SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 12:30

walter.jpg

Belge et méchant...

Pour ce qui est du côté "Belge", c'est pas mal. Accent présent mais discret, jeu de mots pourris et donc efficaces, autodérision et un (trop) petit échantillon du décalage et de la folie chers à nos amis Belges.

Pour le côté "méchant", on est pour le moins déçu. Point de méchanceté digne de ce nom dans ce spectacle. Les seuls propos qui grattent un peu ne pourraient offusquer que les téléspectateurs de Michel Drucker le dimanche après-midi...

Le pire, dans cette posture de pseudo-méchanceté est, sans doute, qu'après chaque propos que Walter juge apparemment méchant ou inconvenant, il prend un petit sourire complice qu'il accompagne d'un "je plaisante" ou d'excuses. C'est sympathique mais à la longue un peu ridicule d'autant plus que Walter, tout sympathique qu'il est, n'est pas un très grand comédien.

A cela s'ajoute des sujets vus et revus traités sans grande originalité, laissant place à pas mal de lieux communs, de facilités. On sourit tout de même, à plusieurs reprises, sur quelques bonnes plaisanteries ou astuces, glissées rapidement. Mais, il y a peu d'occasion de rire franchement.


Walter devrait changer le titre de son spectacle car il n'en tient pas vraiment les promesses et donne à penser que son spectacle est moins bien qu'il ne l'est, sans doute, vraiment.

 

 

 

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18 mars 2013 1 18 /03 /mars /2013 21:00

Lincoln---www.zabouille.over-blog.com.jpgAlors que la guerre civile déchire les Etats-Unis, Abraham Lincoln s'efforce de faire abolir l'esclavage. Abolition qui rendra au peuple noir sa liberté et à l'Amérique sa dignité et la paix. Sûr d'avoir raison, Lincoln mènera son combat (presque) seul contre tous.

 

Spielberg nous propose un hommage au 16ème Président des États-Unis dans un écrin un peu austère et une ambiance solennelle. Ce film très politique qui se veut pédagogique n'en est pas moins complexe. Mieux vaut être attentif si on veut comprendre les choix stratégiques de Lincoln et des représentants du peuple. Malgré tout on ne s'ennuie pas. On est séduit par le personnage. Les quelques scènes qui s'attachent à l'homme privé suffisent à faire de Lincoln un personnage attachant. L'interprétation de Daniel Day-Lewis est convaincante comme le reste du film. Et ce, sans doute, d'autant plus quand on ne connaît pas en détail cette partie de l'histoire des Etats-Unis.

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16 mars 2013 6 16 /03 /mars /2013 10:55

to-rome-with-love---www.zabouille.over-blog.fr.jpgAprès Barcelone, après Paris, voici Woody Allen à Rome.


Le réalisateur tente de rendre hommage à la ville et au cinéma italien à travers ce film presque choral (les différentes histoires et protagonistes ne se croisent jamais). Cela donne une succession de courtes scènes sans suite immédiate. Le procédé n'est pas nouveau mais le problème ici réside dans le fait que les différentes histoires n'offrent que très peu d'intérêt et à une certaine désinvolture dans l'écriture. Woody Allen se contente pour chaque groupe de protagonistes d'une idée de départ sans réel développement. Il semble ne rien avoir à raconter et ceux ne sont pas les 2 idées originales et les 4 répliques rigolotes que contient le film qui peuvent le sauver.

Du coup, on s'ennuie pas mal et les fans cherchent désespérément l'esprit de Woody.

 

Sortie en salle : 4 juillet 2012

Sortie en DVD : 5 décembre 2012

 

 

 

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 22:15

sur-la-route--www.zabouille.over-blog.fr.jpgWalter Salles adapte au cinéma le livre autobiographique de Jack Kerouac.

 

Un film qui tient le spectateur bien à distance, en position de voyeur, un peu comme le personnage de Sal Paradise qui observe plus qu'il n'accompagne Dean et ses conquêtes.

Une sensation qu'accentue la voix off et les séquences mettant en scène le conteur travaillant sur sa machine à écrire.

