SansCrierArt : Aperçu critique de l'actualité culturelle. Comptes-rendus d'expositions, de pièces de théâtre, de films et de tous autres évènements culturels.

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 19:51
Lost river de Ryan Gosling

Au coeur des Etats-Unis, dans une ville abandonnée, Billy élève seule ses deux fils. Pour payer les dernières traites de la maison, elle accepte de travailler dans un cabaret un peu particulier. De son côté, Bones, son fils aîné, explore une cité engloutie.

Ryan Gosling nous conte une histoire complexe, ésotérique et gore, dans une ambiance de fin du monde. Si le scénario peut laisser perplexe, l'ambition est bien là et la qualité esthétique et de la mise en scène touche d'emblée. Un peu court pour passionner vraiment mais déjà pas si mal pour un premier film.

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30 mai 2015 6 30 /05 /mai /2015 19:54
Taxi Téhéran de Jafar Panahi

Jafar Panahi se transforme en chauffeur de taxi le temps de tourner son nouveau film. Le réalisateur Iranien, interdit de tournage et de sortie du territoire, utilise ce stratagème pour dénoncer les diktats du pouvoir iranien. Chaque client qui passe dans son taxi est l'occasion d'évoquer un de ces maux : la peine de mort largement appliquée, la censure des films étrangers et le trafic que cela créé à l'intérieur du pays, les critères strictes de validation d'un film, le harcèlement subit par les avocats des Droits de l'Homme, la condition des femmes assujetties aux hommes, l'emprisonnement de Ghoncheh Ghavami pour avoir voulu assister à un match de volley ball, la pauvreté du peuple... Chaque saynète, souvent cocasse, est d'un naturel confondant. Panahi, au volant du film et du véhicule, joue l'autodérision, chauffeur de taxi d'opérette qui conduit mal et se perd, ami et oncle absent, comme pour équilibrer le fait que plusieurs, un peu trop peut-être, de ces personnages le flatte d'être une personnalité importante. Les caméras, fixées sur le tableau de bord, filment une réalité jouée à l'intérieur de la voiture mais aussi la réalité des rues que la voiture traverse. Le film commence et se termine sans générique, préservant, un peu, "l'anonymat" des participants qui défient ici le pouvoir en place. Si on est bluffé par le film, c'est plus pour le contexte dans lequel il a été tourné et ce qu'il dénonce que pour ses qualités purement artistiques.

Taxi Téhéran a reçu l'Ours d'Or du meilleur film au festival de Berlin.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 21:52

6 octobre 2002, théâtre des bouffes du Nord, Isabelle Huppert, pantalon noir et tee-shirt bleu roi, les bras le long du corps, les poings serrés et le corps tendu comme un arc, interprète "4.48 psychose" de Sarah Kane. Impressionnante, glaçante et irrésistiblement captivante.

29 Mai 2015, théâtre des Bouffes du Nord, Isabelle Huppert, toute de Dior vêtue, est la veuve, amoureuse étonnée, des Fausses confidences. Au théâtre de l'Odeon, Luc Bondy reprend la pièce de Marivaux qu'il a créé l'année dernière avec succès. La troupe est la même. Onze très bons comédiens dont Bulle Ogier, Jean-Pierre Malo, Yves Jacques, Bernard Verley et Louis Garrel. Bondy nous propose des confidences contemporaines mettant en avant l'humour de la pièce et son incroyable modernité. La mise en scène est vive, les déplacements des comédiens cocasses. Une fantaisie mesurée règne, une certaine insolence plane. Louis Garrel est excellent en amoureux transit. Huppert est une Amarante, d'une grande modernité, un peu rock, un peu baba, lymphatique, puis finalement plus manipulatrice que manipulée. Elle s'en donne à cœur joie sur toutes les partitions que les hésitations et manigances de son personnages lui offrent. La justesse de son jeu, la finesse de ses intonations et expressions dans un registre où la comédie domine fascinent. Impressionnante une fois de plus.

