SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

Rechercher

Rubriques

1 décembre 2018 6 01 /12 /décembre /2018 20:43

Origines, la 44e création  de la troupe Alexis Gruss, célèbre 250 ans de cirque équestre, de Philip Astley, créateur de la discipline, jusqu'à nos jours.
Voltiges, acrobaties, équilibres, pièces comiques, ballets aériens, quadrille, jongleries, carrousel… en 29 scènes, convoquant de nombreuses disciplines, cette création réunit les chevaux de la cavalerie Alexis Gruss, 15 artistes, un orchestre de dix musiciens et une narratrice-chantuse

Les chevaux sont magnifiques et tous les tableaux qui les mettent en scène avec leurs cavaliers captivent. Le tableau de la poste où 17 chevaux se rejoignent sur la piste, qui semble tout à coup bien petite, est particulièrement marquant. Les numéros au sol et sans chevaux sont moins impressionnants mais l'enthousiasme des artistes l'emporte. On remarque particulièrement la beauté des numéros du danseur de cordes Geoffrey Berhault et des voltigeurs Svetlana et Firmin Gruss. La famille, fils et petits-fils, Gruss font le job sous le regard du patriarche Alexis, maître du dressage.
Seul bémol à cet enthousiasmant spectacle, la teinte "Disney" donnée aux interventions de la narratrice et chanteuse, trop présente, qui semble totalement incongrue et ringardise un peu ce spectacle de cirque à l'ancienne qui, lui, ne se démode pas.
 
Origines se joue au cirque Alexis Gruss (Paris 16e) jusqu'au 3 mars et se poursuivra en tournée dans les Zénith de France. 

Origines par le Cirque Alexis Gruss
Origines par le Cirque Alexis Gruss
Partager cet article
Repost0
25 novembre 2018 7 25 /11 /novembre /2018 14:33

A Tunis, Riadh et Nazli sont les parents de Sami, 19 ans. Riadh s'occupe et se préoccupe beaucoup de Sami, de ses problèmes de santé - il souffre de migraines - de sa réussite dans les études et de son épanouissement d'adolescent. Jusqu'au jour où Sami disparaît.

 

Mon cher enfant parle de l'amour d'un père pour son fils. Un amour impuissant à voir venir et à éviter le pire. L'histoire se déroule en un rythme lent, propice au dessin des personnages et à l'installation d'une palette d'émotions complexes.

 

Dans le rôle de Riadh, Mohamed Dhrif est magistral. 

Partager cet article
Repost0
18 novembre 2018 7 18 /11 /novembre /2018 15:37

Alain, éditeur, s'interroge sur l'intérêt du format papier du livre. Il approfondit sa réflexion en couchant avec la responsable du développement numérique tandis que son épouse, comédienne dans une série télévisée à succès, a pour amant un auteur en déperdition.

Ça parle sans cesse ou plutôt ça récite un texte qui aligne les poncifs sur la prépondérance d'Internet et sur l'avenir de l'édition. Le tout semble faux même les rares échanges "quotidiens" clamés par des esprits sans doute brillants. Une réflexion déjà dépassée dont, de plus, on ne comprend pas bien l'intérêt cinématographique. Ennuie.

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 18:33

Le Grand Palais présente "Miro, la couleur de mes rêves", une rétrospective du travail de l'artiste. En près de 150 œuvres, peintures, céramiques et sculptures, l'exposition nous invite à parcourir de façon chronologique toute la vie artistique de Miro.

De 1915 à la fin de sa vie, il est impressionnant de voir à quel point il a su renouveler son art et conserver son indépendance. Une très belle exposition à voir jusqu'au 4 février.

Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Miro, rétrospective au Grand Palais
Partager cet article
Repost0
12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 20:31

Pendant 8 ans, Niels Amstrong suit un entrainement intensif et participe avec de nombreux autres pilotes et ingénieurs à de multiples séances de travail et de tests avec la Nasa. Après de nombreuses péripéties et alors que plusieurs de ses collègues meurent lors de séances d'essai, il sera le premier homme à marcher sur la lune, le 21 juillet 1969.

Damien Chazelle dessine le portrait de Niels Amstrong et à travers lui la conquête de la lune. Ainsi, les séquences des essais de vol, de préparation et du grand voyage conversent avec celles de la vie intime de l'astronaute. Dans les deux cas, Amstrong côtoie la mort, celle de sa petite fille avant tout puis celle de ses collègues et amis de travail. Il est dessiné comme un homme taciturne, obsédé par son travail, et renfermé sur ses émotions.

