SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 19:09

Moutarde du Vexin 1    

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 11:26

Cafe-Oscar.jpgCela fait quelques années maintenant que le Café Oscar propose tous les mercredis soir un plateau d'artistes. Ainsi, ils sont généralement six sur scène à présenter un échantillon de leur talent comique. 

Mercredi dernier étaient présents Charly Nyobe, Pierre-Bruno Rivard, Artus, Sanaka, Bun Hay, Akim Omiri et, dans le rôle de Monsieur Loyal, Noman Hosni.

Evidemment, on n'est pas obligé de tout aimer mais un certain niveau de qualité est toujours préservé évitant aux Oscar du mercredi de se transformer en "Tocards du rire" (moi aussi je peux faire des blagues...).

Cette fois-ci, j'ai retenu les noms de Pierre-Bruno Rivard, artiste québecquois Pierre-Bruno-Rivard.jpg

(avec accent donc) qui propose des sketchs à l'écriture soignée et efficace et qui nous sort des sujets systématiques que sont le communautarisme, le quotidien du banlieusard, le racisme anti-roumain, le viol... 

Akim-Omiri.jpgAkim Omiri, de sa voix  curieusement douce, nous emporte dans ses histoires avec une sincérité qui nous laisserait à penser qu'elles sont du jour même et qu'il les conte pour la première fois. C'est drôle et rafraîchissant.

Dans le rôle du passeur de plat, Noman Hosni est particulièrement efficace. Il sait, à la seconde où il apparait sur le plateau, capter l'auditoire et provoquer le rire. 

* Café Oscar - 155, rue Montmartre - 75002 Paris

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20 avril 2014 7 20 /04 /avril /2014 18:00

Dans un futur proche, des robots ressemblant fortement aux humains, sont achetés dans les magasins et utilisés par Monsieur et Madame tout le monde comme domestique, nounou ou compagnon.

Cette série suédoise est d'une efficacité effrayante dans sa démonstration de ce que pourrait devenir une planète envahie par l'intelligence artificielle et ses dérives.

La saison 1 est géniale. La saison 2 peine à nous tenir en haleine.

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16 avril 2014 3 16 /04 /avril /2014 22:15

Golgota---www.zabouille.over-blog.com.jpgQuand on sort d'un spectacle de danse dont on n'a aimé ni le danseur, ni la chorégraphie, on ne peut pas dire qu'on a passé une bonne soirée.

Je n'ai donc pas pris de plaisir à regarder danser Andrés Marin. Je n'ai pas aimé sa façon de danser le flamenco en force, sans place pour toute forme de grâce ou de sensualité. Je n'ai pas aimé son port, son corps bossu. Je n'ai pas aimé ses chorégraphies agressives et répétitives dans les gestes et les sons.

Cette représentation de danse est aussi un spectacle équestre mais j'ai été déçue par la part donnée aux chevaux (magnifiques). Je n'ai pas saisie le rôle qui leur est accordé. Leurs interventions, toujours montés, sont téléguidées. Je ne les ai vu que comme faire-valoir ou mobilier. Je n'ai pas senti la noblesse de l'animal.

Je suis admirative de la performance vocale de Christophe Baska qui de sa voix magnifique interprète les chants liturgiques de Tomas Luis de Victoria, beaux mais répétitifs et assez soporifiques. J'ai aimé la scène épurée, la beauté des lumières faisant de chaque séquence un tableau. Je n'ai pas été touchée par l'ambiance moyenâgeuse et religieuse de la création de Bartabas. Les processions me glacent et me semblent bien loin de toute spiritualité et humanité.

Pourtant, tout est soigné et on ne peut aucunement nier l'engagement et le travail fournis par les hommes et les chevaux.

Bref, grosse erreur de casting pour cette soirée au théâtre du Rond Point : ce spectacle n'était pas pour moi.

