Mitterrand va être élu à la présidence de la République. Primo devrait préparer son bac si Gabrielle, jeune fille de la bourgeoisie parisienne n’occupait pas toute son attention.


Frédéric Louf nous propose un film sur les ados sur fond de guerre des classes et de l'arrivée de la gauche au pouvoir.

Un récit aussi captivant qu’une bluette pour jeune fille en fleurs. Seul vrai intérêt du film : la prestation de Pierre Niney, parfait.

 

Bref, un film sur les ados écrit par un adulescent. C’est tellement frais que ça nous laisse froid.

 

Date de sortie en salle : 9 juillet 2011 

Date de sortie du DVD : 3 janvier 2012

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 18:43

Django-Unchained.jpg

Dans le sud des États-Unis, en 1858, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, anti-esclavagiste, achète Django, un esclave qui peut l’aider à identifier les bandits qu’il recherche. Schultz promet à Django, qu'en échange, il l'aidera à retrouver sa femme, esclave elle aussi.

 

Tarantino nous offre, dans les deux premières heures de son film, du très grand cinéma. Mise en scène superbe, parfaite maîtrise du récit, dialogues ciselés, dosage précis des émotions et accompagnement musical aux petits oignons. Christoph Waltz est exceptionnel, Jamie Foxx assure avec finesse l'évolution de son personnage et Di Caprio campe le méchant avec grand talent.

Tarantino, tout en conservant ce qui fait sa patte - humour et décalage - propose un cinéma plus classique, plus tenu, comme si la part historique et émotionnelle de son sujet l'imposaient. Ces deux premières heures sont admirables et passent en un éclair.


Puis, après avoir tenu les trois quarts de son récit sans le moindre écart, Tarantino lâche la bride et se fait totalement plaisir. C'est le moment de la vengeance et tout est permis. La série B, qu'il affectionne tant, s'impose. Le "too much" envahit chaque plan : les litres de sang coulent à flots et les morts ne tombent plus mais explosent sous les balles (bruitage à l'appui). Alors évidemment, on en rigole mais on en veut à Tarantino de gâcher un peu l'admiration suscitée par les deux premières heures d'un film qu'il faut absolument aller voir quoiqu'il en soit.




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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 18:07

Cosmopolis.jpgEric Packer, golden boy multi-millionnaire hypocondriaque, traverse dans sa limousine un New-York au bord du chaos. Au fur et à mesure de la journée, les émeutes anti-capitalisme se multiplient, les rencontres se font de plus en plus menaçantes et le golden boy vacille. 

  

Affreusement bavard, le cauchemar d'Eric Parker devient le notre. C'est très long et assommant à la limite du compréhensible. La mise en scène très stylisée de David Cronenberg assortie de ce verbiage en devient un peu ridicule.

Du coup, le sort de Packer qui redécouvre le monde nous indiffére.


Si vous voulez voir du cinéma avec limousine, préférez l'excellent "Holy Motors" de Leos Carax.
 

 

Date de sortie en salle : 25 mai 2012

  Date de sortie du DVD : 25 septembre 2012

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25 janvier 2013 5 25 /01 /janvier /2013 17:15

maria-callas---zabouille.over-blog.com.jpgMaria Callas, la véritable histoire est une pièce curieuse.

Le projet est ambitieux : conter en 2h00 de théâtre la vie de Maria Callas.

Pour ce qui est du récit, si on n’est pas un fan absolu et pointilleux de la Callas, l’auteur relève le défi de la clarté. Il choisit une narration chronologique. C’est à travers les échanges entre les personnages (la mère, le premier impresario et mari, l’armateur Onassis et Jackie Kennedy) que les évènements clés de la vie de femme de la diva sont évoqués. L’histoire se tisse ainsi de façon fluide et équilibrée même si l’auteur, en fin de parcours, s’appesantit inutilement sur le cas Kennedy.

 

Très vite ce qui surprend dans l’écriture, c’est un étrange mélange des genres ; l’auteur n’ayant semble t-il pas voulu ou su choisir entre dramaturgie et pièce de boulevard. On est face à une sorte de soap opéra. C'est clinquant, outré. Certaines répliques  du genre « tu pues des pieds » tombent comme un cheveu dans la soupe et casse le mélodrame. Du coup, la pièce perd en magnétisme et les personnages en crédibilité. L’empathie ne s’installe pas vraiment. Bien sûr, l’auteur peut s’amuser à souffler le chaud et le froid mais cet exercice nécessite d’avoir un sens certain du rythme et une plume bien plus fine. Du coup, tout choc, les tentatives de faire rire comme celles d ‘émouvoir.