Du coup, on s'ennuie assez vite et on ne s'attache jamais vraiment aux personnages et à leur curieuse amitié.


Date de sortie en salle : 23 mai 2012

Date de sortie du DVD : 17 octobre 2012

 

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 21:19

Soto---Beaubourg-www.zabouille.over-blog.com.jpg

A l'occasion de l'entrée dans ses collections de 20 oeuvres de Jesús Rafael Soto (1923-2005), le Centre Pompidou présente le travail de cet artiste majeur de l’art cinétique en Europe durant les années 1950 et 1960.

 

Ses oeuvres jouent sur l'effet d'optique, créer par la superposition de lignes et carrés, par l'utilisation de la lumière et par celle du mouvement - vibration de l'oeuvre et/ou déplacement du visiteur. Plonger dans ses compositions de peinture, de métal et de plexiglas créé des impressions étranges de vertige et d'aspiration.

Une des oeuvres de la série "Pénétrables" est présentée en entrée d'exposition. Il s'agit de centaines de tiges verticales suspendues dans l'espace qui compose un cube de couleurs. Soto offre au visiteur l'occasion rare de traverser une oeuvre d'art. Cette traversée crée une sensation étrange de perte de repère et d'équilibre.

A vivre.


 

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8 mars 2013 5 08 /03 /mars /2013 22:29

Dali-a-Pompidou-www.zabouille.over-blog.com.jpgLe Centre Pompidou, qui n'avait plus organisé d'exposition sur Dali depuis 1979, consacre à l'artiste une grande rétrospective jusqu'au 25 mars.

Associé au Museo Nacional Centro de Arte Reina Sofia de Madrid, le musée parisien a réuni près de 200 oeuvres de l'artiste dont 120 peintures.

 

Ce qui surprend au premier regard, c'est la dimension des oeuvres qu'on imaginait souvent bien plus grandes qu'elles ne le sont réellement. Ensuite, c'est la qualité du travail de l'artiste. Le travail sur la lumière, l'éclat des couleurs, la précision extrême de l'exécution, la richesse de la composition, la multitude des symboles, les différents degrés de lectures possibles selon l'angle de vision.

Chaque oeuvre est d'une telle richesse qu'il est impossible de percevoir en un seul regard tous les éléments qui la compose. Aussi, la rétrospective se visite moins vite que n'importe quelle autre exposition. D'abord, parce que Dali attire la foule et qu'il faut "faire la queue" pour accéder à chaque oeuvre. Ensuite, parce que chaque visiteur scrute pendant plusieurs minutes chaque tableau, reculant pour en percevoir le personnage central, son double "caché" et s'approchant au plus près pour percevoir tous les détails, personnages d'arrière plan et trompes-oeil. Un jeu de cache-cache ultra ludique qui crée d'étranges conversations entre les visiteurs, chacun guidant l'autre dans la découverte des personnages ou symboles cachés.

Qualité d'exécution, humour et folie, cette rétrospective Dali vaut tous les divertissements.

A voir d'urgence.


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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 17:32

Hitchcock---www.zabouille.over-blog.com.jpg1959, alors que "La Mort aux trousses" vient de sortir en salle, Alfred Hitchcock est à la recherche du scénario de son prochain film. Il s’intéresse au livre "Psycho" qui vient de sortir en librairie et veut,au grand dam des studios, en faire son premier film d'horreur. Hitchcock, secondé par son agent et son épouse Alma, se lance dans un tournage sans réel soutien de la Paramount.

 

Gervasi s'empare du maître du suspens est en fait le héros d'un roman de gare. Il y a un peu tout et surtout n'importe quoi dans ce film où la relation de couple entre Hich et Alma est au centre de tous les intérêts sauf du notre. Rien dans le contenu du film, comédie romantique à la psychologie de bas étage, ne vient nous sauver de l'ennui. On n'y apprend pas grand chose et on est même un peu gênés par certaines libertés historiques.

