SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 19:51

Pierre Hoffman intègre le collège Saint-Joseph pour un remplacement. Il a, entre autres, la charge de la 3e A composée uniquement d'élèves surdoués.

Sébastien Marnier installe dès ses premières images le malaise et l'intensifie avec efficacité tout au long de son récit. Lequel finit en eau de boudin.

Décevant.

 

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12 janvier 2019 6 12 /01 /janvier /2019 10:03

Pour sa réouverture et sous l'impulsion de son nouveau directeur, Jean-Luc Choplin, le théâtre Marigny présente une très belle et fidèle adaptation du film Peau d'ane de Jacques Demy.

Dans un impressionnant décor de forêt tout en hauteur, agrémenté de miroirs judicieusement positionnés pour accentuer la féerie et, plus prosaïquement, la profondeur de la scène, une vingtaine de comédiens-chanteurs interprètent le conte de Perrault sous la forme décalée imaginée par Demy. Si certaines scènes sont raccourcies, l'ensemble reste très fidèle à l'original. Les anachronismes, repris même différemment, sont bien présents jouant un effet comique efficace. Les costumes sont majestueux (à l'exception incompréhensible, de la robe couleurs du temps),  les décors qui se déploient tous dans la forêt sont simples, parfois très surprenants et parfaits pour un conte. Le metteur en scène a fait le choix discutable d'utiliser un rideau en avant scène qui, lors d'apartes, isole les comédiens du décor en place ; certaines scènes se jouant même en partie derrière le rideau ; l'effet crée plus de frustration que d'intérêt. Les mouvements de scène sont judicieusement intégrés à l'histoire.

Les interprètes, dont la troupe, sont parfaits à commencer par Marie Oppert (Peau d'ane) voix cristalline et interprètation juste, Olivier Fredj (le prince) voix douce et enthousiasme adolescent communicatif, Emma Kate Nelson (la fée des lilas), accent américain et fantaisie subtilement dosée, parfaite pour qu'aucune insurmontable comparaison avec la divine Delphine Seyrig ne soit tentée. Seules les interventions de Claire Chazal, heureusement très courtes, déçoivent. Que fait-elle là et pourquoi le fait-elle si mal ?

Et puis, il y a les chansons de Demy et la musique de Michel Legrand qui a repris subtilement sa partition et y a ajouté quelques parties pour habiller la pièce. A la fois un orchestre de 7 musiciens et une bande son font résonner le talent de Legrand. Car si dans cette version de Peau d'ane l'enchantement agit instantanément, la part prise par la musique et la qualité de ses arrangements y sont essentiels. 

Une réussite inattendue à voir jusqu'au 17 février 2019

Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
Peau d'ane au théâtre Marigny
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9 janvier 2019 3 09 /01 /janvier /2019 15:40

Dans les années 70, Fonny et Tish, deux jeunes noirs americains de Harlem attendent un enfant mais Fonny est injustement accusé de viol et emprisonné.

On retrouve ici les limites déjà présentes dans Moonlight. Le réalisateur semble n'être préoccupé que par la beauté de l'image et une sorte d'exercice  de style qui nous éloignent sans cesse des personnages, du coeur et de l'enjeu du récit. La réalisation qu'on peut trouver à l'occasion approximative, le récit fait de flash back et l'accompagnement sonore grossier nous plongent dans l'ennuie et une forme d'indifférence, un comble pour un sujet aussi impliquant.

Reste le livre de James Baldwin dont est tiré le film.

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6 janvier 2019 7 06 /01 /janvier /2019 19:41

Marianne annonce à son compagnon, Abel, qu'elle est enceinte de leur meilleur ami et qu"il faut donc qu'ils se séparent. 

 

Louis Garrel nous propose pour son deuxième film un marivaudage en forme de triangles amoureux. Le film renvoie à Truffaut dans sa forme narrative, la voix off, par exemple, est très présente, et à Emmanuel Mouret dans son traitement en comédie faussement énigmatique.

Louis Garrel, excellent comédien, est parfait dans le rôle de l'homme facile mené par les femmes. On regrette presque qu'il ne joue pas plus sur la part comique du personnage.