Dans les deux cas, Chazelle soigne son traitement. Les séquence "spatiales" tournées en plans serrés au cœur des machines et au plus près de l'humain illustrent parfaitement la complexité de l'enjeu et la part d'inconscience nécessaire à ces hommes. Les scènes de vie intime avec femme, enfants et amis sont délicates et sans trop de pathos. Le portrait d'un Amstrong à la psychologie complexe se dessine au fil des scènes. Gosling est parfait dans le rôle. Le réalisateur ne néglige pas le contexte historique (guerre du Vietnam, polémiques sur les sommes investies, course contre la montre avec l'URSS...).

Ces trois axes composant le récit sont dosés habilement et permettent une plongée dans une époque, une épopée et dans la psyché d'un héros unique.

 

Partager cet article
Repost0
Publié par iSaDu - dans Cinéma
11 novembre 2018 7 11 /11 /novembre /2018 16:34

Olivier travaille dur comme chef d'équipe dans un entrepôt de préparation de commandes. Un jour sa femme quitte le domicile conjugale sans laisser un mot, abandonnant mari et enfants.

Pour son premier film, Guillaume Senez affiche une belle maîtrise du récit et de la direction  d'acteur. Ce portrait d'un homme prit entre un monde du travail sans pitié et une vie de famille fragile est delicatement dessiné. Romain Duris est d'une élégante justesse, parfaitement accompagné par Laura Calamy, Laetitia Dosch, et Dominique Valadie, trop rare au cinéma. Cerise sur le gâteau, Lena Girard Voss et Basile Grunberger, dans le rôle des enfants, sont d'un naturel stupéfiant.

Un très beau film.

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 17:19

"Momentum, la mécanique de l'épreuve" est la première grande exposition de JR au sein d'un musée français.

L'exposition présente les premières photographies de JR réalisées dans le métro et sur les toits parisiens, la représentation de projets importants tels Portrait d’une génération,  Women are heroes, The Wrinkles of the City, Unframed, ainsi que quatre installations très gadgets.

L'ensemble est à la fois intrigant et frustrant. Ceux qui ont déjà pu voir des œuvres de JR in situ trouveront certainement l'exposition un peu fade. Les œuvres perdant beaucoup de leur intensité dans leur simple représentation photographique. D'autant que les œuvres à l'origine monumentales sont forcément représentées en petits formats dans les petits espaces de la MEP. 

S'agissant d'une exposition d'un artiste réalisant des performances plus que celle d'un photographe, cette présentation aurait gagnée en intérêt avec plus d'explications sur comment ces installations ont pu se réaliser et leur contexte. 

A voir jusqu'au 10 février 2019.

JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
JR "Momentum, la mécanique de l'épreuve" à la Maison Européenne de la Photographie
Partager cet article
Repost0
8 novembre 2018 4 08 /11 /novembre /2018 16:49

Laurent Spielvogel reprend, au théâtre de l'Archipel, "Les Bijoux de famille", son spectacle créé en 2015.

Le comédien raconte son enfance et ses débuts d'apprenti comédien à travers les personnages, inconnus ou célèbres, qui ont jalonné sa vie : ses parents bien sûr, sa grand-mère, un rabbin, un prof de théâtre, une femme de ménage, une concierge, un petit ami volage, un vieux homo réglo,...

Laurent Spielvogel n'est jamais aussi bon que lorsqu'il joue les autres. A commencer par Marlène Dietrich en entrée de spectacle ou Barbara troublant de ressemblance mais aussi les inconnus comme ce vieux dragueur au phrasé particulier ou une attachée de presse féroce.

Ce récit drôle et touchant est mis en scène de façon simpliste, sans invention. Laurent Spielvogel qui joue tous les personnages, jusqu'à trois simultanément, n'en a que plus de mérite.

A voir le 10 novembre, les 5, 6, 7 et 8 décembre.

Partager cet article
Repost0
27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 15:18
le_grand_bain_sanscrierart

Bertrand en dépression et sans emploi depuis 2 ans, intègre, sans trop savoir pourquoi, une équipe de natation synchronisée masculine.

Le charme du film réside en 5 points : l'originalité de l'idée de départ, le cadre de l'action, la qualité des dialogues, le sens du détail comique et le casting 4 étoiles.

C'est sur cette base très solide que le film se déroule. Sans que l'histoire impressionne ou marque vraiment, le film se regarde avec plaisir surtout grâce aux  personnages qu'il dessine.