 

A cette écriture versatile, s’ajoutent des choix de mise en scène d’un autre âge. Ce n’est pas déplaisant de se retrouver « au théâtre ce soir » mais est-ce que cela a encore un intérêt artistique ?

Les incessants changements, ou plutôt mouvements de « décor » ; essentiellement une coiffeuse, deux chaises et un podium central qui apparaîtront, disparaîtront ou pivoteront sous les gestes pauvrement chorégraphiés d’une naïade grecque ; finissent pas être risibles. Les symboliques sont pauvres et les ficelles bien épaisses. Que le metteur en scène demande à ses comédiennes (Lola Dewaere, belle et juste et Sophie Carrier, parfaite en « monstre sacré ») de chanter en play-back, laisse à penser que le kitch ne lui fait vraiment pas peur.

 

Malgré ces fortes réserves, on ne peut douter de la sincérité de la proposition et de l’engagement de tous, auteur, comédiens et metteur en scène. Et si l’ensemble est maladroit, la pièce devrait plaire aux moins tatillons.

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 00:09

clinique-de-l-amour.jpgArtus de Penquern nous propose une "clinique de la forêt noire" à la sauce "y'a t-il un pilote dans l'avion ?".


L'acteur-réalisateur joue à fond le burlesque et n'échappe pas au lourdingue. L'absence de finesse, même si le film ne tombe jamais dans le graveleux, et d'inventivité pèse vite.

Et ce malgré le casting efficace et l'évidente volonté de bien faire.

Drôle 1/4 d'heure, le film, qui dure 1 heure 30, est à  réserver aux inconditionnels du genre.

 

 

 

Date de sortie en salle : 27 juin 2012

Date de sortie du DVD : 5 novembre 2012

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23 janvier 2013 3 23 /01 /janvier /2013 20:00

shotgun-stories---zabouille.over-blog.com.jpgTrois frères, à l'âge adulte, élevés par une mère haineuse et abandonnés par un père alcoolique et violent se rendent à l'enterrement de ce dernier. Face à la deuxième famille, veuve éplorée et quatre fils recueillis, l'aîné crache sa haine. 

 

L'enterrement, scène clé du drame, est un bijou d'efficacité. Dès cette  séquence, Nichols plante les caractères de ces personnages. Le rôle de chacun se dessine. Comme dans l'ensemble du film, tout est dit en peu de mots, en peu d'images. Jeff Nichols laisse toute la place au silence dans ce monde de taiseux où les regards disent plus que les mots. Il soigne chaque détail jusqu'aux noms de ces personnages : les frères abandonnés et peu aimés portent des prénoms désincarnés (Son, Boy et Kid) et le boulet du village qui revient sans cesse remettre le feu au poudre entraînant la mort se nomme Shampoo.

Nichols évite aussi tout manichéisme. Ces personnages sont loin de la caricature habituelle des habitants des bleds d'Amérique. Ils ne sont ni débiles, ni déshumanisés et, d'un côté comme de l'autre, sont sans cesse partagés entre émotions/pulsions et raison.

La description du désir de vengeance et de l'engrenage de la haine ordinaire qui prend à chaque occasion un peu plus d'ampleur n'en est que plus troublante. Et le film est d'autant plus marquant que la violence est montrée à minima.

Date de sortie en salle : 2 janvier 2008

Date de sortie du DVD : 6 décembre 2011

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 21:26

Le Studio 105 de Radio France accueillait ce lundi soir le concert organisé par France Inter et Deezer, regroupant 6 des nominés-révélations public et scène des 28e Victoires de la Musique. Les invités des organisateurs de la soirée et partenaires officiels de la remise de prix se partageaient les 220 fauteuils de cette salle à taille humaine et à l'acoustique impeccable.

 

C2C.jpg21h00, C2C ouvre le bal. Les 4 DJ nantais derrière leur platines jouent leur tube "Down the road" puis un second titre de leur album "Tetr4". Ces rois du scratching sont aussi vidéo-jockeys et proposent sur un écran placé devant leurs consoles  des images au graphisme chiadé parfaitement calées au rythme et aux mélodies répétitives de leur répertoire. Un effet hypnotique assez bluffant, sans doute encore plus efficace sur des murs d'images géants dans les grandes salles de concert.

Nommés dans les catégories Révélations Public, Révélations Scène, Album électronique et Vidéo-clip.

 

Suit le groupe Boulevard des Airs. Entre la Mano Negra et Tryo, ce groupe de Tarbes met illico le feu à la salle. Dommage que les deux morceaux interprétés se ressemblent autant. Structure quasi-identique, mélodies semblables ne donnent pas envie d' en découvrir plus.

