SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

Rechercher

Rubriques

5 mars 2014 3 05 /03 /mars /2014 22:11

La-grande-bellezza.jpg A Rome, Jep Gambardella, sexagénaire mondain, se sent las et s'ennuie. Il pose sur les riches romains qu'il fréquente un regard caustique et désabusé. Se laissant aller aux regrets et à la nostalgie, il part en quête d'authenticité.

Ces 2h20 passées dans le règne des apparences et des faux semblants pourraient paraître prétentieuses et sans intérêt. Mais le personnage principal est merveilleusement incarné par Toni Servillo qui le rend paradoxalement sympathique. De plus les images sont magnifiques, la réalisation pleine de surprises et l'habillage sonore soigné. L'hommage à Rome et à l'art italien est d'autant plus beau qu'il est entouré du clinquant du néant. Le retour à l'essentiel d'autant plus touchant qu'il est parsemé d'humour et d'idées loufoques.

Une belle surprise.

Date de sortie en salle : 22 mai 2013

Date de sortie en DVD : 5 février 2014

Partager cet article
Repost0
3 mars 2014 1 03 /03 /mars /2014 20:38

P1060353.JPG Le 104 accueille la 4ième édition de Circulation(s). Ce festival présente le travail de 40 photographes Européens en devenir. Le nombre d'artistes exposé offre une diversité de sujets et de techniques intéressantes, dans laquelle on trouve facilement plusieurs chaussures à son pied.

Voici une petite sélection d'artistes :

Elena Chernyshova présente "Jours de Nuit - Nuits de jour" dont le thême est la vie quotidienne des habitants de Norilsk, ville minière au nord du cercle polaire, 7ième ville la plus polluée au monde. Une vie où les températures peuvent descendre à - 50° et où il fait une nuit totale durant 2 mois par an.

Elena-Chernyshova.jpg

Bruno Fert présente "Absents", des photographies prises dans les villages Palestiniens d'Israël fuit par leurs habitants. Villages fantômes en ruine.

Bruno-Fert-2-copie-1.jpg

Erica Nyholm dans "A Room Of One's Own" met en scène ses souvenirs d'enfance.

Erica Nyholm

Christiane Seiffert fait sans nul doute la proposition la plus drôle de l'exposition. Son travail consiste à reproduire des cartes postales à l'aide de son corps et d'accessoires du quotidien. On peut trouver ça tout à fait idiot mais la succession des oeuvres accentue l'effet comique. Au final : irresistible.

Christiane-Seiffert-2.jpg Christiane Seiffert 5

Christiane Seiffert 3 Christiane Seiffert

Christiane Seiffert 1 Christiane Seiffert 7

Partager cet article
Repost0
27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 20:45

12_years_a_slave.jpgEn 1841, Solomon Northup, musicien noir et libre de New-York, est enlevé et vendu comme esclave en Louisiane.  

En nous contant cette histoire vraie, Mc Queen réussi le pari de  créer le malaise et l'asphyxie chez le spectateur. Il fait de son film une sorte de catalogue des sévices qui régnaient dans les plantations du Sud. Cela semble son objectif ultime tout le long du film : témoigner de la violence physique de l'esclavage. Et l'effet est réussi, on étouffe et se résigne au rythme de Solomon.

On peut, cependant, reprocher à ce film, très physique, un déficit en psychologie des personnages. Les souffrances du corps l'emportent largement sur celles de l'esprit qui sont très peu exposées. Les relations tissées entre les esclaves ne sont pas non plus réellement traitées et le personnage de Michael Fassbender, en sudiste totalement cinglé, laisse à penser que tous les exploiteurs étaient intellectuellement déficients, ce qui disculperait le rôle de la société toute entière.

La scène finale  qui, sans grâce, fait place à une émotion facile semble d'autant plus superficielle. Il eut été bien plus fort de clore le film sur la scène de la libération de Solomon et "de l'abandon" de ses collègues de détention.

Un bon film mais certainement pas le chef d'oeuvre qu'on veut nous vendre.