Laetitia Casta, en femme amoureuse et manipulatrice, et Lily Rose Depp, en nymphette obsédée par son fantasme d'adolescente, jouent des partitions étonnantes réussies. Joseph Mengel, l'enfant du film, incarne parfaitement l'étrangeté de son personnage.

La photographie est très belle et la réalisation offre de beaux plans. Le montage est fluide. Tout concourt à ce que le film soit une réussite. 

Pourtant, il manque un petit quelque chose pour séduire totalement. Le film semble vouloir nous maintenir à distance. Est-ce dû à l'écriture des dialogues et plus particulièrement des voix off presque littéraire ?

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31 décembre 2018 1 31 /12 /décembre /2018 19:03

Pour sa 4ième carte blanche, le Palais de Tokyo a ouvert l'ensemble de ces espaces à l'artiste Argentin Tomas Saraceno.

Le musée annonce : " L’exposition ON AIR se présente comme un écosystème en mouvement, accueillant une chorégraphie à plusieurs voix entre humains et non-humains, où les œuvres révèlent les rythmes et trajectoires communs, fragiles, et éphémères qui unissent ces mondes. ON AIR se construit grâce à la multitude de ces présences, animées et inanimées, qui y cohabitent. "

Si les visiteurs sont honnêtes, les 3/4 vous diront que la salle qui présente l'oeuvre Webs of At-tent(s)ion est la plus intéressante de cette carte blanche. Ces 76 toiles tissées par différentes espèces d'araignées sont de superbes sculptures, magnifiquement mises en valeur. Elles peuvent être appréciées pour leur "simple" beauté sans réflexion particulière.

Les autres salles présentent des installations diverses qui nécessitent de bien comprendre les subtilités du concept de l'exposition et le travail de Saraceno, des scientifiques et des groupes d'activistes avec lesquels il collabore. Par manque d'intelligence, d'ouverture d'esprit ou de patience, la majorité des visiteurs s'avère moins captivée. D'autant que nombre des salles plongées dans le noir semblent ne s'adresser qu'aux nyctalopes...

En tant que visiteurs "basiques" nous retenons de notre visite, en plus de Webs of At-tent(s)ion, les œuvres qui offrent aussi un aspect ludique : Algo-r(h)i(y)tms, qui séduit par son esthétisme et sa taille, Museo Aero Solar, curieux projet de musée flottant fait de sacs en plastique usagés et Thermodynamic Imaginary.

A voir jusqu'au 6 janvier.

On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
On Air carte blanche à Tomas Saraceno au Palais de Tokyo
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29 décembre 2018 6 29 /12 /décembre /2018 15:29

Dans les années 60, au Montana, Joe, 14 ans, assiste à la séparation de ses parents.

Paul Dano fixe sa caméra sur son jeune héros, pris en otage par sa mère (Carey Mulligan, parfaite). Traité comme un adulte que l'on prend à témoin, Joe (Ed Osenbould, excellent également) semble le seul être équilibré de ce trio.

La réalisation simple présente une belle reconstitution des années 60. Ed Osenbould capte notre attention. Le caractère particulier de son personnage charme. Il s'affiche d'emblée comme le réel intérêt du film et très vite le seul. Car l'histoire qui adopte un rythme lent et un style compassé ne passionne pas.

Un film honnête auquel il manque ce "petit je ne sais quoi" qui en aurait fait un bon film.

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22 décembre 2018 6 22 /12 /décembre /2018 20:49

"Le Bon Dieu a appelé Saint-Pierre. Il lui a dit : Saint-Pierre, je m'ennuie. Convoquez moi Devos!"

François Morel introduit son nouveau spectacle, avec un sketch écris à la façon de Devos, drôle, poétique et absurde. Un premier hommage dans ce spectacle qui en est un tout entier à un artiste unique et immense.

François Morel, accompagné par Antoine Salher, l'incontournable compagnon musicien et complice dans le jeu, reprend plusieurs sketchs dont Lettre anonyme, Sens dessus dessous, Les choses qui disparaissent, Faites l'amour, pas la guerre, Mon chien c'est quelqu'un, Parler pour ne rien dire, Minorités agissantes, Les chansons que je ne chante pas, Le clou, Sens interdit, Je zappe.... et je hais les haies transformé en sorte d'hymne du spectacle. 

