SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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1 décembre 2019 7 01 /12 /décembre /2019 13:36

A Paris, une main s’évade du laboratoire dans lequel elle est conservée. Elle part à la recherche de son corps.

 

Parallèlement, à ce périple, on découvre le parcours de Naoufel qui se confond avec les souvenirs de la main.

 

Ce film d’animation, au-delà de cette histoire aussi originale qu’étrange, porte beaucoup de poésie évoquant notamment la force du souvenir et le poids de la solitude.

 

« J’ai perdu mon corps », grand prix au festival d’Annecy, est nommé aux Oscars.

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30 novembre 2019 6 30 /11 /novembre /2019 13:14

A Montfermeil, en banlieue parisienne, Stéphane vient d'intégrer la BAC. Il fera équipe avec 2 flics qui connaissent par cœur la ville et ses habitants.


Ladj Ly a grandi à Montfermeil qui est, entre autre, la ville où Victor Hugo a écrit "Les Misérables". Ladj Ly dessine le portrait des différentes forces qui s'opposent dans les banlieues : les gamins, les trafiquants qui en échange de leur tranquillité font régner le calme, les porteurs de la parole de l'Islam, les mères et la police.

Ce qui perturbe la lecture de ce film est la mission que lui confère la presse qui en fait un film drapeau de la banlieue.

Mais le film de Ladj Ly ne raconte qu'une histoire romancée, certes sur fond de réalité mais conforme à ce que nécessite le récit. La police ici n'est confrontée qu'à des enfants. Cette vision de la jeunesse de la banlieue qui ne semble jamais dépasser l'âge de 15 ans, sans grande délinquance réelle, est particulière. L'attitude des trois flics après leur bavure, en dehors d'être illégale, est surtout totalement idiote. On est bien dans une histoire romancée, un peu de guingois, aux portraits artificiels ou caricaturaux. Cela reste efficace et plusieurs séquences sont marquantes parce que mettant en scène des jeux d'enfants dans un décor de tension. Mais le film ne se positionne pas dans du grand cinéma. 


On peut légitimement penser que le Prix du Jury reçu à Cannes a, cette fois encore, été remis au sujet traité plutôt qu'à l'œuvre cinématographique.
 

 

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29 novembre 2019 5 29 /11 /novembre /2019 16:05

En Sicile, dans les année 80, les différentes familles mafieuses se font la guerre. Tommaso Buscetta  membre de la Cosa Nostra qui a fuit au Brésil, est arrêté et extradé en Italie. Il décide de dire toute la vérité au juge Falcone.

Marco Bellocchio retrace cette histoire incroyable qui a vu l'arrestation de plus de 450 malfaiteurs, le triomphe du juge Falcone et son assassinat. A travers le portrait de Tommaso Buscetta, à la fois traitre et homme d'honneur (Pierfrancesco Favino magistral), Bellochio offre une vision nouvelle de la mafia en nous plongeant au coeur de l'intimité des mafieux et des trahisons multiples, portraits d'hommes sans foi ni loi ni éducation. Ici, les scènes de procès semblent surréalistes tant la bouffonnerie règne. On est bien loin des visions romanesques proposées par d'autres cinéastes et sans doute plus proches de la réalité.

 

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26 novembre 2019 2 26 /11 /novembre /2019 19:50

Italie, début du XVIIe siècle, Galileo Galilée, mathématicien et astronome, confirme et clame la thèse de Copernic : la terre tourne autour du soleil qui est le centre de l’univers. 
Les instances religieuses, tout d’abord conciliantes avec l’homme de génie, en viennent à lui intimer de se dédire. L’astre au centre de l’univers ne peut être que la terre qui abrite les créatures  Dieu.

 

La pièce de Brecht demeure d’actualité. Le dogmatisme religieux peut s’imposer même aux plus savants. Il nous présente ainsi la vie de Galilée à diverses étapes de ses découvertes et de son état d’esprit, de la liberté sans limite à l’emprisonnement, de l’enthousiasme le plus grand à la renonciation, presque, totale (il poursuivra certains de ses travaux en cachette).

