SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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30 novembre 2014 7 30 /11 /novembre /2014 17:27

Augustine-Kofie---Pavillon-Carre-Beaudouin---Paris-20e---1.JPG

Augustine-Kofie---Pavillon-Carre-Beaudouin---Pari-copie-2.JPG

L'artiste Américain, Augustine Kofie a investi le mur du Pavillon Carré Baudouin, rue de Ménilmontant.

Plus de photos sur artstreetic.over-blog.com

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26 novembre 2014 3 26 /11 /novembre /2014 16:42

Elisabeth-Reynaud--Niki-de-SaintPhalle---www.zabouille.over.jpgSi vous aussi avez été totalement conquis par la rétrospective Niki de Saint-Phalle au Grand Palais, vous adorerez poursuivre la découverte de l'artiste avec le livre d'Elisabeth Raynaud.

L'auteur y dessine, aux détours de multiples anecdotes, un portrait touffu de l'artiste. Le récit est, à l'image de Niki de Saint-Phalle, faussement désordonné dans une écriture originale et bousculée. Plutôt déstabilisant dans les premieres pages, très vite ce style nous fait toucher au plus près la personnalité de l'artiste et l'origine de ses oeuvres.

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23 novembre 2014 7 23 /11 /novembre /2014 22:02

Dans-la-cour---www.zabouille.over-blog.com.jpgAntoine, musicien dépressif sans emploi, se fait engager comme concierge dans une co-propriété privée. Parmi les propriétaires se trouve Mathilde, femme mûre et active, peu à peu submergée par ses angoisses.


A voir pour le Duo Deneuve-Kerviel, parfaits tous les deux. L'histoire manque de peps pour intéresser vraiment.


Date de sortie en salle : 23 avril 2014

Date de sortie en DVD : 3 septembre 2014

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21 novembre 2014 5 21 /11 /novembre /2014 23:47

Comment-vous-racontez-la-partie-www.zabouille.over-blog.com.jpgNathalie Oppenheim, écrivain récemment primée, est l'invitée des samedis littéraires de Vilan en Voléne. Elle est accueillie par Roland, animateur socioculturel, lettré et passionné. Dans la salle polyvalente, face au public, elle effectue des lectures et est interviewée par Rosanna Ertel-Keval, journaliste littéraire vedette et enfant du pays.


Ici, il est question de littérature, de création, de jeux de rôle, de rapports de force, de snobinisme, de frustration...

Les personnages, pourtant caricaturaux, sont si riches, les situations pourtant convenues si ouvertes, les rapports humains si ambigus, les échanges si tortueux et les silences si parlant qu'on peut percevoir dans cette pièce de multiples messages.


Dominique Reymond est, une fois de plus, excellente dans le rôle de la journaliste snobinarde, en perpétuelle représentation, persuadée d'avoir percé à jour l'artiste et qui veut absolument lui faire dire ce qu'elle veut entendre. Zabou Breitman est très juste dans le rôle de l'écrivain, fausse oie blanche, qui accepte l'idée de l'interview publique sans en jouer tout à fait le jeu.L'animateur magnifique est interprété par Romain Cottard tout en délicatesse comique. André Marcon campe un maire, vieux politicard, à tue et à toi, plus vrai que nature.

Les décors, la lumière et la mise en scène sont au diapason de la qualité des interprètes. Le travail sur le son, jusqu'a celui des costumes, est  particulièrement soigné.

Le récit est parfaitement mené. Le rythme travaillé ménage silences et temps morts entre les scènes d'affrontement, d'intimidation, de gêne polie et de pure burlesque.

Certains y voient du mépris pour la province. Pourtant, le trait qui peint la candeur provinciale n'est pas plus épais que celui qui dessine la suffisance parisienne. Et on rit (beaucoup) tout autant des simagrées de la journaliste que des enthousiasmes de l'animateur local.

A voir !

Jusqu'au 6 décembre au théâtre du Rond Point puis en tournée en Province.