Si on retrouve les accents de Devos dans le sketch d'introduction, le seul qui n'est pas de lui, François Morel offre son interprétation propre, plus grimaçant qu'à l'habitude, plus clownesque, mais bien là avec ses intonations, sa gestuelle, sa poésie dans l'habillage et l’enchaînement des textes. Jamais le jeu de l'imitation n'apparaît. Raymond Devos marque uniquement sa présence par trois extraits d'une interview donnée à Jacques Chancel pour Radioscopie.

Sur scène, un piano à queue, un piano droit à l'occasion mécanique, une marionette, la musique d'Antoine Salher et le génie de François Morel qui sert avec émotion celui de Devos.

A voir jusqu'au 6 janvier au théâtre du Rond Point.

 

 

 

 

 

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21 décembre 2018 5 21 /12 /décembre /2018 17:28

 

Yvonne, inspectrice de police, apprend que son mari décédé était un ripoux. Elle décide de veiller sur Antoine qui a passé 8 ans en  prison à cause de son mari.

Le film regorge de nombreuses idées originales qui devraient être plaisantes ou drôles mais on est surpris de ne pas en rire. L'histoire qui oscille entre polar, comédie  et romantisme, ne passionne pas non plus. Problèmes de rythme, de réalisation, de montage, d'interprétation, d'écriture ?

Seule certitude, la musique dans l'esprit de la trilogie "Océan" de Soderbergh saoule rapidement.

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19 décembre 2018 3 19 /12 /décembre /2018 23:09

Camille donnait ce soir le premier de ses deux concerts qui clôturent la tournée Oui.

Rien qu'en voix et tambour, comme un retour aux sources. Sur scène,  Camille, un tambour, ou plutôt LE tambour de la tournée, et Clément Ducol, percussionniste et human beat box.

La mise en scène organique trouve en ce théâtre des Bouffes du Nord un écrin parfait.

Une version épurée qui l'est jusque dans sa durée (1h15). Les titres de l'album sont tous interprétés. Ils sont accompagnés par trois ou quatre anciens titres dont Ma douleur, Tout dit et une très belle reprise de Cara a la pared de Lhasa.

Ce concert que Camille qualifie de "petit spectacle" l'est peut-être par sa durée mais est grand par le talent déployé.

Dernier soir ce jeudi 20 décembre.

Lire l'article sur le concert à la Cigale du 8 juin 2017

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17 décembre 2018 1 17 /12 /décembre /2018 13:13

Biopic sur Freddy Mercury leader du groupe Queen, de la création de groupe jusqu'au concert pour LIve Aids en 1985, 6 ans avant son décès.

Le réalisateur a fait appel à Rami Malek, très bon comédien, qu'il affuble d'une prothèse qui rend sa dentition encombrante et plus protubérante que celle de son modèle. Tous les comédiens ou presque sont affublés de postiches grossiers. Le budget maquillage ne devait pas être très élevé.

L'ensemble du film sera à l'image de ce problème de postiche. Tout le monde joue à Queen, l'ensemble manque cruellement d'incarnation.

Le récit se déroule sans point de vue artistique. Les séquences contant la vie intime de Mercury ou celles du groupe, sont d'une grande fadeur, les dialogues ineptes. Même les passages de création artistique sont ridicules. Le réalisateur comble se vide abyssal en multipliant les reconstitutions de concert qui sont, forcément, moins puissantes que les prises réelles.

On est bien loin du talent et de la puissance creative de Fredfy Mercury.

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 18:15

A Chicago, de nos jours, les veuves de quatre truands organisent un casse pour régler les dettes de leurs maris. Au même moment, deux politiques ripoux, sont en guerre pour remporter les prochaines élections.

Si l'histoire de ces quatre femmes obligées de se lancer dans le banditisme pour survivre intéresse, la profusion d'intrigues et de personnages qui les entourent ralentit le récit noyé dans trop de pistes.

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 18:06

Les adultes Osamu et Nobuyo, l'ado Aki, le petit garçon Shota et la mamie Hatsune vivent ensemble de la pension de la grand-mère, de boulot précaires et de menus larcins. Un jour, ils accueillent Juri leur petite voisine de 5ans.

