SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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7 octobre 2017 6 07 /10 /octobre /2017 16:07

De nos jours, en Russie, Boris et Génia se séparent. Leur première préoccupation est de vendre leur appartement au plus vite pour aller vivre avec leurs nouveaux conjoints respectifs. Aliocha, leur fils de 12 ans, est un poids pour le couple qui n'en veut plus, jusqu'au jour où l'enfant disparaît.

Cette histoire est le prétexte pour le réalisateur de décrire une société russe glaçante. Violente et individualiste, elle se construit sur une absence totale d'amour et de compassion, servie par des autorités démissionnaires et sous la pression de l' église orthodoxe.

Le film présente une réalisation froide, naturaliste qui serait intéressante si elle était contre balancée par, ne serait-ce qu'un peu d'empathie, pour ses personnages. Le portrait même de l'enfant est bâclé comme s'il n'intéressait pas Zviaguintsev. Entre ses "salauds" de héros et la recherche d'un enfant dont on ne sait rien, on se surprend vite à ne porter plus aucun intérêt à cette histoire. D'autant que le film dure plus de deux heures... pour au final ne raconter que peu de chose et ne dire pas grand chose.

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 23:18

Zaneto et Tonino, jumeaux séparés à la naissance se trouvent  simultanément, et à leur insu, en visite à Vérone pour rencontrer  leurs promises. Leur incroyable ressemblance va entraîner de multiples quiproquos.

Cette pièce, œuvre de jeunesse de Goldoni (1745), a un peu vieilli. Ses rebondissements et effets comiques ont été trop souvent utilisés depuis pour conserver toute leur efficacité. Si l'ensemble est quelque peu éculé, la vivacité du récit fonctionne encore. Il suffirait d'une pointe de finesse dans le jeu des acteurs, de la modernité dans la mise en scène pour redonner à cette pièce tout son charme.

Curieusement, le parti pris du metteur en scène semble tout autre. Le jeu des comédiens est outré surlignant excessivement la satire dessinée par Goldoni. Certains comédiens jouent particulièrement en force éliminant d'emblée la part émotionnelle qui existe aussi dans la pièce. Ils sont de plus desservis par des costumes et un maquillage disgracieux.  La scénographie parait curieusement vieillotte. Le décor aux atours faussement modernes prend trop de place. Le plateau devient trop petit, les acteurs qui s'agitent beaucoup paraissent empêchés dans leurs mouvements.

Jean Louis Benoît qui a mis en scène et adapté la pièce a choisi de moderniser, par petites touches, le vocabulaire utilisé mais cela sonne souvent faux. En revanche, il n'a pas fais le choix de supprimer certaines apartés entre les personnages et le public et qui, si elles avaient leur utilité face au public moins averti de l'époque, sur-expliquent de nos jours inutilement l'action. 

L'ensemble ne jouant que sur les effets comiques et la part guignolesque de la pièce tait la finesse de Goldoni et le portrait fait de la société vénitienne du 18ème siècle. Pour compenser notre frustration, on se raccroche à Maxime d'Aboville qui, dirigé comme ces camarades de jeu, ne dose pas assez sa partition à la Ugolin de Zanetto, mais dont le talent et l'incroyable capacité à passer d'un personnage à l'autre impressionne et amuse.

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 15:43
Good_Time_Sanscrierart.com

Connie et son frère, handicapé mental, Nick, braquent une banque.  Alors qu'ils fuient, Nick est arrêté par la police. Connie n'a qu'un but : libérer son frère. La nuit sera longue et riche en rebondissements.

Le film affiche avant tout un parti-pris esthétique fort et agressif. La lumière sombre se fait à l'occasion violente, l'accompagnement musical est envahissant à l'excès, le montage est vif. Les réalisateurs nous plongent dès les premières secondes dans l'ambiance plombée et décalée qui accompagnera tout le film. Côté scénario, il est riche, très et peut-être trop. Les bonnes idées sont nombreuses mais il aurait fallu en faire des scènes plus courtes pour supprimer l'impression de longueur qui nous gagne parfois.

On suit, tout de même, avec intérêt Connie (excellent Robert Pattison) sorte de looser suffisamment malin pour se tirer de mauvais pas mais sans la finesse qui lui permettrait de conclure positivement. Jusqu'au bout, on se demande comment tout cela va finir, ce qui est plutôt bon signe quant à l'intérêt suscité par ce Good Time.

