SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

Rechercher

21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 22:36
Papa was not a Roling Stone de Sylvie Ohayon

A la Courneuve, dans les années 80, Stéphanie, 16 ans, vit avec sa mère et son beau-père. Face à une mère ado attardée irresponsable et un beau-père imbécile et violent, Stéphanie étudie et travaille sa danse pour un jour fuir sa banlieue.

Sylvie Ohayon pour son premier film choisit de raconter son histoire (déjà parue en librairie). D'un point de vue purement cinématographique, mise en scène, cadres, montage ou parti pris esthétiques, on reste sur notre faim. Si on est attrapé par le film c'est grâce au charme de son personnage particulièrement bien incarné par Doria Achour. Le portrait de la banlieue parisienne et le rapport que les jeunes entretenaient avec leur quartier sont aussi marquants.

Un film sympathique qui réjouira aussi tous les fans de Jean-Jacques Goldman.

Partager cet article
Repost0
19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 19:55

La-famille-belier---www.zabouille.over-blog.com.jpgPaula Bélier, 16 ans, vit à la ferme avec ses parents et son frère, tous trois sourds. Quand le professeur de chant du lycée lui propose de se présenter au concours de la maîtrise de Radio France, un avenir aussi inespéré qu'inattendu s'offre à Paula.

Le plus regrettable ici c'est l'image qui est donné des sourds. Eux qui ont si peu de place au cinéma se voient ici représentés par deux personnages agaçants d'infantilités, d'égoïsmes et au bord de l'hystérie. Ils sont de plus interprêtés par deux entendants, Francois Damiens et Karine Viard, qu'on a l'habitude de voir plus inspirés. Que le scénario soit bas de plafond ne fait qu'accentuer cette impression. Pour peu qu'on ne soit pas particulièrement touché par les chansons de Michel Sardou, le temps semble encore plus long. La qualité de l'interprétation d'Éric Elmosnino et des ados, Louane Emera, qui tient le film sur ses épaules et Roxane Duran, une fois de plus parfaite dans un second rôle, nous sauve de l'ennui total.

Partager cet article
Repost0
18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 20:39

Jamais-de-la-vie---www.zabouille.over-blog.com.jpgFranck, la cinquantaine, est, à défaut d'autre chose, gardien de nuit dans un supermarché. Sa condition d'ancien syndicaliste l'a laissé sur le carreau pendant 10 ans. Résigné, il traine sa carcasse entre sa cité, le supermarché et Pôle Emploi.

A travers son héros, Pierre Jolivet trace le portrait assez désespéré d'une France qui se débat pour survivre dans un univers économique sans pitié. Olivier Gourmet, très bien une fois encore, est de tous les plans. Il est l'intérêt essentiel du film. Car le récit et la mise en scène de Jolivet ne sont pas loin de la caricature et des dialogues trop écrits nuisent au réalisme du film. Même Valérie Bonneton, pourtant, toujours très juste, semble à côté de son personnage qui, il est vrai, n'a que très peu de scènes pour exister.

 


Partager cet article
Repost0
12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 22:19

Nina Companeez - www.zabouille.over-blog.comLa réalisatrice virtuose, reine des sagas historiques, ne nous emportera plus dans de nouveaux tourbillons romanesques. Avec elle, les téléfilms avaient de l'ambition, du panache, une sacrée allure. Elle avait un grand sens du récit, du rythme et du cadre. Ses décors et ses costumes etaient particulierement soignés, tout comme ses distributions. Elle savait faire appel aux monstres sacrés comme aux acteurs virtuoses moins exposés, dont quelques membres de la Comédie Française, mais aussi aux jeunes pousses prometteuses. Dés la fin des années 70, ses "Dames de la Cote" nous fascinaient. Voir Edwidge Feuillère, Françoise Fabian, Denise Grey, Hélène Vincent et Michel Aumont dans le même feuilleton, ça avait de la gueule. On ne jouait pas dans la même catégorie que la production habituelle. A côté de ses maîtres du beau jeu, la découverte de l'étrange Évelyne Buyle, et des fougueux Fanny Ardant et Francis Huster nous confirmait l'exception du moment. Les autres sagas qui suivront ne feront que valider l'excellence de ses oeuvres et la confiance que de grands comédiens, connus et moins connus,  renouvelleront à la réalisatrice. On se souvient plus particulièrement de "Le chef de famille", une de ses rares histoires modernes, où l'on retrouve le jeune couple Ardant-Huster mais aussi Edwige Feuillère, Pierre Dux et Micheline Dax, des fresques historiques "L'allée du roi", "Un pique-nique chez Osiris", "Voici venir l'orage" habitées par Dominique Blanc, Didier Sandre, Samuel Labarthe, Michel Duchaussoy, Marina Hands, Daniel Mesguish, Éric Ruf,  Annie Duperey, Dominique Reymond, Anouck Grinberg, Natacha Reigner, Anne Brochet, Céline Samie, Cécile Brune. Ou encore de l'adaptation d' "A la recherche du temps perdu" où l'on retrouve dans le rôle du conteur Micha Lescot, génial comédien que le théâtre s'arrache aujourd'hui.

