SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 17:05

Yehia et ses fils, Refaat et Galal, sont reconnus pour la qualité de leur cuisine. Alors qu'ils organisent le banquet d'un mariage, les intrigues amoureuses se multiplient et un entrepreneur propose de racheter leur restaurant.

Le scénario assez peu passionnant présente des personnages dessinés à gros traits et un récit mal tenu et peu cohérent. La réalisation datée et caricaturale achève de rendre ce film sans intérêt.

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21 janvier 2017 6 21 /01 /janvier /2017 23:09

Mia Dolan, serveuse dans une cafétéria au cœur des studios, cherche désespérément à décrocher un rôle à Hollywood. Un soir, elle est touchée par le talent d'un pianiste de bar. Quand elle le recroise par hasard, ils se reconnaissent.

Autant le dire d'emblée, ce film est un enchantement et un crève-cœur. Les amoureux des grandes comédies musicales de l'histoire du cinéma américain ou français, retrouveront tous les codes du genre :  héros en quête d'absolu, décors et costumes aux couleurs vives, humour délicatement parsemé, énergie communicative, romantisme exacerbé, comédiens en état de grâce, thèmes musicaux emballants joués sous de multiples arrangements plus séduisants les uns que les autres. À ceci près que David Chazelle a semé avec parcimonie les parties chantées faisant de ce film plus une comédie dramatique que purement musicale. Comédie dramatique car La La Land parle de la difficulté d'atteindre son rêve et des sacrifices que cette quête exige. La mélancolie, la nostalgie hantent le film à tous les niveaux, lui donnant une grâce et une profondeur inattendue. On est également impressionné par la qualité de la réalisation. Si la photographie est particulièrement belle, la mise en scène est elle aussi ciselée. Chaque séquence est réalisée avec une précision d'orfèvre, à commencer par les plans-séquences nombreux. Le jeune réalisateur se révèle ainsi un maître du genre dès la première scène du film, un (presque) plan-séquence de 4 minutes qui vous place d'emblée dans l'humeur que nécessite l'immersion dans ce monde de rêves et qui vous résume le propos du film en une chanson. La grande scène finale, vibrant hommage aux comédies musicales cultes, souligne, elle, la qualité de la construction de l'ensemble du récit en une démonstration poignante de la beauté et la fragilité des destins. Emma Stone dont la fraîcheur , la voix grave et les grands yeux bleus ont déjà séduit bien des réalisateurs, confirme encore un peu plus l'étendue de son talent. Ryan Gosling que l'on voyait beau, que l'on savait bon comédien et pas mauvais réalisateur, que l'on devinait avisé dans ses choix artistiques, achèvera, dans ce pari audacieux, de séduire les plus revêches. Et n'en déplaise aux grincheux : si Emma Stone et Ryan Gosling ne sont pas les plus grands danseurs et chanteurs qui soient, cette fragilité ne sert que mieux le propos du film.

À voir au cinéma dés le 25 janvier.

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 20:19

Une ancienne supérette de 400m² est transformèe en bar-boite de nuit éphémère. Situé au 43, rue Notre Dame de Nazareth (entrée par la rue du Vert Bois) le lieu, imaginé par l'agence Wild Buzz Agency pour promouvoir une marque de café, a été décoré du sol au plafond par 10 artistes de street-art (Atlas, Astro, l'Outsider, Fenx, Mist, Katre, Tanc, Swiz, Sun7, Teurk et Anton). Si les oeuvres créées pour l'occasion valent vraiment le coup d'oeil, le lieu se positionne plus comme une opération promotionnelle accueillant un bar que comme un lieu d'Art. Des activités sont organisées en journée et des DJ animent les soirées en fin de semaine. A voir jusqu'au12 février jour de fin des festivités.

Plus de photos ICI

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19 janvier 2017 4 19 /01 /janvier /2017 15:55

Le mur du Pavillon Carré Baudouin accueille en ce mois de janvier, RCF1 (Jean Moderne). qui présente son travail ainsi : "J'ai abordé ce mur comme une rétrospective personnelle. Un hommage au graffiti, aux lettrages, aux tracés directs. Je voulais que cela ressemble à un carnet de croquis, avec des lettrages épurés réalisés directement en contour noir."

RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
RCF1 - Pavillon Carré Baudouin
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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 22:47

Le 22 novembre 1963, John Fitzgerald Kennedy est assassiné au Texas. Jackie conte les 3 jours qui suivirent le drame vécus par Jackie Kennedy.

Pablo Larrain réussit le coup de génie de faire le portrait d'une icône mondiale sans tomber dans les recettes éculées du biopic et tout à la fois le dessin des faux semblants politiques et médiatiques. 

Dès le premier plan, on pressent que dans sa forme le film aura du caractère. L'atmosphère d'angoisse et de cauchemar éveillé est plantée. Ce ton ne quittera jamais le film. Appuyé par la musique ensorcelante et mortifère de Mica Levi, servi par une image léchée un peu froide bien loin de celle du papier glacée que l'on pouvait craindre, mélangeant les images d'archives reconstituées et celles de pure fiction, fuyant la banale chronologie, la mise en forme du récit est d'une grande maîtrise. Tout en semblant parfois le brouiller, le découpage éclaire au final un peu plus les enjeux et le portrait qu'il dessinent. Portrait d'une Jackie Kennedy (interprétée par une Nathalie Portman bluffante) terriblement seule, tétanisée par le chagrin d'être veuve d'un homme qui l'a mal aimée, bouleversée d'être la mère de deux très jeunes orphelins, blessée dêtre si vite et si violemment reléguée au statut d'ex-première dame, mais résolument forte face à la brutalité du protocole de succession et du jeu politique, intransigeante dans sa volonté de rendre un hommage grandiloquent indispensable à une juste postérité et soucieuse de montrer au monde son immense chagrin et la somme de ses malheurs.

Le film est ainsi remarquable et on se laisse porter par ses partis pris artistiques et narratifs audacieux.

Voir la bande annonce

A voir en salle dès le 1er février

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 17:39

Victoria est avocate et tout à fait paumée dans sa vie personnelle. Alors qu'elle assiste à un mariage, la compagne d'un de ses amis est poignadée et accuse son propre compagnon. Victoria se retrouve à devoir défendre son ami.

Le film vaut essentiellement pour la prestation de Virgine Efira dont le talent et le charme opèrent une fois encore. Vincent Lacoste tout aussi sympathique ne convainc pas vraiment dans le rôle du tombeur-looser. Quant au scénario, aussi foutrac que la vie de son héroïne, il porte trop de vide et n'est pas drôle. A réserver aux admirateurs de Virginie Efira.

Date de sortie en salle : 14 septembre 2016

Date de sortie en DVD : 18 janvier 2017

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 21:33

Layla vit avec ses parents et ses soeurs dans un village bédouin d'Israël. Soutenue par son père, Suliman, qui la pousse à étudier et lui apprend à conduire, Layla vit dans une certaine insouciance. Mais les traditions ancestrales sont toujours bien tenaces.

Elite Zexer trace de magnifiques portraits de femmes dans un environnement aux traditions archaïques confrontées à une modernité qui s'immisce peu à peu donnant naissance à des espoirs vains. La loi de la religion, du qu'en dira-t-on et des hommes règnent toujours sur ces femmes au caractère pourtant bien trempé. Le mode de fonctionnement de cette communauté (poids des traditions, respect des ainés, sens de l'honneur, place de la femme, puissance usurpée de l'homme, désir de modernité) et ses nombreuses contradictions sont très bien dessinés dans une histoire à priori simple aux enjeux multiples. Les comédiens menés par Ruba Blal-Asfour dans le rôle de la mère, impressionnent dans leur interprétation de personnages complexes confrontés à des choix cornéliens. Les images sont très belles et le récit mené avec finesse est d'une grande richesse dans les messages qu'il véhicule et les interprétations qu'il fait naître en à peine 1h30. 

Voir la bande annonce.

A voir dans toutes les bonnes salles de cinéma dès le 25 janvier.