PS : le film vient de recevoir l'Oscar du meilleur film

Partager cet article
Repost0
26 février 2014 3 26 /02 /février /2014 20:50

L-inconnu-du-lac.jpg La plage d'un lac du sud de la France est le lieu de rendez-vous d'homosexuels en recherche d'aventures faciles à consommation sur place (dans le bois voisin). Franck, habitué des lieux, se lie d'amitié avec Henri, un hétéro à l'esprit ouvert, et succombe aux charmes de Michel.

L'inconnu du Lac est une curiosité. Plébiscité par la critique, ce film  vendu comme un polar, ressemble surtout à un documentaire très explicite sur la drague et la sexualité homosexuelle. Entre deux scènes de séduction et de sexe, il y a bien meutre mais aucune intrigue policière puisque le coupable est évident, qu'on ne connaitra pas son mobile et que le scénario semble s'en foutre totalement.

Le film nous parle peut-être du manque d'âme et de la superficialité des relations qui se tissent autour de ce lac (la solitude d'Henri que Franck néglige, la distance de Michel qui ne veut pas s'engager avec Franck, l'amant et les témoins que l'on tue quand ils deviennent trop collants) ou est un prétexte pour montrer du sexe homosexuel dans des cinémas grand public. Au final, on s'ennuie ferme.

Date de sortie en salle : 12 juin 2013

Date de sortie en DVD : 5 novembre 2013

Partager cet article
Repost0
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 22:38

maggie-smith.jpgMaggie Smith est sans doute une des plus grandes comédiennes britanniques en activité. Née en 1934, elle a passé une grande partie de sa carrière au théâtre notamment aux côtés de Laurence Olivier dans des mises en scène d'Orson Welles, d'Ingmar Bergman, de Zeffirelli... dans les pièces de Shakespeare, Oscar Wilde, Tchekhov mais aussi dans des comédies typiquement british. Mais pour la majorité des gens qui ne fréquentent pas les théâtres anglais ou canadiens, Maggie Smith est une parfaite actrice de cinéma. On a pu la voir, dans une filmographie, qui dénote un peu face à sa très sérieuse carrière théâtrale, faite de films aussi divers que Quartet, Indian Palace, Gosford Pari, Harry Potter, Sister Act, Chambre avec vue, Mort sur le Nil, leChoc des Titans, Hook, Un Thé avec Mussolini, Nannie mc Phee...

Depuis 4 ans déjà, Maggie Smith est aussi à la télévision Violet Crawley, la Comtesse douairière de la romanesque série Downton Abbey. Son personnage, qui bénéficie des meilleures répliques de la serie, est sans doute le plus piquant et le plus drôle. Elle interprète cette vieille dame sarcastique, soucieuse du respect de son aristocratie et imbibée de vieux principes avec une gourmandise évidente. Un régal !

Partager cet article
Repost0
14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 22:08

A Boston, deux fillettes sont enlevées. Le père de l'une d'elles et la police mènent chacun leur enquête.

Le scénario, écrit par Aaron Guzikowski, est sans finesse. Le grotesque règne et le ridicule s'immisce même dans les scènes les plus dramatiques. Il faut dire qu'avoir autant de personnages dénués de sens commun dans un film qui se veut haletant n'aide pas à nous captiver. Cerise sur le gâteau, le coupable a tellement la tête de l'emploi qu'on le reconnait dès sa première apparition. Denis Villeneuve nous offre bien quelques belles idées de mise en scène, mais cela ne suffit pas. Affligeant.

Date de sortie en salle : 9 octobre 2013

Date de sortie en DVD : 14 février 2014

Partager cet article
Repost0
13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 21:55

9-mois-ferme.jpg Ariane Felder, jeune juge stricte et douée, célibataire endurcie, se découvre enceinte de 6 mois sans très bien comprendre comment cela a pu arriver. Ses recherches lui révèlent que le père n'est autre que Bob, criminel "globophage" en attente de son procès. 