Le film de télévision de qualité, beau, intelligent, poétique mais pas chiant vient de perdre l'un de ses grands maîtres. Nina Companeez nous a quitté ce 9 avril.

Partager cet article
Repost0
9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 17:39

Timbuktu---www.zabouille.over-blog.com.jpgA Tombouctou, la population subit les lois des djihadistes qui ont pris possession de la ville. La musique, le football sont interdits, les femmes doivent être voilées, porter des gants, accepter les maris que les djihadistes leur imposent... A quelques kilomètres de là, dans les dunes, Kitane, sa femme et sa fille vivent heureux et libres.

La beauté de la photographie, de la mise en scène, des paysages et des comédiens nous emporte d'emblée. Toute cette harmonie met, par opposition, particulièrement bien en avant la folie de la situation. Le réalisateur ne montre pas que la violence des djihadistes mais aussi leurs innombrables incohérences, la fausseté de leur soit disant croyance, l'absurdité de leurs actions et leur bêtise. Face à eux, les femmes semblent les plus volontaires à résister. La grâce de Kitane et sa famille, l'attitude noble, dans des discours pausés et sensés de l'Imâm, la force des femmes et des hommes qui refusent la charia, leur détresse devant la folie des bourreaux resteront longtemps dans nos esprits.

A voir !

Partager cet article
Repost0
6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 17:39

Dear-white-people---www.zabouille.over-blog.com.jpgDans une université américaine, la vie d'étudiants noirs qui luttent pour l'équité des droits.

Justin Simien traite des difficultés d'être noirs dans un monde de blancs sur le ton de la comédie. Il n'en place pas moins plusieurs messages humanistes. Son film tombe un peu dans le catalogue des propos et actes racistes, volontaires ou non, du quotidien sans analyse réelle. Et les références purement afro-américaines sont si nombreuses que, à moins d'être un spécialiste de cette culture, il est parfois difficile de comprendre toutes les vannes.

L'ensemble reste quand même sympathique ne serait ce que pour certaines scènes vraiment très drôles, la qualité des acteurs et le plaisir de voir autant de comédiens noirs dans un film sur l'Amérique post-ségrégrationaire.

Partager cet article
Repost0
4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 19:39

Mr-Turner---www.zabouille.over-blog.com.jpg Les vingt dernières années du peintre William Turner vu par Mike Leigh, en 2h30. On s'étonne de voir aussi peu de scène du peintre au travail. Mike Leigh semble ne pas vraiment s'intéressait à l'art de Turner. Un Turner qui parle peu mais grogne beaucoup, un solitaire qui s'accommode comme il peut de ses contemporains aussi vilains que lui. Seuls son père et sa vieille maitresse semblent trouver grâce à ses yeux. Les personnages qui l'entourent sont esthétiquement assez repoussants, comme si cerné par la laideur physique des hommes, le peintre ne pouvait que se tourner vers la beauté de la nature. Le beau résidant pour Turner semble t-il, uniquement dans la peinture et la musique.

Partager cet article
Repost0
4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 19:37

The-servant---www.zabouille.over-blog.com.jpegDans l'Angleterre d'après-guerre, Tony, de retour des colonies, en perte de repères et gagné par une paresse toute aristocratique, engage Barret comme majordome. Celui-ci va très vite s'imposer au maître. Son emprise gagnera petit à petit du terrain.

La pièce est interprétée par cing jeunes et bons comédiens dont on remarque plus particulièrement la prestation de Maxime d'Aboville dans le rôle du domestique.

Au jeu agréable des acteurs s'ajoute une scénographie astucieuce. Pourtant, il manque quelque chose, une montée en puissance qui pourrait nous entrainer dans l'inquiètude qui gagne les amis de Tony. On ne ressent pas vraiment la progression de l'étau qui se ressert.

Du coup, l'ensemble bien que sympathique ne marque pas vraiment.