Hirokazu Kore-eda traite une nouvelle fois de la famille, qu'on se choisie ou pas. Il trace un long portrait à la fois chaleureux et désabusé de ses curieux personnages qui, malgré les difficultés, forment une charmante cellule familiale. Une image d'un autre Japon qu'on ne voit pas souvent, celui des gens de peu.

Chaque personnage est précisément dessiné et particulièrement bien servi par des comédiens parfaits, enfants compris. Le recit, un peu long, garde ses mystères les offrant à la libre interprétation du spectateur. L'image, très belle, interpelle souvent, composant de superbes tableaux en plans fixes ou des travellings jouant sur les premiers et arrières plans.

Palme d'Or à Cannes 2018

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 16:08

A Paris, de nos jours, Sandrine, professeur d'anglais, élève seule sa fille, aidée par son frère David.

Michaël Hers traite à nouveau le sujet du deuil, différemment mais avec la même délicatesse que pour Ce sentiment de l'été. Ici, il est question d'un drame collectif. Ceux qui restent doivent gérer leur chagrin, leur traumatisme et celui de leur entourage. Cette obligation de vivre une vie qui ne sera jamais plus comme avant, dans une société  qui n'est plus tout à fait la même est portée par Vincent Lacoste impressionnant dans sa capacité à jouer l'adulescent violemment contraint de devenir adulte. A ses côtés, Ophelia Kolb au physique doux et fragile et une petite fille de 10 ans, Isaure Multrier, sont les parfaites interprètes de l'innocence assassinée.

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7 décembre 2018 5 07 /12 /décembre /2018 16:29

Andrea Bescond, victime de viols répétés par un ami de  ses parents alors qu'elle était enfant, raconte ces agressions et son long chemin de reconstruction. Andrea Bescond a tout d'abord interprété "les chatouilles" au théâtre seule en scène. Elle adapte son histoire au cinéma, interprétant de façon impressionnante son rôle et co-réalisant avec Eric Metayer. 

La forme du film tout en déconstruction, mêlant réalité crue et imaginaire, sert particulièrement bien le récit, donnant vie aux douleurs d' Andrea enfant et d'Andrea adulte.

Il se dégage du film une rage et une énergie impressionnantes que l’interprétation magistrale des "salauds" de l'histoire, Karine Viard et Pierre Deladonchamp, amplifie plus encore.

 

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2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 16:36

Le musée Maillol fait discuter 50 œuvres de Giacometti, toutes issues de la collection de la Fondation Giacometti, et 25 sculptures d'autres artistes dont son maître Bourdelle, son hôte Maillol mais aussi Zadkine, Rodin, Brancusi, Laurens, Lipchitz, Csaky, Richier...

Le parcours chronologique, présente les relations entretenues entre Giacometti et ces artistes, de ses débuts dans un style classique à l'avant garde parisienne puis au cubisme et au retour au figuratif s'inspirant de l'antiquité.

Quelques vidéos montrent l'artiste au travail, expliquant son oeuvre.

 

A voir jusqu'au 20 janvier.

 

Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
Giacometti, entre tradition et avant-garde au musée Maillol
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2 décembre 2018 7 02 /12 /décembre /2018 16:12

 

L'artiste japonaise, grand maître du kodo (pratique traditionnelle basée sur l'encens) investit le hall des Maréchaux du Musée des Arts décoratifs et présente une vingtaines de ses œuvres picturales.

Son art consiste à incorporer la « littérature des senteurs dans l’expression de la peinture ». Chizu Suzuki écrit un waka (poème japonais) puis elle imagine la représentation graphique des senteurs symbolisant le sens du poème. Cela donne des portraits ou des oeuvres plus graphiques.

Jusqu'au 3 décembre.

Exposition éphémère Chizu Suzuki aux Art décoratifs
Exposition éphémère Chizu Suzuki aux Art décoratifs
Exposition éphémère Chizu Suzuki aux Art décoratifs
Exposition éphémère Chizu Suzuki aux Art décoratifs
Exposition éphémère Chizu Suzuki aux Art décoratifs
Exposition éphémère Chizu Suzuki aux Art décoratifs
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1 décembre 2018 6 01 /12 /décembre /2018 20:43