Un scénario original et drôle, rien de surprenant venant de Dupontel. On s'attendait moins à la tendresse et le 1er degré qui régnent dans certaines scènes. Cet adoucissant sied parfaitement au monde étrange de l'auteur qui perfectionne ici, encore un peu plus, ses qualités de réalisateur. Le film regorge de plans inventifs, étonnants et beaux.

Sandrine Kiberlain est, comme toujours, parfaite et Nicolas Marié hilarant dans le rôle de l'avocat bégayant.

 

 

Partager cet article
Repost0
31 janvier 2014 5 31 /01 /janvier /2014 12:48

Les-uns-sur-les-autres---www.-zabouille.overblog.com.jpgLe théâtre de la Madeleine nous invite à la rencontre d'une famille de Rueil Malmaison un peu étrange. Une famille qui se compose du grand-père, grande gueule en fauteuil roulant, d'un fils  geek fasciné par le sanglant, d'une ado anorexique et d'un père qui s'exprime en formules aussi alambiquées que convenues et fuit un peu plus chaque jour le domicile familial. Quant à la mère de famille, elle essaie, dans le déni, d'organiser un semblant de vie familiale. 

Cette pièce fourre-tout  renferme le meilleur comme le pire. Le meilleur : quelques scènes et répliques très drôles et la présence d'Agnès Jaoui excellente dans le rôle de la mère paumée. Le pire : un décor assez moche et inutilement biscornu, une mise en scène foutraque et des interventions vidéo gadget, la partition et l'interprétation aléatoire du grand-père, le portrait grossier de l'ado interprété par un  comédien qui fait ce qu'il peut avec ce qu'on lui donne à jouer, et pour finir une histoire mal tenue faite de quelques bonnes idées mal exploitées et de maladresses lourdingues. Le tout partant en tous sens.

On se souvient alors que "Ring", du même auteur et par le même metteur en scène, se composait de 17 sketchs de qualité inégale mais portant en majorité de bonnes idées et dont la mise en scène épurée touchait juste. Il est sans doute plus compliqué pour les deux artistes de proposer un récit dans sa continuité et de lui donner un certain niveau de qualité et de tenu.

Partager cet article
Repost0
29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 13:07

Elle-s-en-va.jpgBettie, restauratrice en Bretagne, apprend par sa mère que son amant la quitte. Elle plante alors le restaurant pour prendre la route pour ailleurs.

On ne sait pas trop si ce road movie est une ode à la campagne française ou à Catherine Deneuve. Dans les deux cas le pari est réussi. Les amoureux de Deneuve seront ravis d'admirer une fois encore toute l'étendu de son talent. La présence de Claude Gensac ajoute à notre plaisir et on se laisse  doucement emporter dans ce bain d'air frais.

Date de sortie en salle : 18 septembre 2013

Date de sortie en DVD : 29 janvier 2014

Partager cet article
Repost0
26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 17:52

Jimmy-P.-www.zabouille.over-blog.com.jpg 1948, Jimmy Picard, indien Blackfoot, est admis dans un hôpital militaire. Blessé pendant la guerre, il souffre de nombreux troubles psychologiques. Georges Devereux, ethnologue-psychanalyste est chargé d'aider Jimmy dans sa guérison. 

Comme souvent, Arnaud Desplechin distille dans le traitement de ses personnages une certaine froideur. Si cela peut fonctionner sur une partie des sujets traités par le réalisateur, c'est ici plus incongru et destructeur. Dans Jimmy P., les dialogues sont mécaniques, les échanges trop factuels sans place pour le ressenti, pour que l'on s'attache quelque peu aux personnages. La relation à la fois distanciée et complice entre le psy et son patient sonne faux. Desplechin traite de la même façon leur relation avec leurs proches. Cerise sur le gâteau, l'ensemble très répétitif en devient soporifique.