Ainsi, si l'équipe de comédiens - Mathieu Amalric, Guillaume Canet, Jean-Hugues Anglade, Benoit Poelvoorde, Felix Moati, Alban Ivanov, Virginie Effira, Marina Foïs, Leila Bekhti et Philippe Katherine - séduit sans réserve, le scénario fait un peu pâle figure.

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 22:59

Lara,15 ans, rêve de devenir ballerine. Mais, elle est enfermée dans un corps de garçon dont elle a décidé de se séparer avec l'aide des médecins et le soutien de son père.

Entre les cours de danse où il faut apprendre à faire des pointes à l'âge où les filles en font depuis plus de 3 ans, et les visites à l’hôpital et chez le psy, Lara ne se ménage pas. Lucas Dhont place son héroïne dans le milieu de la danse à haut niveau pour souligner sa détermination et sa souffrance. Souffrance dans ce corps qu'il faut exhiber, souffrance de ce corps qu'il faut déformer, transformer pour obtenir de lui de devenir une femme et une danseuse.

La force du film tient en deux choses : son point de vue et ses deux comédiens Son point de vue est celui de Lara. Il prime sur tout au point de se désencombrer le plus possible des poncifs, sur l'entourage familial notamment, porteur d'une souffrance lui aussi. Ici le père est seul, sans problème particulier et soutien sans réserve son enfant. C'est la volonté, l'impatience, les souffrances et les obsessions de Lara qui prévalent. 

Les comédiens, père et fille. Victor Polster, 15 ans, danseur à l'école Royale de ballet d'Anvers, visage d'ange, incarne de façon confondante Lara. Il est Lara. Dans un registre différent mais assez complexe également, le rôle du père est tenu par Arieh Worthalter, lui aussi excellent.

Si la fin du film peut laisser dubitatif, la force de l'ensemble, avec son traitement à la fois cru et délicat, l'emporte.

Partager cet article
Repost0
21 octobre 2018 7 21 /10 /octobre /2018 14:20

Jackson Maine, chanteur vedette alcoolique rencontre Ally chanteuse dans un bar. Séduit par la jeune femme, Jackson la propulse sur scène.

Fade et niais du début jusqu'à la fin.

Interminable.

Partager cet article
Repost0
20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 22:23

Amin travaille en France pour faire vivre sa famille restée au Sénégal. Sur un chantier, il rencontre Gabrielle, infirmière, divorcée, mère d'une petite fille.

On ne comprend pas très bien ce que veut nous dire ou nous montrer Philippe Faucon. Son histoire dénuée d'émotion ne conte que peut de choses. Les situations et les personnages sont le plus souvent caricaturaux.

Malgré la présence d'Emmanuelle Devos et du très beau Moustapha Mbengue, on s'ennuie très vite.

Partager cet article
Repost0
15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 22:42

Romane et Philippe se séparent et cherchent une solution pour que cette séparation n'en soit pas une pour les enfants. Romane invente le sépartement.

Romane Bohringer et Philippe Rebbot racontent leur séparation dans ce film romancé mais tourné pendant leur installation dans leur nouvel appartement. Cette autofiction est un peu foutraque à l'image du couple Bohringer-Rebbot et de leur entourage. Les scènes les plus improbables se succèdent dans un joyeux bordel que l'on devine quand même bien maîtrisé. Car la plupart des scènes servies par de très bons dialogues fonctionnent parfaitement.

Romane Bohringer et Philippe Rebbot, particulièrement drôle, tous les deux excellents, nous offrent un grand bol d'air frais.

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 15:21

Jongsu, fils de fermier et romancier en herbes, rencontre par hasard Haemi, une connaissance d'enfance dont il avait oublié l'existence. Alors qu'une liaison amoureuse s'installe entre eux, Haemi part en voyage en Afrique et en revient avec un jeune coréen aussi riche que séduisant.

Lee Chang Dong prend son temps pour installer l'étrangeté de ses personnages et leurs relations ambigues. Fossé social, hiérarchie intellectuelle, malaise de la jeunesse coréenne tout à la fois adepte de la chirurgie esthétique et en recherche de spiritualité, le réalisateur sème des bribes de sujets sociétaux et en 3ème partie installe les pistes d'un polar dont on ne saura pas grand chose.

Encensé par la critique  le film qui est partout et nulle part à la fois laisse sur sa faim.