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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 11:30

Prune-Nourry---Terracotta-Daughters---104---avril-2014--12-.JPG Dans le cadre de son exposition "avec motifs apparents", le 104 accueille l'oeuvre de Prune Nourry "Terracotta Daughters".

Pour rappeler le drame du déséquilibre démographique que la loi de l'enfant unique à créer en Chine, l'artiste présente son armée d'écolières inspirée par celle de l'empereur Qin à Xi'an. 108 filles, grandeur nature, en terre cuite, toutes différentes.

Prune Nourry a sculpté les huit modèles, portraits de huit écolières orphelines rencontrées à l'occasion du projet. Toutes les sculptures de l'oeuvre ont été réalisées à partir de ces moules de base par un artisan chinois, spécialisé dans la sculpture de soldat de terre cuite.

Impressionnant et beau.

 

PS : dans l'exposition, on remarque aussi le travail de Xavier Juillot qui a emballé le chateau à l'entrée du site. Un intérieur et extérieur sous feuilles aluminium. Sensation étrange.

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12 avril 2014 6 12 /04 /avril /2014 21:40

Casse-Tete-Chinois---zabouille.over-blog.com.jpgXavier, 40 ans, vit avec Wendy et leurs deux enfants. Quand Wendy le quitte pour un Americain et part vivre à New-York avec les enfants, Xavier décide de les rejoindre.

On retrouve avec un réel plaisir les personnages de "l'Auberge Espagnol" et des "Poupées Russes". La narration en voix off a le miel des choses familières et le plaisir évident que prennent les comédiens à se retrouver illumine le film.

Malgré tout cela, le scénario peine à passionner vraiment. Plusieurs scènes semblent étirées en longueur et la succession des péripéties de Xavier ressemble à un catalogue du nouveau vivre ensemble.

Un bon moment mais pas aussi bon qu'espéré.

Date de sortie en salle : 4 décembre 2013

Date de sortie en DVD : 8 avril 2014

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9 avril 2014 3 09 /04 /avril /2014 20:28
The Immigrant de James Gray

En 1920, Ewa et sa sœur débarquent de Pologne à Ellis Island. Alors que sa soeur est en quarantaine, Ewa, aidée par Bruno un petit proxénète, s'enfuit d'Ellis Island pour New-York.

La réalisation et la photographie sont très belles. Marion Cotillard est, cette fois encore, très juste tandis que Joachim Phoenix propose un jeu plus fin qu'à l'habitude. Mais, cette histoire mélodramatique semble bien vieillotte. De plus, le récit traîne en longueur et le film semble interminable. Il faut dire que l'ensemble nous laisse dans une froideur à milles lieux de l'émotion que devrait créer un tel sujet.

Date de sortie en salle : 27 novembre 2013

Date de sortie en DVD : 27 mars 2014

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5 avril 2014 6 05 /04 /avril /2014 20:52

Nebraska---www.zabouille.over-blog.com.jpgWoody, 70 ans, persuadé d'avoir gagné 1 million de dollars à une loterie du Nebraska, multiplie les fugues. Pour calmer son père, David part avec lui en voiture.

Alexander Payne propose un road movie grinçant et drôle. Les comédiens sont parfaits, particulièrement Bruce Dern en vieux taiseux perché et Will Forte dans le role du fils incrédule et blasé. On regrette le choix du noir et blanc un peu artificiel et le rythme du film trop lent. Mais l'ensemble reste plaisant.

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 18:20

Dead-man-talking---www.zabouille.over-blog.com.jpgWilliams Mamers, condamné à mort, est emmené dans la salle d'exécution. Il se met alors à raconter son histoire. Tant qu'il parle, il ne peut être exécuté.

Dead Man Talking est un film étrange qui mélange tous les genres : thriller, mélo et burlesque.