 

Partager cet article
Repost0
20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 21:40

Le-loup-de-Wall-Street---www.zabouille.over-blog.com.jpgDans les années 80-90, Jordan Belfort, trader, fait fortune. Pendant 2h50, Scorsese nous invite à suivre son jeune héros dans ses diverses orgies (sexe, drogue, fric,....). On ne doute pas un seul instant qu'en adaptant l'autobiographie du trader, Scorsese cherche à dénoncer les dérives de la finance. Mais on est moins sûr que tous les spectateurs l'accueillent ainsi. 

En effet, le film bénéficie d'une mise en image rythmée, laissant place à l'humour et un vocabulaire branché (et souvent grossier). L'essentiel des scènes a pour sujet des partouses, des prises de drogue et des virées en yacht. Tout est outré, dialogue et jeu, mise en scène sans distance, sans jugement. Tout cela est-il minable ou cool ? Scorsese se contente de filmer l'outrance. Les scènes d'orgies se suivent et se ressemblent. Jusqu'à l'écœurement ? Du coup, en plus d'être gênés par le parti pris qui semble être "la forme fait le fond", on s'ennuie rapidement. Même la qualité de la prestation de Leonardo du Caprio, excellent comme souvent, finit par lasser.

Partager cet article
Repost0
17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 10:11

Antigone-www.zabouille.over-blog.com.png 

Le rideau de la Comédie Française se lève. Pour décor, trois portes semblables, comme le souhaitait l'auteur. Les acteurs, convoqués sur scène, attendent. Le chœur (Clothilde de Bayser, parfaite) entre ironie et renoncement annonce le destin de chacun. La tragédie est écrite et aura bien lieu sous nos yeux.

Marc Paquien propose une mise en scène physiquement exigeante au diapason de la fougue d'Antigone. Dans le rôle titre, Françoise Gillard pousse parfois jusqu'à la folie alors qu'on imagine Antigone plus proche de l'exaltation. C'est la seule réserve que l'on retient après la représentation. Car ici tout emporte à commencer par la beauté poétique du texte d Anouilh dont les thèmes abordés résonnent encore aujourd'hui. La mise en scène énergique, la beauté simple du décor, le travail sur le son, celui sur la lumière, l'interprétation de Nazim Boujenah qui en deux scènes vous saisit, le contraste entre la stature frêle et sèche de Françoise Gillard et l'imposante carrure et la voix de stentor de Bruno Raffaelli font de cette représentation un très beau moment.

 

Partager cet article
Repost0
15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 19:55

affiche-Yves-Saint-Laurent_le-film_2014.jpgLe film pourrait s'appeler "Pierre Niney, moi, Saint-Laurent" tant l'incarnation est bluffante et le film décevant au regard de ce prodige. Le récit est, assez prévisiblement d'ailleurs, mal tenu. Comment raconter le génie et la complexité d'un tel artiste en 1h40 ? Comment assumer les impasses, comment limiter l'effet sketch dans la succession des instants clés de la vie de Saint-Laurent ? Il eut fallut être un autre génie pour y parvenir. Jalil L'expert, malgré son évident enthousiasme, n'en est pas un. Bien qu'il dise avoir réduit son champs d'action à l'histoire d'amour qui unissait Yves Saint-Laurent à Pierre Bergé, il est dépassé par l'ampleur du personnage et de son monde. Du coup, il ne tient pas son sujet central et se disperse. Après une première partie bien tenue, il survole tout en un effet zapping qui tient le spectateur à distance, loin du coeur et des tripes de l'artiste, du monde et de la mode.

Autres déceptions du film : sa mise en images et l'utilisation d'une voix off. Le directeur de la photo devait avoir la tête ailleurs. Mais pour un film sur un amoureux de la lumiere et des couleurs c est dommage. Quant à la voix off, celle d'un Pierre Bergé contant son amoureux, l'effet romanesque sans doute recherché ne fonctionne pas. Tout semble sans souffle.

Si Lespert n'est pas un grand cinéaste, il a en revanche le sens du casting et celui de la direction des acteurs sur lesquels le film semble émotionnellement tout miser. Pierre Niney est donc impressionnant accompagné par un Guillaume Gallienne parfait (et une Charlotte Le Bon lumineuse). Ils apportent l'envolée qui manque à la réalisation du film.

