SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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20 décembre 2016 2 20 /12 /décembre /2016 16:57

En 1942, au Maroc, Max Vatan, espion envoyé par Londres, et Marianne Beauséjour, résistante Française, forment un faux couple dans le but de tuer l'ambassadeur d'allemagne. Leur mission accomplie, les deux espions amoureux se marient. Quand à Londres, ses supérieurs apprennent à Max que sa femme est soupçonnée d'être une espionne nazie, il tente de la disculper.

Le film affiche tout d'abord une belle prestance : reconstitution soignée, scènes d'action alertes, distribution de stars (Marion Cotillard très bien, Brad Pitt pas au mieux de sa forme). Pour ce qui est du scénario, il manque terriblement de finesse et n'échappe pas toujours au ridicule. Zemeckis en rajoute dans la réalisation et le montage sans nuances. 

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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 15:49

En 2007, le docteur Irène Frachon, pneumologue, constate que de nombreux malades cardiaques sont également consommateurs du médicament Médiator. Elle se lance alors dans une lutte pour l'interdiction de ce médicament.

A la fois portrait d'une femme exceptionnelle et récit d'un des plus importants scandales de santé publique, "La fille de Brest" relève la gageur d'être à la fois haletant alors que l'issue de l'histoire est connue, didactique malgré des problèmatiques médicales et administratives complexes et émouvant en dépit d'une plongée au plus près des effets de la maladie à travers deux autopsies. Sidse Babett Knudsen campe parfaitement une Irène Frachon énergique, excessive et intrépide. La réalisation sert efficacement le portrait de cette femme aux sentiments contradictoires et exacerbés par cette situation hors normes. Le casting des seconds rôles est impeccable. Comme chaque fois, Emmanuelle Bercot, grande directrice d'acteurs, sait faire place en quelques minutes aux essentiels personnages dits de seconds plans. L'ensemble de deux heures dix est rythmé par une réalisation alerte et un récit tenu. Le scénario est précis sans être rébarbatif tant dans le récit des faits que dans celui des atmosphères. Une belle réussite dans un genre cinématographique des plus piégeux.

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 00:20

18 oeuvres majeurs de l'artiste contemporain italien sont exposées dans les somptueuses salles du musée de la Monnaie. Cet écrin est un acteur essentiel dans la mise en scène de ces oeuvres étonnantes et provocantes. On peut notamment y voir deux pièces maîtresses de l'artiste : le pape Jean Paul II sous une météorite et le Hitler priant à genoux. Intrigant et rare.

Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
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Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
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Maurizio Catellan au musée de la monnaie
Maurizio Catellan au musée de la monnaie
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16 décembre 2016 5 16 /12 /décembre /2016 23:35

En Tunisie, de nos jours, Hedi est commercial chez Peugeot. Son mariage avec Khedija, programmé depuis plusieurs années, doit avoir lieu dans quelques jours. Lors d'une tournée de prospection, il rencontre Rym, une jeune femme libre, indépendante et gaie.

À travers Hedi, Khedija et Rym, Mohamed Ben Attyia dresse le portrait d'une Tunisie qui s'est révoltée en janvier 2011 mais qui demeure hésitante à se réformer réellement. Khedija suit le chemin traditionnel qu'on lui a tracé sans imaginer qu'il pourrait en être autrement tandis que Rym prend une totale distance et une grande liberté avec cette culture dépassée. Entre ces deux femmes si différentes, Hedi se libère doucement de ses chaînes jusqu'à exploser totalement sans sembler pourtant savoir quoi faire de cette liberté. Le maghreb est souvent décrit à travers des destins de femmes. Mohammed Ben Attia nous offre ici le portrait d'un homme jeune proposant un regard différent mais tout aussi édifiant sur le poids des traditions. Le personnage d'Hedi aurait mérité d'être plus écrit, présenté de façon moins contemplative, mais ce premier film n'en demeure pas moins original, audacieux et sincère.

À voir en salle des le 28 décembre 

Le film a reçu le prix du meilleur premier film à Berlin ainsi que l'Ours d'argent pour l'interprétation de Maji Mastoura.

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 22:01

Après avoir vu ses rêves de carrière militaire anéantis, Edward Snowden, informaticien de génie, est embauché par la CIA puis par la NSA. Il y apprend l'importance que revêt la cybersurveillance au coeur du système sécuritaire américain. Acablé par ses découvertes, il décide de divulguer au monde que la majorité des citoyens américains sont surveillés par leur gouvernement tout comme les grandes puissances mondiale.