La réalisation est soignée, les acteurs parfaits. L'originalité du scénario et celle de son traitement font du bien dans l'océan de déjà vu du cinéma actuel. Ridremont tient son histoire presque jusqu'au bout. Quand dans les 10 dernières minutes, il se prend au sérieux et tombe dans le mélodrame, violons à l'appuie, on ne comprend pas très bien quelle est la nature de son message. Cela gâche un peu l'impression favorable qu'allait nous laisser le film. Dommage.

Date de sortie en salle : 27 mars 2013

Date de sortie en DVD : 4 septembre 2013

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 18:53

Dans-l-ombre-de-Mary-Popins---www.zabouille.over-blog.com.jpg1934, Pamela Lyndon Travers écrit son best-seller "Mary Poppins". 30 ans plus tard, après 20 ans de négociation, Walt Disney parvient à convaincre l'auteur de venir dans ses studios pour adapter son livre au cinéma. Pamela Lyndon Travers fera tout pour que le film ne se fasse pas. 

Le titre original du film, "Saving Mister Banks", est bien plus à l'image de son contenu que le très lourd titre français. Car plus que la rencontre compliquée entre Travers, Disney et ses studios, il est question de l'enfance de l'auteur et de la part autobiographique du livre. Toute l'émotion, pas toujours très fine, il est vrai, réside dans l'évocation des rapports de Pamela Travers et de son père. Sans doute que les studios Disney ont un peu arrondi les angles dans la relation entre le maître et l'auteur, sans doute que les rapprochements entre le livre et l'enfance de Pamela Travers sont plus supposés qu'avérés mais ça fonctionne. Et évidemment, mieux vaut bien connaître le film incarné par Julie Andrews pour apprécier totalement ce nouvel éclairage. Les autres pourront admirer les belles prestations de Emma Thompson, Tom Hanks et Collin Farrel.

 

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 15:59

La police de Détroit annonce le décés de l'artiste de Street-Art Bilal Berreni dont on pouvait voir les oeuvres sur les murs de Paris signées du nom de Zoo Project.

Sur les murs du 20ième, ses personnages aux regards exhorbités et à têtes de pigeons nous effrayés parfois, nous intrigués toujours.

Zoo Project - Paris 20e - Rue des Muriers 
 Rue des Muriers - juin 2009

Zoo Project - Paris 20e - Rue Ménilmontant
Rue Ménilmontant - août 2009
Plus d'infos et de photos de street art sur le blog ArtStreetic.

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30 mars 2014 7 30 /03 /mars /2014 15:21

Dallas-Buyers-Club---www.zabouille.over-blog.com.jpg1985, Ron Woodroof, texan magouilleur, jouisseur et homophobe, apprend qu'il est porteur du VIH. Les médecins ne lui donnent que 30 jours à vivre. Ron fasse à l'échec du traitement par AZT part au Mexique chercher d'autres médications.

A travers l'histoire (vraie) de Ron Woodroof, Jean-Marc Vallée dépeint les premières années SIDA aux USA : les abus des laboratoires pharmaceutiques soutenus par les institutions, l'impuissance des médecins et la création des "Buyers club". Le film ne séduit pas vraiment par l'originalité de son récit : on retrouve les personnages adorés d'Hollywood que sont le sale con qui devient si généreux et du monsieur tout le monde qui se bat contre l'état tout puissant. Son intérêt réside surtout dans le rappel historique sur les premières années SIDA et dans les performances de Matthew McConaughey et Jared Leto tout deux impressionnants.

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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 21:59

L-aide-memoire-www.zabouille.over-blog.com.jpgLui, célibataire collectionneur de conquêtes, vit dans son studio avec des manières de vieux garçon. Elle, emmerdeuse, sans gêne, comme tombée de nulle part, s'invite chez lui.

L'aide-mémoire de Jean-Claude Carrière est une drôle de pièce. On imagine, aux premiers instants, une histoire exigeante jouant sur l'absurde, l'intrigue. On cherche le message, on interprète les échanges, puis on se rend compte que cela n'ira pas plus loin qu'une comédie romantique pas très exigeante.