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19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 00:36

Lulu-femme-nue-www.zabouille.over-blog.com.jpgA Saint-Gilles-Croix-de-Vie, après avoir passé un entretien d'embauche qui l'a humiliée, Lulu décide, un peu par hasard, de ne pas rentrer à Angers et de s'éloigner quelques temps de son mari et de ses enfants. De belles rencontres lui redonneront le courage qui lui manque.

 

Karine Viard, pour ses retrouvailles avec Solveig Anspach, est à nouveau magnifique dans ce rôle de femme simple qui s'offre un peu de liberté. 

A ses côtés Bouli Lanners, Philippe Rebot, Pascal Demolon, Marie Payen, Solène Rigot et Nina Meurisse sont parfaits de délicatesse et de burlesque. Cerise sur le gâteau de ce casting impeccable, Claude Gensac, en vieille dame un peu seule.  

Un beau moment.

 

Date de sortie en salle : 22 janvier 2014

Date de sortie en DVD : 11 juin 2014

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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 18:02

Abus-de-faiblesse---www.zabouille.over-blog.com.jpgMaud, récemment hémiplégique suite à une hémorragie cérébrale, engage comme comédien principal de son prochain film, Vilko, escroc notoire.


Catherine Breillat raconte sa rencontre malheureuse avec Christophe Rocancourt. Isabelle Huppert est impressionnante dans le rôle de la réalisatrice emprisonnée dans un corps qui ne répond plus et victime consentante de Kool Chen lui même très bon dans le rôle du manipulateur. Breillat conte son histoire avec distance et un certain humour. Jamais, elle ne tombe dans le misérabilisme ou le pathos. Cela donne au film un ton étrange assez fascinant.

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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 00:01

Kinship-www.zabouille.over-blog.com.jpgA la seconde où Isabelle Adjani apparaît me vient le souvenir du personnage d'Édith Scob dans "Les yeux sans visage". Il faut quelques minutes pour que cette pensée aussi inattendue que dérangeante s'efface et laisse place à une attention soutenue pour la pièce. Le texte confirme rapidement que les auteurs contemporains disposant d'une belle plume ne sont pas légion. L'intrigue sans aucune originalité se tisse à grosses ficelles, les sentiments se dessinent à gros traits et les situations sont dignes d'un mauvais roman de gare. Les voix off évoquant les pensées des personnages ou celle d'Adjani clamant Phèdre avec une emphase surannée ajoutent au ridicule. 

Les scènes courtes (22 en 1h45...) se succédent séparées par des "noirs" permettant les changements de décors que le metteur en scène a heureusement voulus très épurés n'ajoutant donc pas de lourdeur à la lourdeur. Il habille tout de même le vide global d'un immense écran vidéo positionné en fond de scène. Les jolies images noir et blanc projetées apportent une pointe d'esthétisme à l'ensemble. 

Isabelle Adjani adopte un jeu grandiloquent totalement décalé par rapport au  ton porté par le texte et celui adopté par ses partenaires, Niels Schneider et Vittoria Scognamiglio, qui s'en sortent avec honneur en jouant avec vivacité et une simplicité moderne plus approprié à ce style théâtrale.

Une pièce qu'on oubliera vite pour conserver d'Isabelle Adjani de bien meilleurs souvenirs.

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 00:06

Magic-in-the-moonlight--www.zabouille.over-blog.com.jpgUn magicien célèbre, content de lui, qui ne croit ni aux esprits, ni à Dieu, ni vraiment à l'amour, va voir ses certitudes bousculées par une jolie rousse aux curieuses pratiques.

Cette histoire simple se regarde avec plaisir, comme un doux moment. Les comédiens sont parfaits, les images de la Côte d'Azur, telles de beaux dessins, évoquent celles du très romantique Elle et Lui. Mais ce sont surtout les dialogues savoureux et drôles qui enchantent.

Un Woody Allen charmant qu'on risque toutefois d'oublier assez vite.

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25 octobre 2014 6 25 /10 /octobre /2014 21:43

Mommy---www.zabouille.over-blog.com.jpgDiane récupère, son fils Steve qui souffre de TDAH et vient de se faire virer d'un établissement spécialisé.