Origines, la 44e création  de la troupe Alexis Gruss, célèbre 250 ans de cirque équestre, de Philip Astley, créateur de la discipline, jusqu'à nos jours.
Voltiges, acrobaties, équilibres, pièces comiques, ballets aériens, quadrille, jongleries, carrousel… en 29 scènes, convoquant de nombreuses disciplines, cette création réunit les chevaux de la cavalerie Alexis Gruss, 15 artistes, un orchestre de dix musiciens et une narratrice-chantuse

Les chevaux sont magnifiques et tous les tableaux qui les mettent en scène avec leurs cavaliers captivent. Le tableau de la poste où 17 chevaux se rejoignent sur la piste, qui semble tout à coup bien petite, est particulièrement marquant. Les numéros au sol et sans chevaux sont moins impressionnants mais l'enthousiasme des artistes l'emporte. On remarque particulièrement la beauté des numéros du danseur de cordes Geoffrey Berhault et des voltigeurs Svetlana et Firmin Gruss. La famille, fils et petits-fils, Gruss font le job sous le regard du patriarche Alexis, maître du dressage.
Seul bémol à cet enthousiasmant spectacle, la teinte "Disney" donnée aux interventions de la narratrice et chanteuse, trop présente, qui semble totalement incongrue et ringardise un peu ce spectacle de cirque à l'ancienne qui, lui, ne se démode pas.
 
Origines se joue au cirque Alexis Gruss (Paris 16e) jusqu'au 3 mars et se poursuivra en tournée dans les Zénith de France. 

Origines par le Cirque Alexis Gruss
Origines par le Cirque Alexis Gruss
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25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 14:33

A Tunis, Riadh et Nazli sont les parents de Sami, 19 ans. Riadh s'occupe et se préoccupe beaucoup de Sami, de ses problèmes de santé - il souffre de migraines - de sa réussite dans les études et de son épanouissement d'adolescent. Jusqu'au jour où Sami disparaît.

 

Mon cher enfant parle de l'amour d'un père pour son fils. Un amour impuissant à voir venir et à éviter le pire. L'histoire se déroule en un rythme lent, propice au dessin des personnages et à l'installation d'une palette d'émotions complexes.

 

Dans le rôle de Riadh, Mohamed Dhrif est magistral. 

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18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 15:37

Alain, éditeur, s'interroge sur l'intérêt du format papier du livre. Il approfondit sa réflexion en couchant avec la responsable du développement numérique tandis que son épouse, comédienne dans une série télévisée à succès, a pour amant un auteur en déperdition.

Ça parle sans cesse ou plutôt ça récite un texte qui aligne les poncifs sur la prépondérance d'Internet et sur l'avenir de l'édition. Le tout semble faux même les rares échanges "quotidiens" clamés par des esprits sans doute brillants. Une réflexion déjà dépassée dont, de plus, on ne comprend pas bien l'intérêt cinématographique. Ennuie.

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17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 18:33

Le Grand Palais présente "Miro, la couleur de mes rêves", une rétrospective du travail de l'artiste. En près de 150 œuvres, peintures, céramiques et sculptures, l'exposition nous invite à parcourir de façon chronologique toute la vie artistique de Miro.

De 1915 à la fin de sa vie, il est impressionnant de voir à quel point il a su renouveler son art et conserver son indépendance. Une très belle exposition à voir jusqu'au 4 février.

Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
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Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 20:31

Pendant 8 ans, Niels Amstrong suit un entrainement intensif et participe avec de nombreux autres pilotes et ingénieurs à de multiples séances de travail et de tests avec la Nasa. Après de nombreuses péripéties et alors que plusieurs de ses collègues meurent lors de séances d'essai, il sera le premier homme à marcher sur la lune, le 21 juillet 1969.

Damien Chazelle dessine le portrait de Niels Amstrong et à travers lui la conquête de la lune. Ainsi, les séquences des essais de vol, de préparation et du grand voyage conversent avec celles de la vie intime de l'astronaute. Dans les deux cas, Amstrong côtoie la mort, celle de sa petite fille avant tout puis celle de ses collègues et amis de travail. Il est dessiné comme un homme taciturne, obsédé par son travail, et renfermé sur ses émotions.