Côté mise en scène, Ladislas Chollat choisit de tomber le rideau à la fin de chaque (court) acte. Un rideau tout en transparence dans un premier temps puis d'un opaque beige fadasse. C'est esthétiquement pas tranché, sans intérêt et surtout cela casse le rythme et nuit à l'immersion du spectateur. Un choix d'autant plus discutable qu'aucun changement de décor n'intervient. Décor qui est particulièrement encombré et encombrant pour les comédiens. Pascal Gregory semble d'ailleurs n'avoir pas tout à fait apprivoisé la scénographie. Le comédien offre une belle prestation d'autant plus remarquable que Sandrine Bonnaire n'est pas tout à fait au point. En ce jeudi soir, 3ieme représentation, on est bien obligé de reconnaitre qu'il manque à la comédienne quelques jours de répétition. Elle bute trop souvent sur son texte, ne porte pas sa voix, semble hésiter dans ses déplacements. Au final, la proposition, dans son ensemble, manque de fluidité.

Le talent de Pascal Gregory et de Sandrine Bonnaire n'étant plus à démontrer, on peut parier sans risque que dans quelques jours tout cela sera calé. La qualité du texte de Carrière, elle, ne changera pas. Quant au metteur en scène, on peut espérer qu'il fera quelques ajustements, dans sa scénographie et dans sa direction d'acteurs.

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26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 19:33

Les-Petits-Princes-www.zabouille.over-blog.com.jpgAprès avoir falsifié son dossier médical, Jean-Baptiste intègre le centre de formation d'un grand club de foot. Techniquement doué, il doit faire face à un physique limité par un coeur qui risque de le lâcher à tout moment.

Evidemment, de par son sujet, le film lorgne du côté du film pour ado. Le scénario est simpliste, les personnages sont caricaturaux, la majorité des comédiens ont moins de 20 ans, la bande son (soignée) est ultra branchée, les personnages évoluent entre foot, drogue et Street Art.

Mais si on ressort au final séduit par le film c'est avant tout pour la présence de Paul Bartel, jeune comédien dont on avait déjà pu admirer le talent dans "Les Géants" de Bouly Lanners. Il porte le film de bout en bout et nous emmène dans cette histoire d'ado footeux qui à priori ne devait pas nous passionner.

PS : les dessins effectués par la fiancée du héros sont de Fred Le Chevalier dont on peut admirer certaines oeuvres sur ce blog dans les albums Photos "Street Art Paris" et "Street Art Paris 2..

Date de sortie en salle : le 26 juin 2013

Date de sortie en DVD : 1e mars 2014

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 22:06

her.jpgTheodore Twombly, écrivain public spécialisé dans les lettres poétiques, vit seul après une rupture difficile. Passionné par les jeux vidéo interactifs, il acquière un logiciel aux potentiels infinis : Samantha, son OS personnel et intime.

"Her" nous emmène dans un avenir proche, en temps et en aspect. Les difficultés de vivre ensemble sont les mêmes qu'aujourd'hui et l'utilisation des hautes technologies, bien que plus évoluées, semblables à celles que nous utilisons. Du coup, l'aventure que vit Théodore nous parait d'emblée tout à fait réaliste. Spike Jones soigne particulière l'esthétique de son film. Les couleurs chaudes, surtout le rouge prédominent et installent une ambiance cotonneuse. Cette atmosphère associée au choix du  décor, un mix entre  Shangaï et Los Angeles,  évoque l'esthétique de "Lost in translation". La présence en voix off de Scarlett Johanson conforte cette impression. L'actrice n'a jamais été aussi juste que dans cet exercice périlleux qui ne fait appel qu'à sa voix et à la précision de son intonation. Elle est d'une présence impressionnante. Joachim Phoenix est parfait en héros solitaire et romantique. Sur la durée (2h05), le scénario peine mais l'épilogue d'une implacable logique et peu Hollywoodien, finit de nous séduire.