Oliver Stone nous conte la véritable histoire d'Edward Snowden, le premier lanceur d'alerte d'une ampleur mondiale chassé par sa patrie et recueilli par la Russie. Le film tient tout son intérêt au sujet qu'il aborde et à la qualité de son interprète Kjoseph Gordon Lévis. Côté cinéma, l'ensemble est de facture très classique, un brin ennuyeuse.

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 00:06

Mado rencontre par hasard Alexandre. Le coup de foudre est immédiat. Mais tout se complique lorsque Mado découvre qu'Alexandre est un activiste du Front.

Le sujet est hyper casse gueule et Salomé Lelouch, auteur et metteuse en scène, n'évite pas la chute malgré quelques bonnes choses. Pour la partie positive, on note la qualité des seconds rôles tant dans le dessin des personnages que dans l'interprétation. Ces seconds rôles bénéficient de textes courts, percutants, proche de la formule souvent efficaces. Ludivine de Chastenet, dans le rôle de la meilleure copine marxiste, est la vraie réjouissance de la piéce. À contrario, les deux héros de l'histoire s'avèrent terriblement fades. Les comédiens (pourquoi avoir choisi un comédien de 50 ans pour ce role ?) ne sont pas aidés par des dialogues plats et sans aucune saveur. L'amour rend sans doute niais mais vu la situation on pouvait les espérer plus vifs. Le pire se dessine lors de leurs monologues humanisto-politiques au contenu bien trop faiblard. Il était sans doute un peu présomptueux de se lancer sur un tel sujet avec si peu d'expérience. Il aurait mieux fallu laisser l'écriture à plus aguerri.    

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13 décembre 2016 2 13 /12 /décembre /2016 13:49

Florence Foster Jenkins, riche héritière New-Yorkaise est passionnée de musique. Ignorant son incapacité à chanter juste et persuadée que son chant offre du bonheur aux gens, elle se produit chaque année devant un public trié sur le volet. Jusqu'à assouvir son désir de se produire au Carnegie Hall.

Stephen Frears propose ici la quasi-véritable histoire de Florence Foster Jenkins. Bien qu'il réfute de nommer son film "biopic", il nous présente ici une Florence assez proche de l'histoire officielle : syphilitique, exaltée, à la voix de fossé, couvée par un mari séduisant, protecteur et infidèle. On peut donc penser que le portrait de l'artiste est assez proche de la réalité. On comprend mieux la psychologie du personnage que la maladie a éloignée de son rêve de carrière de musicienne et d'une vraie vie de femme telle qu'on l'entendait à l'époque et qui se réfugit aveuglément dans le chant. Frears enchaine les scènes burlesques et les moments émouvants avec délicatesse. La reconstitution de l'époque est très réussie. Meryl Streep est comme toujours très bien, mais ce sont deux hommes qui lui volent la vedette. Simon Helberg dans le rôle de son accompagnateur au piano est irrésistible de drôlerie. Quant à Hugh Grant, il est au meilleur de sa forme en compagnon-manager aux petits soins pour cette oiseau perdu. Ces personnages plus poignants que fantasques nous tiennent en haleine pendant 1h50.

Date de sortie du film : 13 juillet 2016

Date de sortie en DVD : 16 novembre 2016

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12 décembre 2016 1 12 /12 /décembre /2016 21:28

Le 15 janvier 2009, alors qu'il vient de décoller, le capitaine Sully se voit obliger de faire atterrir son avion de ligne sur l'Hudson. Ses 155 passagers en sains et saufs, il est traité en héros dans le monde entier. Mais, la compagnie aérienne accepte difficilement de voir un de ses précieux Airbus finir au fond de l'eau.

Clint Eastwood raconte ce sauvetage incroyable et les misères que les enquêteurs firent au héros Sully. Une fois de plus, dans un film de Eastwood, on retrouve une femme amoureuse nunuche, un héros de la grande Amérique reconnaissante et l'archarnement des puissants sur l'homme de bon sens. Malgré la présence de l'excellent Tom Hanks l'ensembe s'avère sans intérêt .     

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 21:59

Une vie est le premier roman de Guy de Maupassant. Stéphane Brizé adapte au cinéma le récit de cette vie, celle de Jeanne, jeune aristocrate, que l'on suit de sa sortie du couvent et son mariage, jusqu'à ce qu'elle devienne grand-mère.