 

On retrouve dans Mommy la créativité visuelle, le soin esthétique tout particulier que Dolan donne à ses films. C'est ce qui séduit immédiatement. L'image est belle, la lumière très travaillée, le montage précis. Dolan joue sur la vitesse de l'image, sur le son mais aussi sur la dimension de l'écran. Ainsi son film s'inscrit 90% du temps dans un format carré auquel les filtres qu'il utilise donnent une curieuse allure d'Instagram. Ce que Dolan maitrise parfaitement également c'est la qualité des dialogues. Ici aussi il s'en donne à coeur joie et l'argot québécois que parlent ses personnages accentue cette impression de virtuosité. Ca va vite, ça cogne juste, c'est souvent drôle. On retrouve aussi ses actrices fétiches Anne Dorval et Suzanne Clément, déjà au générique de "J'ai tué ma mère", toutes deux inoubliables. Dans le moins bien, on n'échappe pas à une BO ultra présente. A la limite de l'overdose. D'autant plus que les goûts musicaux de Dolan ne font pas vraiment dans l'originalité ou l'undergound. Une très belle scène de danse regroupant les trois personnages principaux perd un peu de son charme accompagnée par une chanson de Céline Dion. L'intensité des émotions jouées par les comédiens est desservie par la musique. C'est d'ailleurs souvent dans les scènes plus sensibles que Dolan pêche par excès, d'esthétisme, de musique, de pathos. Il n'en demeure pas moins un des réalisateurs les plus créatifs et percutants.

 

 

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24 octobre 2014 5 24 /10 /octobre /2014 14:42

A la Fiac sous la Nef du Grand-Palais, de grandes galeries venues du monde entier exposant leurs artistes. Cela va de l'illustre inconnu (pour les profanes que nous sommes) à Picasso (par exemple). Sélection vue cette année : 

 Francesca Pasquali 

Francesca-Pasquali.JPG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   Gideon Rubin                       

    Gideon Rubin - After Monet

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  Latifa Echakhch

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  Kimsooja 

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   Philippe Grono (photo)                                          Raoul De Keyser                                 

  Philippe-Grono---Ascenseur-n-1-26-Broadway-NY--2-.JPG                       Raoul-de-Keyser.JPG  

                                          

P1080423.JPG



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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 21:16

Niki-de-Saint-Phalle-les-mariees---www.zabouille.over-blog.jpgCe sont près de 200 oeuvres choisies parmi les miliers réalisées par Niki de Saint-Phalle qui sont exposées à l'occasion de cette très belle rétrospective. On découvre tout d'abord ses tableaux-assemblages de jouets, outils, ustensiles de cuisine... puis de couteaux, lames et révolvers, collés sur des toiles blanches. Assemblages d'objets en tout genre qu'on retrouve aussi chez les mariées aux allures de Peau d'âne dont on ne sait trop si elles sont issues d'un conte de fée ou d'horreur.niki-de-Saint-Phalle---mere-devorante--www.zabouille.over.jpg

Elles sont suivies des mères dévorantes, femmes au visage aplati et difformes, évoquant la mère castratrice de l'artiste. Vient ensuite sans doute la plus belle salle où sont majestueusement exposées les nanas, immenses, fantasques et libres. On peut y voir les trois danseuses réalisées en mosaïque présentées sur un plateau tournant, les nanas noires - le nana power étant soeur du black power - la nana verte et son sac à main....Niki de Saint-Phalle - www.zabouille.over-blog.com-copie-1

A l'image de cet espace magnifique, toute l'exposition bénéficie d'une très belle scénographie. Éclairage soigné, mise en place aérée, présence visuelle et sonore de l'artiste dans toutes les salles à travers des vidéos d'interview ou de séances de travail. Les oeuvres dites des Tirs, réalisées à la carabine, occupent la deuxième grande salle des galeries. On peut notamment y admirer l'impressionnant et apocalyptique King Kong. Oeuvre grandiose qu'on pourrait observer pendant des heures. Niki-de-Saint-Phalle---King-kong--www.zabouille.over-blog.c.jpgLe rêve de Diane est présenté pour la première fois dans une salle dédiée permettant aux visiteurs de la découvrir dans tous ses détails. L'exposition se termine en offrant une belle place aux créations publiques et architecturales de l'artiste tels le parc des Tarots.