Côté interprétation, Anthony Hopkins engoncé dans son double menton ne disparait jamais tout à fait. Heureusement Helen Mirren et Scarlett Johanson sont parfaites et offrent les rares bons moments de ce film d'autant plus mauvais qu'il s'attaque à un monstre sacré du 7ième art.

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 14:45

folle-de-chaillot.jpgA la terrasse du café "Chez Francis", place de l’Alma, quatre hommes « d’affaires » montent un plan pour exploiter le sol « pétrolier » de Paris. La comtesse Aurélie, dite la Folle de Chaillot, amoureuse de la nature et des petits gens, décide de déjouer leur traffic.


Le premier acte se déroule sur une scène grande comme un mouchoir de poche habitée par un décor des plus moches et par 15 comédiens qui font ce qu’ils peuvent pour se mouvoir dans un espace si étroit. On ne comprend pas bien le parti pris de Didier Long, le metteur en scène. D’autant plus que le texte bavard, aux formulations vieillottes et alambiquées, pèse déjà bien lourd. A cette lourdeur des mots et de la mise en scène s’ajoute la perruque, les foufs et le maquillage outrés d’Annie Duperey alias la Folle de Chaillot. Le sentiment d’étouffement généralisé rend cette première partie longue et pénible.

Le second acte met en scène notre héroïne et ses copines frappadingues dans son antre souterrain. Le décor, entre sous-marin et égouts, est un peu plus impressionnant et la scène, curieusement, semble avoir, un peu, gagné en profondeur.  On retrouve comme dans la première partie des monologues trop longs mais quelques bons mots viennent égayés le texte. Les personnages des  Folles (Catherine Salviat, Catherine Hosmalin et Fabienne Chaudat) et du chiffonnier (parfait Dominique Pinon) offrent de bons moments mais Annie Duperey campe une folle de Chaillot trop sage pour séduire vraiment.


On sort du théâtre en se demandant quel est l'intérêt de monter, en 2013, cette pièce vieillissante de Jean Giraudoux, si ce n'est pour ne rien en faire de plus.

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 20:42

Dans les aCollaboration---zabouille.over-blog.com.jpgnnées 30, Richard Strauss cherche un nouveau librettiste. Il propose à  l'écrivain Stefan Zweig d'écrire le livret de son prochain opéra. L'admiration réciproque se transforme rapidement en amitié et ce malgré la montée du nazisme. Car si Strauss collabore, sous la contrainte, avec le régime nazi, Stefan Zweig, juif, prend pleine conscience du péril qui s'installe.

 

La pièce vaut surtout par l'interprétation de ces deux comédiens principaux tous deux très habités par leur rôle.

Michel Aumont campe un Strauss qui ne vit que pour son art quitte à en perdre un peu de vue la réalité politique. Didier Sandre est un Stefan Zweig hyper sensible et particulièrement affecté par la montée du nazisme. Ces deux grands comédiens donnent à cette pièce un peu trop bavarde et au texte sans réelle envolée, le romanesque qui lui manque.

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18 février 2013 1 18 /02 /février /2013 20:43

extrement-fort---www.zabouille.over-blog.com.jpgSeptembre 2011, Oskar Schell, 11 ans, découvre une clé dans le dressing de son père qui vient de mourir lors des attentats du World Trade Center.Commence alors une chasse aux trésors au coeur de New-York pour retrouver la serrure correspondant à cette clé.

 

On savait Stephen Daldry, réalisateur de l'excellent "the Hours" et des très plaisants "Billy Elliot" et "The Reader", amateur de scènes lacrymales. Dans "Extrêmement fort et incroyablement près", il joue à fond sur la corde sensible. C'est un peu lourd et cela perd en efficacité. On aimerait adhérer totalement au récit mais cette émotion artificielle perturbe d'autant plus qu'elle a pour décor un drame de notre histoire moderne, sans doute encore trop proche pour qu'on se lâche totalement sur le spectacle d'une émotion complaisante.