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 20:29

L'équipe organisatrice de la Réserve de Malakoff qui nous avait enchanté avec son Grand 8 il y a quelques mois à peine, nous convie cette fois dans d'anciens locaux de la Poste aujourd'hui propriétés de la ville de Paris. Tout comme pour la Réserve, les locaux étant destinés à être détruits, les artistes sont invités à prendre pleinement possession des lieux. Depuis début décembre et jusqu'au 25 janvier, les plasticiens et graffeurs créent sous les yeux des visiteurs et dans le cadre décalé de ces anciens bureaux. A partir du 25 janvier et jusqu'au 26 février, les œuvres seront exposées dans leur état final. Vous l'avez donc compris, ce que les visiteurs ont vu en décembre n'est déjà plus tout à fait identique aujourd'hui et le sera encore moins le 25 janvier.

Ce lieu à la configuration complexe avec ces escaliers, ces couloirs étroits et ces petits bureaux, à la fois résidence d'artistes et lieu d'exposition, n'est pas aisé à aborder. Malgré tout, entre créations/installations achevées, celles en cours abandonnées ou en présence de l'artiste au travail et les œuvres plus sagement exposées (et à la vente) dans les deux salles d'exposition, il y a pas mal de choses à voir. Si toutes les œuvres ne marquent pas, la diversité des styles, le bordel plus ou moins organisé, l'accueil sympathique des artistes et la musique d'accompagnement valent largement le déplacement et donnent très envie de revenir admirer l'ensemble des oeuvres achevées en février.

140 boulevard Montparnasse 75014 Paris

Ouvert du mercredi au dimanche de 13h à 20h jusqu'au 26 février 2017- Entrée : 2€

Lab 14, l'art en construction
Lab 14, l'art en construction
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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 16:12

La MEP accueille jusqu'au 29 janvier, les deux artistes américains. Harry Callahan a vécu de septembre 1957 à juillet 1958 à Aix en Provence. Ce sont des photographies issues de ce séjour qui sont présentées dans French Archives. Il concentre son travail sur le graphisme des façades et sur les rues qui offrent des jeux d'ombres et de lumière superbes. C'est cette série sur les rues qui impressionne le plus. La maitrise avec laquelle Callaghan a su emprisonner ces noirs puissants et ces éclats blancs de lumière est impressionante. 

A travers trois séries de photographies, on découvre la maitrise du portrait et une certaine tendance au mauvais goût et à la facilité d'Andres Serrano. América, série inspirée par le 11 septembre, s'ouvre sur une photo du drapeau américain ensanglanté... Et présente, en portraits ultra colorés qui, si on aime ce genre photographique, sont plutôt réussis d'ailleurs, ce que l'Amérique a de plus ringard (mini-miss, Donald Trump...). De la série Klu Klux Klan sont exposés trois portraits où tiens ! on découvre un oeil derrière une cagoule. Suit la série Cuba, où enfin un peu de finesse vient habiter ses photos. La lumière, les couleurs offrent une belle palette de nuances et les personnes photographiées le sont avec respect. Respect ? C'est la question qui nous interpelle à la découverte de la série sur les SDF de New-York et de Bruxelles. Photographier des SDF et exposer leurs portraits, aussi beaux soient-ils, dans des musées est-ce irrévérencieux ou nécessaire ?

Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
Andres Serrano et Harry Callahan à la Maison Européenne de la Photographie
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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 22:50

Thomas Quillardet adapte, avec ses comédiens, les scénarios de deux films d'Eric Rohmer. Dans un décor épuré et une mise en scène inventive et facétieuse qui se nourrit d'une immense feuille de papier blanc, les comédiens rejouent Les nuits de la pleine lune puis Le rayon vert. Les scènes des films se succèdent avec une rapidité parfois un peu abrupte (surtout sur Les nuits) mais de façon agréable. Le jeu des comédiens (tous très bien) met particulièrement en avant la drôlerie des situations et des personnages. La structure différente des deux récits, Les nuits présentant des scènes intimes en intérieur tandis que Le rayon vert multiplie les scènes de groupes en exterieur, les différences de personnalités des deux héroïnes, l'une exubérante fuyant l'enfermement du couple, l'autre effacée rêvant d'un amour absolu, permettent de maintenir l'intérêt du spectateur à l'entrée du second récit. Pendant près de 2 heures, on se laisse ainsi prendre à cet exercice étrange qui, bien que reprenant les mots de Rohmer, s'éloigne sensiblement de l'ambiance des films. Ce n'est pas plus mal ainsi les comédiens peuvent s'approprier leurs rôles loin de leurs marquants prédécesseurs ( Pascale Ogier, Fabrice Lucchini ou Marie Rivière) et les spectateurs avoir presque l'impression de découvrir ces deux histoires. À voir avec plaisir jusqu'au 19 janvier 2017.