Nommé dans la catégorie Révélations Scène.

 

Irma, l'artiste "My Major Company" de la soirée, entre en scène seule avec sa guitare et sa pédale sampler. Difficile d'occuper l'espace à la suite des 8 musiciens de Boulevard des Airs. Pourtant, ça marche. Malgré le trac évident et la pédale sampler qui plante, Irma impose ses deux titres et provoque une sympathie immédiatement.

Nommée dans la catégorie Révélations Public.  

 

Barbara Carlotti, mon poulain depuis 7 ans, investie la scène avec BC.jpgune belle brochette de musiciens. On s'étonne un peu de voir cette artiste, aux quatre albums et à la reconnaissance critique déjà bien installée, sélectionnée dans ces catégories "Révélations". Elle interprête deux titres de son nouvel album "L'amour, l'argent, le vent" dans une orchestration musclée qui ne met pas sa voix en valeur. Curieusement, cette artiste connue pour la qualité de ses concerts offre ce soir une prestation assez moyenne. Malgré tout, sans doute la plus douée de l'équipe avec l'étrange énergumène au nom de voiture qui lui succède.

Nommée dans les catégories Révélations Public et Révélations Scène.

 

rOVER.jpg

Rover donc, incontestablement ma révélation de l'année. Un peu dandy, un peu bucheron, pas mal Bowie, une voix troublante qui peu tout, des graves aux aigus, et des titres pop-rock aux mélodies lyriques. Sa performance scènique est bluffante à la hauteur de son album éponyme sorti l'année dernière. Rover impressionne sacrément.  A voir en concert au Trianon le 27 février et en tournée dans toute la France.

Nommé dans la catégorie Révélations Public.

 

 

Tal clôt la soirée. La présence de la seule vraie artiste populaire de la soirée, plebiscitée par les NRJ music Awards et habituée des ondes de Skyrock, surprend dans les studios de France Inter. Pas idiote, elle s'est mise au diapason. Petite robe noire et talons hauts, elle interpréte deux titres en version accoustique. Seule en scène, elle s'accompagne au piano sur son tube du moment et à la guitare sur son futur tube sans doute. Malgré ces sobres versions et sa jolie voix, tout cela sonne trés "ouech ouech" et ce n'est donc pas du tout à mon goût. Mais la prestation mérite largement le respect.

Nommée dans la catégorie Révélations Public et Album de musique urbaine.

 

Vous pouvez encore voter en ligne, jusqu'au jeudi 7 février 17h00, pour votre révélation préférée sur le site des victoires de la musique et écouter ces artistes sur deezer.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 23:09

Laurence-anyways--httpzabouille.over-blog.com.jpgLaurence, professeur de littérature à Montréal, annonce à Fred, sa petite amie, qu’il veut devenir une femme. Dans un premier temps, Fred tente d’accompagner Laurence dans cette transformation. Face aux préjugés de leur entourage et au rejet de la société, leur couple se débat et se déchire.


Vous l'aurez compris le sujet, complexe et intriguant, n'est pas forcément des plus légers. Il aurait demandé un peu plus d'approfondissement, de finesse, de modestie et de maturité dans son traitement.

Car Dolan n'échappe pas à son goût pour une mise en scène de film de pub ou de vidéo clip. Son "Laurence Anyways" est fait d'une succession de "coups esthétiques" pour sonner branché, ou créer une émotion pour le moins préfabriquée.Tout est très artificiel, jusqu'aux dialogues souvent lourdingues.A tel point qu'on perd vite tout intérêt et sympathie pour les personnages (Melvil Poupaud et Suzanne Clément).

Aussi, autre faiblesse du film, dont la durée (2h39) laissait pourtant largement le temps d'aborder le sujet à fond, est que Dolan ne traite (et encore le verbe "traiter" est ambitieux...) que de l'impact psychologique et sentimental sur l'histoire d'amour des deux héros. Les effets physiques qu'engendre cette transformation ne sont pas évoqués ou sont expédiés en une réplique. Comme si les changements anatomiques ne créaient aucune difficulté chez le héros et n'avaient pas vraiment de conséquence sur sa vie de couple. En revanche, Dolan s'appesantit sur les jupes, les talons hauts et le maquillage, sur l'apparence donc comme la société qui rejette Laurence.

