SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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5 juin 2018 2 05 /06 /juin /2018 20:23

Nathalie Pêcheux, professeur dans un lycée prestigieux, est, à la surprise générale, odieuse avec sa fille, ses amis, ses collègues, les gens qu'elle croise. 

On a beau aimé Karine Viard, l'absence totale de finesse dans le dessin de son personnage s'avère vite pénible. Cette dépressive - agressive n'est ni drôle, ni brillante, ni intéressante.

Le scénario, outré, sans imagination et les dialogues d'une grande platitude n'arrangent rien. La présence d'Anne Dorval, Anaïs Demoustier ou Thibault de Montalembert, dans les rôles secondaires, n'y change rien.

 

 

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 17:33

Depuis son interprétation de Maud chez qui Trintignant passe la nuit, Françoise Fabian  marque de son empreinte et sans tapage l'histoire du cinéma. Cela fait 60 ans, qu'elle mène sa beauté et son élégance sur les plateaux des plus grands réalisateurs : Rohmer, Deville, Malles, Bunüel, Rivette, De Oliveira, Robert, Granier Deferre, et plus récemment Thomson, Ozon, Belvaux...

 

Chaque spectateur conserve d'elle, un film, une scène plus marquante. Dans La Bonne Année, par exemple, peut-être le seul vrai bon film de Lelouch. Elle y est Françoise devant laquelle Lino Ventura se trouve sans défense. Leur duo touche la grâce.

 

Françoise Fabian joue toujours. Au cinéma, à la télévision et au théâtre. Mais après tant d'années de jeu, Françoise Fabian exauce un vœux, celui de chanter. Vraiment. Elle sort ainsi son premier album entièrement composé par Alex Beaupain. Elle ne pouvait trouver producteur plus élégant que cet amoureux du cinéma. Ses compositions et ses arrangements délicats offrent un écrin parfait à la voix mi chantée, mi parlée de Françoise Fabian. Les textes écrits par des artistes aussi différents que Charles Aznavour, Nicolas Ker ou Vincent Delerm, affichent une douce mélancolie.

 

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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 20:33

Le Pavillon Carré de Baudouin fête ses 10 ans en accueillant une très belle exposition dédiée à Willy Ronis.

Près de 200 œuvres du photographe sont exposées, classées par thèmes Belleville/Ménilmontant, les débuts, les nus, le monde ouvrier, intime, autoportraits, Paris, la province, ailleurs...

Des Interview filmées de Willy Ronis sont projetées, et des cartels reprenant ses explications accompagnent certaines photos. La scénographie simple investie astucieusement l'ensemble de l'espace.

A voir jusqu'au 29 septembre. Entrée gratuite.

Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
Willy Ronis par Willy Ronis au Pavillon Carré de Baudouin
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2 juin 2018 6 02 /06 /juin /2018 19:55

Jusqu'au mardi 5 juin inclus, la place de la République accueille la deuxième édition de BiodiversiTerre.

Cet événement fait la promotion de la biodiversité, de l'agriculture urbaine et des modes de vie éco-responsable.

La nature s'installe sur la place sous la forme de 20000m² d'herbe, d'une centaine d'arbres, de 10000 fleurs et de quelques vaches.

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 16:56

Joseph vit d'escroqueries en tous genres dans lesquelles il entraîne son fils Micka qui lui rêve de devenir comédien.

Les bonnes intentions ne suffisent pas pour faire un bon film. Si Kad Merad et Kacey Mottet Klein sont parfaits dans leur rôle, on peine à s'intéresser à cette histoire quelque peu bancale.

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27 mai 2018 7 27 /05 /mai /2018 14:16

Le mur du Pavillon Carré de Baudouin accueille une fresque de Honet où le noir et le blanc dominent. Ambiance carnavalesque avec sa procession de personnages étranges et hommage à Willy Ronis exposé actuellement dans le pavillon.

A voir jusqu'à la fin de l'été.