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2 octobre 2017 1 02 /10 /octobre /2017 16:21
Barbara_Lily_Passion_Sanscrierart

En 1986, Barbara, accompagnée de Gérard Depardieu, triomphait sur scène avec sa comédie musicale Lily Passion. Lui, David, un beau blond, suit la tournée de Lily, la grande chanteuse. A chaque étape il est là et il assassine.

L'idée de cette création, qui s'avérera majeure dans la carrière de Barbara, a vu le jour en 1982, année où la dame en noire décide d'écrire une comédie musicale. En octobre 1985, Barbara entre en studio pour enregistrer les 11 titres de cette histoire où l'on devine à chaque mot la vie, les envies et les peurs de la chanteuse. Ces enregistrements studio, qui avaient été réalisés sans destin défini, ont très vite disparus, les chansons n'existant plus que sur un enregistrement Live de Lily Passion. En 2013, alors que Universal s'est lancé dans la numérisation de l'ensemble des masters de Barbara, les enregistrements studio réapparaissent miraculeusement.

A l'écoute, on est saisi par la clarté de la voix et la beauté des arrangements (écrits par William Sheller) entre emphase à cordes et retenue jazz. Mais toujours, la voix domine. On redécouvre avec un bonheur et une émotion toute nouvelle la beauté de ces chansons.

Le disque sera disponible dans les bacs dès le vendredi 6 octobre.

Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.
Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.

Barbara en 1964 par Stan Wiezniak et en 1968 par Claude Delorme. Photo d'illustration de l'article par Giancarlo Botti.

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29 septembre 2017 5 29 /09 /septembre /2017 22:14
Le_bruit_des_arbres_qui_tombent_sans_crier_art.com

Une immense bâche noire que l'on manipule tels un ciel, une mer ou une forêt battue par les vents à la fois protectrice et menaçante, une valise pour porter le poids de l'histoire du monde, six bûches et du sable tombés du ciel, des dizaines de chemises qui prennent leur envol et retombent inertes, des seaux de terre qu'on renverse et remplit. un arbre sous lequel se cacher ou se protéger... ces éléments habillent la dernière création de Nathalie Beasse.

Avec eux quatre comédiens-danseurs (tous impressionnants) dansent, gesticulent et interprètent des textes de Duras, Shakespeare, Brel, Saint-Matthieu... La pièce présente ainsi une série de saynètes cocasses ou poétiques, parfois accompagnées de musique (la 5e de Mahler, les compositions de Nicolas Chavet et Julien Parsy), souvent visuellement belles. On ne perçoit pas toujours quel sens leur donner, ni quel lien probant les unis. Et cette absence de récit clair, ne permet pas à l'oeuvre, malgré ses qualités évidentes, de marquer durablement. 

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 20:24

En 1967, Godard connait l'échec avec son film La Chinoise. Il remet totalement en question sa façon de faire du cinéma guidé par les manifestations de Mai 68 et ses inclinations Maoïste.

Michel Hazanavicius présente un très bel exercice de style. Graphiquement d'abord, l'iconographie sixties et godardienne apparaissent par touches plus ou moins voyantes. La mise en scène et les images sont truffées de clins d’œil habiles et drôles. Dans le portrait qu'il dessine son personnage apparaît fantasque et pathétique, entre extravagances et auto-satisfaction. Son Godard prend place à travers une succession de déclarations sentencieuses et par le regard amoureux et bousculé d'Anne Wiazemsky.

Nul besoin de connaître ou d'aimer l'oeuvre de Godard, et même, peut-être vaut il mieux ne pas trop le vénérer, pour apprécier ce faux portrait irrévérencieux et drôle qui est aussi celui d'une classe sociale privilégiée et prétentieuse qui s'approprie les combats des étudiants et des ouvriers.

L'ensemble est ludique, féroce et très drôle. Stacie Martin est excellente dans le rôle de l'amoureuse un peu gourde qui ouvre peu à peu les yeux. Louis Garrel dessine Godard avec finesse n'ajoutant pas de la caricature à la caricature.

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 18:19
RamsesII_SansCrierArt.com

Jean et Elisabeth attendent leur fille Bénédicte et leur beau-fils Matthieu pour déjeuner. Mais Matthieu arrive seul.