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27 mai 2015 3 27 /05 /mai /2015 18:37
Kurt Cobain, montage of heck de Brett Morgen

Brett Morgen nous invite à pénétrer dans l'esprit et l'estomac de Kurt Cobain, leader du groupe Nirvana. Le réalisateur a eu accès aux archives personnelles du chanteur. Dessins, correspondances, journal intime, vidéos familiales composent la très grande majorité du film auxquels s'ajoutent des extraits de concerts et les témoignages de Courtney Love, des parents et de la soeur de Cobain. Une richesse et une diversité de documents qui cassent la possible monotonie d'un récit chronologique et favorise l'immersion dans l'univers malade de Kurt Cobain qui mit fin à ses jours à l'âge de 27 ans.

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 21:28
La Loi du Marché de Stéphane Brizé

Depuis son licenciement économique il y a près de deux ans, Thierry cherche un emploi. Il vit avec sa femme et son fils adolescent handicapé. On le suit dans ses rendez-vous à Pole emploi et à la banque, en entretien d'embauche et dans son nouvel emploi dans un supermarché.

Stéphane Brizé nous dessine le parcours de Thierry à coups de scènes d'un réalisme saisissant, qu'il ne craint pas de faire durer, comme suspendues, laissant place aux silences. Tout sonne terriblement juste. Terriblement car dans la vision de Brizé être au chômage tue mais travailler ne sauve pas toujours. Le récit est bien mené et équilibré. Le film n'est pas parfait mais les petites réserves que nous pourrions avoir s'effacent devant l'impression générale, celle d'avoir été happé pendant 1H35 et d'avoir vécu réellement auprès de Thierry. Cela est aussi dû à la qualité de l'ensemble des comédiens et, beaucoup, à la prestation essentielle de Vincent Lindon. Impressionnant, cette fois encore. Il ne joue pas, il est.

Brillant.

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24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 17:27

Paul Dédalus, de retour d'un long séjour à l'étranger, apprend qu'il a un homonyme à l'autre bout du monde. Cela éveille des souvenirs de jeunesse : sa mère malade, un voyage scolaire en URSS et surtout son histoire avec Esther.

De ces trois souvenirs d'une jeunesse, les deux premiers semblent surtout servir à éclairer le troisième qui occupe l'essentiel du film. Une belle histoire d'amour où l'on retrouve à l'âge de l'adolescence le Paul et l'Esther de "Comment je me suis disputé". Desplechin nous offre de nombreux moments de grâce, mais aussi quelques moments d'ennuis. Son histoire est un peu répétitive et semble du coup traîner en longueur. Les références au cinéma de Truffaut - plans, astuces narratives, accompagnement musical - sont trop évidentes et nombreuses. Elles donnent une identité bancale au film. Mais "Trois souvenirs de ma jeunesse" renferme un bijou : le miracle de la découverte d'un comédien talentueux : Quentin Dolmaire. Sa voix et son phrasé particulier, le place dans le sillon d'un Charles Denner. Il nous tient, ainsi que le film, sur ses épaules, pendant 2h00.

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23 mai 2015 6 23 /05 /mai /2015 16:39
Harry Gruyaert à la MEP

La Maison Européenne de la Photographie expose, jusqu'au 15 juin, une cinquantaine d'œuvres du photographe belge qui arpente le monde depuis 50 ans. Plages belges aux étendues infinies, ciel bas et sombre du Nord s'affichent au côté de bars et salles d'attente aux couleurs saturées. Les paysages semblent avoir été exécutées par des peintres flamands et les gros plans des photographies retouchées par ceux du Pop Art. Les œuvres exposées dans la première salle sont particulièrement marquantes, la seconde salle avec des tirages plus petits épate moins.