La réalisation et la photographie de Stéphane Brizé nous plongent d'emblée au coeur de cette vie dure et décevante. Le format carré de l'image, l'étouffante austérité des moments de solitude et de désespoir, la modernité et le naturalisme des scènes de bonheur, le découpage qui évite la stricte chronologie, qui mêle raccourcis limpides et scènes au long cours, la musique au piano forte, la gestion du son, les voix off en dialogue ou en poésie, tout est d'une délicate précision. Nombreuses sont les scènes de grâce absolue autant par les choix de réalisation que par la qualité des comédiens que Brizé fait jouer avec le même réalisme que dans ses films précédents. Yolande Moreau, Jean-Pierre Darroussin, Swann Arlaud, Clotilde Hesme, Nina Meurisse... sont parfaits. Quant à Judith Chemla, dont on admire depuis déjà plusieurs années la présence singulière, elle donne à Jeanne sa fragilité et sa force, sa fraîcheur et sa noirceur, sa présence unique.

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11 décembre 2016 7 11 /12 /décembre /2016 19:04

Une association d'amateurs de roman noir nous présente leur mise en scène d'une pièce policière inédite du célèbre Conan Doyle. Mais ne s'improvise pas comédien qui veut.

Toute la pièce (une création anglaise) repose sur l'incapacité de ces acteurs d'operette à jouer la comédie.Texte, décor, mise en scène, tout leur échappe. Le rythme est endiablé et les catastrophes s'enchaînent à toute vitesse. Les sept comédiens (Miren Pradier, Yann de Monterno, Dominique Bastien, Lula Hugo, Michel Cremades, Michel Scotto di Carlo et Christophe de Mareuil), tous excellents, impressionnent par l'énergie qu'ils déploient, d'autant plus impressionnante qu'on imagine facilement l'extrême précision de jeu que demande l'exercice. Il est difficile de résister à cette comédie burlesque qui frôle le n'importe quoi sans jamais vraiment y tomber (à part dans les 10 dernières minutes peut-être).1h30 de franche rigolade bon enfant.

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9 décembre 2016 5 09 /12 /décembre /2016 20:35

En France, dans les années 30, les sœurs Barlow, deux médiums americaines, terminent une tournée mondiale triomphante. Réceptif à leur don, André Korben, producteur de cinéma, leur propose de réaliser un film réaliste sur les phénomènes qu'elles créent.

Esthétiquement, le film est réussi. Les costumes, la photographie, l'élégance de la mise en scène, sa vitalité, les accompagnements musicaux séduisent. Les comédiens Emmanuel Salinger et Nathalie Portman sont au diapason, Lily Rose Deep, dans un rôle essentiel mais plus effacé fait le job. L'histoire intrigue d'emblée. Les thèmes qu'elle aborde se multiplient au fur et à mesure de son avancée. Richesse qui provoque de multiples interprétations et qui finit par égarer un peu le spectateur comme semblent égarés les personnages. Sans cesse parcourus par une inquiétude qu'ils imaginent issue de ce don étrange et des morts qu'ils réveillent. Hypnotisés par ce phénomène, ils ne perçoivent pas la réelle raison de ce prémonitoire effroi qui se dévoile dans la toute dernière partie du film.  Planétarium est ainsi construit de façon complexe sans que l'on puisse tout à fait  jugé si cela le rend remarquable ou pas.

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6 décembre 2016 2 06 /12 /décembre /2016 21:30

Jacob a écouté toute son enfance la fantastique histoire de Miss Peregrine et ses étranges enfants que lui contait son grand-père. Avant de mourir, ce dernier lui demande de rejoindre l'île où ses amis si particuliers vivent.

Tim Burton adapte le best seller de Ranson Riggs. On y retrouve son goût pour la différence, des personnages attachants, son soin du détail, un casting impeccable. Pourtant, l'ensemble n'a pas le charme des oeuvres du maître. Le réalisateur semble céder aux recettes hollywoodiennes. Trop d'effets speciaux, trop de bruits et de musique alourdissent l'ensemble et anéantissent la poésie que pourrait porter le film. L'émotion, si ce n'est celle de l'effroi face aux monstres, ne passe pas. Aussi, l'ennuie et l'indifférence aux héros nous gagnent vite. 

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 22:14

Louise rate le dernier train qui clôt la saison de la station balnéaire de Biligen. Elle se retrouve seule dans la ville désertée.