Dans une scénographie à la fois simple, précise et élégante, trois grands comédiens donnent vie à la nouvelle pièce de Sébastien Thiery. L'auteur connu pour l'originalité de ces œuvres propose une histoire moins loufoque qu'à l'accoutumée mais tout aussi intrigante. En refrénant ses bouffées délirantes, il gagne même en efficacité. S'il prend toujours un malin plaisir à manipuler ses personnages et les spectateurs, ces derniers ne se trouvent jamais exclus par la complexité du récit qui, sur certaines de ses pièces précédentes, pouvait sembler échapper à son auteur.

Ramsès II offre un humour à la fois potache et grinçant. La pièce est particulièrement bien servie par la gracieuse Evelyne Buyle et par Eric Elmosnino qui joue sa surprenante partition avec une virtuosité particulièrement réjouissante.

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 14:53
Expo Caro et Jeunet Halle Saint Pierre Paris 18 SansCrierArt.com

Les réalisateurs Marc Caro et Jean-Pierre Jeunet investissent le rez de chaussée de la Halle Saint-Pierre.

Dans une belle scénographie où le noir domine, tant sur les murs qu'au niveau des lumières, l'exposition présente plus de 30 ans du travail cinématographique (courts métrages et blockbusters inclus) des deux cinéastes, tant en duo qu'en solo. Dessins préparatoires, maquettes, photos et accessoires nous replongent dans leur univers fantasmagorique. On retrouve entre autres leurs oeuvres  les plus connues Delicatessen, La Cité des enfants perdus, Amélie Poulain, Un long dimanche de fiançailles, l'Extravagant voyage du jeune et prodigieux TS Spivet, Allien Résurrection.

A voir jusqu'au 31 juillet 2018

Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
Caro et Jeunet à la Halle Saint-Pierre
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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 18:14
l'aérosol_paris18_sanscriertart.com

L'association Maquis-art  et l'agence de production Polybrid investissent un hangar mis à disposition par la SNCF immobilier.

Cet espace de 10 000m² est dédié à la culture urbaine. Sur 300 mètres de murs extérieurs, des graffeurs sont au travail tandis que des visiteurs profitent des food trucks, de la rampe de skate, du terrain de pétanque, du musée exposant des grands noms du street-art et de la piste de dance animée par des DJ en soirée. De quoi passer un très bon moment.

Jusqu'au 31 janvier 2018, du mercredi au dimanche au 54 rue de l'Evangile Paris 18.

http://www.laerosol.fr/

Toutes les photos sont sur ArtStreetic.com, cliquez Ici

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 09:47
Welcome_to_woodstock_sanscrierart.com

Août 1969 à Paris, Paul, Tom, Florence, Francis et Martine décident de se rendre à Woodstock pour assister au concert qui s’avérera la plus grande représentation du mouvement hippie.

L'histoire n'est qu'un prétexte pour faire revivre l'esprit et la musique hippie. Très discrète, l'intrigue sert de transition entre les morceaux cultes de l'époque qu'interprétaient les Who, The Turtles, The Doors, Cat Stevens, Otis Redding, Jimi Hendrix, Joan Baez...  La scénographie très réussie, tout en vidéo et jeux de lumière, nous plonge dans l'ambiance de l'époque, trips au LSD inclus. Côté musique, tous les morceaux bénéficient d'arrangements élégants et efficaces.

Mais ceci ne serait rien sans les 11 artistes qui évoluent sur scène. Sept comédiens-chanteurs (Magali Goblet, Morgane Gabot, Margaux Maillet, Jules Grison, Pierre Huntzinger, Geoffroy Peverelli et Xavier V.Combs), avec chacun leur spécificité, sont tous impressionnants vocalement. Ils sont accompagnés par un excellent groupe de quatre musiciens dont un chanteur (Yann Destal, guitare et chant, Cléo Bigontina basse, Benoit Chanez, guitare, Hubert Motteau, Batterie).

Welcome to Woodstock offre ainsi deux heures de pur plaisir musical.

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 21:02

Alors que Marina, son amoureuse, vient de l'emmener de toute urgence à l'hopital, Orlando décède d'une rupture d'anevrisme. Les médecins et la police traitent Marina avec soupçon. Elle a le tort d'être bien plus jeune qu'Orlando et, surtout, d'être transgenre.

Sebastian Lelio trace le portrait de Marina, maîtresse et femme différente, qui se bat pour pouvoir dire adieu à l'homme qu'elle aime. Daniela Vega porte le film dans une interprétation où force et fragilité se cotoient sans cesse. Malgré le chagrin  les humiliations et les violences, elle marche, affrontant tous les obstacles, vers son objectif. La mise en scène de Lelio délicate, métaphorique et fantasmagorique, éliminent d'emblée tout malaise et nous attache  à cette belle héroïne.