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6 janvier 2017 5 06 /01 /janvier /2017 17:00

Jean, 33 ans, n'a jamais rencontré son père. Un appel téléphonique lui apprend que celui-ci vient de mourir. Il se rend à Montréal pour rencontrer ses frères et assister aux obsèques.

Le film vaut surtout pour la qualité de ses comédiens. Premiers (Gabriel Arcand et Pierre Deladonchamps) et seconds rôles (Marie-théréze Fortin et Catherine de Léan) savent rendre leurs personnages attachants et créer à leur égard l'intérêt du spectateur. Soutenus par une réalisation efficace, ils relèvent le niveau de cette tranche de vie qui bien que sympathique n'affiche pas suffisamment de caractère pour marquer durablement les esprits.

Date de sortie en salle : 31 août 2016

Date de sortie en DVD : 4 janvier 2017 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 20:55

En 2015, à Bucarest, 40 jours après la mort de son père, Lari, accompagné de sa femme, se rend chez sa mère pour la cérémonie religieuse d'adieu. Une dizaine de personnes, famille et amis, sont présentes et attendent le Pope qui tarde à arriver.

Disputes de couples, arrivée d'intrus, contreverses politiques, préparation du repas en cuisine, bébé à ne pas réveiller, les évènements de nature aussi diverse se succèdent dans un huis clos relevé. Entre comédie à l'italienne et drame Tchekovien les personnages tourbillonnent, les échanges sont le plus souvent drôles, l' ambiance est à la douce folie. Dans sa dernière demi-heure, le film perd de son charme lorsque le réalisateur sort de l'appartement. Le rythme stoppe brutalement. C'est à ce moment-là que la durée de 2h56 commence à peser. A l'exception de cette partie, le film fonctionne parfaitement.

Date de sortie en salle : 3 août 2017

Date de sortie en DVD : 7 décembre 2017

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Publié par zab - dans Séances de rattrapage - DVD Cinéma
1 janvier 2017 7 01 /01 /janvier /2017 19:19

Des astronefs venus de l'espace sont en lévitation au-dessus de plusieurs pays du globe. Chaque pays tente d'entrer en contact avec ces étranges visiteurs. Les États-Unis demandent à une linguiste et un scientifique de trouver quelles sont les intentions des extraterrestres.

Dans un premier temps, le scénario évoque Rencontre du troisième type, mais très vite les flashback et flashforward nous aiguillent vers des pistes plus complexes, plus originales. L'inventivité esthétique du film impressionne également à plusieurs niveaux : forme des engins spatiaux, mode de communication des extraterrestres, déplacements mixant vertical et horizontal, atmosphère paisible et oppressante simultanément et un dénouement vertigineux. Une SF de qualité que les bons sentiments n'effraient pas. 
 

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 18:16

Eight days a week se concentre sur les "années tournées" des Beatles. Entre 1962 et 1966, ils ont donné 166 concert dans une quinzaine de pays à travers le monde. Ron Howard s'attache à montrer la naissance du groupe, la cohésion de ses membres, leur complémentarité dans le travail de création, la folie qui gagna la jeunessse mondiale et l'impact sociétal porté par les Beatles. La richesse des documents - concerts, interviews, enregistrements en studio, vie en tournée - est impressionnante. Elle nous amène au plus près de Paul Mc Cartney, John Lennon, Ringo Star et Georges Harrison et de leur enfermement dans la folie qu'involontairement ils provoquent. La fluidité de la narration laisse parfaitement percevoir l'évolution du groupe ainsi dépassé par son succès, la frénésie des tournées qui s'enchainent sans cesse et la lassitude qui gagne doucement. Décoiffant.