L'ensemble, remarquable aussi par sa mise en place, permet de prendre connaissance de la diversité de l'étrange univers de l'artiste entre fantaisie et gravité et d'en découvrir la richesse et la qualité. Un très beau voyage.

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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 20:21

marie-dubois --- www.zabouille.over-blog.com.jpgSon visage pâle au regard clair et son sourire un rien moqueur ont accompagné le cinéma français des années 60 et 70. Les grands et très grands cinéastes de l'époque l'on fait tourner : Truffaut, Rohmer, Sautet, Resnais, Enrico, Malle, Molinaro, Oury, Verneuil, Lautner, ... Pour qui a été bercé par ce cinéma, ses traits, son sourire, sa voix sont familiers et sa présence marquante. Elle a connu le succès populaire avec la "Grande Vadrouille" dont elle tient le premier rôle féminin. Dans "Vincent, François, Paul et les autres», elle est l'épouse désabusée et forte de Michel Piccoli. Une présence lumineuse face aux autres monstres Montant, Depardieu et Reggiani. Sa carrière s'est ralentie avec la maladie, une sclérose en plaques qu'elle médiatisa pour sortir les malades de l'ombre.

Marie Dubois est décédée ce lundi.

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12 octobre 2014 7 12 /10 /octobre /2014 10:54

Afrique-s-1---Pascal-Maitre---www.zabouille.over-blog.com.jpgLa MEP présente "Afrique(s)", l'exposition d'une cinquantaine de photos de Pascal Maitre, photo journaliste qui arpente le continent Africain depuis une trentaine d'années. 13 pays sont représentés dans de très beaux clichés graphiques et colorés, peu misérabilistes mais accompagnés de commentaires qui nous rappellent que le continent Africain subit sans cesse tous les maux de l'humanité.

Afrique-s-3---Pascal-Maitre---www.zabouille.over-blog.com.jpgAfrique-s-4---Pascal-Maitre---www.zabouille.over-blog.com.jpgAfrique(s)2 - Pascal Maitre - www.zabouille.over-blog.com

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 11:24

Rene-Burri-1---www.zabouille.over-blog.com.jpgLa MEP choisit de présenter le travail de Burri sous le théme du Mouvement. Une centaine de photographies de périodes et de styles différents sont ainsi présentées.  René Burri, photographe Suisse, agé de 80 ans, a illustré de ses clichés les grands événements et hommes du 20e Siècle. Picasso, Tinguely, Churchill, Che Guevara figurent dans la partie "noir et blanc" de l'exposition. Mais ce sont les clichés plus récents en couleurs qui marquent visuellement le plus.

 Rene-Burri-4---www.zabouille.over-blog.com.jpg Rene-Burri-2---www.zabouille.over-blog.com.jpg 

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 11:44

Truffaut-Cinematheque---www.zabouille.over-blog.com.jpgLe 21 octobre 1984, François Truffaut mourait. A l'occasion de ce trentième anniversaire, la Cinémathéque consacre une grande exposition au cinéaste. 

Mise en place de façon chronologique l'exposition présente la vie du réalisateur, de son enfance à sa mort, en passant par les années Cahier du cinéma et la réalisation de ses grandes oeuvres. Composée pour l'essentiel de documents sous vitrine (correspondance, extraits de scénario, photos,...), elle présente également sur écran quelques extraits de film et la reconstitution du bureau de Truffaut.