En savoir plus sur artstreetic.com

 

 

Honet au Mur du Pavillon Carré de Baudouin
Honet au Mur du Pavillon Carré de Baudouin
Honet au Mur du Pavillon Carré de Baudouin
Honet au Mur du Pavillon Carré de Baudouin
Honet au Mur du Pavillon Carré de Baudouin
Honet au Mur du Pavillon Carré de Baudouin
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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 16:44

Accompagnée par ses enfants, Laura revient dans son village natal pour assister au mariage de sa sœur. La fête va tourner court.

Le talent d'Asghar Farhadi se perd encore un peu dans ce deuxième film européen. On n'y retrouve ni la finesse, ni la fluidité de ses réalisations iraniennes (même si Le Client avait lui aussi un peu déçu). Il faut dire qu'on ne pouvait pas vraiment compter sur la qualité du casting pour apporter un peu de subtilité. Javier Bardem ou Pénélope Cruz ne sont pas les comédiens les plus subtils qui soit. Ainsi, Everybody Knows présente un scénario poussif, manquant de profondeur, porté par une interprétation un peu grossière validée par une mise en scène au diapason.

Mieux vaut revoir La Séparation, À propos d'Elly ou les Enfants de Belle Ville en VOD pour apprécier les qualités d'Asghar Farhadi

 

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 19:13

Le 104 présente jusqu'au 29 juillet la première exposition monographique de l'artiste portugais Alexandre Vorto dit Vhils. L'artiste exerce dans la rue depuis le début des années 2000 et est particulièrement reconnu pour son concept «Scratching the Surface» qui consiste à sculpter les murs de nos villes. Au lieu de recouvrir les murs, il les dénude pour leur donner le visage d'anonymes. Vhils est ainsi un des rares graffeurs à travailler au burin et au marteau piqueur.

Au 104, l'exposition débute par Débris une installation imposante au cœur de la nef qui matérialise le thème de l'exposition "fragments urbains". Dans les ateliers alentours, sont présentées deux œuvres vidéos et trois œuvres proches de ce que nous connaissons de son travail dans la rue, Ce sont elles qui retiennent l'attention.

Camadas : des couches d'affiches publicitaire superposées sur lesquelles Vhils sculpte des visages. Une quinzaine sont exposées en une salle à l'éclairage soigné.

Diagrama : un immense paysage urbain occupe toute la salle. Sculpté dans de la mousse polystyrène, celui-ci se reflète dans un miroir qui permet de l'appréhender dans son entièreté en un seul regard.

Babel : une tour faite de portes et objets récupérés dans diverses villes au monde présentent desvisages dessinés ou sculptés.

Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
Vhils, exposition au 104
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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 19:12

L'usine Perrin va fermer et licencier ses 1100 salariés malgré l'accord passé il y a 2 ans de conserver tous les salariés en échange d'efforts financiers de leur part. Les syndicats lancent un mouvement de gréve, arrêtant toute production et bloquant les stocks. Ils contestent la fermeture d'une usine appartenant à un groupe allemand qui fait de gros bénéfices.

Stéphane Brizé nous convie au cœur de la lutte d'ouvriers qui se battent pour conserver leur emploi. Vincent Lindon prend la tête du combat est représente le visage médiatique du mouvement. Il est parfait dans le rôle, totalement imprégné de son personnage d'homme en colère et combatif. Les autres comédiens (pour la plupart amateurs) sont également excellents. Brizé prend soin de présenter les visions des différentes parties, avec les contraintes d'un capitalisme qui guide le monde. Même si, pour qui s'intéresse un peu aux fermetures violentes d'entreprises de ces récentes années, on n'apprend pas grand chose, cette énumération des tenants, aboutissants, forces, faiblesses et manipulations attenantes est intéressante et accablante pour notre système.

Malgré ces qualités, le film pêche dans sa mise en scène qui à force de vouloir nous immerger au cœur de l'action ne ressemble plus à rien. Les flous, cadrages aléatoires, mouvements brusques de la caméra deviennent vite déplaisants et un peu ridicules. A cela s'ajoute, dans le dernier quart d'heure, deux scènes aux événements excessifs qui à elles seules décrédibilisent toute la force du propos tenu jusque là.

Dommage.