Partager cet article
Repost0
2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 21:41

Les-heritiers---www.zabouille.over-blog.com.jpg Au lycée Léon Blum de Créteil, le niveau de la classe de seconde1 est des plus bas et l'ambiance des plus dissipées. La professeur d'histoire - géographie et d'histoire de l'art, Mme Guegen (Ariane ascaride, parfaite) enseignante enthousiaste et respectée, propose aux élèves de participer au concours national de la résistance et de la déportation. Les élèves de culture et de confessions diverses, tout d'abord réticents, vont au fur et à mesure de leur découverte de la shoa se dépasser, apprendre la tolérance, la compassion, l'importance du collectif et que l'on peut se passionner pour un sujet exigeant.

Cette histoire est vraie. Et c'est ce qui rend Les Héritiers intéressant. Cinématographiquement parlant, le film n'a pas beucoup d'intérêt. Trop démonstratif et tirant sur le mielleux, il perd de sa force. Force qui prend toutefois place lors de l'intervention de Léon Zyguel, déporté à l'âge de 15 ans, venu témoigner dans la classe.

Date de sortie en salle : 3 décembre 2014

Date de sortie en DVD : 1er avril 2015

Partager cet article
Repost0
29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 17:00

The-Voices-www.zabouille.over-blog.com.jpgJerry, jeune homme aimable et naïf, vit seul dans une petite ville des États-Unis avec son chat, Monsieur Chat et son chien, Bosco. Il rend régulièrement rendez-vous à sa psychologue et travaille dans une fabrique de baignoires. Lorsqu'il rencontre Fiona du service comptabilité, il en tombe aussitôt amoureux.

Un des grands plaisirs du film réside dans son esthétique. Marjane Satrapri vient de la bande dessinée et ça se voit dans tous ses plans extrêmement travaillés, d'une composition soignée. Autre grand plaisir, la qualité des dialogues très drôles et l'incongruité des situations. Et enfin, la composition de Ryan Reynolds, excellent en grand naïf sanguinaire, bourreau et victime.

Avec toutes ces qualités, la réalisatrice conte une histoire de schizophrénie sans choisir tout à fait le ton ou parti pris qu'elle veut lui donner. Ainsi, les scènes au présent très drôles sont traitées sur le ton de la satire, tandis que les flash-back de l'enfance sont présentés au premier degrés de façon assez terrifiante. La scène finale elle-même hésite entre drame et farce. C'est sans doute la raison pour laquelle, le film n'est, et c'est déjà pas si mal, qu'une sympathique curiosité cinématographique et non un film tout à fait réussi.

Partager cet article
Repost0
28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 17:29

Night-Call-www.zabouille.over-blog.com.jpgA Los Angeles, Louis Bloom passe ses nuits dans sa voiture à écouter les fréquences radio de la police afin d'être le premier à filmer les scènes d'accident et de crime. Son ambition et son cynisme le pousse à tous les excès.

Le film, critique en règle de la course au trash des chaines de TV américaines, est porté par Jake Gillenhaal présent dans toutes les scènes. L'acteur est particulièrement effrayant et crédible en pigiste psychopathe aux dents très très longues. C'est ce profil de malade et le regard inquiet que lui porte une partie de son entourage (assistant, policiers et certains journalistes) qui permet à Dan Gilroy de montrer l'ignominie sans qu'à aucun moment on y perçoive de complaisance. La réalisation est haletante, l'atmosphère pesante. Un bon thriller.

Date de sortie en salle : 26 novembre 2014

Date de sorte en DVD : 7 avril 2015

Partager cet article
Repost0
24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 22:24

La-French---www.zabouille.over-blog.com.jpgEntre 1975 et 1981, le juge Michel a traqué le grand banditisme marseillais. A l'époque, la French Connection monopolisait le marché de la drogue au niveau mondial.

Le film retrace et explique le pouvoir et les méthodes des parrains de l'époque et leurs connections avec les autorités policiéres et politiques de Marseille. Jimenez parfaitement servi par Gilles Lelouch et Jean Dujardin (particuliérement bon une fois de plus) trace le portrait de deux hommes en duel permanent que la moral oppose mais assez semblables dans l'agressivite avec laquelle ils ménent leurs activites, dans leur attachement vitale à la famille et dans la solitude qui s'impose à eux. Les seconds rôles sont excellents et tout particulièrement Céline Sallette qui d'un regard exprime avec une vérité saisissante l'émotion du moment, et Guillaume Gouix qui marque toujours dans ses interventions. Le film est rythmé, à l'occasion haletant. Il dose équitablement la part historique, policiére, psychologique et émotionnelle. La mise en scène mixte aussi les genres évitant tout maniérisme. Une réussite du genre.