L'exposition semble plus avoir été réalisée par des bibliothécaires que par des cinéphiles. Bien sage et un brin poussiéreuse, elle manque de vie, d'autant plus qu'on déguste avec délectation la diffusion du casting passé par Léaud pour les "400 coups", petit bijou d'espiéglerie. L'ensemble manque aussi d'un regard. Ainsi, la Cinémathéque ne sort pas des sentiers battus et présente ce que tout petit amateur de Truffaut connait déjà.On aurait donc aimé ressentir un peu plus d'émotion, gaie ou triste selon les moments. Il est vrai que l'exposition néglige le son, grand porteur d'émotions, qui n'est ici traité que dans la diffusion à l'entrée de l'exposition d'une des B.O. composées par George Delerue, ou d'interview à écouter au casque. Pourtant les dialogues de Truffaut sont marquants et il choisissait souvent des acteurs possédant des voix bien particulières. Entendre en fond sonore les voix de Charles Denner, de Delphine Seirig, de Michael Lonsdale, de Jeanne Moreau, de Jean-Louis Trintignant, de Fanny Ardant... disant les mots de Truffaut, ou entendre le pas des jambes des femmes qui "sont des compas qui arpentent le globe terrestre en tous sens, lui donnant son équilibre et son harmonie" aurait pu ajouter un peu d'âme à cette exposition. 


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5 octobre 2014 7 05 /10 /octobre /2014 22:42

Dominique-Reymond---www.zabouille.over-blog.com.jpgDominique Reymond est une comédienne que l'on retrouve, souvent de façon inattendue, dans des seconds rôles majeurs au cinéma ou à la télévision. La force de sa présence, la précision et l'élégance de son jeu nous emportent instantanément. Le plaisir d'entendre sa voix sourde et douce, sa diction précise et posée, augmente un peu plus à chaque rendez-vous. Son sourire léger est inoubliable dans "Y aura t-il de la neige à Noël" dont elle interpréte le premier rôle de la mère aimante et admirable. Mais son jeu délicat a marqué bien d'autres films depuis 30 ans : "Drôle d'endroit pour une rencontre", "Baptême", " Betty", "Les destinées sentimentales", "L'heure zéro", "Bus Palladium", "Les adieux à la reine", "L'heure d'été", "Adieu Gary", "Populaire"... et dernièrement "Maestro".  A la télévision on l'a vu dans "Princesse Marie" avec Catherine Deneuve et chez Nina Companez. Elle est très présente au théâtre et sera à l'affiche de la nouvelle pièce de Yasmina Reza cet automne.

Une présence qui à elle seule justifie de voir la pièce.

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4 octobre 2014 6 04 /10 /octobre /2014 17:00

Un-homme-tres-recherche--www.zabouille.over-blog.com.jpg 10 ans après les attentats du World Trade Center, les Forces de l'Ordre surveillent avec attention Hambourg, ville d'où les terroristes avaient préparés leurs attaques. L'annonce de l'arrivée dans la ville d'un présumé jihadiste Tchéchène alerte Gunther qui dirige la cellule anti-terroriste locale.

Un film d'espionnage de facture plutôt classique, bien réalisé, au montage précis et parfaitement interprété par une équipe d'acteurs germano-américaine : Philip Seymour-Hoffman, William Dafoe, Daniel Brühl, Nina Hoss, Robin Wrigh et Rachel Mc Adams. L'intrigue est suffisamment complexe pour maintenir l'intérêt du spectateur et suffisamment simple pour que le film demeure un divertissement.

S'il ne s'agit pas du film d'espionnage du siècle, un homme très recherché est un bel ouvrage qui offre également le plaisir d'admirer une dernière fois le talentueux Philip Seymour-Hoffman.

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 16:58

Saint-Laurent.jpg Alors que Jalil Lespert avait choisi de raconter l'histoire d'amour d'une vie entière entre Yves Saint-Laurent et Pierre Berger et ce avec tant d'égard et de politesse que son film en devenait bien fade, Bonello nous plonge dans l'âme et les tripes du couturier. Il met en images, en sons et en sensations ce qu'il considère comme les 10 années (1967-1977) les plus fortes de la vie de Saint-Laurent. 

Les comédiens sont excellents, à commencer par Gaspard Ulliel qui est bluffant. Il joue parfaitement l'ambiguïté de son personnage à la fois très entouré et terriblement seul, dictateur et esclave, ressentant simultanément attirance et répulsion dans les différents mondes où il évolue.