 

Date de sortie en salle : 29 février 2012

Date de sortie en DVD : 4 juillet 2012

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 20:34

wadjda.jpgDe nos jours, à Riyad, Wajdja, 12 ans, moderne, dégourdie et indépendante, dénote au milieu des jeunes filles de son âge. Elle rêve de s'acheter un vélo pour faire la course avec son ami Abdallah. Mais, en Arabie Saoudite, une jeune fille comme il faut ne fait pas de vélo. 

Cette histoire simple permet à Haifaa al Mansour de montrer le quotidien des familles d'Arabie Saoudite. Un pays mené par des traditions archaïques et séduit par un modernisme de plus en plus présent. Si les femmes sont les premières victimes de ces traditions, les hommes n'en subissent pas moins cette pression mais ni elles, ni eux, ne semblent prêts à se lever pour s'en détacher totalement. Le récit d' Haifaa al Mansour est fluide, distrayant et édifiant. Un beau film.

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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 22:10

fleurs-pour-algernon-www.zabouille.over-blog.fr.jpgDeux chercheurs mettent Charlie, simple d'esprit, à l'épreuve : il doit se déplacer dans un labyrinthe plus rapidement qu'Algernon, une souris blanche, au cerveau modifié par la science. La souris bat sans cesse Charlie jusqu'au jour où les chercheurs effectuent sur celui-ci la même intervention chirurgicale. L'intelligence de Charlie croît alors de façon vertigineuse. 

Gérald Sibleyras adapte pour le théâtre le livre de Daniel Keyes. Dans une mise en scène aussi impressionnante qu'efficace d'Anne Kessler, Grégory Gadebois, seul en scène, magnifie cette histoire de perte de soi et des autres, pertes répétées et diverses. La très progressive transformation du héros est interprétée par le comédien avec une précision et une finesse bluffante. Si le dernier quart de la pièce est un peu en deçà du reste, on demeure, jusqu'au bout, captivé par le destin de Charlie Gordon et l'interprétation de Grégory Gadebois.

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 19:57

ratp www.zabouille.over-blog.comDepuis 4-5 ans qu'il n'est plus possible de stocker des tickets de métro sur soi sans que ceux-ci se démagnétisent au bout d'une semaine et que les guichetiers invoquent une modification de la qualité de la bande magnétique pour des soucis d'économie, la RATP se décide enfin à communiquer sur cette défaillance technique qui s'avère bien pénible pour les voyageurs.

 

Contrairement aux propos de la majorité de ses guichetiers, pas de bande magnétique au rabais selon la Direction de la RATP mais une prolifération d'aimants sur nos équipements.

En attendant que ses fournisseurs trouvent une solution, la RATP distribue le flyer ci-contre nous conseillant : "ne rangez pas vos billets à proximité immédiate des fermoirs de vos sacs à main, des étuis GSM, des étuis à lunettes, des calepins, des lecteurs MP3, des téléphones, des clés et de la monnaie."

Un jeu d'enfants...

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 21:30

mes-meilleures-amies-www.zabouille.over-blog.com.jpgVie sentimentale sordide et vie professionnelle instable, Annie n'est pas au mieux de sa forme. Seule son amitié avec Lilian lui donne des satisfactions. Jusqu'au jour où celle-ci lui demande d'être sa demoiselle d'honneur.

 

Annoncé comme un "Very Bad Trip" au féminin, "Mes meilleures amies" n'en demeure pas moins un film pour filles avec ses nombreuses scènes romantico-cucul et ses clichés.

Du coup, même si on n'est pas fan des comédies-trash , on trouve les scènes "pipi-caca-vomi" pas si mal et le lynchage du mariage à l'Américaine réjouissant.

On n'échappe pas pour autant aux longueurs et nombreux coups de mou qui jalonnent les 2h00 de film.

A réserver aux amoureux du genre.


Date de sortie du film : 10 août 2011

Date de sortie du DVD : 14 décembre 2011

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 00:00

BAFTA-Christoph-Waltz-www.zabouille.over-blog.com.jpgComment peut-on oser remettre à Christof Waltz le BAFTA du meilleur acteur de SECOND rôle pour "Django Unchained" alors qu'il est quasiment de tous les plans dans les deux premières heures et qu'il participe de façon majeure à l'intérêt artistique du film ?