La RATP, partenaire de la MEP, expose pendant toute la durée de l'exposition des photos d' Harry Gruyaert dans 6 stations et une gare RER : Gare de Luxembourg (RER B) - Stations Hôtel de Ville (L.1), La Chapelle (couloir de correspondance RER B-L.2), Saint-Denis Porte de Paris (Ligne 13) - Stations Bir Hakeim (sous le viaduc-L.6) et Saint-Michel (L.4) - Station Jaurès (sous le viaduc-L.2).

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20 mai 2015 3 20 /05 /mai /2015 20:32
Les souvenirs de Jean-Paul Rouve

Romain, jeune étudiant, apprend la vie au contact de son père, jeune retraité dépressif, de sa grand-mère qui refuse de vivre en maison de retraite et de son colocataire looser avec les filles. Quand sa grand-mère disparaît, il part à sa recherche.

C'est rien de dire que l'ensemble est niais. Les bons sentiments font rarement un bon film surtout lorsque le scénario sonne creux à ce point-là. Rouve avait pourtant relevé le défi dans son précédent film "Quand je serai petit" où sa poésie nous emportait dans une autre dimension. Mais ici l'écriture et la mise en scène stagnent à un premier degrés où n'opère aucune magie. Malgré quelques bonnes idées et réparties où l'on reconnaît bien l'humour de Rouve, l'histoire et les dialogues tombent à plat. Les comédiens confirmés, Michel Blanc en tête, ne sont pas au meilleur de leur forme. Les plus jeunes dont Mathieu Spinosi donnent un peu de vigueur et de justesse à l'ensemble.

Date de sortie en salle : 14 janvier 2015

Date de sortie en DVD : 20 mai 2015

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17 mai 2015 7 17 /05 /mai /2015 16:55
Eden de Mia Hansen Love

Dans les années 90 et 2000, l'histoire du duo de DJ français Cheers qui anima les soirées Garage à Paris.

Mia Hansen-Love, s'inspirant fortement de la vie de son frère, conte une histoire de la French Touch et fait le dessin de jeunes ados et adultes qui ont espéré vivre éternellement dans la musique des clubs. La réalisatrice trace de beaux portraits d'une jeunesse égarée. Sympathique mais pas inoubliable.

Date de sortie en salle : 19 novembre 2014

Date de sortie en DVD : 6 mai 2015

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12 mai 2015 2 12 /05 /mai /2015 17:13
Un Homme Idéal de Yann Goslan

Matthieu qui se rêve écrivain voit ses manuscrits refusés par les maisons d'édition jusqu'au jour où il découvre le journal intime d'un appelé de la guerre d'Algérie.

Yann Goslan nous propose un sujet rabattu mais souvent efficace du cinéma et de la littérature : l'usurpation. Du coup les références sont nombreuses et ont se surprend souvent à comparer la proposition de Goslan avec les chefs d'oeuvre du genre ("Plein Soleil" de René Clément par exemple). Et la comparaison ne tourne pas vraiment à l'avantage de cet "Homme idéal". Pierre Niney, qui porte le film, assisté par Ana Girardot, parvient à maintenir notre attention jusqu'au bout.

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10 mai 2015 7 10 /05 /mai /2015 19:49
Gemma Bovery d'Anne Fontaine

Dans un village en Normandie, un jeune couple d'anglais, Gemma Bovery et son mari Charles, s'installent dans une vieille maison. Leur voisin,, Martin Joubert, ancien éditeur parisien, qui a repris la boulangerie familiale, est fasciné par les similitudes de sa voisine avec l'héroïne de Flaubert.

On ne comprend pas très bien où la réalisatrice veut nous mener. Le récit traine en longueur et nous laisse hébétés d'un bout à l'autre. Même Fabrice Lucchini qui traîne un air ahuri pendant 1h40 semble se demander où l'on va.