 

Sous un éclairage minimaliste qui ingénieusement ne montre que ce qu’il est important de voir, Eric Ruff met en scène 25 comédiens, qui forment, une magnifique troupe. Hervé Pierre est un grandiose Galilée, entouré de Florence Viala, Thierry Hancisse, Jean Chevalier et Élise Lhomeau. Les costumes de Christian Lacroix sont très beaux et servent parfaitement les chorégraphies de Glyslein Lefever. 


Le décor, constitué de 10 immenses toiles reproduisant des détails d’œuvres de peintres de la Renaissance Italienne, déconcerte tout d’abord avant de devenir évident. Ces icônes religieuses semblent juger et écraser notre scientifique, finalement si petit face à la puissance de l’église et à l’espoir qu’elle porte et exploite. 


Si on peut trouver le texte un peu redondant, les 2h10 de ce récit conservent toute notre attention. La qualité de la troupe de la Comédie Française et les parti-pris de la scénographie y sont pour beaucoup.

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24 novembre 2019 7 24 /11 /novembre /2019 19:59

Lorsque Serge présente à Marc le tableau qu'il vient d'acquérir, celui-ci réagit violement. L'oeuvre est totalement blanche et coûte 30 000 euros. Marc s'empresse d'informer Yvan de la bêtise de leur ami  Serge.

"Art" de Yasmina Reza, créée en 1994 par Fabrice Luchini, Pierre Arditi et Pierre Vanek, serait l'oeuvre théâtrale contemporaine la plus jouée dans le monde.

Il est vrai que son sujet principal, l'amitié, est universel.

Yasmina Reza interroge ce qu'est l'amitié. Sur quels liens de dominance,  d'admiration ou de faux-semblants tient-elle, quel est son prix si elle en a un, jusqu'où peut-elle mener ? Elle en profite au passage pour égratigner l'art contemporain et le snobisme qui l'accompagne, pour questionner sur la gentillesse ou la tolérance que certains interprètent comme de la faiblesse, sur le poids des convictions.

Le théâtre Antoine accueille une nouvelle mise en scène de Patrice Kerbrat, interprétés par les excellents Charles Berling, Alain Fromager et Jean-Pierre Darroussin. Ce dernier, qui, il est vrai, récolte la meilleure partition, est particulièrement réjouissant dans son interprétation. Il a reçu en 2018, le Molière du meilleur comédien pour ce rôle.

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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 15:36

Bruno et Malik dirigent deux associations qui travaillent main dans la main : le Relais Ile de France et le Silence des justes. L'une travaille à la réinsertion sociale et professionnelle de jeunes et l'autre assure la prise en charge de jour ou de nuit d'enfants et adultes atteint d'autisme sévère.

Nakache et Toledano trace le portrait de ces hommes qui ont dédié leur vie à aider les autres. Cet exemple concret est le prétexte pour pointer du doigt les manquements de l'Etat français dans la prise en charge des personnes souffrant d'handicaps lourds.

Ainsi, le sujet du film n'est pas l'autisme mais les difficultés de sa prise en charge par les familles et les organismes de santé et le rôle essentiel joué par les associations.

Volontairement didactique, alternant gravité et rires, Hors normes est une sorte de feel good moovie qui appuie là où ça fait mal.

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14 novembre 2019 4 14 /11 /novembre /2019 15:50

Les Crawley reçoivent le roi et la reine en villégiature dans le Yorkshire. Cette visite va mettre le château en ébullition.

Il faut vraiment être très fan de la série pour apprécier cette version cinéma à la mise en place poussive et aux nombreuses scènes  lourdement démonstratives et aux dialogues ringards. Le plaisir prit à retrouver les personnages, maîtres et valets, s'essoufle vite face à cette intrigue de faible catégorie.

Une question demeure : pourquoi présenter cela au cinéma ?

 

 

 

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