Jérémie Rénier, tout en sobriété, incarne un Pierre Berger bien moins présent que dans le film de Lespert mais dont les quelques scènes dessinent bien son rôle équivoque de compagnon, homme d'affaires exigeant et garde fou.

Louis Garrel joue avec délectation la venimosité de Jacques de Bascher, aussi effrayant qu'irresistible.

On peut reprocher à Bonello de donner plus de place à la phase destructrice de l'artiste plutôt qu'à sa créativité ; ce qui est d'autant plus regrettable que les parties mettant en scène les ateliers et Saint-Laurent au travail sont très réussies ; on peut déplorer l'entrée d'un certain misérabilisme avec l'intervention d'un Saint-Laurent au seuil de la mort dans la deuxième partie du film, on peut se perdre dans le choix des allers-retours historiques, on peut se plaindre de la durée (2h30) du film ; mais on ne peut retirer à Bonello la politesse de nous proposer une vraie oeuvre artistique parfaitement mise en scène, offrant un regard original et fort. Son film a de la personnalité et ne se laisse pas bouffer par la force de son sujet. Le réalisateur a le don de reproduire en images et en sons les ambiances et sensations. Les scènes de boite de nuit, de perdition dans le sexe, la drogue et les médicaments sont impressionnantes par l'atmosphère qu'il y distille et qu'il parvient à nous faire partager.

Ce Saint-Laurent est une belle oeuvre cinématographique, exigeante, qu'on pourra admirer ou détester.


 

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 21:51

Vincent Rottiers - www.zabouille.over-blog.comVincent Rottiers, à peine 28 ans, a déjà une trentaine de films à son actif. Avec son visage de jeune délinquant, plus paumé que vraiment méchant, il enchaine les rôles dans des films d'auteur réussis : A l'origine, Je suis heureux que ma mère soit vivante, Avant l'aube... Des films dans lesquels il était parfait en jeune adulte sur la tangente. Mais on a aussi pu le voir dans Renoir qui l'a sorti de cette adulescence tourmentée. Il y est toujours parfait et marquant. Vincent Rottiers est un beau comédien qui avec la patine du temps devrait accéder à un répertoire de plus en plus vaste.

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 11:00

Pas-son-genre---www.zabouille.over-blog.com.jpgClément jeune et brillant professeur de philosophie est, à son grand désarroi, muté à Arras. Chez le coiffeur, il est confié aux bons soins de Jennifer. 

Lucas Belvaux aime confronter les classes sociales. Il choisit ici d'adapter le livre de Philippe Vilain, une histoire d'amour et de choc des cultures, la populaire et l'intello sur fond de littérature, philosophie, karaoké et petits bonheurs quotidiens. On tombe immédiatement sous le charme de Jennifer parfaitement servie par le talent d'Émilie Dequenne une fois de plus captivante de justesse subtile. Loïc Corbery est aussi très bien dans le rôle complexe de l'intello distant bousculé dans ses certitudes et touché par la grâce. Ce n'est pas une bien grande histoire mais elle nous est si élégamment contée par Belvaux et ses comédiens qu'elle nous cueille sur toute la durée du film.

Date de sortie en salle : 30 avril 2014

Date de sortie en DVD : 3 septembre 2014

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 20:54

Dubai-2014---Abu-Dhabi---Mosquee--153-.JPG

© Isabelle Dujardin

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15 septembre 2014 1 15 /09 /septembre /2014 21:26

Ida - www.zabouille.over-blog.comEn Pologne, dans les années 60, la mère supérieure incite Anna, orpheline élevée au couvent et qui va bientôt prononcer ses voeux, à rendre visite à sa tante, qu'elle n'a jamais rencontré. Elle découvrira l'histoire de ses parents, la vie en dehors du couvent et choisira son destin.