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 15:21

Jongsu, fils de fermier et romancier en herbes, rencontre par hasard Haemi, une connaissance d'enfance dont il avait oublié l'existence. Alors qu'une liaison amoureuse s'installe entre eux, Haemi part en voyage en Afrique et en revient avec un jeune coréen aussi riche que séduisant.

Lee Chang Dong prend son temps pour installer l'étrangeté de ses personnages et leurs relations ambigues. Fossé social, hiérarchie intellectuelle, malaise de la jeunesse coréenne tout à la fois adepte de la chirurgie esthétique et en recherche de spiritualité, le réalisateur sème des bribes de sujets sociétaux et en 3ème partie installe les pistes d'un polar dont on ne saura pas grand chose.

Encensé par la critique  le film qui est partout et nulle part à la fois laisse sur sa faim.

Partager cet article
Repost0
29 septembre 2018 6 29 /09 /septembre /2018 13:37

Benjamin entame sa première année de médecine tandis qu'Antoine la triple. Le second va expliquer au premier les astuces pour s'en sortir.

Vincent Lacoste et William Lebghil sont deux sympathiques et bons comédiens. Sans leur présence le film n'aurait aucun intérêt réel.

Cette petite histoire qui se regarde avec un peu d'ennui, n'est pas désagréable mais s'oublie très vite.

Partager cet article
Repost0
26 septembre 2018 3 26 /09 /septembre /2018 15:49

Monique dirige la communauté Emmaüs de Pau-Lescar. Un jour, Jacques, son frère, débarque en peignoir et chausson prêt à conquérir le monde.

Jacques, interprété par Jean Dujardin, décidément excellent dans les rôles de crétins, rêve de devenir riche et célèbre. Il est persuadé d'avoir trouvé l'idée de génie qui fera de lui le nouveau Bill Gates. Il entraîne dans son délire sa sœur et quelques compagnons plus ou moins dupes.

I Feel Good est peut-être le meilleur film de Delèpine et Kerven et sans nul doute le plus optimiste. Le meilleur tant au niveau de la maîtrise du récit, de la qualité des gags et des dialogues, hilarants jusque dans les détails, qu'au niveau de la qualité de la réalisation soignée avec quelques plans qu'on remarque particulièrement. Le plus optimiste car ayant pour personnage principal la communauté Emmaüs qui donne une seconde vie aux objets et aux hommes et femmes qu'elle accueille et qui parvient même à remettre sur le droit chemin les âmes les plus dépravées par leur rêve de capitalisme. Car la vénération que porte Jacques à l'argent ne fait pas le poids face à l'efficacité et la simplicité de ce système où la solidarité règne. 

Lire la critique de Saint-Amour

Lire la critique de Le Grand Soir

Partager cet article
Repost0
23 septembre 2018 7 23 /09 /septembre /2018 11:55

Les frères Sisters, Elie et Charly, tueurs professionnels, sont engagés pour capturer Hermann Kermit Warm détenteur d'une formule chimique facilitant la découverte de l'or. La traque les mènera de l'Oregon jusqu'en Californie.

Les comédiens, Joachim Phoenix, John C. Relly, Jack Gyllenhall et Riz Ahmed, sont parfaits. Les rapports entretenus entre les deux duos et leurs états d'âme sont inattendus dans un tel contexte. Le cinéaste dessine avec des détails surprenants l'Amérique de l’époque et parsème le film d'humour.

Le scénario répond aux codes du western et sur le papier le récit semble haletant. Mais Audiard multiplie les redites et le rythme s'avère assez lent. 

 

 

Partager cet article
Repost0
22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 15:44

Gabrielle, Elsa et Mao sont frère et soeurs issus d'une famille qui s'est éparpillée au divorce des parents. A la mort du grand-père l'avenir de la mamie les réunit à nouveau.

Le film bénéficie d'un casting de qualité, Jean-Pierre Bacry, Chantal Lauby, Vanessa Paradis, Camille Cottin, Pierre Deladonchamps parfaitement dirigés. Le scénario offre de bons moments et de grands moments d'ennuis, ces derniers prenant trop de place pour que le film séduise vraiment.

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2018 2 18 /09 /septembre /2018 21:17
photo_misery_sancrierart

Paul, écrivain célèbre, se réveille dans un lit la jambe cassée et l'épaule démise. Anny lui apprend qu'il a eu un accident de voiture et qu'elle l'a recueillie en attendant que la tempête cesse.

Le roman de Stephen King, déjà adapté au cinéma par Rob Reiner, est ici proposé dans une version théâtrale traduite par Viktor Lazzlo.