Ca me dépasse. 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 21:30

Be-Happy-www.zabouille.over-blog.com.jpgPoppy, 30 ans, institutrice, dégage une fantaisie et une gaité hors du commun. Elle partage ses journées entre ses élèves qu’elle soigne avec attention et ses copines. Son travail la passionne, elle s’éclate aux cours de flamenco et de trampoline et prend des leçons de conduite.


Poppy croise des personnes qui adhèrent à son euphorie forcenée, d’autres qui en sont irrités et qui parviennent, un peu, à ébranler son optimisme. La joie de vivre exprimée par Poppy est tellement excessive qu’elle semble sur-jouée par le personnage même.  Du coup, on cherche ce que cela cache et on ne trouve pas grand chose.

On ne comprend pas très bien quel message Mike Leigh veut faire passer : qu’on ne peut imposer à ses contemporains une gaité qui n’est pas la leur ? Que le spleen peut se transmettre aux êtres les plus joyeux ? Pas très intéressant.

 

Date de sortie en salle : 27 août 2008

Date de sortie en DVD : 1er juillet 2011

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 17:55

Hyancinthe-et-Rose-zabouille.over-blog.com.jpegFrançois Morel est un amoureux des mots, auteur précis et drôle.

François Morel est un récitant malicieux.

François Morel est un comédien génial.

Au théâtre la Pépinière, l'association de ces talents donne "Hyacinthe et Rose" qui conte les souvenirs d'un petit parisien. Souvenirs des moments passés chez ses grands parents Hyancinthe, communiste, et Rose, catholique, tous deux amoureux passionnés des fleurs.

Accompagné du multi-instrumentiste Antoine Sahler, dans une mise en scène simple et efficace, François Morel incarne les différents personnages qui habitent ces anecdotes hilarantes, souvent tendres et à l'occasion émouvantes. Une heure de pur bonheur.

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 15:17

la-derniere-piste---www.zabouille-.over-blog.com.jpgEn 1845, dans l'Oregon, trois familles engagent Meek, trappeur, pour les guider à travers les hauts plateaux désertiques. Très vite, ils s'égarent sur cette terre hostile. Les rations d'eau diminuent et l'angoisse s'installe peu à peu.

Ce qui surprend immédiatement c’est le format carré de l’image, sa qualité vidéo très moderne et les costumes qui sonnent un peu faux. On a l'impression de regarder une reconstitution filmée plus qu'une pure oeuvre cinématographique.

Ensuite, on remarque la place que la réalisatrice donne au silence et au vide, vide qu'impose l'immensité de l'espace, vide que commande la routine de cette marche sans fin. L'ennui fera donc partie du voyage de ces pionniers du grand ouest et du spectateur.

Cette marche longue, pénible et inquiétante, habillée d'austérité, illustrée de paysages impressionnants et de visages marqués pourrait être intéressante si elle était ponctuée de quelques évènements autres que les gestes du quotidien. La seule évolution réellement marquante est celle de la place des femmes, reléguées aux rôles d'observatrices silencieuses en début d'aventure qui évoluent vers le rôle de décideur au fur et à mesure de l'aventure.

C'est un peu juste pour passionner vraiment.

 

Date de sortie en salle : 22 juin 2011

Date de sortie en DVD : 1er août 2012

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 20:06

Ita-L.-Nee-Goldberg-www.zabouille-overblog.com.jpg

  Le 12 décembre 1942, à Paris, Ita, seule dans son appartement, a une heure pour décider de fuir ou d'attendre le retour de la gestapo… 1 heure pour s'interroger et pour se souvenir. 

 

Hélène Vincent incarne une femme simple qui a souvent été confrontée à la violence et à la peur. Une femme à qui on a rappelé trop souvent qu’elle est juive. Il y a d'abord eu l'Ukraine qu'il a fallut fuir, la première guerre mondiale qui lui a pris son mari mort pour la France et maintenant la persécution sous l’occupation Allemande. Cette heure de doute, où tous les sentiments se mélangent, convoque les petits et grands souvenirs, ceux qui font revivre la vie heureuse à Odessa puis en France, ceux de la perte qui déchirent ou ceux de la mesquinerie et la lâcheté des voisins qui désolent.

