La communauté territoriale veut racheter le terrain et la maison, fermée depuis 1944, qui appartenait à Adèle Meunier et a lancé une identification de ses descendants. Ceux ci se découvrent et découvre leur ancêtre.
Klapisch nous invitent à suivre simultanément, de nos jours, les descendants - un jeune créateur de contenus digitaux, un prof de français proche de la retraite, un apiculteur et une ingénieure - et, en 1895, leur jeune ancêtre.
Il est ici sujet d'héritage et de transmission. C'est sympathique mais un peu décousu et surtout d'une grande lourdeur. La double narration ne fonctionne pas du tout. Le pire se trouve dans la séquence où le 21e siècle se déplace en 1895. Il n'y a aucune poésie, aucune émotion. De plus, on ne comprend pas bien l'intérêt de ce scénario.
Le casting est pourtant de qualité (Suzanne Lindon, Paul Kircher, Abraham Wapler, Vassili Schneider, Vincent Macaigne, Julia Piaton, Zinedine Soualem, Sarah Giraudeau...), particulièrement Cécile de France qui est excellente en directrice de musée..
Paris 1942, sept amis français - une veuve résistante, un médecin, un libraire et sa femme, un homosexuel, un infirme de guerre et un collabo -se réunissent chez Sophie pour fêter son anniversaire. Mais deux officiers allemands sont abattus au pied de l' immeuble. La gestapo vient arrêter deux otages par d'appartement. Chez Sophie, le commandant décide de leur laisser deux heures pour désigner eux-mêmes les deux otages.
Cette pièce écrite par Vahé Katcha créée en 1960 au théâtre de l'Alliance Française est adaptée ici par Julien Sibre. La mise en scène un peu brouillon est complétée par les belles et inquiétantes illustrations de Cyril Drouin. Les comédiens sont de qualité assez inégale certains d'entre eux perdant particulièrement en justesse dans la colère. Les personnalités des sept amis se dessinent au fur et à mesure que la peur les gagne et qu'ils élaborent des stratégies plus ou moins glorieuses pour échapper à leur terrible sort. Si l'idée est intéressante, l'' écriture ne séduit pas totalement.
Noémie Chastain, capitaine de police parisienne, défigurée après une intervention, est mutée dans un village de l'Aveyron pour évaluer la pertinence de maintenir le commissariat en activité. Cette mission administrative va être bousculée par la découverte d'un squelette d'enfant enfermé dans un fut pêché dans le lac.
Cette adaptation du roman éponyme de l'excellent Olivier Norel fonctionne plutôt bien même si le récit s'étire en longueur sur les derniers épisodes. Les portraits des personnages qui ont pour point commun de vivre avec un lourd traumatisme sont dessinés efficacement en peu de traits. L'atmosphère de défiance et le suspens sont bien menés. On remarque la photographie et la réalisation soignées ainsi qu'un travail minutieux sur le son sachant également faire place aux silences. Laura Smet dans un rôle complexe dose parfaitement son jeu. Tomer Sisley, dans un second rôle, comme d'habitude, en fait des tonnes, jouant de séries en films constamment le même rôle. Ils sont parfaitement accompagnés par une pléiade d'acteurs dont Otis Ngoi en flic lourdaud, Olivia Bruneaux en patronne de café et Pauline Serieys jeune flic parfaite.
Un comédien (70 films) et un réalisateur (9 films) talentueux,
Le créateur du festival du cinéma indépendant de Sundance qui a révélé des réalisateurs majeurs (Tarantino, Jim Jarmusch, Les frères Cohen, Jeff Nichols, Christopher Nolan, Steven Soderbergh, Damien Chazelle..)
Un américain engagé, écologiste, vivant dans les montagnes plutôt qu'à Hollywood, soucieux des minorités, ouvert sur le monde et la culture européenne
Le visage d'une Amérique rêvée
Une beauté renversante et la copie de Brad Pitt avant Brat Pitt
Une légende de l'histoire du cinéma
Robert Redford en 8 films :
1969 - Butch Cassidy et le kid de Georges Roy Hill avec le grand Paul Newman. Un western aux héros plein d'humour mais au triste destin. Et la chanson culte de Burt Bacharach Raindrops keep falling on m'y head. Le premier succès populaire de Redford. Oscar du meilleur scénario et réalisateur en 1970.
1973 - Nos plus belles annéesde Sydney Pollack, avec Barbara Streisand,. Une des plus grandes et belles histoires d'amour du cinéma et film politique critique du Maccarthysme. Et la chanson culte The way we were interprétée par Barbara Streisand.
1973 : L'arnaque de Georges Roy Hill encore avec le grand Paul Newman. Un scénario génial et la musique culte de Scott Joplin. Oscar du meilleur film en 1974.
1976 - Les hommes du président d'Allan K Pakula avec le grand Dustin Hoffman. L'affaire du Watergate mettant en scène les journalistes du Washington Post qui révélèrent le scandale. Film documentaire virevoltant. Oscar du meilleur scénario en 1977.
1981 - Des gens comme les autres de Robert Redford. Sa première réalisation. Succès populaire et critique. Une famille bourgeoise qui perd pied après un drame. Bienveillance du regard du réalisateur, parfaite direction d'acteurs. Oscar du meilleur film en 1982.
1985 - Out of Africade Sydney Pollack avec la très grande Meryl Streep. L'adaptation de la biographie de Karen Blixen. Un magnifique portrait de femme, une des plus grandes histoires d'amour du cinéma. Récit épique, poétique et sensuel, images magnifiques. Et la musique de John Barry Oscar du meilleur film en 1986.
1992 - Et au milieu coule une rivière de Robert Redford avec le talentueux Brad Pitt. Un des premiers beaux rôles de Brad Pitt. Film émouvant aux images magnifiques. Intelligence du récit. Oscar du meilleur scénario en 1993.
2001 - Spy game de Tony Scott. Un film d'espionnage bien troussé et divertissant qui vaut surtout parce qu'il réuni pour la première fois Robert Reford et Brad Pitt.
Robert Redford est décédé ce 16 septembre à l'âge de 89 ans.
François Morel met en scène et interprète avec ses amis Olivier Broche et Olivier Saladin la pièce culte de Yasmina Reza. L'histoire d'une amitié de 30 ans malmenée à cause d'un tableau blanc. Un.presque monochrome acheté par Serge pour la modique somme de 40 000 euros. Ce qui horripile Marc et qui ne dérange pas Yvan.
Cette nouvelle mise en scène confirme l'excellence de cette pièce à la fois drôle et intelligente et particulièrement bien écrite dans son propos et son rythme.
Les trois comédiens sont excellents. Ils proposent une version plus passionnée, plus émotionnelle des échanges même vachards, moins distants que dans les précédentes versions. Saladin est particulièrement hilarant dans le rôle d'Yvan, personnage clé de la pièce, qui permet dans l'écriture de révéler les deux autres protagonistes, Serge joué par François Morel et Marc interprété par Olivier Broche. La mise en scène de François Morel offre de belles idées notamment dans la poétique image finale.