Date de sortie en salle : 10 septembre 2014

Date de sortie en DVD : 21 janvier 2015

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8 mai 2015 5 08 /05 /mai /2015 17:58
Le Labyrinthe du Silence de Giulio Ricciarell

En 1958, Johann Radmann, un jeune procureur, alerté par un journaliste détenant des documents historiques,se lance dans la recherche des SS ayant servi dans le camp d'extermination d'Auschwitz. Soutenu par le procureur général Fritz Bauer, il obtiendra l'ouverture d'un procès 5 ans plus tard.

Le Labyrinthe du Silence raconte les origines du procès de Francfort où furent jugés 24 anciens soldats Allemands d'Auschwitz, et la complète ignorance ou dénégation du peuple et des autorités Allemandes qui misèrent sur l'oubli et le silence. Dans la réalité, le procureur général Fritz Bauer étaient secondés par trois assistants. Le personnage du film est une combinaison de ces trois personnages. Ce choix du réalisateur, lui permet de concentrer son film sur son héros. Et c'est sans doute la limite du scénario. Bien que disposant d'un sujet passionnant et peu traité jusqu'alors, le réalisateur néglige la grande Histoire pour laisser la part belle au romanesque à travers la vie et les sentiments de son héros. Alors, même si on peut se dire que le jeune procureur - Alexander Fehling, archétype parfait de l'aryen blond aux yeux bleus et excellent comédien - est à lui seul une représentation de la jeunesse Allemande qui découvre les horreurs que ses ainés ont commises, on aurait aimé que soit traité plus en profondeur les destins de ceux qui sont revenus des camps, victimes et bourreaux, qui ont dû reprendre une vie normale, côte à côte, et les sentiments que ces 20 mois de procès ont provoqués sur la population.

Un peu décevant mais intéressant quand même.

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6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 15:18
Still Alice de Richard Glatzer et Wash Westmoreland

Alice, la cinquantaine, professeur de linguistique à l'Université, est atteinte de la maladie d'Alzheimer.

Le film raconte l'évolution de la maladie, ses conséquences sur la vie d'Alice. Le tout est filmé sans originalité et le récit linéaire n'offre aucune surprise. Seule l'interprétation de Julianne Moore, parfaitement accompagnée par Kristen Stewart et Alec Baldwin, retient notre intention.

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 17:08
Broadway therapy de Peter Bogdanovich

Isabella, jeune comédienne, conte à une journaliste comment elle a abandonné la prostitution pour le théâtre.

Dés le générique, tout évoque le cinéma de Woody Allen, à tel point que cela ne peut pas être un hasard. Musique jazz, montage, énergie, jeu des acteurs... Jusqu'à la présence d'Owen Wilson dans le premier rôle. Formellement ça en est presque gênant. Alors, on sourit beaucoup devant ce vaudeville à l' Américaine. Mais assez vite on se rend compte que sur le fond on est loin de la verve et du génie de Woody Allen. Les "rebondissements" s'enchaînent sans suspens, le scénario est allégé à l'extrême. L'ensemble n'est pas désagréable mais un peu vain. Aussitôt vu, aussitôt oublié.

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 19:01
L'affaire SK1 de Frédéric Tellier

1991, Franck Magne intègre le 36 quai des Orfèvres. Sa première affaire concerne l'assassinat d'une jeune fille.

SK1, Serial Killer 1, est le nom de code de l'affaire Guy Georges. Le film traite de l'enquête, de ses fausses pistes, de ses ratés, alors que d'autres meurtres sont perpétrés. Raphaël Personnaz, dans le rôle du jeune flic qui ne lâche rien, est parfait Le réalisateur soigne particulièrement les portraits de tous ses protagonistes, victimes, flics, avocats et bourreau. Prenant.

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28 avril 2015 2 28 /04 /avril /2015 20:40
Selma d'Ava DuVernay

En 1965, Martin Luther King, Prix Nobel de la Paix, se bat pour que l'Alabama respecte le droit de vote des noirs. Face à la passivité du Président Johnson, il investit Selma pour attirer l'attention des médias sur cet état.