 

Hélène Vincent joue comme personne la valse des émotions. Sur son visage et son corps, dans son regard et dans sa voix (quelle maîtrise de la tonalité !), se marquent et se succèdent avec une fluidité terrible le bonheur d’un souvenir, l’espoir, l’effroi, le renoncement. L’incarnation est telle qu’on en oublie les quelques faiblesses du texte. Elles seraient importantes si on était face à une lecture ou une démonstration. Ici, c’est Ita, en danger, qui nous conte son histoire avec sa simplicité et une certaine fraicheur qui ne demande qu’à renaître.  

Le théâtre du Petit Saint Martin comme son nom l’indique est une salle à taille humaine. Ecouter et regarder Hélène Vincent dans de telles conditions est une chance inestimable qu’il ne faut pas laisser passer.

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6 février 2013 3 06 /02 /février /2013 22:00

Les-acacias-zabouille.over-blog.com.jpgA Asunción au Paraguay, Ruben, chauffeur routier, prend à son bord Jacinta et son bébé pour les emmener à Buenos Aires.

 

Du film de Pedro Giorgelli, on retient surtout l'exercice de style : raconter l'histoire de la rencontre de ces trois personnages enfermés dans la cabine d'un camion sans réelle mise en scène de cinéma, avec des dialogues au minima, en comptant très fort sur le talent des comédiens qui feront parler les silences. 

 

Ainsi, la mise en scène se résume les 3/4 du temps à une succession de champs / contre-champs et les dialogues sont rares et épurés au maximum. Les évènements animant ce scénario sans surprise (on voit vite d'où on part et on comprend vite où on va, à tous les niveaux) se limitent à un passage de douane et à trois pauses pipi. Mieux vaut n'être pas trop énervé et surtout très disponible pour visionner les 1h25 de film.

 

"Les Acacias", dans son minimalisme forcené, n'est jamais très loin de basculer dans le néant. L'émotion, sous de faux airs de délicatesse, est trop téléguidée pour agir vraiment. Et, si on tolère l'ennui c'est uniquement grâce aux comédiens plutôt bons dans l'exercice et à l'attente d'une bonne surprise qui ne viendra pas vraiment.

 

Caméro d'Or Cannes 2011.

 

Date de sortie en salle : 4 janvier 2012

Date de sortie en DVD : 9 mai 2012

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5 février 2013 2 05 /02 /février /2013 20:24

Moonrise-Kingdom.jpgEn 1965, sur une île au large de la Nouvelle-Angleterre, Suzy, ado aux impulsions violentes, et Sam, orphelin rejeté par ses camarades scouts, fuguent. Alors qu’une forte tempête approche, la population de l’île organise les recherches.

 

Sur le papier, cette jolie petite histoire d’enfants différents rejetés par la société promet de vite tourner à la niaiserie et à l’ennui. C’est sans compter sur le goût du décalage de Wes Anderson.

 


Particulièrement en forme, le réalisateur propose un conte psychédélique où les enfants vivent libres et contre tous leur amour et l’aventure. C’est barré, drôle, romantique et désespéré. Les comédiens (Bill Murray, Edward Norton, Bruce Willis, Frances Mc Dormand et les enfants Jared Gilman et Kara Hayward) sont excellents.

 
Chaque image, chaque plan est composé avec un soin minutieux et nous emporte dans un univers à part, loin de toute réalité. La maîtrise formelle impressionne et hypnotise. Elle joue un rôle primordial dans le plaisir suscité par le film quitte à reléguer au second plan le propos. Si vous n’êtes pas sensible à cet univers ultra stylisé, vous risquez le rejet. Mais ça vaut le coup d’essayer.