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28 décembre 2016 3 28 /12 /décembre /2016 15:52

L'exposition est articulée autour des trois tableaux que posséde le musée, Le Repas des pèlerins d'Emmaüs, Le portrait de la princesse Amalia von Solms et Le Portrait du docteur Arnold Tholinx, chacun illustrant une étape du parcours de Rembrandt : les débuts prometteurs, la gloire et les années de maturité et de vaches maigres avec un changement de style tranché. Ces trois tableaux sont accompagnés de peintures, dessins et eaux fortes prétés par le Metropolitan Museum de New York, l’Ermitage de Saint-Pétersbourg, la National Gallery de Londres, le Louvre, le Kunsthistorisches Museum de Vienne et le Rijksmuseum d’Amsterdam. On peut ainsi y voir entre autres les magnifiques Fuite en Egypte, Parabole de l'homme riche et Saskya en Flore. L'exposition est particulièrement intéressante pour la découverte des dessins et eaux-fortes dont Rembrandt était un grand spécialiste. La finesse des détails, la précision du trait sont impressionnantes.

Rembrandt au musée Jacquemart-André
Rembrandt au musée Jacquemart-André
Rembrandt au musée Jacquemart-André
Rembrandt au musée Jacquemart-André
Rembrandt au musée Jacquemart-André
Rembrandt au musée Jacquemart-André
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Rembrandt au musée Jacquemart-André
Rembrandt au musée Jacquemart-André
Rembrandt au musée Jacquemart-André
Rembrandt au musée Jacquemart-André
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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 12:29

Le théâtre du Rond Point accueille le nouveau spectacle de James Thiérrée. La grenouille avait raison diffère des oeuvres de référence de Thiérée (la Veillée des abysses ou Au revoir parapluie). Bien sûr, le décor est, cette fois encore, majestueux, les lumières extrêmement soignées, l'accompagnement musical très prenant et particulièrement bien servi par la voix enchanteresse de Mariama. Valérie Doucet est une acrobate au corps élastique sans limite et le charisme de James Thiérrée agit toujours. Pourtant, la magie opère moins que d'habitude. L'effet hypnotique ne prend pas. Cela est sans doute dû à la facture du spectacle sensiblement différente de d'"habitude". Ici les comédiens interagissent assez peu avec le décor et les éléments qui le composent. Lorsque cela arrive (particulièrement en introduction et en fin de spectacle) le charme agit immédiatement. Mais, pour  la grande majorité du spectacle, les comédiens jouent seuls au sol entre eux. Et là aussi on ne retrouve pas ce qui faisait un des attraits des créations de Thiérrée. Ici les personnages ne semblent pas s'associer contre les éléments. Ils se chamaillent, s'affrontent. On trouve également une thématique redondante à travers les corps entravés, mutilés, mêlès, où la danse, les contorsions et le mime dominent plaçant le spectacle à un niveau plus convenu alors que Thiérée nous avait habitué à de l'exceptionnel. On y voit moins de créativité, moins d'idées surprenantes.

Malgré toutes ces réserves, il faut garder en tête que tout spectacle de James Thiérrée, même moins enivrant que ses précédents, demeure un spectacle de qualité largement supérieur à ce qui nous est donné de voir par ailleurs.

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Publié par zab - dans Théâtre - Danse
20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 16:57

En 1942, au Maroc, Max Vatan, espion envoyé par Londres, et Marianne Beauséjour, résistante Française, forment un faux couple dans le but de tuer l'ambassadeur d'allemagne. Leur mission accomplie, les deux espions amoureux se marient. Quand à Londres, ses supérieurs apprennent à Max que sa femme est soupçonnée d'être une espionne nazie, il tente de la disculper.