Partager cet article
Repost0
14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 17:51

Voyages-avec-ma-tante.jpgHenry Pulling, tout jeune retraité, rencontre à l'enterrement de sa mère, sa tante Augusta pour la deuxième fois de sa vie. Ces retrouvailles vont mener Henry et Augusta dans de fantasques aventures.

Sur la scène, quatre hommes en costume trois pièces, chapeau melon et bottes de cuir.Tous les quatre vont jouer et s'échanger les vingt rôles de la pièce sans qu'à aucun moment le spectateur ne perde le fil de l'histoire. Ici, l'essentiel réside dans la mise en scène inventive et loufoque et le plaisir évident que prennent les acteurs tous excellents. Les fantaisies du texte achèvent de nous emporter pour 1h15 de détente et de rire.

Partager cet article
Repost0
14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 17:31

La-prochaine-fois-je-viserai-le-coeur---www.zaboui-copie-2.jpgEn 1978 et 1979, dans l'Oise, un tueur en série assassine plusieurs jeunes femmes. Le tueur est l'un des gendarmes chargés de l'enquête.

Anger conte cette étrange affaire judiciaire en se plaçant aux côtés du meurtrier. Guillaume Canet, méconnaissable, est impressionnant dans l'incarnation de cette personnalité multiple et obscure. Le film ne donne pas beaucoup d'explication sur celui dont on peut éventuellement comprendre qu'il est fasciné par le mal, la douleur, et qu'il ne résiste pas à l'envie de la donner mais aussi de se la faire subir. L'esthétique austère de la mise en image sert le climat oppressant. L'ensemble manque quand même de virtuosité dans la mise en scène un brin paresseuse que souligne l'utilisation d'une musique à cordes envahissante.

On demeure tenu par la personnalité complexe du tueur, par son étrange histoire et l'excellente interprétation de Canet.

Date de sortie en salle : 12 novembre 2014 

Date de sortie en DVD : 18 mars 2015

Partager cet article
Repost0
10 mars 2015 2 10 /03 /mars /2015 22:07

Alexis-Vastine.jpg

C'est une belle gueule d'acteur, l'élégance aérienne d'un danseur sur les rings et l'incarnation de la rage.

C'est l'écoeurement et le chagrin qu'on partage avec lui face à la triche aux JO 2008 et 2012.

C'est, aujourd'hui, l'injustice suprême et l'impression amère de ne l'avoir vu à l'honneur que dans la peine.

Partager cet article
Repost0
8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 22:15

Une-nouvelle-amie---www.zabouille.over-blog.com.jpgClaire vient de perdre Laura sa meilleure amie à qui elle a promis de prendre soin de David, son mari, et de leur petite fille. Alors qu'elle rend une visite inopinée au jeune veuf, elle le surprend habillé en femme.

On retrouve ici encore l'imagerie de série américaine chère à Ozon. Cette ambiance particulière nous éloigne de notre quotidien et facilite notre entrée dans ce conte aux sonorités Almodovaresques. Les critiques ont particulièrement salué la performance de Romain Duris, très impressionnant dans ce rôle d'hétéro-travelo. Mais le film doit aussi beaucoup à la prestation d'Anaïs Desmoustier, particulièrement juste.

Date de sortie en salle : 5 novembre 2014

Date de sortie en DVD : 11 mars 2015

Partager cet article
Repost0
8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 11:18

2015 0860La Maison Rouge accueille Fatum une vaste exposition des oeuvres de Jérôme Zonder. L'artiste a lui même mis en scène son travail en dessinant sur les murs sur lesquels sont accrochés ses oeuvres. Cela plonge instantanément le visiteur dans l'univers de l'artiste. Passé l'effet de surprise causé par la découverte de l'immense décor de la première salle, on se penche sur les dessins sous verre.  

La qualité d'exécution impressionne d'emblée. La précision du trait marque chaque fois même si tous les sujets ne séduisent pas. Le support papier est à l'occasion travaillé, froissé ou découpé. Les dessins sont riches de détails qui offrent une double lecture des oeuvres, qui au premier regard peuvent s'afficher comme drôles et sympathiques, et sont au final glaçants.

A ne pas manquer jusqu'au 10 mai 2015.    

DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA
DIAPORAMA

DIAPORAMA

Partager cet article
Repost0
7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 12:06

Chelli---www.zabouille.over-blog.com.jpgChelly vit avec sa soeur, Gaby, handicapée mentale. Hormis son travail dans un lycée, Chelli ne vit que pour sa soeur. Lorsque Chelli entame une relation avec Zohar, un collègue de travail, l'équilibre des deux soeurs est bousculé.

On perçoit assez vite le paradoxe : la plus dépendante des deux soeurs n'est pas celle qu'on croit. La dépendance de Chelli à la dépendance de Gaby est flagrante. Le récit autour de cette constatation est trop plat pour passionner vraiment. 

Partager cet article
Repost0
5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 17:10

Bande-de-filles-www.zabouille.over-blog.com-copie-1.jpgMarieme, jeune fille de 16 ans plutôt effacée, vit en banlieue parisienne. Ses résultats scolaires l'a mènent vers un CAP qu'elle refuse, son frère la surveille et le garçon qui lui plait ne la voit pas. Lorsqu'elle intègre une bande de filles, sa vie prend un tout autre chemin.

Céline Sciamma poursuit son étude de l'adolescence et ses portraits de jeunes qui suivent leur instinct là où il les guide. Cette fois, il est question de jeunes filles d'origine culturelles africaines vivant en banlieue parisienne. Deux données qui complexifient un peu plus un âge difficile. Dans un univers où tout est question de domination morale et physique, le danger est partout et chaque action est un défi, un dépassement de soi.

On retrouve la belle réalisation de Céline Sciamma, son efficacité pour dire beaucoup dans des scènes courtes. On retrouve un peu moins son sens du récit et sa capacité à mener son film à l'essentiel sans détour. L'ensemble est un peu long et alambiqué. Mais la grâce est là, dans les images et la beauté des interprètes.

Partager cet article
Repost0
2 mars 2015 1 02 /03 /mars /2015 20:29

Barbapapa---www.zabouille.over-blog.com.jpgTalus Taylor, génial créateur de Barbapapa, est décédé ce 19 février. Son personnage, inspiré de la sucrerie de nos fêtes foraines, a pris vie dans des livres en 1970 avant d'être transposé en dessin-animé quatre ans plus tard.

Le plaisir de cette création, à l'heure des manifs anti "mariage pour tous" fréquentées par des hordes de familles flanelle et des lancés de bananes, réside dans sa subversivité aux airs de ne pas y toucher. Une série animée mettant en scène une famille dont le père, Barbapapa, est rose, la mère, barbamama, noire, et les enfants de toutes les couleurs de l'arc en ciel, transgresse tous les modèles qu'une certaine bien pensance autorise. Que ces personnages se transforment à volonté, en objet ou animal, courts, longs, carrés, minces, gros ou ronds, ajoute à leur liberté sans limite.

Culte.

 

Partager cet article
Repost0
1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 19:05

Adele-Haenel---www.zabouille.over-blog.com.jpgA tout juste 26 ans, Adéle Haenel impressionne par la force de sa présence à l'écran, ses qualités de jeu et par l'excellence dont elle fait preuve et dont elle s'entoure depuis ses débuts.

C'est à 13 ans qu'Adele Haenel fait ses premiers pas au cinéma dans "Les Diables" aux côtés du tout jeune et excellent Vincent Rottiers. 5 ans plus tard, l'excellente réalisatrice Céline Sciamma fait appel à sa belle carrure de nageuse pour "Naissance des pieuvres" où le talent d'Adéle explose aux yeux du plus grand nombre pour la première fois. Nomination aux Césars comme Espoir. Les tournages se suivent et quatre ans plus tard on la retrouve impressionnante dans "l'Apollonide" de l'excellent Bertrand Bonello. Nouvelle nomination aux Césars comme Espoir. Autres tournages, puis la voilà en frangine de l'excellente Sara Forestier dans "Suzanne". César du meilleur second rôle féminin. Elle enchaine avec "L'homme qu'on aimait trop" de l'excellent André Techiné. Elle y est parfaite de fragilité dans le rôle de la jeune héritière un peu paumée face à la fortune de sa mère l'excellente Catherine Deneuve. Puis vient "Les combattants", film révélation de 2014, présenté à la Caméra d'Or à Cannes. Adéle reçoit le César de la meilleure comédienne, le film celui de la meilleure première oeuvre et le partenaire de jeu d'Adéle, le César du meilleur jeune espoir. L'excellent Kevin Azaïs, frêre de l'excellent Vincent Rottiers, partenaire d'Adéle sur son premier tournage. De l'excellence donc dedans et tout autour.