 

Date de sortie en salle : 16 mai 2012
Date de sortie en DVD : 25 septembre 2012

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1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 14:42

radiostars.jpgL'équipe de l'émission de radio "Breakfast-club" vient de perdre sa première place au classement des émissions du matin. La Direction de Blast FM leur impose une tournée d'été en province pour remonter l'audience.

 

Les bonnes blagues se comptent sur les doigts d'une main dans cette comédie française où les bons sentiments à deux sous sont légion.

Romain Levy multiplie les scènes contemplatives de ces supers potes dans leur bus roulant à travers champs sur fond de musique cool. Sans doute pour remplir le vide d'un film sans réel scénario.

Les comédiens sont sympathiques mais ne parviennent pas à tromper notre ennui.

 

Date de sortie en salle : 11 avril 2012

Date de sortie du DVD : 12 septembre 2012

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30 janvier 2013 3 30 /01 /janvier /2013 13:52

J-aime-regarder-les-filles.jpg

Mai 1981, François Mitterrand va être élu à la présidence de la République. Primo devrait préparer son bac si Gabrielle, jeune fille de la bourgeoisie parisienne n’occupait pas toute son attention.


Frédéric Louf nous propose un film sur les ados sur fond de guerre des classes et de l'arrivée de la gauche au pouvoir.

Un récit aussi captivant qu’une bluette pour jeune fille en fleurs. Seul vrai intérêt du film : la prestation de Pierre Niney, parfait.

 

Bref, un film sur les ados écrit par un adulescent. C’est tellement frais que ça nous laisse froid.

 

Date de sortie en salle : 9 juillet 2011 

Date de sortie du DVD : 3 janvier 2012

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 18:43

Django-Unchained.jpg

Dans le sud des États-Unis, en 1858, le Dr King Schultz, un chasseur de primes allemand, anti-esclavagiste, achète Django, un esclave qui peut l’aider à identifier les bandits qu’il recherche. Schultz promet à Django, qu'en échange, il l'aidera à retrouver sa femme, esclave elle aussi.

 

Tarantino nous offre, dans les deux premières heures de son film, du très grand cinéma. Mise en scène superbe, parfaite maîtrise du récit, dialogues ciselés, dosage précis des émotions et accompagnement musical aux petits oignons. Christoph Waltz est exceptionnel, Jamie Foxx assure avec finesse l'évolution de son personnage et Di Caprio campe le méchant avec grand talent.

Tarantino, tout en conservant ce qui fait sa patte - humour et décalage - propose un cinéma plus classique, plus tenu, comme si la part historique et émotionnelle de son sujet l'imposaient. Ces deux premières heures sont admirables et passent en un éclair.


Puis, après avoir tenu les trois quarts de son récit sans le moindre écart, Tarantino lâche la bride et se fait totalement plaisir. C'est le moment de la vengeance et tout est permis. La série B, qu'il affectionne tant, s'impose. Le "too much" envahit chaque plan : les litres de sang coulent à flots et les morts ne tombent plus mais explosent sous les balles (bruitage à l'appui). Alors évidemment, on en rigole mais on en veut à Tarantino de gâcher un peu l'admiration suscitée par les deux premières heures d'un film qu'il faut absolument aller voir quoiqu'il en soit.




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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 18:07

Cosmopolis.jpgEric Packer, golden boy multi-millionnaire hypocondriaque, traverse dans sa limousine un New-York au bord du chaos. Au fur et à mesure de la journée, les émeutes anti-capitalisme se multiplient, les rencontres se font de plus en plus menaçantes et le golden boy vacille. 

  

Affreusement bavard, le cauchemar d'Eric Parker devient le notre. C'est très long et assommant à la limite du compréhensible. La mise en scène très stylisée de David Cronenberg assortie de ce verbiage en devient un peu ridicule.

Du coup, le sort de Packer qui redécouvre le monde nous indiffére.


Si vous voulez voir du cinéma avec limousine, préférez l'excellent "Holy Motors" de Leos Carax.
 

 

Date de sortie en salle : 25 mai 2012

  Date de sortie du DVD : 25 septembre 2012

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