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22 mars 2014 6 22 /03 /mars /2014 19:16

la-vie-domestique-www.zabouille.over-blog.com.jpg Dans une banlieue parisienne, quatre mères de famille de 40 ans subissent leur vie domestique.

Que tous les hommes du film soient des égoïstes contents d'eux, ne fait que conforter le peu de finesse de l'ensemble. On s'ennuie autant que le personnage d' mmanuelle Devos (excellente malgré tout) dans cette peinture dépressive et caricaturale.

Date de sortie en salle : 2 octobre 2013

Date de sortie en DVD : 5 février 2014

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18 mars 2014 2 18 /03 /mars /2014 21:56
Diplomatie de Volker Schlöndorff

Les troupes du Général Leclerc sont aux portes de Paris, lorsque le consul suédois Raoul Nordling s'introduit dans l'hôtel Meurice, QG du général Von Choltitz. L'officier, gouverneur de Paris, s'apprête à faire sauter tous les monuments et ponts de la ville pour engloutir la capitale et stopper l'avancée de l'ennemi. Nordling et Choltitz se lancent alors dans une joute oratoire dont l'enjeu est Paris et par extension l'avenir de l'Allemagne déjà presque battue.

Le film n'a pas la puissance de la pièce mais l'histoire est incroyable et Dussolier et Arestrup excellents une fois de plus. A voir donc.

Date de sortie en salle : 5 Mars 2014

Date de sortie en DVD : 9 Juillet 2014

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16 mars 2014 7 16 /03 /mars /2014 16:07

En-solitaire-copie-1.jpgYann Kermadec est concurrent sur le Vendée Globe, le tour du monde à la voile en solitaire. Suite à une escale aux Canaries, en raison d'une avarie, un jeune passager clandestin embarque à bord.

Les images en mer sont magnifiques. On est impressionné lorsqu'on imagine les conditions de travail de l' équipe de tournage et des deux comédiens embarqués. D'ailleurs, le scénario est tellement peu prenant que rapidement on ne pense plus qu'à cette prouesse technique. Cluzet et le jeune Sami Seghir sont très bien. Les comédiens restés  à terre ne sont pas mal non plus mais l'histoire est trop pauvre et mièvre pour intéresser vraiment.

Date de sortie en salle : 6 novembre 2013
Date de sortie en DVD : 14 mars 2014

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13 mars 2014 4 13 /03 /mars /2014 22:27

La-porte-d-a-cote.jpegElle est psy et pas très marrante, il est chef de produit et de nature joyeuse. Ils sont voisins. Ils se détestent ou peut-être pas...

L'histoire n'est pas originale, d'ailleurs les personnages l'avouent eux-mêmes en préambule. On connaît la fin avant même que la pièce commence. Alors, immédiatement, on mise tout sur l'auteur, le metteur en scène et les comédiens pour qu'ils fassent de cette non-intrigue un bon moment quand même.

La mise en scène se veut épurée, moderne avec mouvement des décors face au public et utilisation de la vidéo. L'auteur (qu'on a connu mieux inspiré pour Cravate Club) tente l'originalité par le préambule inattendu, des personnages qui s'adressent directement au public, jusqu'à une petite mise en abîme. Malheureusement, cela ne suffit pas à combler le manque de surprise. Car lorsque les comédiens s'adressent au public c'est pour décrire ce qui se passe sur scène telles des discalies sans regard particulier, les portraits des personnages sont tirés à gros traits, la mise en abîme s'arrête sitôt commencée. L'auteur a tendance à étirer les scènes notamment celles présentant l'utilisation d'un site de rencontre. Les saynètes qui constituent la pièce sont du déjà vu. Tout à chacun aurait pu les proposer à l'exception de quelques, trop rares, répliques aussi cinglantes que drôles. Il est vrai qu'elles sont servies par un duo d'acteurs épatants. Edouard Baer est désopilant sans en faire des tonnes. Emmanuelle Devos, dans le rôle ingrat de l'emmerdeuse, tient sa partition de mains de maître. Ce sont eux deux qui sauvent notre soirée et nous poussent au final à une certaine indulgence.