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 16:41

Il ne reste plus qu'une semaine pour voir La Collection Bic exposée au 104. En effet, l'exposition prenda fin le 27 mai.
80 artistes internationaux et 150 oeuvres constituent cette collection d'oeuvres, dessins et sculptures, conçus à l'aide du fameux stylo à bille ou mettant en scène les produits de la marque (stylo, rasoir, briquet) eux-mêmes.

Une collection sympathique, à voir lors de votre visite pour l'exposition Vhils.

Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
Collection Bic au 104
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4 mai 2018 5 04 /05 /mai /2018 21:09

Aux Etats-Unis, Mark, Chéryl, sa femme et Nadine, sa maîtresse, racontent l'impact que la guerre en Afghanistan a eu sur leur vie.

Les personnages s'expriment en trois monologues simultanés, s'interpellant rarement, chacun racontant sa version de l'histoire.

Mark pleure son dégoût d'avoir tué et plus encore d'avoir aimé ça, sa honte d'être devenu un alcoolique violent et l’ambiguïté d'être considéré comme un héros parce qu'il s'est comporté comme un salaud.

Chéryl, enceinte, mère d'un petit garçon, issue d'une certaine bourgeoisie coincée, battue par son mari, crie son désespoir et son dégoût d'avoir gâché sa vie en épousant cet homme violent, machiste et fier de sa guerre.

Nadine, femme affranchie, mal mariée, qui a un certain goût pour la violence clame son amour pour cet homme, sa compréhension pour ce qu'il a vécu et l'engagement qu'il y a mis et sa propre détresse face à la brutalité du monde.

Emily Mann, auteur de la pièce, dresse à travers ces trois personnages, un portrait désenchanté d'une génération américaine. Ecrite en 1981, la pièce parlait du Vietnam. En l'adaptant de nos jours, elle souligne qu'avec l'Afghanistan l'Histoire ne fait que se répéter. Les trois interprètes, Antoine Courtray, Manon Clavel et Ambre Piétri sont excellents avec une mention spéciale pour les filles, 

 

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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 22:30

Alors que les Twin Towers viennent de tomber, un jeune homme marié a échappé à la mort car il a préféré retrouver sa maîtresse plutôt que d'aller travailler. Ce coup du destin, entrouvre pour le couple la possibilité de jouer les disparus et de fuir vivre une nouvelle vie.

La pièce installe dès le départ des rapports conflictuels et violents entre le couple. Elle, plus âgée, instaure une domination professionnelle, morale et intellectuelle et lui une domination physique. A aucun moment, on imagine que ce couple pourrait tout plaquer pour vivre ensemble. Le niveau de tension reste peu ou prou toujours le même niveau ne créant aucune surprise. Et il n'est jamais vraiment question du contexte politique et apocalyptique. L'intérêt pour le propos s'étiole rapidement.

Reste la performance des deux comédiens Marie-Christine Letort et Xavier Galais particulièrement impressionnant.

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2 mai 2018 3 02 /05 /mai /2018 21:02

De nos jours, en Israel. Un matin, des soldats viennent annoncer à Michael et Daphna que leur fils Yohachim est "tombé" en service.

Samuel Maoz trace à travers l'histoire de cette famille un portrait sans concession d'Israël, son pays, à la fois en paix et en guerre, qui voit ses citoyens culpabiliser sous l'héritage de la Shoah et sous des préceptes religieux, qui envoie ses enfants dans l'ennuie, la peur, l'absurdité et la violence d'une drôle de guerre et qui s'enferme dans un éternel recommencement.

La réalisation graphique, très stylisée, usant de différentes astuces de mises en scène, apporte à l'écriture déjà efficace du récit, une force dramatique, ironique et poétique soulignant le non-sens et la cruauté des situations. Marquant.

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29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 15:19

En 1915, alors que ses fils et beau-fils sont à la guerre, Hortense se tue au travail à la ferme avec sa fille Solange. Elle engage comme commis, Francine, une jeune orpheline.

Xavier Beauvois présente un film de forme tout d'abord austère dans son récit avec une mise en place proche du documentaire et une parcimonie des dialogues. Cette séduisante austérité s'estompe au fur et à mesure de l'épanouissement du personnage de Francine, laissant place à une réalisation un peu trop démonstrative, accentuée par la BO signée par Michel Legrand à la mélodie entêtante. 