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 21:02

Alors que Marina, son amoureuse, vient de l'emmener de toute urgence à l'hopital, Orlando décède d'une rupture d'anevrisme. Les médecins et la police traitent Marina avec soupçon. Elle a le tort d'être bien plus jeune qu'Orlando et, surtout, d'être transgenre.

Sebastian Lelio trace le portrait de Marina, maîtresse et femme différente, qui se bat pour pouvoir dire adieu à l'homme qu'elle aime. Daniela Vega porte le film dans une interprétation où force et fragilité se cotoient sans cesse. Malgré le chagrin  les humiliations et les violences, elle marche, affrontant tous les obstacles, vers son objectif. La mise en scène de Lelio délicate, métaphorique et fantasmagorique, éliminent d'emblée tout malaise et nous attache à cette belle héroïne.

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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 16:28
Liu_Bolin_MEP_sanscrierart.com

La MEP présente Ghost Stories composée de prés de 30 oeuvres de l'artiste chinois Liu Bolin dit "l'homme invisible".

Depuis 2005, jour de la destruction de son atelier d'artiste rasé avec tout le quartier par le gouvernement Chinois, Liu Bolin à décider de se fondre dans le décor. C'est sa façon, à priori silencieuse mais au final criante, de protester.

Son travail mélange photographie, body art et illusion d'optique. A l'aide d'une équipe de peintres, il pose dans la ville, devant des étalages, devant une oeuvre d'art... et peint son corps de façon à ce qu'il disparaîsse totalement. La photographie vient immortaliser ce travail. Ces photographies véhiculent des messages simples à saisir mais confondant de vérités.

A voir jusqu'au 29 octobre 2017

Voir dans l'article ci-dessous l'impressionnante oeuvre "Target Charlie"

Voir ici Liu Bolin et JR devant la Pyramide du Louvre

Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 16:00
Target_charlie_liu_bolin_sanscrierart.com

A l'occasion de l'exposition qui est consacrée à Liu Bolin par la MEP, l'impressionnante oeuvre "Target Charlie" réalisée par l'artiste Chinois en 2015 est exposée.

D'une longueur de 2 mètres et affichant près de 200 couvertures de Charlie Hebdo, l'oeuvre représente 15 personnes dont Liu Bolin lui même, qui se sont laissées peindre le corps pour se fondre totalement au cœur des couvertures du journal.

Liu Bolin apporte ainsi son soutien à l'hebdomadaire satirique victime des terroristes.

A côté de la photographie, une vidéo montre comment l'oeuvre a été réalisée.

Lire ici le compte-rendu complet de l'exposition.

"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
"Target Charlie" de Liu Bolin à la Maison Européenne de la Photographie
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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 16:43
Pascal Kern_SansCrierArt.com

La galerie Les Douches présente une exposition dédiée au travail de Pascal Kern.

Ce plasticien français (décédé en 2007) mêle sculpture et photographie. Mettant en scène des objets de récup' ou des cucurbitacées, ces photographies fonctionnent par deux ou trois et se répondent, dans une position de positif/négatif. Ces sortes de natures mortes offrent de belles couleurs mises en valeur par un très beau travail sur la lumière. Les oeuvres sont présentées dans des cadres de bois brut qui accentuent un peu plus l'impression que les objets que Pascal Kern emprisonne dans ses images sont réellement présents.

A voir jusqu'au 21 octobre

Pascal Kern à la galerie Les Douches
Pascal Kern à la galerie Les Douches
Pascal Kern à la galerie Les Douches
Pascal Kern à la galerie Les Douches
Pascal Kern à la galerie Les Douches
Pascal Kern à la galerie Les Douches
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15 septembre 2017 5 15 /09 /septembre /2017 13:27

Moins factuel que le premier opus "Une vérité qui dérange" (2006), "Une suite qui dérange" trace le portrait d'un homme. Le film fait le récit de la difficulté du combat que porte Al Gore depuis des années. On voit l'ancien vice-président des Etats-Unis face aux dirigeants du monde, face à la puissance des lobbies industriels, face aux petites satisfactions et aux grandes déceptions. Al Gore consterné et ironique dans les inondations en Floride, didactique et enthousiaste en meeting aux quatre coins du monde pour former son armée de défenseurs de la planète, combatif et piquant en négociations avec les grands de ce monde, Al Gore ému et impuissant face à la fonte des glaciers dont les images sont aussi magnifiques qu'effroyables.