Dans les deux cas, Chazelle soigne son traitement. Les séquence "spatiales" tournées en plans serrés au cœur des machines et au plus près de l'humain illustrent parfaitement la complexité de l'enjeu et la part d'inconscience nécessaire à ces hommes. Les scènes de vie intime avec femme, enfants et amis sont délicates et sans trop de pathos. Le portrait d'un Amstrong à la psychologie complexe se dessine au fil des scènes. Gosling est parfait dans le rôle. Le réalisateur ne néglige pas le contexte historique (guerre du Vietnam, polémiques sur les sommes investies, course contre la montre avec l'URSS...).

Ces trois axes composant le récit sont dosés habilement et permettent une plongée dans une époque, une épopée et dans la psyché d'un héros unique.

 

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Publié par iSaDu - dans Cinéma
11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 16:34

Olivier travaille dur comme chef d'équipe dans un entrepôt de préparation de commandes. Un jour sa femme quitte le domicile conjugale sans laisser un mot, abandonnant mari et enfants.

Pour son premier film, Guillaume Senez affiche une belle maîtrise du récit et de la direction  d'acteur. Ce portrait d'un homme prit entre un monde du travail sans pitié et une vie de famille fragile est delicatement dessiné. Romain Duris est d'une élégante justesse, parfaitement accompagné par Laura Calamy, Laetitia Dosch, et Dominique Valadie, trop rare au cinéma. Cerise sur le gâteau, Lena Girard Voss et Basile Grunberger, dans le rôle des enfants, sont d'un naturel stupéfiant.

Un très beau film.

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10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 17:19

"Momentum, la mécanique de l'épreuve" est la première grande exposition de JR au sein d'un musée français.

L'exposition présente les premières photographies de JR réalisées dans le métro et sur les toits parisiens, la représentation de projets importants tels Portrait d’une génération,  Women are heroes, The Wrinkles of the City, Unframed, ainsi que quatre installations très gadgets.

L'ensemble est à la fois intrigant et frustrant. Ceux qui ont déjà pu voir des œuvres de JR in situ trouveront certainement l'exposition un peu fade. Les œuvres perdant beaucoup de leur intensité dans leur simple représentation photographique. D'autant que les œuvres à l'origine monumentales sont forcément représentées en petits formats dans les petits espaces de la MEP. 

S'agissant d'une exposition d'un artiste réalisant des performances plus que celle d'un photographe, cette présentation aurait gagnée en intérêt avec plus d'explications sur comment ces installations ont pu se réaliser et leur contexte. 

A voir jusqu'au 10 février 2019.

JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
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8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 16:49

Laurent Spielvogel reprend, au théâtre de l'Archipel, "Les Bijoux de famille", son spectacle créé en 2015.

Le comédien raconte son enfance et ses débuts d'apprenti comédien à travers les personnages, inconnus ou célèbres, qui ont jalonné sa vie : ses parents bien sûr, sa grand-mère, un rabbin, un prof de théâtre, une femme de ménage, une concierge, un petit ami volage, un vieux homo réglo,...

Laurent Spielvogel n'est jamais aussi bon que lorsqu'il joue les autres. A commencer par Marlène Dietrich en entrée de spectacle ou Barbara troublant de ressemblance mais aussi les inconnus comme ce vieux dragueur au phrasé particulier ou une attachée de presse féroce.

Ce récit drôle et touchant est mis en scène de façon simpliste, sans invention. Laurent Spielvogel qui joue tous les personnages, jusqu'à trois simultanément, n'en a que plus de mérite.

A voir le 10 novembre, les 5, 6, 7 et 8 décembre.

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 15:18
le_grand_bain_sanscrierart

Bertrand en dépression et sans emploi depuis 2 ans, intègre, sans trop savoir pourquoi, une équipe de natation synchronisée masculine.

Le charme du film réside en 5 points : l'originalité de l'idée de départ, le cadre de l'action, la qualité des dialogues, le sens du détail comique et le casting 4 étoiles.

C'est sur cette base très solide que le film se déroule. Sans que l'histoire impressionne ou marque vraiment, le film se regarde avec plaisir surtout grâce aux  personnages qu'il dessine.

Ainsi, si l'équipe de comédiens - Mathieu Amalric, Guillaume Canet, Jean-Hugues Anglade, Benoit Poelvoorde, Felix Moati, Alban Ivanov, Virginie Effira, Marina Foïs, Leila Bekhti et Philippe Katherine - séduit sans réserve, le scénario fait un peu pâle figure.

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