Ce huis clos offre à Francis Lombrail et Myriam Boyer un bel affrontement. Ils sont tous deux parfaits même si c'est Myriam Boyer qui attire toute notre attention. Leur duo fonctionne parfaitement peut-être même un peu trop bien. Car l'angoisse ne s'installe jamais vraiment. Paul ne semble pas réellement terrifié par Anny qui dans la très belle interprétation de Myriam Boyer déploie trop d'humanité pour effrayer vraiment. Mais, cela semble être un parti pris, assumé par la traduction qui laisse place à l'humour et par  la mise en scène qui a choisi un décor ouvert, grande fenêtre, mur du fond en plexiglass, ne créant pas de sensation d'enfermement. 

A voir au théâtre Hébertot du mardi au samedi à 21h et en matinée le samedi à 16h30 et le dimanche à 15h.

 

Partager cet article
Repost0
17 septembre 2018 1 17 /09 /septembre /2018 17:35

 

Berry_Darmon_Desagnat_sanscrierart

Les trois théâtres associés présentaient ce lundi les pièces programmées pour cette nouvelle saison. Un mélange de créations d'auteurs contemporains et de classiques donnant une légère impression d'éclectisme bien que la programmation, accès de façon évidente sur le grand public , mise beaucoup sur les têtes d'affiche.

 

Plusieurs comédiens, metteurs en scène et auteurs avaient fait le déplacement pour présenter leur pièce.

 

C'est Isabelle Le Nouvel et Jean-Louis Benoit qui ont ouvert cette soirée en présentant la pièce Skorpios qu'ils ont respectivement écrite et mise en scène. La rencontre de Churchill et de Garbo sur le yacht de Onassis y est contée à travers des échanges totalement inventés par l'auteur. La rencontre d'un vieil homme enfantin et d'une étoile inaccessible. Si on ne peut présager de la qualité du texte, on ne peut douter de celle de l'interprétation : Niels Arestrup et Ludmila Mikael sont sur la scène des Bouffes parisiens dès cette semaine.

 

Gérard Darmon, Pascale Louange, Vincent Desagnat ont fait part de leur enthousiasme de jouer L'ordre des choses, une création de Marc Fayet mise en scène par Richard Berry. Bernard 60 ans voit débarquer, entre lui et sa jeune épouse, Thomas qui assure preuve à l'appui, être le fils de Bernard qui se croyait pourtant stérile. Une comédie qu'on espère être aussi drôle que la prestation de Darmon ce soir. A la Michodière à partir du 25 septembre.

 

Patrick Chesnais était lui aussi en pleine forme. Venu avec ses camarades de jeu, Nathalie Roussel, Fanny Valette et Emilie Chesnais, il a présenté son nouveau personnage d'Edouard, un professeur d'histoire qui perd peu à peu la mémoire. Tu te souviendras de moi est une pièce de François Archambault, un auteur québécois dont les comédiens ont vanté l'humour et la qualité d'écriture (adaptée tout de même par Philippe Caroit). Au théâtre de Paris depuis le 5 septembre.

 

Michel Fau, l'amoureux des gueules, des personnages fantasques et de la Langue, met en scène et interprète Fric Frac la pièce d'Edouard Bourdet adaptée au cinéma avec Michel Simon, Arletty et Fernandel. L'histoire de Loulou qui cherche par tous les moyens de l'argent pour son homme. Coup de chance, Marcel employé dans une bijouterie est fou amoureux d'elle. Régis Laspalès et Emiline Bayart accompagnaient leur metteur en scène qui a voulu que sa scénographie soit aussi colorée et barrée que la gouaille de ses personnages et le cubisme de l'époque. Dans le rôle de Loulou, Julie Depardieu est sur la scène du théâtre de Paris depuis le 11 septembre.

 

Daniel Auteuil, excusé pour cause de tournage, n'a pas pu présenter Le Malade imaginaire qu'il va interpréter et mettre en scène en janvier au théâtre de Paris.

 

Nicolas Briançon, comédien et metteur en scène, reprend Le Canard à L'orange comédie de William Douglas Home, déjà adaptée par Jean Poiret. Pour jouer son épouse il a choisi Anne Charrier et François Vincentelli dans le rôle de l'amant piégé. La pièce ayant déjà fait ses preuves quant à son potentiel comique et Briançon n'étant pas le plus mauvais des metteurs en scène, il ne manque plus qu'une interprétation de qualité pour faire de cette proposition une réussite. Au théâtre de la Michodière à partir de janvier 2019.