Le film bénéficie d'une très belle photo et d'une réalisation tout en discrétion. Les plans fixes dominent et les mouvements de camera se font discrets. 

Le film est donc un peu bancal, affichant un vrai parti-pris artistique qu'il perd régulièrement pour le retrouver et le reperdre ensuite.

La distribution est du même acabit. Elle déçoit un peu dans le choix de Laura Smet et Nathalie Baye, en vieille paysanne. Mais elle enchante en la personne d'Iris Bry qui dans son premier rôle illumine le film.

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22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 02:38

Henri et Tobias se retrouvent dans l'appartement familial pour s'accorder sur une affaire de succession. Ils attendent Carl leur frère en retard une fois de plus. Très vite, le ton entre les deux hommes s'envenime entre provocations et non dits.

La pièce écrite par Charif Ghattas offre de belles réparties à ses comédiens sur laquelle elle repose beaucoup. Si elle intrigue dès le départ, elle déçoit un peu dans son switch final. Mais la qualité de jeu de ses interprètes, Thibault de Montalembert et Francis Lombrail, séduit totalement. Ils sont tous les deux parfaits d'intensité.

À voir du 19 au 29 avril.

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 01:58

À la fin du 19e siècle, en Russie, Natalia Petrovna trompe l'ennui avec Rakitine son ami, confident et amoureux platonique, tandis que son mari gère le domaine. L'arrivée récente du jeune précepteur de son fils vient troubler Natalia qui voit en sa jeune pupille, Vera, une rivale. Entre euphorie amoureuse, dépression, raison et déraison, Natalia va voir vaciller son petit monde.

Cette pièce, écrite par Tourgueniev en 1869, mélange l'esprit mélancolique et désabusé slave et une ambiance proche du vaudeville, à la fois drôle et désespérée. 

La mise en scène sobre d'Alain Françon présente un décor épuré et une très belle lumière qui fait de chaque scène un tableau. Sa direction d'acteurs surprend. Le docteur semble sorti  d'un Pagnol, Natalia à  des vapeurs à la Sara Bernhard, le prétendant de Véra semble un personnage de Molière. Le génie de Micha Lescot et la grâce d'Anouk Grinberg fonctionnent merveilleusement. India Hair, que l'on découvre ici pour la première fois au théâtre après nous avoir bluffé au cinema, est parfaite en jeune fille qui perd cruellement sa candeur. Dans un rôle malheureusement très secondaire, le plaisir de retrouver Laurence Côte agit aussi. Un très beau moment.

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 22:12

Jocelyn, DG Europe d'un grand groupe, est un dragueur invétéré. Alors, qu'il laisse une jeune femme qu'il convoite penser qu'il est paraplégique, celle-ci lui présente sa sœur elle-même en fauteuil.

Il faut bien le dire, Franck Dubosc est de moins en moins drôle avec son personnage de dragueur ringard qu'il traîne depuis 20 ans. On sait aussi que la finesse n'est pas sa qualité artistique la plus évidente.

D'où l'immense surprise créée par le film qui n'est pas dénué de faiblesses mais qui surprend par ses nombreuses qualités. Maîtrise du récit, même s'il se prolonge inutilement sur les 20 dernières minutes. Direction impeccable des acteurs, avec une Elsa Zilberstein extrêmement drôle, un Franck Dubosc en retenu, Alexandra Lamy élégante comme d'habitude et un Gérard Darmon qui fait du Gérard Darmon comme on aime. Une tonalité qui laisse la part belle à l'humour (majoritairement efficace), mais aussi à un certain romantisme et un traitement délicat mais cash du sujet de l'handicap.

Peut-être que l'effet de surprise joue en faveur du film, mais toujours est-il qu'il se visionne avec un plaisir certain.

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17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 15:15

Raphael Personnaz dit les mots écrits par Antoine Leiris à la mort de son épouse le 13 novembre 2015 dans l'attentat du Bataclan.