La poésie, la délicatesse, la nostalgie règnent dans ce merveilleux film d'animation.

On ne sait ce qui nous rejouit le plus : l'originalité et la finesse du récit, l'intelligence de la mise en scène, la simplicité sophistiquée du dessin fait à la gouache et aux crayons de couleurs, laissant apparaître la texture du papier, la beauté de la lumière, la justesse de l'interprétation de Dominique Frot, la grâce de l'écriture, le charme de l"accompagnement sonore et  musical de Pascal Le Pennec et Pierre Kellner...

Tout dans ce conte cruel et tendre nous emporte.

Jean-François Laguionie est aussi l'auteur entre autres du très beau et intrigant film "Le tableau".

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3 décembre 2016 6 03 /12 /décembre /2016 19:27

Un homme se bat contre une mer déchainée. Il s'échoue sur une île déserte qui s'avérera hostile à l'idée qu'il la quitte.

Ce film d'animation aussi beau dans sa réalisation que dans le propos qu'il sert conte la vie de cet homme sur cette île à la fois hostile et source de bonheur. Sans aucun dialogue mais avec une bande son particulièrement soignée, cette histoire nous porte pendant 1h20 d'étonnement en émerveillement. Tout y est beau.

Date de sortie en salle : 29 juin 2016

Date de sortie en DVD : 30 novembre 2016

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 18:55

Yvan Attal est chez son psy. Sa femme pense qu'il a un problème : il est obsédé par les juifs et l'antisémitisme.

Entre deux séquences chez le psy, Yvan Attal nous propose cinq scènes abordant les reproches antisémites les plus souvent entendus. On imagine qu'Yvan Attal souhaitait traiter son sujet avec humour et une certaine autodérision. Si celle-ci se perçoit parfois dans le rôle qu'il s'est attribué, les dialogues qu'il s'est écrits ont surtout l'allure de discours bien poussifs. Les idées de séquences sont originales mais souvent bancales et pas toujours très claires dans ce qu'elles sont censées démontrées. Surtout, l'ensemble n'est pas drôle. Même les comédiens pourtant de premier choix (Benoit Poelvoorde, Valérie Bonneton, François Damiens, Gilles Lellouch, Denis Podalydes, Gregoire Gadebois, Charlotte Gainsbourg, Dany Boon, Marthe Villalonga...) ne sonnent pas toujours justes. Le seul moment fort du film est une scène de trois minutes interprétée par Popeck. La scène la moins bavarde du film.

On aurait adoré aimer ce film. Mais Yvan Attal s'est totalement loupé dans cet exercice qui s'annonçait effectivement bien difficile. 

Date de sortie en salle : 1er juin 2016

Date de sortie en DVD : 30 novembre 2016

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 21:02

François  Berleand attend avec impatience un taxi qui ne vient pas. Il se retrouve soudainement enfermé  dans une agence de voyage sans porte ni fenêtre avec un inconnu au comportement inquiétant.

Tout est étrange dans  cette pièce où les mises en abîme rythment le récit. Les comédiens sont au mieux de leur forme : François berléand, parfaitement cabot et ahuri, Sébastien Castro encore plus inquiètant que d'habitude et Constance Dollé, jonglant avec les registres. La mise en scène de Stéphane Hillel accentue parfaitement le parti pris surréaliste de l'histoire. Les interventions acrobatiques d'Inès Valarcher en cela sont particulièrement efficaces.

Pour sa première pièce Clément Gayet nous propose un théâtre de distraction, dans la veine d'un Sébastien Thiéry, qui nous change du vite fait-bien bâclé trop souvent proposé.

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 21:21

A Berlin, en 1946, le grand chef d'orchestre Wilhelm Furtwangler est interrogé par le commandant américain Steve Arnold dans le cadre d'une commission de dénazification.

Cette pièce, au sujet historique puissant ne passionne pas. Le récit manque de finesse, le texte (traduit de l'anglais) de virtuosité et la mise en scène de créativité. La dramaturgie repose moins sur le chef d'orchestre que sur le commandant américain, personnage rustre et acharné, qui est ici incarné sans subtilité par Francis Lombrail. Son interprétation dessine à gros traits un militaire enragé ne laissant aucune place à l'émotion portée par l'objet de sa motivation (son traumatisme causé par ce qu'il a vu à la libération des camps de concentration). 