Au lieu de nous proposer un biopic fleuve sur la vie de Luther King, Ava DuVernay à l'excellente idée de se concentrer sur un de ses grands combats. Ce qui permet à la réalisatrice de peintre un portrait bien tenu de la personnalité de Martin Luther King, des machinations du pouvoir à son égard et de la violence et la haine subit par le peuple noir. La réalisatrice assemble judicieusement le récit Historique purement factuel et les scènes plus intimes et démonstratives. Efficace.

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25 avril 2015 6 25 /04 /avril /2015 19:36
Big Eyes de Tim Burton

Dans les années 50 et 60, aux Etats-Unis, Walter Keane rencontre un énorme succès populaire avec ses peintures d'enfants aux grands yeux et leurs produits dérivés. Mais cet incroyable succès n'est pas tout à fait celui de Walter.

Tim Burton abandonne ses coupeurs de têtes et ado aux mains d'argent pour nous conter cette histoire qui fit les choux gras de la presse américaine. La réalisation est honnête, Christof Waltz et son sourire carnassier parfaits et Amy Adams jongle habilement avec le paradoxe de la femme de caractère paumée. L'ensemble manque, toutefois, de sève et d'émotion pour être tout à fait réussi. Reste la curiosité de cette étonnante histoire vraie.

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 20:21
Jean-Paul Gaultier au Grand Palais

Le Grand Palais accueille l'exposition réalisée par le musée des Beaux-Arts de Montréal, déjà présentée à Londres, Amsterdam, San Francisco, ou Madrid.

175 tenues, pour femmes et hommes, créées entre 1971 et 2015, sont présentées dans une scénographie à la hauteur de la créativité de Jean-Paul Gaultier : inédite et drôle. On y retrouve les incontournables du créateur, ses influences et ses muses : marinières, corsets, seins coniques, la culture punk, les toreros, les jupes-pantalons pour homme, Madonna, Boy George, Kylie Minogue...

Tout d'abord, c'est la scénographie qui impressionne à tel point qu'elle vole la vedette aux créations du couturier. Mais, les œuvres présentées sont tellement impressionnantes que très vite, elles prennent leur juste place et accaparent toute notre attention. Au fur et à mesure de la découverte des costumes, on est impressionné par l'infinie créativité de Gaultier. Il faut pour chaque tenue plusieurs minutes d'observation pour apprécier l'incroyable travail d'orfèvre exécuté et pour appréhender chaque détail, depuis la coiffe jusqu'aux chaussures. Tissus précieux, cuir, fourrures, jean, paillettes, perles, tulles.... les matériaux utilisés sont nombreux et souvent détournés des usages coutumiers. Arrivé à la fin de l'exposition, on ne résiste pas au plaisir de refaire la visite à l'envers puis de repasser une troisième et dernière fois devant ces chefs d’œuvres.

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24 avril 2015 5 24 /04 /avril /2015 17:23
Arnaud Tsamère : Confidences sur pas mal de trucs plus ou moins confidentiels

La société rit trop. Avec une moyenne mondiale de 15 heures de rire par jour, les gens en ont assez et Arnaud Tsamère avoue, lui qui est si hilarant, sa grande responsabilité dans ce carnage. Pour répondre à la demande du public qui veut qu'on lui propose autre chose, Arnaud s'engage à aller contre sa nature profonde et à être des plus plombants. Il parlera de lui toute la soirée pour être à coup sûr bien chiant.

Voici le concept, un chouïa compliqué et pas très convaincant de prime abord, du nouveau spectacle d'Arnaud Tsamère. Et il s'avère qu'à force de vouloir inverser la mécanique du rire et à vouloir pousser l'absurde encore plus loin, l'artiste se prend un peu les pieds dans le tapis et se retrouve plusieurs fois à, effectivement, ne pas être drôle. Alors, bien sûr, on retrouve ses qualités d'interprète, son débit ultra-rapide, sa capacité à jouer de multiples rôles en un temps record, son goût du non-sens et son incroyable énergie, bref tout ce qui nous avait impressionné sur son précédent spectacle. Mais ici, le déroulé du show, de part son parti-pris, est volontairement moins structuré et "Confidences" ressemble à ce que le personnage nous propose : un spectacle fourre-tout et pas travaillé, ce qui pour ce dernier point, il n'est évidemment pas.