Dans une mise en scène, sobre et délicate, composée de chaises éparpillées, de quelques phrases projetées, d'interludes offerts en respiration par une pianiste discrète, Raphaël Personnaz impressionne par sa capacité à restituer le livre d'Antoine Leiris, son désespoir, sa colère et sa force, sans jamais sembler jouer. La sobriété de son interprétation et la beauté du texte d'Antoine Leiris saisissent puissamment.

Benjamin Guillard signe l'adaptation et la mise en scène, Antoine Salher la musique.

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 19:57

En Tchécoslovaquie, après la chute du mur, Véra dirige avec succès, d'une main de fer et sans état d'âme, une agence d'acteurs. Quand des anglais achètent son entreprise,  elle garde son poste de directrice jusqu'au jour où le nouveau propriétaire la licencie.

Petr Zelenka dessine, à travers le portrait de Vera, une critique du capitalisme et de son inhumanité qui semble bien naïve. Mais, il est difficile d'apprécier réellement le niveau de qualité du texte et du récit tant la mise en scène étouffe tout.

Élise Vigier et Martial di Fonzo Bo  semblent avoir voulu présenter un catalogue de tous les procédés de mise en scène à la mode : vidéo enregistrée ou live, cameramen sur scène, voile en 4e mur, vues sur les machines et les coulisses... On ne sait trop où poser le regard ou fixer son attention, tout se brouille. Ce trop- plein, qui tourne sur le cœur, ne dit rien. A cela s'ajoute un mélange de tonalités dont on ne perçoit pas la maîtrise et qui n'installe pas de vrai parti-pris. On oscille entre la satire, le burlesque, le boulevard, le drame, le pamphlet.

Sans la présence de Karine Viard qui joue sur tous les registres avec une vérité touchante, cette version de Véra nous aurait définitivement achevés.

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2 avril 2018 1 02 /04 /avril /2018 19:07

Paula est mise à la porte par son compagnon. À la rue avec le chat, elle va errer de rencontres en galères.

Dès la scène d'ouverture, la prestation de Laëtitia Dosch impressionne. Son débit de mitraillette, sa folie légère, mêlée d'euphorie et de désespoir, nous saisissent et nous emportent. Les péripéties se succèdent, inventives, aux dialogues ciselés. Si le film s'essouffle un peu en fin de parcours, Laëtitia Dosch ne lâche rien. Une belle découverte.

Sortie en salle : le 1er décembre 2017

Sortie en DVD : le 1er mars 2018

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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 16:06

Thomas, pour sortir de son addiction à la drogue, intègre une communauté catholique spécialisée dans l'accueil de jeunes drogués ou alcooliques. Au programme prière et travail à longueur de journée.

La prière traite non pas de la religion mais de la force de l'entraide, d'une forme d'abnégation et de la croyance en soi. La beauté du film naît des décors, la montagne et sa nature, de la sincérité de sa croyance en la fraternité, de son portrait de l'exercice de la foi, de sa réalisation brute. Mais il doit beaucoup, et avant tout, à la présence puissante d'Anthony Bajon (Les Ogres, Maryline, Rodin).

Son interprétation intense de Thomas, dans la violence tout d'abord, dans la résignation puis dans le retour à la vie, nous captive. La prière est un film d'autant plus marquant qu'il est l'écrin de la révélation d'un très beau comédien.

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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 16:22

Neïla, pour son premier jour à l'Université, est confrontée à Pierre Mazard un professeur cynique et ambiguë dans son rapport au racisme. Pour se racheter au yeux de son administration, le professeur va préparer l'étudiante au concours d'éloquence.

Camélia Jordana et Daniel Auteuil sont parfaits mais l'histoire convenue enchaîne les clichés, frôle le ridicule et n'offre que peu d'intérêt.

Sur le sujet des banlieues et des concours d'éloquence le documentaire A Voix Haute de Stéphane de Freitas est bien plus puissant.

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11 mars 2018 7 11 /03 /mars /2018 21:51

Sur scène huit musiciens dont quatre à cordes et un piano blanc pour Julien Clerc. Au dessus du piano sont suspendus des débris d'écrans (à moins que ça ne soient les voiles d'un bateau) sur lesquels sont projetées images et vidéos illustrant chaque chanson. Les lumières particulièrement soignées dessinent des paysages et épousent la cadence. La très belle scénographie de Ladislas Chollat habille avec élégance et énergie ce tour de chant qui fête 50 ans de carrière.