Tout comme La Môme, film imparfait, fascine par la prestation de Marion Cotillard, Yves Saint-Laurent vaut pour la prestation du duo issu de la Comédie française. Cela ne suffit pas à en faire un grand film. 

Partager cet article
Repost0
15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 13:56

Le-Majordome-www.zabouille.over-blog.com.jpg Aux Etats-Unis, dans les années 20, Cecil Gaines est esclave dans une plantation de coton. Quelques années plus tard, alors qu'il a fuit le sud et la ségrégation, il est engagé comme majordome à la Maison Blanche.

Le film tente, à travers l'histoire de son héros, de raconter celle des Etats-Unis. Kennedy, Martin Luther King, les Black Panthères, la guerre du Vietnam, le Watergate vus par le petit bout de la lorgnette c'est sympathique mais pas très intéressant.

Partager cet article
Repost0
8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 22:38

Belle-et-Sebastien---zabouille.over-blog.com.jpg Nicolas Vannier nous présente un remake d'une de nos plus tendres séries d'enfance. Crime de lèse majesté. Aussitôt, nous revient en mémoire la beauté et l'espièglerie du jeune Mehdi El Glaoui mais aussi le visage de Cécile Aubry, l'auteur-réalisatrice de cette histoire fusionnelle entre un petit garçon et un énorme chien nounours. C'est elle qui en introduction nous contait l'histoire de Sébastien. 

 Réfractaires donc, on craignait le pire. Et curieusement, même si le contexte historique n'est pas vraiment identique, même si on retrouve Mehdi sous les traits d'André, un "vieux d'au moins 50 ans", même si nous n'avons plus la capacité d'émerveillement de notre enfance, on marche à fond. On dévore les magnifiques paysages de montagne, on rêve de pouvoir passer la main dans la fourrure de Belle et on voudrait consoler le nouveau petit Sébastien.

Notre coeur d'enfant prend le dessus sur notre cynisme. 

Partager cet article
Repost0
4 janvier 2014 6 04 /01 /janvier /2014 03:36

Vallotton-Grand-Palais-www.zabouille.over-blog.com.jpgFélix Vallotton est un peintre de la fin du 19e et du début du 20e siècle difficilement classable dans un style pictural bien qu'il fut, un temps, proche de Vuillard et Bonnard (les nabis). Sa peinture présente de grands aplats de couleurs vives dans une simplification des espaces et dans des perspectives faussées. Il en ressort souvent une certaine agressivité, un malaise, une froideur.

Le Grand Palais propose un vaste tour d'horizon du travail du peintre dans sa grande diversité. On y trouve de beaux portraits, une série mythologique satirique assez moche, des nus peints sans concession et de belles scènes de vie domestique. Les sujets de ses peintures présentent une mysoginie pathologique. Les gravures qui ont fait la notoriété de Vallotton de son vivant sont aussi représentées. Très graphiques, elles montrent l'engagement politique du peintre en un trait simple et précis.

La variété des styles du peintre nous entraîne de l'admiration à la détestation tout au long de l'exposition, balayant toute indifférence donc.

Partager cet article
Repost0
29 décembre 2013 7 29 /12 /décembre /2013 17:11

c-magic-104-zabouille.over-blog.com.jpgLe 104 propose C Magic du 21 décembre au 2 février 2014 et y accueille la Cie 14:20 et Louise Lévêque. 

La Cie 14:20 présente 3 installations jouant, à l'aide d'effets vidéo, sur l'illusion perturbant nos repères visuels dans un temps suspendu. L'oeuvre de Louise Lévêque invite le visiteur à s'approcher au plus près des livres et des mots qui prennent vie au sens propre.

Quatre propositions pas vraiment transcendantes mais plutôt sympathiques.

A l'occasion de votre visite vous pourrez voir ou revoir le labyrinthe de carton ondulé de Michelangelo Pistoletto.