Cela donne 1h30 très inégale. Et si les moments moins réussis n'effacent pas ceux excellents, on ressort du Splendid avec une impression de "pas aussi bien que la dernière fois".

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21 avril 2015 2 21 /04 /avril /2015 22:36
Papa was not a Roling Stone de Sylvie Ohayon

A la Courneuve, dans les années 80, Stéphanie, 16 ans, vit avec sa mère et son beau-père. Face à une mère ado attardée irresponsable et un beau-père imbécile et violent, Stéphanie étudie et travaille sa danse pour un jour fuir sa banlieue.

Sylvie Ohayon pour son premier film choisit de raconter son histoire (déjà parue en librairie). D'un point de vue purement cinématographique, mise en scène, cadres, montage ou parti pris esthétiques, on reste sur notre faim. Si on est attrapé par le film c'est grâce au charme de son personnage particulièrement bien incarné par Doria Achour. Le portrait de la banlieue parisienne et le rapport que les jeunes entretenaient avec leur quartier sont aussi marquants.

Un film sympathique qui réjouira aussi tous les fans de Jean-Jacques Goldman.

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19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 19:55

La-famille-belier---www.zabouille.over-blog.com.jpgPaula Bélier, 16 ans, vit à la ferme avec ses parents et son frère, tous trois sourds. Quand le professeur de chant du lycée lui propose de se présenter au concours de la maîtrise de Radio France, un avenir aussi inespéré qu'inattendu s'offre à Paula.

Le plus regrettable ici c'est l'image qui est donné des sourds. Eux qui ont si peu de place au cinéma se voient ici représentés par deux personnages agaçants d'infantilités, d'égoïsmes et au bord de l'hystérie. Ils sont de plus interprêtés par deux entendants, Francois Damiens et Karine Viard, qu'on a l'habitude de voir plus inspirés. Que le scénario soit bas de plafond ne fait qu'accentuer cette impression. Pour peu qu'on ne soit pas particulièrement touché par les chansons de Michel Sardou, le temps semble encore plus long. La qualité de l'interprétation d'Éric Elmosnino et des ados, Louane Emera, qui tient le film sur ses épaules et Roxane Duran, une fois de plus parfaite dans un second rôle, nous sauve de l'ennui total.

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18 avril 2015 6 18 /04 /avril /2015 20:39

Jamais-de-la-vie---www.zabouille.over-blog.com.jpgFranck, la cinquantaine, est, à défaut d'autre chose, gardien de nuit dans un supermarché. Sa condition d'ancien syndicaliste l'a laissé sur le carreau pendant 10 ans. Résigné, il traine sa carcasse entre sa cité, le supermarché et Pôle Emploi.

A travers son héros, Pierre Jolivet trace le portrait assez désespéré d'une France qui se débat pour survivre dans un univers économique sans pitié. Olivier Gourmet, très bien une fois encore, est de tous les plans. Il est l'intérêt essentiel du film. Car le récit et la mise en scène de Jolivet ne sont pas loin de la caricature et des dialogues trop écrits nuisent au réalisme du film. Même Valérie Bonneton, pourtant, toujours très juste, semble à côté de son personnage qui, il est vrai, n'a que très peu de scènes pour exister.