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9 mars 2014 7 09 /03 /mars /2014 12:05

Grand-Budapest-hotel.jpg Gustave H, concierge du Grand Budapest Hôtel et séducteur patenté de ses richissimes clientes veillissantes, est accusé du meurtre de Madame D. Assisté du fidèle Zéro Moustafa, garçon d'ascenseur, il tente de se disculper et de démasquer le coupable.

On retrouve dans Grand Budapest Hôtel, l'univers déjanté et féérique de Wes Anderson. Les décors regorgent de couleurs et sont d'une réjouissante minutie. La mise en scène suit le rythme enlevé de cette histoire cartonnesque. La distribution Hollywoodienne, proche du clin d'oeil, ajoute à la fantaisie du propos. Un film de pure distraction efficace.

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7 mars 2014 5 07 /03 /mars /2014 12:38

DES-JOURNEES-ENTIERES-DANS-LES-ARBRES Paris, Jacques accueille sa mère qui vient des colonies pour lui rendre visite. Cette mère possessive et exaltée tente de convaincre un fils, mauvais garçon et tire au flanc, de venir vivre avec elle dans les colonies et de profiter de la fortune que leur rapporte leur usine du bout du monde. 

Fanny Ardant, incandescente, est parfaite dans le rôle de cette mère passionnée et versatile. La comédienne donne à son jeu toutes les nuances nécessaires à l'incarnation de ce personnage borderline.

Malheureusement, sur scène personne n'est vraiment à la hauteur pour lui donner la réplique. Nicolas Duvauchelle manque cruellement de finesse et de diversité dans son jeu. Ses déplacements semblent mêmes approximatifs. Agathe Bonitzer souffre des mêmes maux. Elle est d'une raideur qui empêche toute émotion de naître de son personnage. Ils semblent avoir été abandonnés sur scène sans intention et direction de jeu.

La mise en scène est d'ailleurs d'une grande lourdeur. Et d'une façon générale, la pièce manque de finesse et d'émotion. Thierry Kliffa semble avoir tout misé sur la présence de Fanny Ardant. Ce n'est aimable ni pour elle, ni pour les spectateurs.

On aurait tant voulu aimer l'association de ses trois comédiens. C'est dommage.

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5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 22:11

La-grande-bellezza.jpg A Rome, Jep Gambardella, sexagénaire mondain, se sent las et s'ennuie. Il pose sur les riches romains qu'il fréquente un regard caustique et désabusé. Se laissant aller aux regrets et à la nostalgie, il part en quête d'authenticité.

Ces 2h20 passées dans le règne des apparences et des faux semblants pourraient paraître prétentieuses et sans intérêt. Mais le personnage principal est merveilleusement incarné par Toni Servillo qui le rend paradoxalement sympathique. De plus les images sont magnifiques, la réalisation pleine de surprises et l'habillage sonore soigné. L'hommage à Rome et à l'art italien est d'autant plus beau qu'il est entouré du clinquant du néant. Le retour à l'essentiel d'autant plus touchant qu'il est parsemé d'humour et d'idées loufoques.

Une belle surprise.

Date de sortie en salle : 22 mai 2013

Date de sortie en DVD : 5 février 2014

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3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 20:38

P1060353.JPG Le 104 accueille la 4ième édition de Circulation(s). Ce festival présente le travail de 40 photographes Européens en devenir. Le nombre d'artistes exposé offre une diversité de sujets et de techniques intéressantes, dans laquelle on trouve facilement plusieurs chaussures à son pied.