La grâce n'entre en scène qu'aux apparitions, trop courtes, de Michel Bouquet qui campe un Wilhelm Furtwangler tout en nuances à la ligne de défense à la fois admirable et discutable. La précision et l'élégance de son interprétation parvient presque à nous faire oublier les faiblesses de la pièce. 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 20:55

A Téhétran, Emah et Rana se voient contraints de quitter précipitemment leur immeuble qui menace de s'écrouler. Pour les dépanner, un ami leur loue un de ses appartements. Lorsque Rana est agressée, la vie du couple bascule.

Le Client, sans être un mauvais film, décoit un peu surtout il est vrai parce que Asghar Farhadi nous a habitué (en dehors de son film réalisé en France Le Passé) à une grande qualité de mise en scène, une parfaite maîtrise des émotions et à une écriture fine de ses histoires et de ses personnages. L'histoire d'Emah et Rana, qui parle de vengeance, de culpabilité et d'un certain machisme puritain, se regarde sans déplaisir. Mais, le trait est souvent trop appuyé. L'intervention des scènes de théâtre de "Mort d'un commis voyageur" alourdisent encore un peu plus l'ensemble. Farhadi en perdant une peu de sa finesse, perd aussi un peu de sa singularité.

 

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 19:13

Le Musée d’Orsay consacre une belle exposition au peintre Frédéric Bazile qui fut contemporain et compagnon important des futurs impressionnistes Monet, Renoir, Manet, Sisley, Morisot, Degas ou Cézanne. Il a perfectionné son art avec et auprès d’eux, peignant d'ailleurs les portraits de Renoir et Monet et posant pour le très beau « Déjeuner sur l’herbe » de ce dernier. Mort très jeune (à 29 ans en 1870 à la guerre) son œuvre est restée méconnue jusqu’en 1910 où une exposition lui est consacrée à Paris. Puis sa notoriété s’est particulièrement développée dans les années 1950, quand les collectionneurs américains se sont intéressés à son oeuvre.

Le musée d’Orsay présente une soixantaine de tableaux et dessins où l’on perçoit très bien l’évolution du peintre. Ce qui frappe c’est la modernité dans la composition de ses oeuvres. La position des personnages, le cadrage nous renvoient à un travail photographique. Certains tableaux évoquent le Douanier Rousseau sans que toutefois il n’en soit jamais fait mention pendant l’exposition. Aux côtés des tableaux de Bazile, sont présentés des Renoir, Monet, Morisot, Cézanne… pour rappel de leur proximité. 

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 19:03

Autant le dire tout de suite : l’argument de l'asssociation du cirque et du théâtre ne tient pas. Tout simplement parce que l’histoire a si peu de consistance qu’elle en est incompréhensible. Les numéros de cirque ne s’y coulent pas naturellement mais y arrivent comme un cheveu dans la soupe, les artistes-acrobates ne sont pas très bons comédiens et le récit n’a aucune tenue. Seuls arguments en faveur du théâtre, l’élégance du décor et des lumières.

En revanche, pour ce qui est du cirque, le contrat est rempli. Les artistes sont impressionnants dans des acrobaties qui coupent le souffle. Les amoureux du cirque acrobatique seront comblés.

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 22:47

Mathias est le créateur et unique employé de l'agence "Love is dead" dont le concept est d'annoncer à des hommes et des femmes sidérés que leur conjoint les quitte. Ce travail qu'il effectue avec le sérieux, la conviction et l'humanité d'un avocat et la fermeté d'un huissier ne sera pas sans conséquence sur sa vie personnelle.

Le film porte haut trois qualités. Son idée centrale originale et ses déclinaisons qui maintiennent son efficacité jusqu'au bout. Des dialogues ciselés et des situations hilarantes. Un casting de choix avec en tête Benjamin Lavernhe et Brigitte Roüan. Côtés défauts, on note une musique trop présente (mais c'est tendance) et quelques problèmes de rythme souvent causés par un changement un peu brusque de tonalité. Au final, la balance penche très largement du bon côté.

 

 

A VOIR EN SALLE DES LE MERCREDI 23 NOVEMBRE

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 21:15

Paul Sneijder vient de réchapper à un accident d'ascenseur dans lequel sa fille est décédée. Il choisit de quitter son poste de cadre supérieur pour changer de vie.