Le film affiche tout d'abord une belle prestance : reconstitution soignée, scènes d'action alertes, distribution de stars (Marion Cotillard très bien, Brad Pitt pas au mieux de sa forme). Pour ce qui est du scénario, il manque terriblement de finesse et n'échappe pas toujours au ridicule. Zemeckis en rajoute dans la réalisation et le montage sans nuances. 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 15:49

En 2007, le docteur Irène Frachon, pneumologue, constate que de nombreux malades cardiaques sont également consommateurs du médicament Médiator. Elle se lance alors dans une lutte pour l'interdiction de ce médicament.

A la fois portrait d'une femme exceptionnelle et récit d'un des plus importants scandales de santé publique, "La fille de Brest" relève la gageur d'être à la fois haletant alors que l'issue de l'histoire est connue, didactique malgré des problèmatiques médicales et administratives complexes et émouvant en dépit d'une plongée au plus près des effets de la maladie à travers deux autopsies. Sidse Babett Knudsen campe parfaitement une Irène Frachon énergique, excessive et intrépide. La réalisation sert efficacement le portrait de cette femme aux sentiments contradictoires et exacerbés par cette situation hors normes. Le casting des seconds rôles est impeccable. Comme chaque fois, Emmanuelle Bercot, grande directrice d'acteurs, sait faire place en quelques minutes aux essentiels personnages dits de seconds plans. L'ensemble de deux heures dix est rythmé par une réalisation alerte et un récit tenu. Le scénario est précis sans être rébarbatif tant dans le récit des faits que dans celui des atmosphères. Une belle réussite dans un genre cinématographique des plus piégeux.

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 00:20

18 oeuvres majeurs de l'artiste contemporain italien sont exposées dans les somptueuses salles du musée de la Monnaie. Cet écrin est un acteur essentiel dans la mise en scène de ces oeuvres étonnantes et provocantes. On peut notamment y voir deux pièces maîtresses de l'artiste : le pape Jean Paul II sous une météorite et le Hitler priant à genoux. Intrigant et rare.

Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
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Maurizio Catellan au musée de la monnaie
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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 23:35

En Tunisie, de nos jours, Hedi est commercial chez Peugeot. Son mariage avec Khedija, programmé depuis plusieurs années, doit avoir lieu dans quelques jours. Lors d'une tournée de prospection, il rencontre Rym, une jeune femme libre, indépendante et gaie.

À travers Hedi, Khedija et Rym, Mohamed Ben Attyia dresse le portrait d'une Tunisie qui s'est révoltée en janvier 2011 mais qui demeure hésitante à se réformer réellement. Khedija suit le chemin traditionnel qu'on lui a tracé sans imaginer qu'il pourrait en être autrement tandis que Rym prend une totale distance et une grande liberté avec cette culture dépassée. Entre ces deux femmes si différentes, Hedi se libère doucement de ses chaînes jusqu'à exploser totalement sans sembler pourtant savoir quoi faire de cette liberté. Le maghreb est souvent décrit à travers des destins de femmes. Mohammed Ben Attia nous offre ici le portrait d'un homme jeune proposant un regard différent mais tout aussi édifiant sur le poids des traditions. Le personnage d'Hedi aurait mérité d'être plus écrit, présenté de façon moins contemplative, mais ce premier film n'en demeure pas moins original, audacieux et sincère.

À voir en salle des le 28 décembre 

Le film a reçu le prix du meilleur premier film à Berlin ainsi que l'Ours d'argent pour l'interprétation de Maji Mastoura.

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 22:01

Après avoir vu ses rêves de carrière militaire anéantis, Edward Snowden, informaticien de génie, est embauché par la CIA puis par la NSA. Il y apprend l'importance que revêt la cybersurveillance au coeur du système sécuritaire américain. Acablé par ses découvertes, il décide de divulguer au monde que la majorité des citoyens américains sont surveillés par leur gouvernement tout comme les grandes puissances mondiale.

Oliver Stone nous conte la véritable histoire d'Edward Snowden, le premier lanceur d'alerte d'une ampleur mondiale chassé par sa patrie et recueilli par la Russie. Le film tient tout son intérêt au sujet qu'il aborde et à la qualité de son interprète Kjoseph Gordon Lévis. Côté cinéma, l'ensemble est de facture très classique, un brin ennuyeuse.