Partager cet article
Repost0
28 décembre 2013 6 28 /12 /décembre /2013 18:31

The-lunchbox-zabouille.over-blog.com.jpgIla prépare chaque jour pour son mari une lunchbox. Elle espère en soignant la qualité de ses plats reconquérir un mari distant. Mais la lunchbox n'est pas livrée à la bonne personne.

Partant de cette simple erreur d aiguillage, Ritesh Batra nous présente une comédie romanesque qui, en plus d'être fine dans le dessin des personnages et son humour, nous propose une immersion dans la vie quotidienne de l' Indien moyen.

Et si ce  voyage accuse quelques longueurs, il nous offre de bons moments et un parfait dépaysement.

Partager cet article
Repost0
21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 18:02

Hamlet-Cie-Francaise-zabouille.over-blog.com.jpgBien que la polémique gronde dans la presse et sur Internet depuis plusieurs semaines, la salle Richelieu est pleine. Dan Jemmett transporte le héros de Shakespeare dans un club house d'escrime des années 70.

Très vite on comprend pourquoi les puristes se sont offusqués face à la proposition du metteur en scène anglais et de la Cie française qui bouscule effectivement le mythe. Mais la beauté du texte est là, les comédiens sont parfaits (Denis Podalydes, Eric Ruf, Alain Lenglet, Hervé Pierre, Clotilde De Bayser, Jennifer Decker...) et les 3 heures de la pièce s'écoulent sans déplaisir, bien au contraire. Alors, évidemment, on s'attend plus à voir ce genre de délire dans les théâtres des grands boulevards qu'à la Cie Française mais il n'est pas sûr qu'on y trouverait une telle qualité d'ensemble.

Partager cet article
Repost0
14 décembre 2013 6 14 /12 /décembre /2013 19:36

Manufacture-111---14-dec.-2013--15-.JPGAu 111 rue des Pyrénées, un ancien garage se transforme en lieu culturel. La Manufacture 111, qui ouvre officiellement en avril 2014, propose tous les week-ends (jusqu'au dimanche 22 décembre) de découvrir ses 1500m². Investi pour l'occasion par le collectif 1984, le lieu habillé de bois et de grafs se divise en 3 niveaux sur lesquels on trouve une salle de projection, un bar, une mini librairie, un vaste espace d'exposition, un sous-sol réservé aux créations (à la craie) des visiteurs et à l'accueil des enfants le dimanche. Un lieu un peu foutraque, donc sympathique, qu'on a hâte de voir dans sa version définitive.

Plus d'infos et de photos de street art sur le blog ArtStreetic.

Partager cet article
Repost0
12 décembre 2013 4 12 /12 /décembre /2013 23:15

Ses portraits donnaient aux magazines de mode des allures de livres d'art.

Kate Barry nous laisse de belles photos et le regret qu'il n'y en aura plus d'autres.


katebarry06-www.zabouille.over-blog.com-copie-1.jpg    katebarry05-www.zabouille.over-blog.com.jpgkatebarry00 www.zabouille.over-blog.com  KateBarry01-www.zabouille.over-blog.com.jpg     

katebarry03-www.zabouille.over-blog.com.jpg   Kate-Barry02 www.zabouille.over-blog.com     

Partager cet article
Repost0
8 décembre 2013 7 08 /12 /décembre /2013 16:00

Le-Pere-www.zabouille.over-blog.com.jpgAndré, 80 ans et plus, est contrarié. Sa fille, Anne veut absolument lui trouver une nouvelle "dame de compagnie". Pourtant André est persuadé de pouvoir vivre seul en toute indépendance, même si sa perception du réel lui semble parfois bien étrange.

 

Florian Zeller, auteur très à la mode dans les théâtres parisiens ces dernières années, a toujours une excellente idée de départ et pêche trop souvent dans le développement de cette idée. C'était le cas par exemple de "Si tu mourais" interprétée par Catherine Frot en 2007 ou de "Une heure de tranquillité" toujours à l'affiche. .