 

 

Date de sortie en salle : 18 juillet 2012

Date de sortie du DVD : 21 novembre 2012


 

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17 janvier 2013 4 17 /01 /janvier /2013 20:42

Frederic-Pierrot-www.zabouille.over-blog.fr.jpg Dans la prenante série "Les Revenants" Frédéric Pierrot est excellent. Comme toujours faudrait-il ajouter. Ce comédien discret, habite depuis plusieurs années nos grands et petits écrans, nous bousculant chaque fois de la grâce et la délicatesse de son jeu. Sa filmographie affiche une soixantaine de films dans lesquels il joue souvent le rôle du chic type.

"La vie et rien d'autre", "Capitaine Conan" et "Holy Lola" de Tavernier, "Polisse" de Maiwenn, " La guerre est déclarée" de Valérie Donzelli, "A vendre" de Laetitia Masson, "Mon Homme" de Blier, "Parlez-moi de la pluie" d'Agnès Jaoui.... Une filmographie qui pourrait faire rêver plus d'un acteur.

 

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16 janvier 2013 3 16 /01 /janvier /2013 14:16

Pourquoi-tu-pleures---zabouille.over-blog.com.jpgA quelques jours de son mariage, Arnaud, qui a perdu la trace de sa fiancée Ann, tombe amoureux d'une autre, fait face seul à sa mère hystérique, sa belle famille envahissante et ses potes névrosés, aux travaux de son futur appartement et aux préparatifs de la cérémonie.

 

Encore un excellent casting avec en tête Emmanuelle Devos, Nicole Garcia et Valerie Donzelli. En premier rôle, Benjamin Biolay tire très bien son épingle du jeu.

La mise en image assez moche et un problème certain de rythme desservent ce film qui offre pourtant de bons moments.

De bons ingrédients et une recette pas mal sur le papier n'empêchent pas la cuisinière de se planter un peu.

 

 

Date de sortie en salle : 15 juin 2011

Date de sortie du DVD : 7 décembre 2011

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15 janvier 2013 2 15 /01 /janvier /2013 20:23

Indian-Palace-zabouille.over-blog.com.jpg8 retraités britanniques, pour la plupart en manque de finance, partent en Inde vivre une retraite bien méritée dans un palace aux prix défiants toute concurrence. Tout d'abord effrayés par la pauvreté, la foule et le bruit, puis séduit par la gentillesse de la population, la beauté du pays et son déferlement de couleurs,  ces retraités vont voir leur vie bouleversée.

 

Les scénaristes ne se sont pas foulés. Si l'idée de départ à de quoi séduire, elle tourne vite à vide. La mièvrerie est en tête de pont et toute cette guimauve finie par lasser. Bien sûr, le casting est irréprochable mais cela ne suffit pas à nous sauver de l'ennui.

 

 

Date de sortie en salle : 9 mai 2012

Date de sortie du DVD : 12 septembre 2012

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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 21:05

Hollywoo---httpzabouille.over-blog.com.jpgJennifer Marshall, actrice vedette d'une série américaine à succès, décide de quitter la série. Jeannne, sa voix française,  refusant son futur statut de chômeuse, part à Hollywood pour convaincre Jennifer de changer d'avis.


Quelques bons gags, de bonnes répliques mais une histoire sans surprise.

Hollywoo vaut essentiellement par la présence de Florence Foresti qui porte le film dans un numéro sur mesure.

Curiosité du film : découvrir Jamel Debbouze totalement transparent face au talent de Foresti.

 

 

Date de sortie en salle : 7 décembre 2011

Date de sortie du DVD : 11 avril 2012

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12 janvier 2013 6 12 /01 /janvier /2013 23:14

Sugar-Man-www.zabouille.over-blog.com.jpgAux Etats-Unis, dans les années 70, Sixto Rodriguez, personnage étrange, enregistre deux albums qui ne rencontrent aucun succès. Pourtant, à l'autre bout du monde, en Afrique du Sud, la jeunesse assoiffée de liberté s'échange ces chansons sous le manteau. Mais de cette Afrique sous "embargo" pour cause d'apartheid, aucune information ne sort et Rodriguez n'a pas vent de cette réussite. 

Cette incroyable histoire de génie de la musique incompris de ses citoyens et vénérés au bout du monde semblerait un peu ridicule sortie de l'imagination des prolifiques scénaristes d'Holllywood. Mais la réalité est parfois plus romanesque que la fiction et le destin de Rodriguez est bien réel. Cela donne un documentaire captivant, émouvant et musicalement très agréable. Car le musicien a du talent et ses mélodies sont bien agréables.

A voir et à écouter !

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 22:23

adieu-berthe.jpgOn s'ennuit toujours un peu en regardant un film de Bruno Podalydes. 