Julien Clerc, 70 ans, des allures de jeune homme, très classe, très souriant, grande voix

puissante, prend un plaisir évident à être là et prend le temps d'en profiter entre chaque titre. Son entrée seul en scène sur Utile créé l'émotion d'emblée. Puis, les tubes s’enchaînent, 25 environ, dans leur orchestration quasi d'origine. Du chef d'oeuvre Le Coeur Volcan, en passant par le nanar Mélissa, toutes ses périodes, de 1968 à son dernier album, dont il interprète quatre titres, ont leur place dans ce spectacle. La Californie, Let's the sunshine, Ce n'est rien, Si on chantait, Le patineur, Fais moi une place, Si j'étais elle, Femmes je vous aime, Partir, Le grand oiseau (d'Emilie Jolie), Si on chantait, Souffrir par toi n'est pas souffrir, Ma préférence, Double enfance,... et un hommage à son parrain de scène, Gilbert Bécaud, avec "C'est en septembre".

Et voilà trop vite passées, deux heures de concert enthousiasmant qui donne envie de remettre ça à la salle Pleyel les 16, 17 et 18 mars prochains.

Lire le compte-rendu du concert symphonique au Palais des Sports en juin 2012.

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10 mars 2018 6 10 /03 /mars /2018 21:31

En 1998, dans un cours de théâtre, Greg Sestero rencontre Tommy Wiseau, un type extravagant au look gothique. Tommy qui s'avère fortuné emmène Greg à Los Angeles afin qu'ils réalisent tous les deux leur rêve de devenir comédien.

Ce qui impressionne d'emblée dans le film, c'est que cette histoire est vraie. Le Tommy Wiseau en question a réalisé The Room, film qui fut longtemps considéré comme le plus mauvais de l'histoire du cinéma à tel point qu'il en est devenu culte à Hollywood. The Disaster Artist est adapté du livre dans lequel l'opportuniste Greg Sestero raconte sa rencontre avec Wiseau, le tournage et la sortie du film.

James Franco, tout en contant cette histoire farfelue, tente de percer l'énigme Tommy Wiseau qui, sous sa personnalité extravagante, entretient le mystère sur ses origines et celles de sa fortune. Le film est intrigant et drôle et les frères Franco sont tous deux excellents.

Au final, le  mystère reste entier : Tommy Wiseau est-il un débile profond ou un artiste mégalo un brin manipulateur ?

 

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9 mars 2018 5 09 /03 /mars /2018 16:16

Il ne reste plus que 16 jours pour voir la très belle rétrospective que le Centre Pompidou consacre aux œuvres de César, alors que l'on "fête" les 20 ans de la mort de l'artiste, cette année.

La galerie 1 fait tomber ses cloisons et s'offre en plateau aux œuvres du sculpteur. Cette scénographie, à la fois simple et d'une efficacité redoutable, laisse toute la place aux sculptures du roi de la compression dont on peut constater à cette occasion que son oeuvre ne se résume pas à cela.

Son homme debout, son nu assis, ses ailes et tout son bestiaire le rapproche ainsi plus de Giacometti et Germaine Richier que de la casse de Gennevilliers. Les œuvres se succèdent sur cet immense plateau et ne cessent d'étonner pour qui ne connait pas son César sur le bout du pouce... On découvre ainsi sa série Enveloppages, ses fers soudés, ses plâtres dont un magnifique centaure fait pour le Musée Picasso d'Antibes. Si tout ne touche pas avec la même grâce, les expansions peuvent laissés dubitatifs par exemple, les compressions s'avèrent quand même bien impressionnantes présentées ainsi en groupe et le mélange des techniques utilisées sur l'ensemble de l'oeuvre dessine le portrait d'un artiste plus complet que ce qu'on imaginait.

A voir jusqu'au 26 mars.

César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
César, rétrospective au Centre Pompidou
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