 

Claudia Stavisky, directrice du théâtre des Célestins de Lyon, est venue seule présenter Rabbit Hole qui se joue actuellement dans son théâtre et qui sera reprise aux Bouffes Parisiens en janvier 2019. Interprétée par Julie Gayet, Patrick Catalifo et Lolita Chammah, entre autres, la pièce raconte la vie de Becky qui a perdu dans un accident de la circulation son fils huit mois plus tôt. Cette pièce de David Lindsay-Abaire a reçu le Prix Pulitzer en 2007 et a été adaptée au cinéma en 2010. 

 

A la surprise générale..., Fabrice Lucchini et Al Paccino n'avaient pas fait le déplacement. Sans regret car les deux spectacles sont déjà complets, l'un aux Bouffes Parisiens, l'autre au Théâtre de Paris.

Bon spectacle à tous !

La saison 2017/2018 aux théâtres de Paris, de la Michodière et des Bouffes Parisiens
La saison 2017/2018 aux théâtres de Paris, de la Michodière et des Bouffes Parisiens
La saison 2017/2018 aux théâtres de Paris, de la Michodière et des Bouffes Parisiens
La saison 2017/2018 aux théâtres de Paris, de la Michodière et des Bouffes Parisiens
La saison 2017/2018 aux théâtres de Paris, de la Michodière et des Bouffes Parisiens
Partager cet article
Repost0
15 septembre 2018 6 15 /09 /septembre /2018 15:37
le_cv_de_dieu_sanscrierart

Dieu a achevé ses grands travaux : ciel, terre, animaux et hommes. Il s'ennuie depuis des lustres, déprime et décide de descendre sur terre pour postuler à un nouveau poste.

En 1995,  Jean-Paul Fournier, dans son roman éponyme, place Dieu dans la posture du candidat ayant à commenter son CV face à un directeur des ressources humaines. La situation est propice aux calembours, aux mises en abîmes et à l'absurde sans toutefois proposer un vrai lynchage de l'Etre suprême. C'est, malgré quelques facilités, souvent drôle.

Didier Bénureau, excellent, interprète le DRH, qui oscille entre admiration pour la beauté du travail effectué et hargne quant aux conséquences qui en découlent.

Jean-François Balmer campe Dieu. Etait-ce un mauvais soir ? Ce vendredi, il semblait bien hésitant dans son rôle et, de plus, peu caler avec son partenaire. 

Était-ce dû à la toute nouvelle reprise de la pièce (le 2e soir à la Pépinière mais déjà jouée à Avignon cet été) ? A une mise en scène peu inventive ? A un costume encombrant ?

Bref, comme le talent de comédien de Balmer ne peut raisonnablement pas être mis en doute, on jugera que ce soir n'était pas le meilleur. 

Et, donc, que lorsque les deux comédiens sont au diapason, ce CV de Dieu offre sans doute un très bon moment de pur divertissement.

Partager cet article
Repost0
14 septembre 2018 5 14 /09 /septembre /2018 15:32
mary_shelley_sanscrierart

En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin, 16 ans, s'enfuit de chez elle pour vivre avec le poète Percy Shelley. En 1816, Mary écrit son premier roman Frankenstein ou le Prométhée moderne.

Haifaa Al-Mansour tente à travers le récit de ces 2 années de conter les origines du grand roman gothique, et trace le portrait de Mary Shelley, jeune femme romantique et moderne, assoiffée d'absolu. 

Malgré l'intérêt de son sujet, le film de facture très classique, ne passionne pas vraiment. Le récit s'égare trop souvent et s'étire inutilement. Le film est sauvé par l'interprétation de Elle Fanning, parfaite.

Partager cet article
Repost0
10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 16:03

Marseille, Zachary, 17 ans, sort de prison. Il s'enfuit du foyer où il a été placé. Rejeté par sa mère, il trouve refuge chez Shéhérazade, une fille de son âge qui se prostitue.

Zachary quémande l'attention de sa mère et a peur du noir, Shéhérazade suce son pouce. Ce portrait d'adolescents à peine sortis de l'enfance plongés dans un monde violent, entourés d'adultes irresponsables ou  impuissants, est réussi et particulièrement désespérant. 

Les deux comédiens, Dylan Robert et Kenza Fortas, tous deux amateurs, sont impressionnants.

 

 

Partager cet article
Repost0
7 septembre 2018 5 07 /09 /septembre /2018 11:45

Eze

 

Partager cet article
Repost0