 

Pour le "Père", il est plus difficile de juger la qualité du texte et celle de la mécanique tant la prestation de Robert Hirsch emporte tout. Le talent exceptionnel du comédien associé à ses 88 ans donne vie au personnage de façon bluffante. Son indéniable soif de jouer et le plaisir évident qu'il y prend participent à l'émotion. Entourée de comédiens plus ou moins inspirés, Isabelle Gélinas est parfaite face au monstre sacré. Le couple nous embarque dans l'émotion et nous laisse au bout de presque 2 heures heureux d'avoir pu applaudir à nouveau le génial Robert Hirsch.

 

Partager cet article
Repost0
5 décembre 2013 4 05 /12 /décembre /2013 22:10

Les-beaux-jours.jpgCaroline, jeune retraitée, cède aux avances du prof, presque quadragénaire, d'informatique du club du troisième âge. L'attachement les surprend tous les deux.

Il eut fallu peu de choses pour que ce film tombe dans le ridicule ou le vain. C'eût été sans compter sur les qualités de cinéaste et scénariste de Marion Vernoux qui en peu de mots et en un montage dosé dit l'essentiel et balaie l'inutile. Son casting sert parfaitement ce sens de la nuance. Les seconds rôles sont excellemment servis par Jean-François Stevenin, Feodor Atkin, Catherine Lachens, Véronique Rivière, Fanny Cottencon...

Laurent Lafitte campe son personnage de dragueur impénitent avec une finesse de jeu qui lui permet d'échapper à la caricature qui lui tendait les bras. Patrick Chesnais, en cocu presque résolu, est lui aussi parfait de subtilités. Les paysages et la lumière de la Côte d'Opale sont magnifiques. Au milieu de ce décor, entre ces deux hommes, Fanny Ardant irradie. Elle est, comme toujours et encore, l'émotion à l' état pur.

Date de sortie en salle : 19 juin 2013

Date de sortie du DVD : 23 octobre 2013

Partager cet article
Repost0
3 décembre 2013 2 03 /12 /décembre /2013 21:55

Vivian-Maier-www.zabouille.over-blog.com.jpgVivian Maier (1926-2009), new-yorkaise, était une nurse passionnée de photo. Elle a exercé sa passion toute sa vie mais n'a pu, faute de moyens financiers, développer la majorité de ses clichés.

En 2007, John Maloof achète dans une salle des ventes un lot de négatifs, rouleaux de pellicule et quelques tirages. Par la suite, il se procurera les lots acquis par d'autres acheteurs regroupant ainsi prés de 100 000 négatifs. De ces clichés de rue tous pris par Vivian Maier, John Maloof en sélectionne une trentaine est édite un livre qui fera l'admiration des critiques photos. Vivian Maier était lancée. Les expositions de "son travail" se font de plus en plus nombreuses. Jusqu'au 21 décembre, la galerie Les Douches (paris-10e) présente une quarantaine de photos qui offrent  à voir l'Amérique des années 50-60 sur des clichés pris sur le vif, attentionnés et drôles.

Partager cet article
Repost0
29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 19:27

Guillaume-et-les-garcons-www.zabouille.overb-blog.com.jpgEn 2010, Guillaume Gallienne faisait son coming-in au théâtre. Fort du succès de son one man show, Gallienne adapte, réalise et interprète son histoire au cinéma.

Quand Guillaume naît, Mme Gallienne qui a déjà deux fils, a sans doute le regret de ne pas avoir une fille. Pendant de nombreuses années, Guillaume sera persuadé d'être cette fille, jusqu'au jour où sa mère lui parlera de son "évidente" homosexualité.

Le film, moins fin et moins émouvant que la pièce, est beaucoup plus drôle. Les passages mettant en scène Guillaume et sa mère, personnages interprétés tous deux par Guillaume Gallienne lui-même, sont hilarants. Le sens du détail fait beaucoup et créé souvent le rire. Le choix d'une narration depuis la scène de théâtre est moins convaincant et le film y perd sans doute en rythme et fluidité. Mais, la qualité des interprétés, un certain sens de la mise en scène et l'originalité du sujet emportent l'ensemble.

 

Partager cet article
Repost0