 


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12 avril 2015 7 12 /04 /avril /2015 22:19

Nina Companeez - www.zabouille.over-blog.comLa réalisatrice virtuose, reine des sagas historiques, ne nous emportera plus dans de nouveaux tourbillons romanesques. Avec elle, les téléfilms avaient de l'ambition, du panache, une sacrée allure. Elle avait un grand sens du récit, du rythme et du cadre. Ses décors et ses costumes etaient particulierement soignés, tout comme ses distributions. Elle savait faire appel aux monstres sacrés comme aux acteurs virtuoses moins exposés, dont quelques membres de la Comédie Française, mais aussi aux jeunes pousses prometteuses. Dés la fin des années 70, ses "Dames de la Cote" nous fascinaient. Voir Edwidge Feuillère, Françoise Fabian, Denise Grey, Hélène Vincent et Michel Aumont dans le même feuilleton, ça avait de la gueule. On ne jouait pas dans la même catégorie que la production habituelle. A côté de ses maîtres du beau jeu, la découverte de l'étrange Évelyne Buyle, et des fougueux Fanny Ardant et Francis Huster nous confirmait l'exception du moment. Les autres sagas qui suivront ne feront que valider l'excellence de ses oeuvres et la confiance que de grands comédiens, connus et moins connus,  renouvelleront à la réalisatrice. On se souvient plus particulièrement de "Le chef de famille", une de ses rares histoires modernes, où l'on retrouve le jeune couple Ardant-Huster mais aussi Edwige Feuillère, Pierre Dux et Micheline Dax, des fresques historiques "L'allée du roi", "Un pique-nique chez Osiris", "Voici venir l'orage" habitées par Dominique Blanc, Didier Sandre, Samuel Labarthe, Michel Duchaussoy, Marina Hands, Daniel Mesguish, Éric Ruf,  Annie Duperey, Dominique Reymond, Anouck Grinberg, Natacha Reigner, Anne Brochet, Céline Samie, Cécile Brune. Ou encore de l'adaptation d' "A la recherche du temps perdu" où l'on retrouve dans le rôle du conteur Micha Lescot, génial comédien que le théâtre s'arrache aujourd'hui.

Le film de télévision de qualité, beau, intelligent, poétique mais pas chiant vient de perdre l'un de ses grands maîtres. Nina Companeez nous a quitté ce 9 avril.

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9 avril 2015 4 09 /04 /avril /2015 17:39

Timbuktu---www.zabouille.over-blog.com.jpgA Tombouctou, la population subit les lois des djihadistes qui ont pris possession de la ville. La musique, le football sont interdits, les femmes doivent être voilées, porter des gants, accepter les maris que les djihadistes leur imposent... A quelques kilomètres de là, dans les dunes, Kitane, sa femme et sa fille vivent heureux et libres.

La beauté de la photographie, de la mise en scène, des paysages et des comédiens nous emporte d'emblée. Toute cette harmonie met, par opposition, particulièrement bien en avant la folie de la situation. Le réalisateur ne montre pas que la violence des djihadistes mais aussi leurs innombrables incohérences, la fausseté de leur soit disant croyance, l'absurdité de leurs actions et leur bêtise. Face à eux, les femmes semblent les plus volontaires à résister. La grâce de Kitane et sa famille, l'attitude noble, dans des discours pausés et sensés de l'Imâm, la force des femmes et des hommes qui refusent la charia, leur détresse devant la folie des bourreaux resteront longtemps dans nos esprits.

A voir !

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 17:39

Dear-white-people---www.zabouille.over-blog.com.jpgDans une université américaine, la vie d'étudiants noirs qui luttent pour l'équité des droits.

Justin Simien traite des difficultés d'être noirs dans un monde de blancs sur le ton de la comédie. Il n'en place pas moins plusieurs messages humanistes. Son film tombe un peu dans le catalogue des propos et actes racistes, volontaires ou non, du quotidien sans analyse réelle. Et les références purement afro-américaines sont si nombreuses que, à moins d'être un spécialiste de cette culture, il est parfois difficile de comprendre toutes les vannes.

L'ensemble reste quand même sympathique ne serait ce que pour certaines scènes vraiment très drôles, la qualité des acteurs et le plaisir de voir autant de comédiens noirs dans un film sur l'Amérique post-ségrégrationaire.

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