 

Partager cet article
Repost0
28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 23:18

Ivanov---www.zabouille.over-blog.com.jpgPropriétaire terrien endetté, Ivanov, autrefois jeune homme brillant, joyeux et aimant, promène un spleen insondable, Bien que souffrante, Anna, son épouse lumineuse et aimante, tente de redonner vie au jeune homme qu'elle a connu. Mais celui- ci la rejette et la nie, préférant se perdre au contact de la bourgeoisie dégénérée.

Evidemment, il y a la beauté et la noirceur du texte de Tchekhov qui conte comme personne l'effondrement de l'aristocratie russe, sa folie et sa médiocrité et la mélancolie slave. Mais l'écrin qu'offre Luc Bondy à cette première pièce de l'auteur magnifie sans doute un peu plus l'oeuvre. La mise en scène, la scénographie, les décors sont impressionnants. Rien que visuellement, le spectacle nous emporte. Dans cet emballage particulièrement soigné, les 20 comédiens sont tous remarquables, du figurant aux premiers rôles dont Marina Hands (Anna Petrovna) et Micha Lescot (Ivanov) tous deux captivants mais aussi Victoire du Bois (Sacha) et Ariel Garcia Valdes (le comte Chabelski). Ils interprètent merveilleusement leurs personnages désabusés en quête malgré tout de sentiments meilleurs, loin de cette province d'une malveillante médiocrité. On reste suspendu pendant plus de 3 heures devant la beauté de cette représentation. Du théâtre qui donne envie de retourner très vite au théâtre.

Partager cet article
Repost0
27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 22:12

Trois-coeurs---www.zabouille.over-blog.com.jpgMarc, en déplacement professionnel en province, rate le train qui doit le ramener à Paris. Errant dans les rues de la ville, il rencontre Sylvie. Sous le charme tous les deux, ils se donnent rendez-vous à Paris quelques jours plus tard.

Benoît Jacquot à la réalisation, Chiara Mastroianni, Charlotte Gainsbourg, Catherine Deneuve et Benoît Poelvoorde devant la caméra, la promesse était belle. Pourtant la magie n'opère pas. Est-ce parce qu'on a des difficultés à croire à l'incroyable pouvoir de séduction de Poelvoorde ? Est-ce la lourdeur de l'accompagnement musical ?  La faiblesse des dialogues ? Tout semble artificiel dans cette histoire de hasard. Même les interventions en voix off de Jacquot sont incongrues. Étrange.

Date de sortie en salle : 17 septembre 2014

Date de sortie en DVD : 28 janvier 2015

Partager cet article
Repost0
23 février 2015 1 23 /02 /février /2015 23:11

Paul-Bartel---www.zabouille.over-blog.com.jpgPaul Bartel est un tout jeune comédien français à la présence très marquante. Dans les "Géants" de Bouli Lanners tout d'abord, puis dans "Michael Kolhlhass" et surtout dans "Les Petits Princes", film qui lui devait tout. A la télévision, dans "Tu es mon fils", un téléfilm de meilleure qualité que d'habitude, aux côtés d'Anne Marivin et de l'excellent Charles Berling, il campe un ado à l'attitude ambigüe. Ici encore, la finesse et l'intensité de son interprétation donnent à son personnage et son histoire une force particulière. 


Partager cet article
Repost0
22 février 2015 7 22 /02 /février /2015 18:15

Birdman---www.zabouille.over-blog.com.jpg Riggan Thomson a connu une gloire mondiale au cinéma sous les traits du super héros Birdman. Il tente un come back en mettant en scène et en jouant une pièce de théâtre à Broadway.

Ce qui impressionne c'est la mise en scène faite d'une succession de longs plans séquences et la photographie qui donne une couleur (et même plusieurs) toute particulière au film. L'interprétation de Michael Keaton marque également et le parallèle que l'on fait entre lui et son personnage accentue son intérêt.

En revanche, ce que Birdman nous raconte tourne vite en boucle. Les réflexions d'Inarritu sur les états d'âme d'un acteur sur le retour mauvais père et mauvais mari, la mégalomanie du comédien à la mode, le pouvoir des critiques théâtrales et l'importance du buzz sur les réseaux sociaux, radotent pendant deux heures. Les partis pris artistiques d'Inarratu dont la présence entêtante d'une batterie, alourdissent un peu plus le propos. 

Partager cet article
Repost0