Cet angle de vue, qui peut agacer quand il verse dans la glorification de l'homme, permet de tracer le bilan de santé de la planète et de l'état de conscience du monde politique. En confrontant les prédictions des scientifiques qui se sont malheureusement réalisées et les problématiques humaines et économiques des pays en voie de développement (principaux pollueurs aujourd'hui), il confirme toute l'ampleur du travail qu'il reste à accomplir. Al Gore n'a pas fini de courir.

A voir en salle dès le mercredi 27 septembre

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14 septembre 2017 4 14 /09 /septembre /2017 10:20

Agatha a donné rendez-vous à son frère dans leur maison d'enfance. Elle part faire sa vie avec un autre. Lui ne veut pas renoncer à leur amour absolu et interdit.

Hans Peter Cloos propose une mise en scène débordante, multipliant les supports et les accessoires. Des vidéos (dont des extraits de la Nuit du chasseur ?) sont projetées sur le grand mur de briques de la salle au-dessus de la scène, d'autres vidéos, cette fois prises en direct par la GOpro des comédiens, se posent sur le décor, en fond un accompagnement musical, sur scène de nombreuses chaises abandonnées et deux micros sur pied, pour les comédiens des accessoires en lien avec le monde de l'enfance (tutu, maillot de corps Petit Bateau, nez de clown, poupées dont on ne dira jamais assez le mal qu'elles font au théâtre contemporain qu'elles soient dénudées, poignardées ou démembrées), pour décor, les murs vieillissants du salon de la maison et un corridor où courir et se cacher.

Les deux comédiens jouent de façon très différente. Le  jeu de Florian Carove est à l'avenant du parti-pris de la mise en scène. Il surjoue chaque émotion, chaque geste, marquant chaque instant de gesticulations. Face à lui, Alexandra Larangot offre une interprétation très classique, posée. De tout cela ne ressort aucune sensualité. Mais ce qui gêne le plus, est que sous cette mise en scène, que l'on peut trouver superfétatoire, le texte de Duras peine à trouver sa place, jusqu'à être par moment totalement englouti par le désir du réalisateur de tout surligner, de surinterpréter. C'est dommage car les moyens et l'envie de délivrer un beau moment de théâtre sont indéniablement là.

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 17:16

De nos jours, Etat du Wyomin, dans la réserve indienne Wind River, Coly, pisteur, découvre le corps sans vie d'une adolescente de la communauté. 

La maltraitance et l'abandon d'un peuple, celui des Amérindiens, vivant dans une nature hostile et dans la solitude sont au coeur de ce thriller au message politique et poétique. Si Sheridan alourdit parfois son propos par excès de pathos, son film conserve une tonalité propre forte. Les souffrances que portent ses héros, les paysages enneigés et désertiques magnifiques d'une nature cruelle, la violence sous-jacente marquent durablement.

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 12:38
Barbara_SansCrierArt.com

Yves écrit et réalise un biopic sur la chanteuse Barbara. Dans le rôle-titre Brigitte, une comédienne qui exerce sur lui une fascination qui se mêle à celle qu'il porte à la chanteuse. 

Mêlant les scènes du film, du film dans le film et des documents d'archives sonores et visuels, utilisant la voix de Jeanne Balibar jouant Brigitte, celle de Brigitte interprétant Barbara, et celle de Barbara, le film enchaine les mises en abime. Cette mécanique qui pourrait sembler complexe est parfaitement dosée et maîtrisée par le réalisateur. Petit à petit la personnalité de Barbara se dessine en un portrait sensible. De fines allusions à des étapes et personnages clés de la vie de la chanteuse complètent cette quête consistant à percer, ne serait-ce qu'un peu, le mystère de la dame brune.

Plus le portrait de Barbara se révèle plus la déclaration d'amour à l'actrice Jeanne Balibar (exceptionnelle en tout point) s'affirme. Et quand l'émotion nous gagne à plusieurs reprises, on ne sait pas très bien si elle est causée par la présence de Barbara ou par la grâce de Jeanne Balibar. 

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 08:45
Mother!_sanscrierart.com

Un couple, elle, jeune oie blanche, lui, écrivain plus âgé, vivent dans une très grande maison isolée. Elle, amoureuse, retape cette maison, qui a brûlé jadis, afin d'en faire un paradis. Lorsque des inconnus s'invitent chez eux, l'équilibre déjà précaire du couple bascule totalement.