Adieu Berthe n'échappe à la règle. Les scènes sont toutes un peu trop longues comme étirées mais chaque fois ponctuées d'une pirouette, d'un gag ou d'un bon mot, d'une note poétique. Le tout interprété par un casting de rêve.

Du coup, on ne sait plus très bien si on a aimé ou pas trop.

 

 

Date de sortie en salle : 20 juin 2012

Date de sortie du DVD : 21 novembre 2012

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9 janvier 2013 3 09 /01 /janvier /2013 22:52

Lost-Replay3_c-_Alexandre-Pupkins-150x150.jpg"Trois anges, consternés de voir l'humanité sombrer dans le néant, se rebellent, se font expulser du paradis et se retrouvent dans le sous-sol d"un immeuble parisien. Pour prouver aux instances supérieures que l'humanité mérite encore son nom, ils provoquent une rencontre entre deux êtres esseulés. Lui surveille les conversations des employés d'un centre d'appel. Elle sans emploi, accumule des instruments de communication qui isolent."

 

A la lecture de cette présentation, le propos de la pièce est des plus clairs. Allez savoir pourquoi, l'auteur est infoutu de raconter avec simplicité, intelligence et un minimum d'élégance cette histoire et sa dénonciation de la disparition progressive de l'échange avec l'autre.

Ces mots ne sont pas beaux, ses phrases d'une platitude extrême ou tellement alambiquées qu'elles en deviennent inaudibles. La mise en scène, de l'auteur lui-même, est outrée, inutilement gesticulante. Les scènes présentant le langage stéréotypé et la dictature du tout technologie, c'est à dire le propos le plus simple de cette histoire, sont assez drôles. En revanche, la partie la plus délicate qui fait intervenir les anges et leur souhait de "sauver l'humanité" est totalement ratée par excès d'effets artificiels tant dans l'expression orale que physique. Toute cette gesticulation ne suffit pas à cacher le vide. On est bien loin de la délicatesse et la poésie des "Ailes du désir".

La pièce dure 1h45 et on ne sait qui des spectateurs ou des acteurs (Anne Alvaro, Nathalie Richard, Gaël Baron, Antoine Mathieu et Fabien Orcier) sont les plus méritants.

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 23:34

Policier--adjectif---zabouille.jpgLors d'une filature, Cristi, un jeune policier, aperçoit un lycéen fournir du haschich à des copains. Le policier rechigne à l' arrêter alors que la loi l'y oblige. Il considère cette loi comme obsolète et ne veut pas avoir la vie (3 ans de prison) du jeune homme sur la conscience. Mais, pour son supérieur, le mot conscience prend une toute autre signification.

 

Un film dit policier qui parle surtout de la police, de l'ordre et de la morale.

Avec de longs plans séquences pendant lesquels il ne se passe rien, le réalisateur prend son temps pour dire peu.

Son seul objectif : la scène finale très longue et très démonstrative autant pour le héros que pour les spectateurs. Bien que réussie, elle ne suffit pas à justifier les 1h50 de film.

 

Prix du Jury "Un Certain Regard" - Cannes 2009

Date de sortie en salle :19 mai 2010

Date de sortie du DVD : 04 septembre 2012

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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 19:34

Les adieux à la reine - zabouilleLa nouvelle de la prise de la Bastille, ce 14 juillet 1789, vient perturber la vie insouciante et fantasque de la Cour de Versailles. Rapidement au cours des journées du 15 et 16 juillet, la panique gagne le château et les courtisans de la Reine et son Roi.

Benoit Jacquot nous fait revivre ces évènements à travers le regard de Sidonie, la très dévouée et énamourée lectrice de la Reine. Par ce regard, on perçoit parfaitement le basculement de ce monde machiavélique entre insouciance et ignominie. On découvre aussi les conditions de vie au château, les dédales de la ruche qu'est le palais, les amitiés-amoureuses féminines de Marie-Antoinette.

Léa Sédoux tient le film de bout en bout aidée par Diane Kruger plus vraie que nature en Marie-Antoinette et une série de seconds rôles tous parfaits : Noémie Lovsky, Pierre Robin, Dominique Reymond, Xavier Beauvois, Virginie Ledoyen...

Le rythme est haletant, l'éclairage à la bougie amplifie l'atmosphère fantasmagorique et crépusculaire, la mise en scène vise juste. Un très beau film.

 

Date de sortie du film : 21 mars 2012

Date de sortie du DVD  : 18 septembre 2012

En bonus, une interview intéressante de Benoit Jacquot et un des longs plans séquences du film commenté par le réalisateur.

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