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 00:06

Mado rencontre par hasard Alexandre. Le coup de foudre est immédiat. Mais tout se complique lorsque Mado découvre qu'Alexandre est un activiste du Front.

Le sujet est hyper casse gueule et Salomé Lelouch, auteur et metteuse en scène, n'évite pas la chute malgré quelques bonnes choses. Pour la partie positive, on note la qualité des seconds rôles tant dans le dessin des personnages que dans l'interprétation. Ces seconds rôles bénéficient de textes courts, percutants, proche de la formule souvent efficaces. Ludivine de Chastenet, dans le rôle de la meilleure copine marxiste, est la vraie réjouissance de la piéce. À contrario, les deux héros de l'histoire s'avèrent terriblement fades. Les comédiens (pourquoi avoir choisi un comédien de 50 ans pour ce role ?) ne sont pas aidés par des dialogues plats et sans aucune saveur. L'amour rend sans doute niais mais vu la situation on pouvait les espérer plus vifs. Le pire se dessine lors de leurs monologues humanisto-politiques au contenu bien trop faiblard. Il était sans doute un peu présomptueux de se lancer sur un tel sujet avec si peu d'expérience. Il aurait mieux fallu laisser l'écriture à plus aguerri.    

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 21:57

Nicole, 49 ans, tombe enceinte. Cette situation va bousculer le désordre familial.

Nadege Loiseau propose une étonnante comédie sur la famille oscillant sur la forme entre film populaire et film d'auteur. Souvent drôle, le scénario offre aussi de vrais moments d'émotions. Karine Viard et Philippe Rebbot interprètent parfaitement cette double partition. Ils sont entourés de seconds rôles excellents dont la toujours juste Hélène Vincent. Bien que le dernier quart d'heure patine un peu, ce Petit Locataire reste une bonne surprise.

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 13:49

Florence Foster Jenkins, riche héritière New-Yorkaise est passionnée de musique. Ignorant son incapacité à chanter juste et persuadée que son chant offre du bonheur aux gens, elle se produit chaque année devant un public trié sur le volet. Jusqu'à assouvir son désir de se produire au Carnegie Hall.

Stephen Frears propose ici la quasi-véritable histoire de Florence Foster Jenkins. Bien qu'il réfute de nommer son film "biopic", il nous présente ici une Florence assez proche de l'histoire officielle : syphilitique, exaltée, à la voix de fossé, couvée par un mari séduisant, protecteur et infidèle. On peut donc penser que le portrait de l'artiste est assez proche de la réalité. On comprend mieux la psychologie du personnage que la maladie a éloignée de son rêve de carrière de musicienne et d'une vraie vie de femme telle qu'on l'entendait à l'époque et qui se réfugit aveuglément dans le chant. Frears enchaine les scènes burlesques et les moments émouvants avec délicatesse. La reconstitution de l'époque est très réussie. Meryl Streep est comme toujours très bien, mais ce sont deux hommes qui lui volent la vedette. Simon Helberg dans le rôle de son accompagnateur au piano est irrésistible de drôlerie. Quant à Hugh Grant, il est au meilleur de sa forme en compagnon-manager aux petits soins pour cette oiseau perdu. Ces personnages plus poignants que fantasques nous tiennent en haleine pendant 1h50.

Date de sortie du film : 13 juillet 2016

Date de sortie en DVD : 16 novembre 2016

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 21:28

Le 15 janvier 2009, alors qu'il vient de décoller, le capitaine Sully se voit obliger de faire atterrir son avion de ligne sur l'Hudson. Ses 155 passagers en sains et saufs, il est traité en héros dans le monde entier. Mais, la compagnie aérienne accepte difficilement de voir un de ses précieux Airbus finir au fond de l'eau.

Clint Eastwood raconte ce sauvetage incroyable et les misères que les enquêteurs firent au héros Sully. Une fois de plus, dans un film de Eastwood, on retrouve une femme amoureuse nunuche, un héros de la grande Amérique reconnaissante et l'archarnement des puissants sur l'homme de bon sens. Malgré la présence de l'excellent Tom Hanks l'ensembe s'avère sans intérêt .     

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