Voici une petite sélection d'artistes :

Elena Chernyshova présente "Jours de Nuit - Nuits de jour" dont le thême est la vie quotidienne des habitants de Norilsk, ville minière au nord du cercle polaire, 7ième ville la plus polluée au monde. Une vie où les températures peuvent descendre à - 50° et où il fait une nuit totale durant 2 mois par an.

Elena-Chernyshova.jpg

Bruno Fert présente "Absents", des photographies prises dans les villages Palestiniens d'Israël fuit par leurs habitants. Villages fantômes en ruine.

Bruno-Fert-2-copie-1.jpg

Erica Nyholm dans "A Room Of One's Own" met en scène ses souvenirs d'enfance.

Erica Nyholm

Christiane Seiffert fait sans nul doute la proposition la plus drôle de l'exposition. Son travail consiste à reproduire des cartes postales à l'aide de son corps et d'accessoires du quotidien. On peut trouver ça tout à fait idiot mais la succession des oeuvres accentue l'effet comique. Au final : irresistible.

Christiane-Seiffert-2.jpg Christiane Seiffert 5

Christiane Seiffert 3 Christiane Seiffert

Christiane Seiffert 1 Christiane Seiffert 7

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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 20:45

12_years_a_slave.jpgEn 1841, Solomon Northup, musicien noir et libre de New-York, est enlevé et vendu comme esclave en Louisiane.  

En nous contant cette histoire vraie, Mc Queen réussi le pari de  créer le malaise et l'asphyxie chez le spectateur. Il fait de son film une sorte de catalogue des sévices qui régnaient dans les plantations du Sud. Cela semble son objectif ultime tout le long du film : témoigner de la violence physique de l'esclavage. Et l'effet est réussi, on étouffe et se résigne au rythme de Solomon.

On peut, cependant, reprocher à ce film, très physique, un déficit en psychologie des personnages. Les souffrances du corps l'emportent largement sur celles de l'esprit qui sont très peu exposées. Les relations tissées entre les esclaves ne sont pas non plus réellement traitées et le personnage de Michael Fassbender, en sudiste totalement cinglé, laisse à penser que tous les exploiteurs étaient intellectuellement déficients, ce qui disculperait le rôle de la société toute entière.

La scène finale  qui, sans grâce, fait place à une émotion facile semble d'autant plus superficielle. Il eut été bien plus fort de clore le film sur la scène de la libération de Solomon et "de l'abandon" de ses collègues de détention.

Un bon film mais certainement pas le chef d'oeuvre qu'on veut nous vendre.

PS : le film vient de recevoir l'Oscar du meilleur film

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26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 20:50

L-inconnu-du-lac.jpg La plage d'un lac du sud de la France est le lieu de rendez-vous d'homosexuels en recherche d'aventures faciles à consommation sur place (dans le bois voisin). Franck, habitué des lieux, se lie d'amitié avec Henri, un hétéro à l'esprit ouvert, et succombe aux charmes de Michel.

L'inconnu du Lac est une curiosité. Plébiscité par la critique, ce film  vendu comme un polar, ressemble surtout à un documentaire très explicite sur la drague et la sexualité homosexuelle. Entre deux scènes de séduction et de sexe, il y a bien meutre mais aucune intrigue policière puisque le coupable est évident, qu'on ne connaitra pas son mobile et que le scénario semble s'en foutre totalement.

Le film nous parle peut-être du manque d'âme et de la superficialité des relations qui se tissent autour de ce lac (la solitude d'Henri que Franck néglige, la distance de Michel qui ne veut pas s'engager avec Franck, l'amant et les témoins que l'on tue quand ils deviennent trop collants) ou est un prétexte pour montrer du sexe homosexuel dans des cinémas grand public. Au final, on s'ennuie ferme.

Date de sortie en salle : 12 juin 2013

Date de sortie en DVD : 5 novembre 2013

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