Thierry Lhermitte est Paul Sneijder. Sa prestation tout en nuances porte le film. La mise en scène élégante et lente nous immerge dans la langueur dans laquelle est plongé Paul Sneijder. Les images froides et l'accent chantant québecois mènent le film dans une ironique poésie dépressive.

Date de sortie en salle : 8 juin 2016

Date de sortie en DVD : 12 octobre 2016

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 21:54

Serguei ChtChoukine (1854 - 1936), riche industriel russe, a utilisé sa fortune pour donner libre cours à sa passion pour la peinture. Particulièrement intrigué par les peintres français, il a sans cesse bravé les modes et moeurs du moment en portant ses choix sur des peintres et styles picturaux audacieux, ne se fiant qu'à son flair et aux conseils de marchands d'art parisiens, allant jusqu'à acquérir des oeuvres qui le dérangeaient plus qu'elles ne lui plaisaient. Sa collection, à elle seule, réunit ceux qui sont aujourd'hui connus comme les plus grands représentants de la peinture moderne. Picasso, Matisse, Gauguin, Monet, Cezanne, Derain, Henri Rousseau, Van Gogh, Manet, Renoir, Vuillard, Pissaro, Toulouse-Lautrec..., figurent parmi les 275 oeuvres acquises.

Jusqu'au 20 février 2017, la Fondation Vuitton en présente 127 ansi que 31 oeuvres de l'avant garde russe. Au fil des 14 salles, on suit l'évolution des goûts de ChtChoukine qui suit celle de la peinture moderne. On y croise L'homme à la pipe de Pissaro, vingt-deux Matisse, le déjeuner sur l'herbe de Monet, Eh quoi ? tu es jalouse de Gauguin parmi 12 de ses oeuvres, une danseuse de Degas, vingt neuf Picasso... L'ensemble impressionne par la beauté des oeuvres et le prestige des noms qu'il réunit mais aussi par la personnalité de Serguei Chtchoukine, son ivresse pour la peinture qu'il aimait partager et sa vie romanesque.

La Collection Chtchoukine à la Fondation Louis Vuitton
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La Collection Chtchoukine à la Fondation Louis Vuitton
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 18:49

La Fondation Vuitton a invité, de façon pérenne et ce dès la création de la Fondation, Olafur Eliasson à occuper l'espace "Le Grotto" la coursive au pied des bassins. L'artiste compose une oeuvre de 43 colonnes triangulaires reflétant une lumière jaune et dans leurs parties miroir le reste du bâtiment et les visteurs. Ce kaleïdoscope offre une infinité de perspectives qui fascinent le visiteur. Une forme d'art qui allie le majestueux et le ludique. 

Inside the Horizon d'Olafur Eliasson - Fondation Louis Vuitton
Inside the Horizon d'Olafur Eliasson - Fondation Louis Vuitton
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 15:44

Du 10 au 13 novembre, le Grand Palais accueille la nouvelle édition de Paris Photo. Ce salon dédié à la photographie, créé en 1997, reçoit chaque année un peu plus d'exposants, d'artistes et de visiteurs. Pour cette édition, 183 galeries venues de 30 pays différents présentent leurs artistes, jeunes en devenir, artistes installés ou photographes cultes. Cette année si la photo en noir et blanc, ancienne ou récente, semble dominer, on trouve toujours des artistes qui manient les couleurs vives, le superposage des tirages, l'ajout de peinture, le colllage, le découpage, tirant l'art photographique vers l'art plastique. 

Ci-dessous un tout petit aperçu subjectif de la diversité des travaux exposés : Robert Curie, Stephen Wilkes, Abelardo Morell, Agnés Varda, Valerie Belin, Alain Bublex, Caio Reisewitz, Christian Tagliavini, Clare Stand, David Lachapelle, Emmet Gowin, Erik Steffenson, Fred Herzog, Irvin Penn, James Hamilton, Jimmy Nelson, Joachim Schulz, John Chiara, Leyla Cardenas, Lek & Sowat, Lilian Bassman, Ljubodrap Andric, Massimo Vitali, Mattew Pillsbury, Mich Epstein, Michael Wolf, Miguel Rotschild, Nelli Palomaki, Paolo Ventura, Patrick Demarchelier, Philippe Ramette, Richard Avedon, Robert Polidori, Sebastien Riemer, Stephane Couturier, Stephanie Syjuco, Thomas Florschuetz, Vera Lutter, Vik Muniz, Wang Ninged, William Klein, Yoram Roth.

Paris Photo 2016
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