 

Ce film encensé par la critique vaut surtout pour son esthétisme. Le noir et blanc, le rythme et la place laissée aux silences créent une certaine austèrité propice à la méditation de soeur Anna/Ida. Avec le monde, elle découvre la médiocrité, l'horreur et le désespoir. Tout au long de cette initiation, le réalisateur positionne ses personnages tout en bas de l'écran, bien petits et prenant peu de place dominés par Dieu au plus haut des cieux. Même Ida garde une certaine distance à côté des hommes pauvres pêcheurs. Dans une jolie scène durant laquelle Ida borde sa tante, le réalisateur place l'ombre de la soeur pure et protectrice tel Dieu au-dessus de la pêcheresse esseulée. La philosophie du film éclate avec la question qu'Anna/Ida pose lorsqu'on lui propose le cheminement d'une vie "classique" dans ce monde qu'elle vient de découvrir : "Et après ?" qui raisonne comme un "à quoi bon ?".

Ce n'est pas très gai, c'est beau à regarder, sans toutefois qu'on y voit LE chef d'oeuvre annoncé.

 

 

Date de sortie en salle : 12 février 2014

Date de sortie en DVD : 1e juillet 2014

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26 août 2014 2 26 /08 /août /2014 22:37

Les-combattants---www.zabouille.over-blog.com.jpgArnaud, jeune homme sans histoire, s'apprête à consacrer son été à travailler auprès de son frère dans l'entreprise familiale, lorsqu'il rencontre Madeleine. La jeune fille, séduisante et brutale, veut intégrer l'armée pour se préparer aux conditions de vie extrême que lui réserve un monde en perdition. La placidité d'Arnaud sera ébranlée.

Tout d'abord, il faut souligner la qualité de l'interprétation des seconds rôles principaux (Brigitte Rouan et Antoine Laurent) et en premier plan, celle de Kevin Azai dont le visage qui nous était déjà pas tout à fait inconnu (on l'avait déjà vu dans Comme un homme et La journée de la jupe) va nous rester bien en tête. Et bien sûr, Adèle Haenel qui n'a plus à prouver ses belles qualités d'actrice (déjà appréciées dans Naissance des pieuvres, l'Appolonide, Plein sud...). Pour eux, le film vaut déjà le déplacement.

Ensuite, il y a la première moitié du film d'une grande maîtrise, à la fois drôle et sensible, au rythme très soutenu. Une réussite peut être un peu trop clinquante car la deuxième partie n'est pas à la hauteur. L'humour devient potache, le rythme freine des quatre fers et à part une belle idée de représentation de l'appocalypse annoncée par Madeleine, le scénario s'essouffle.

Un film presque admirable, mais sans doute un peu trop encensé par la critique.

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 19:44

Jerome-Kircher.jpgJérôme Kircher est un comédien français que l'on retrouve souvent à la télévision dans des seconds rôles clés que son talent met encore plus en lumière. Dans des téléfilms ou séries tels Les Revenants ou Clara Sheller. Au cinéma, ce sont des réalisateurs-auteurs, qui souvent ont un lien avec le théâtre (Benoit Jacquot, Christophe Honore ou Francois Ozon) qui font appel à lui. Car le théâtre est le principal terrain de jeu de Jérôme Kircher qui évolue sur les planches depuis une trentaine d'années. Spécialisé dans un théâtre exigeant, il a travaillé avec Patrice Chéreau, Jean-Pierre Vincent, Irina Brook, Alain Francon... Ses prestations sont d'une grande justesse.

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10 août 2014 7 10 /08 /août /2014 15:16

Le-Proces-de-Viviane-Amsalem---www.zabouille.over-blog.com.jpgDe nos jours, en Israël, Viviane souhaite divorcer mais son mari refuse. Face à un tribunal où les juges sont rabbins et où le mari a tous les droits, c'est  Viviane et sa soif de liberté qui sont jugés.

Le film dépeint une société israélienne archaïque aussi révoltante que ridicule. En multipliant les témoignages et les portraits, le film met en évidence deux catégories d'Israéliens, ceux qui adaptent leur culture au monde moderne et ceux qui prônent des préceptes d'un autre âge. La réalisation en huis clos et la force des comédiens (Ronit Elkabetz et Simon Abkarian en tête) accentuent la sensation d'oppression chez le spectateur. Edifiant.

 

 

 

 

 

 

 

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