Le film est construit en deux temps. La première partie joue sur le registre du thriller tenu, intrigant et oppressant. La seconde partie bascule dans le fantastique, l'horreur et le n'importe quoi.

Faute de mieux, si on fait abstraction de la lourdeur et d'une certaine confusion dans le propos  et si on n'est pas trop difficile, on peut être intriguer par la métaphore sur le monde et sa destruction. Sur cette Mère Nature fragilisée qui tente de faire entendre raison au Créateur qui ne voit pas venir l'apocalypse.

A voir (ou pas) en salle dès le 13 septembre.

 

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 13:03
Le_cercle_des_illusionistes_SansCrierArt

En 1805, né Jean-Eugene Robert-Houdin. En 1861, Georges Méliès voit le jour.  En 1984, Décembre, pick-pocket, rencontre une étrange jeune fille.

A travers le destin croisé de ces trois personnages, Alexis  Michalik nous convie au cœur d'une réflexion sur l'illusion. C'est du moins ce que l'élégant monologue d'introduction nous laisse présager. Mais, le récit qui suit, que l'on pourra juger inutilement alambiqué, ne dépasse jamais le stade du très simple divertissement. Bâti sur une succession d'anecdotes, pas vraiment passionnantes, le récit s'enlise et ne porte aucun questionnement.

Les dialogues ne sont pas particulièrement audacieux ou drôles. La mise en scène efficace, bien qu'alourdie par un récit confus, offre quelques moments propices au merveilleux. La valse des six très bons comédiens, qui passent sans cesse d'un rôle et d'une époque à l'autre avec une dextérité remarquable, impressionne. Mais, la profondeur qu'il manque au récit nous laisse bien déçus.

Lire la critique de la première pièce d'Alexis Michalik "Le porteur d'histoire"

 

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 11:19

 

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 16:20

Dans un bled perdu de Floride, Franck élève seule Mary, sa nièce de 7 ans. L'enfant s'avère être, comme l'était sa mère, surdouée et sa grand-mère veut contraindre Franck à offrir à l'enfant une vie digne de son haut potentiel en l'inscrivant notamment dans une école pour petits génies.

Franck se demande quelle est la bonne solution pour Mary ? La laisser s'épanouir dans une enfance "normale" ou lui donner les moyens d'exploiter son don exceptionnel ?

Lors de la projection, la question de prendre son mal en patience ou de quitter la salle immédiatement se présente rapidement. Scénario sans la moindre créativité, mièvrerie à chaque instant, réalisation low cost, le film est affligeant. Seule la prestation de la jeune McKenna Grace interpelle (un peu).

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28 août 2017 1 28 /08 /août /2017 16:18

Au début des années 1990, Act-Up Paris milite pour que le Sida et ses malades soient concidérés par la société et les pouvoirs publics qui les rejettent, ou pire, les ignorent. Au sein de l'association, Nathan rencontre Sean, séropositif.

Si le sujet est d'une grande puissance testimoniale et émotionnelle, l'oeuvre cinématographique déçoit. Le film dans sa forme est fourre-tout. Des interludes stylisés interminables, en discothèque ou lors des gayprides, interviennent entre des scènes, parfois fortes, d'activisme assez réaliste ou de vie de couple plus romanesque. Le découpage déconcerte, n'offrant qu'un traitement batard de l'activisme d'Act-Up, de la maladie et de l'histoire d'amour. La première partie qui présente le fonctionnement de l'association et ses combats intéresse immédiatement mais ce sujet sera traité au fil du film de façon très répétitive et trop parcellaire pour avoir valeur de témoignage ou passionner vraiment. La rencontre de Nathan et Sean nous rapproche de la vie des malades et d'un amour en situation extrême. Mais, là aussi, le réalisateur se répète beaucoup et ne parvient pas à se renouveler pour que ses héros nous emportent vraiment. Les dialogues entre protagonistes se veulent didactiques et sont parfois amenés dans des situations incongrues, où ils sonnent faux. Si les comédiens sont très bons, le film lui est globalement bien trop imparfait pour être la réussite clamée par les critiques qui semblent confondre, dans leur émotion, sujet fort et film fort.

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 11:23

Sophie Hustin, artiste peintre et sculpteur, à laquelle on peut trouver un cousinage avec Philippe Hérard.

https://sophiehustin.com

Sophie Hustion, Biot
Sophie Hustion, Biot
Sophie Hustion, Biot
Sophie Hustion, Biot
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